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Spiritualité - Page 444

  • Turin, 19-25 avril 2015 : ostension du Saint Suaire

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    Lu sur le site de Riposte Catholique :

    L’archidiocèse de Turin a décidé d’organiser une ostension du Saint Suaire, dans la cathédrale Saint Jean Baptiste, appelée le duomo de Turin, qui durera du 19 avril au 24 juin 2015. Il est possible de s’inscrire à cet événement sur le site dédié (en italien) :

    Parmi les moments importants de cette période, le Pape François célébrera une messe le 21 juin, au cours de sa visite dans l’archidiocèse.

    Par ailleurs, une association qui porte le nom d’un ancien archevêque de Turin, Jospeh cardinal Saldarini, décédé en 2011, propose, tenant compte du grand nombre de fidèles attachés à la messe tridentine, d’organiser le calendrier des célébrations qui auront lieu dans cette forme. Il est donc possible de se signaler par mail à l’association (cardinalsaldarini@gmail.com), ou sur la page facebook dédiée.

  • Ecrans : il est encore temps d'aller voir Marie Heurtin

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    Lu sur Metablog (abbé de Tanoüarn) :

    Je voudrais vous parler de Marie Heurtin, le film de Jean-Pierre Améris avec Isabelle Carré et Ariana Rivoire. C'est l'histoire d'une aveugle sourde et muette - sorte d'enfant sauvage au début du film - qui prend conscience de son humanité et apprend à communiquer - sans peur - avec le monde grâce au dévouement sans limite et à l'ingéniosité d'une religieuse. Peut-on se projeter ? - Non direz-vous : je ne suis pas infirme. - Si : devant Dieu nous sommes tous des aveugles sourds et muets.

    Il a fallu trois étapes à cette jeune Marie-Ariana (qui dans la vie est vraiment sourde de naissance) : d'abord la connaissance, que peut-on faire sans ? Elle a compris, par geste dans sa main, ce qu'était un couteau, puis une fourchette etc. C'est le dévouement et la persévérance de Soeur Marguerite (et la sagesse d'une très belle Mère sup) qui ont eu raison de l'état d'incommunicabilité où elle était plongée.

    Deuxième stade : l'amour. Cette jeune fille s'éprend de la religieuse qui l'a sauvée, c'est un amour total et sans ambiguïté. Mais elle aurait pu penser que c'était elle la handicapée, qu'elle avait tous les droits et que le dévouement était à sens unique : toujours vers elle. Lorsque Soeur Marguerite tombe malade, elle sent que, toute infirme qu'elle soit et si maladroite, elle doit aider son amie : une scène à pleurer de beauté, qui nous montre que seul l'amour mutuel est l'amour.

    Troisième stade : l'espérance. La jeune Marie apprend à comprendre ce qu'est la mort. Mort d'une religieuse plus âgée d'abord. Mort de son amie Marguerite ensuite. Le film se termine par une prière de l'infirme sur la tombe de Marguerite, dans le soleil. Elle a tout compris. Elle est entrée dans l'espérance comme on entre dans la danse. Je pense à ce texte magnifique de Gabriel Marcel, Homo viator : l'homme est constitué par son espérance.

    L'infirme que l'on nous a présentée comme aux frontières de l'humanité, est devenue pleinement humaine: elle aime et donc elle espère - et d'abord elle espère pour celle qu'elle aime.

    A la fin du film, la petite salle pleine à craquer de la Rue d'Odessa a applaudi longuement : je n'étais pas le seul à avoir les yeux rouges. 

  • Vocations sacerdotales : une lettre emblématique de l’archevêque de Dijon

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    Lu sur « Riposte Catholique » 

    « Mgr Minnerath, archevêque de Dijon, a publié une lettre pastorale pour l’Avent et Noël 2014, qui s’adresse aux prêtres, aux diacres, aux religieux et religieuses, aux laïcs en mission ecclésiale et à tous les fidèles du diocèse de Dijon, sur le thème des vocations sacerdotales. Cette lettre fait 16 pages et est téléchargeable ici (format pdf). L’archevêque commence ainsi :

    « Au cours de la dernière assemblée plénière des évêques à Lourdes, nous avons pu accueillir tous les séminaristes de France pour leur dire notre soutien et notre proximité sur le chemin de leur préparation au ministère. Les séminaristes diocésains sont globalement deux fois moins nombreux qu’il y a encore quinze ans, environ 700 pour toute la France, dont près de la moitié sont formés dans des communautés nouvelles ou traditionnelles. Le phénomène nouveau est que les candidats au sacerdoce se dirigent volontiers vers des diocèses ou des communautés de leur choix, de sorte que le lien entre préparation au sacerdoce et Église locale n’est plus automatique. Par ailleurs, des associations publiques cléricales de fidèles ont obtenu par concession spéciale le pouvoir d’incardiner. Le paysage global du ministère du prêtre diocésain en est modifié. Ces associations sacerdotales sont en mesure d’affecter leurs prêtres en réponse aux demandes des diocèses qui en sont privés, et aussi de les rappeler. Il nous faut donc compter sur des prêtres plus mobiles qu’auparavant, exerçant de manière transitoire la mission que leur confie le diocèse.

    L’attrait des jeunes séminaristes pour ces communautés sacerdotales nouvelles s’explique aisément. Ils y trouvent une réponse à leur recherche de spiritualité, de vie fraternelle, de solidité de la formation, de liturgie soignée, de sensibilité partagée : tout cela est pour eux un milieu rassurant. Nos séminaires diocésains et interdiocésains qui s’efforcent d’être tout aussi attrayants ont une carte d’identité plus axée sur leur environnement local, sur le service d’un peuple enraciné sur un territoire, alors que les jeunes semblent se déterminer avant tout par leur attachement à une spiritualité particulière et une vision plus universelle de leur future mission. »

    Et dans le diocèse de Dijon :

    « Nous avons actuellement trois séminaristes diocésains en formation. Deux sont en stage au Cameroun et en Haïti, un autre est en deuxième cycle au séminaire d’Orléans. Vous me demanderez – avec raison – pourquoi nous n’avons plus de séminaire diocésain. Ce dernier a vécu jusqu’en 1993. Mais les trop faibles effectifs privaient les séminaristes de la vie communautaire et dynamisante des promotions plus fournies. Notre grande Maison diocésaine est encore appelée avec nostalgie le « Grand Séminaire » par ceux qui y ont fait leurs études philosophiques et théologiques. Depuis, nous dirigeons nos séminaristes vers Lyon ou vers Orléans. Nous avons cependant soigneusement examiné la possibilité de rouvrir un séminaire pour la Province de Dijon, sans écho favorable de la part des autres diocèses, sans non plus – il faut le reconnaître – le nombre suffisant de séminaristes pour démarrer une telle entreprise. Nous avions bien les locaux et les professeurs, mais faute de candidats, nous avons dû abandonner le projet. »

    Dans sa 3e partie, Mgr Minnerath liste 10 moyens de faire éclore des vocations dans son diocèse. Des moyens traditionnels, qui avaient sans doute été négligés : service de messe, catéchisme, le rôle des familles, le modèle du prêtre… Mais faut-il le souligner, on ne sent pas cette flamme. Et puis aussi, après avoir, dans les premières parties, évoqué ces instituts et fraternités sacerdotales qui ont du succès, comparativement aux diocèses, Mgr Minnerath ne liste pas dans ses moyens l’appel à ces communautés pour faire éclore des vocations » …

    Ref. Lettre pastorale sur les vocations sacerdotales

    JPSC

  • Une Reine rentre à la maison

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    Mieux que les communiqués convenus des autorités civiles et religieuses, ce petit mot du chanoine Eric de Beukelaer, Curé-Doyen de Liège (rive gauche), dit les choses avec a-propos et sobriété sur son « minisite » :

    koningin-fabiola-en-pieter-de-crem-met-de-dood-bedreigd-id1873999-1000x800-n (1).jpg« Même si elle gardait un sourire chaleureux et ce sens de l’humour à toute épreuve – rappelons-nous la pomme qu’elle sortit de son sac en plein défilé de la fête nationale, pour défier la menace d’un attentat à l’arbalète  – la reine Fabiola vivait un exil intime depuis la mort de son cher Baudouin. Elle était le double solaire de ce timide, qui fut bien plus qu’un Roi pour son peuple . C’est à travers son cœur et ses yeux qu’elle avait épousé la Belgique. Depuis, si Fabiola poursuivait son œuvre – c’était dans l’ombre omniprésente du royal disparu.

    Ce soir, une Reine rentre à la maison. La maison du Père pour cette chrétienne fervente. Mais aussi la maison du cœur pour cette veuve qui n’avait jamais cessé d’aimer sa moitié invisible. Je me rappelle une visite à la crypte royale. Sur la tombe du roi Baudouin, une petite couronne de roses. Avec cette simple mention : « A l’homme de mon cœur ».

    Ref. Une Reine rentre à la maison

    JPSC

    Lire également, sur le blog de Benoît Lobet qui accompagna spirituellement la reine à la fin de sa vie : rempli-de-tristesse-et-de-gratitude

  • Les intentions de prière du pape pour le mois de décembre

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    L'intention de prière universelle du pape pour le mois de décembre est :

    "Pour que la naissance du Rédempteur apporte paix et espérance à tous les hommes de bonne volonté."

    Son intention de prière pour l'évangélisation est :

    "Pour que les parents soient d’authentiques évangélisateurs, transmettant à leurs enfants le don précieux de la foi."

  • Turquie : Le pape François assiste à la Divine liturgie célébrée en l'église Saint-Georges du Phanar avec le patriarche de Constantinople

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    Diffusé par KTO : à Byzance, cette sacralité qui a disparu voici un demi-siècle de la plupart des églises latines ( JPSC):

  • C’est un cardinal africain qui est appelé à remettre de l’ordre dans la liturgie

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    Le site « Benoît et moi » traduit en français cet article de Mgr Nicola Bux (*) paru  sur le site de la Nova Bussola Quotidiana :

    « http://www.lanuovabq.it  (Traduction d'Anna)

    Lundi 24 novembre le pape a nommé le nouveau Préfet de la Congrégation du Culte Divin. Il s'agit du Cardinal Robert Sarah, originaire de la Guinée Conakry, jusqu'ici président du Conseil Pontifical Cor Unum, et, avant, secrétaire de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples (Propaganda Fide). Le cardinal Sarah a aussi été protagoniste du récent Synode extraordinaire sur la famille, prenant position contre les propositions du cardinal Kasper en matière d'admission des divorcés remariés à l'Eucharistie. Il remplace le cardinal Antonio Canizares.
    Afin de comprendre la tâche et les défis qui attendent le cardinal Sarah nous avons demandé l'avis d'un liturgiste connu, don Nicola Bux.

    * * *

    L'homme qui prie est l'homme par excellence: c'est l'acte suprême d'auto-conscience de la foi. Le culte est l'acte le plus grand qu'il puisse accomplir, car il le relie à son origine, à celui qui est le créateur et le sauveur de l'homme.

    Mais le culte catholique souffre actuellement du déséquilibre entre la forme communautaire, qui a crû démesurément après le Concile, et la forme personnelle, annihilée précisément par l'excessif communautarisme qui tue la participation fervente. C'est un des problèmes que le cardinal Sarah, nouveau Préfet de la Congrégation du Culte Divin, devrait affronter. La forme communautaire exprime en effet la communion, qui n'est pas une fusion: l'autre reste un autre, n'est pas absorbé ni diminué, en analogie avec le mystère de la Trinité; un seul Dieu, une seule nature divine, mais trois personnes dans le même temps.

    Surtout, le culte sert à faire rencontrer Dieu avec l'homme: c'est sa mission, il sert à introduire l'homme dans la Présence divine: aujourd'hui, en ce temps de déchristianisation, cela n'est plus évident. 
    Présence évoque une chose dont je m'approche, presque à la toucher, mais qui me dépasse, car je suis un pécheur. Alors la réaction de Pierre se déclenche: "Eloigne-toi de moi, car je suis un pécheur". Présence évoque ce qui est "sacré": la liturgie est sacrée, en raison de la Présence divine. Ce "sacré" paraît s'être effondré, emportant aussi l'Eglise dans la crise, comme l'écrivit Benoît XVI.

    Ainsi, de nombreux catholiques, surtout les jeunes, s'évadent petit à petit des "liturgies-spectacles" -litur-tainment -les appellent-ils en Amérique, où le prêtre imite le présentateur de la télévision - et s'en vont rechercher le mystère dans le majestueux rite byzantin ou dans le sobre rite romain ancien. De nombreux évêques commencent à s'apercevoir de ce phénomène. C'est un nouveau mouvement liturgique, dans l'actuel passage de génération. Heureux celui qui s'en sera aperçu à temps!
    De tout cela, la Congrégation pour le Culte Divin doit tenir compte.


    Toutefois, cette Congrégation est aussi préposée à la "discipline des sacrements". On touche ici un point sensible, c'est à dire l'indiscipline répandue, le manque de fidélité au rite, qui peut aussi toucher la validité même des sacrements (voir Jean-Paul II, lettre apostolique Vicesimus Quintus Annus, 1988), invalidant à travers la liturgie les droits de Dieu, et aussi des fidèles. Dans la liturgie, le rite sert en effet de médiateur entre la foi et la doctrine: par preces et ritus, affirme la Constitution liturgique Sacrosanctum Concilium (n.48) . La fidélité aux rites et aux textes authentiques de la liturgie est une exigence de la lex orandi qui doit être conforme à la lex credendi. Le rite, enfin, rythme le temps de la musique et structure l'espace de l'art, les rendant capables de communiquer à l'homme le "sacré", c'est pourquoi [la musique et l'art] possèdent une dimension apostolique, missionnaire et apologétique. 

    Le cardinal Sarah, qui a été secrétaire de Propaganda Fide, le sait bien.
    ---

    (*) Consultant de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

    Ref. Quand c’est à un Africain de remettre de l’ordre dans la liturgie

    JPSC

  • L'année de la vie consacrée s'ouvrira dimanche

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    "Réveillez le monde !" : lettre apostolique "à tous les consacrés"

    "Réveillez le monde !", demande une nouvelle fois le pape François aux personnes consacrées à Dieu dans le célibat pour le Royaume, à l'occasion de l'ouverture, dimanche, 30 novembre, de l'Année de la vie consacrée. Elle s'achèvera le 2 février 2016.

    En raison du voyage du pape en Turquie, c'est le cardinal préfet du dicastère romain pour la vie consacrée, le cardinal Joao Braz de Aviz qui présidera la messe d'ouverture, dimanche matin, en la basilique Saint-Pierre. Une veillée de prière est aussi organisée, samedi soir, à 19h, en la basilique Sainte-Marie-Majeure.

    Le pape a choisi une "lettre apostolique", de 9 pages (format A 4), pour transmettre ce message à "tous les consacrés", en date du 21 novembre 2014, fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple de Jérusalem. La lettre est publiée par le Vatican aujourd'hui, 28 novembre, en italien.

    Le pape indique notamment trois priorités pour la réalisation de la vocation d'une personne consacrée qui se propose de suivre le Christ de plus près en embrassant une vie selon les trois conseils évangélique de pauvreté, chasteté et obéissance:  « regarder le passé avec gratitude » - de façon à affermir son identité -; « vivre le présent avec passion », en vivant pleinement l’Evangile dans un esprit de communion;  « embrasser l'avenir avec espérance », sans se décourager.

    Aux plus jeunes, le pape recommande de ne pas céder à "la tentation des chiffres" et de "l’efficacité". Citant implicitement le pape Benoît XVI, il rappelle que la foi se communique "par attraction": il s'agit donc de savoir transmettre "la joie et le bonheur" de la foi vécue en communauté. C'est cela qui fait grandir l’Eglise.  Le pape invite donc au témoignage de "l’amour fraternel", de la "solidarité", du "partage".

    Aux communautés, le pape recommande de créer des espaces où se vive "la logique évangélique du don, de la fraternité, de la diversité et de l’amour réciproque". 

    Enfin, le pape souhaite que cette Année de la vie consacrée soit l’occasion d'une plus grande collaboration entre les différentes communautés dans les domaines du service des pauvres, de l’accueil des réfugiés, de l’initiation à la prière, et l’annonce de l’Evangile.

    Dès l'annonce de l'Année de la vie consacrée, il y a un an, le 29 novembre 2013, le pape avait utilisé cette expression de "réveiller le monde": les personnes consacrées « sont des hommes et femmes qui peuvent réveiller le monde », affirmait le pape en recevant les membres de l’Union des supérieurs généraux (USG) au Vatican, soit quelque 120 supérieurs, à l'occasion de leur 82e Assemblée générale.

    Le pape leur avait consacré aux trois heures au cours desquelles il a eu un long dialogue « fraternel ». La mission du consacrée est spéciale, disait le pape : « ce sont des hommes et femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est prophétie ».

    Un décret du Grand pénitencier, le cardinal Mauro Piacenza, annonce la concession d'une indulgence plénière - aux conditions habituelles prévues par l'Eglise - pour la participation aux événements organisés à Rome par le dicastère pour al vie consacrée et dans les diocèse, aux jours dédiés à la vie consacrée, par la visite à la cathédrale ou une autre église conventuelle ou d'un monastère contemplatif, à l'occasion de la liturgie des Heures.

  • Pour bien commencer la nouvelle année liturgique: recourir au portier...

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    Par Benoît, 27 novembre 2014

    th (1).jpgOui, j’avoue : je me confesse. Et pourtant…  Chaque fois c’est la même chose : je décide d’y aller, je me fixe une date. La date arrive, je recule la date ; la date re-arrive, je re-recule la date. Mais malgré ce retard, la patience de Dieu finit toujours par m’avoir et je vais me confesser.

    J’ai pourtant dressé une liste convaiquante de bonnes raisons pour ne pas me confesser, en voici un extrait :

    1. C’est humiliant,
    2. Je n’aime vraiment pas ça,
    3. Je confesse (presque) toujours les mêmes péchés (sauf parfois quand j’ai le malheur de pécher avec originalité),
    4. Mieux vaut attendre le semaine prochaine, d’ici là j’aurais le temps de faire un examen de conscience un peu plus sérieux (excuse à réitérer chaque lundi matin),
    5. Je n’y trouve même pas la petite compensation psychologique dont certains parlent : se sentir léger en sortant du confessionnal.

    Et malgré tout cela, je finis toujours par y aller. Je n’y peux rien, le fond de mon être est saisi par la vérité de l’Évangile : “Il m’a aimé et s’est livré pour moi” (Ga 2, 20). Quoi que je fasse, quoi que j’ai fait, il m’aime. Alors que j’étais sans force c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour moi, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheur, est mort pour nous (Cf. Rm 5, 6-8). Il n’y a rien à y faire, il m’aime. Rien à y faire, plus que ma misère, plus que mon humiliation, il y a sa miséricorde, il y a son humilité. Rien à y a faire, il revient sans cesse, me regarde et, se faisant plus petit que moi, me dit “Que veux-tu que je fasse pour toi ?” (Lc 18, 41). Il se ceint d’un linge, se met à mes pieds et me les lave (Cf. Jn 13). C’est Lui qui m’aime, toujours Lui le premier (Cf. 1 Jn 4,10). Il a définitivement donné sa vie pour moi. Alors, à son amour, je cède.

    Je lui fait confiance, et lui faisant confiance je me tourne vers l’Église à laquelle il a confié mon salut :

    “Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes des Enfers ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux (…) quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié.” (Mt 16, 18-19)

    Je vais voir le portier à qui furent confiée les clefs et je me confesse.

    Non pas parce que ça me fait du bien ou que ça me donne bonne conscience,  pas non plus par conformisme, non … pour rien de tout ça.

    Simplement parce que j’ai besoin d’être sauvé ; parce que, par la Croix de Jésus, ce portier à le pouvoir de me délier.

    Parce que sortant du confessionnal, je me sais pardonné.

    Merci Jésus.
    Merci à tous ceux qui ont donné leur vie pour être portier du Seigneur.

    Benoît

    http://cahierslibres.fr/2014/11/recourir-au-portier-confession/

    JPSC

    Liège, église du St-Sacrement, Bd d'Avroy, 132, tous les mardis de 17h00 à 19h00: un prêtre à votre disposition:

    4e couverture adoration[1]001.jpg

  • Le Pape François, la laïcité et les racines chrétiennes de l'Europe

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    En préambule à la visite de François aux assemblées du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne, aujourd’hui à Strasbourg, cette réflexion de Thibaud Collin sur le site FigaroVox :

    « Le Pape François va à son tour s'adresser à l'Europe en tant que telle. Jean-Paul II, dans un discours magistral, un an jour pour jour avant la chute du mur de Berlin dressait la carte de ce que serait un ordre politique juste pour une Europe des nations libres. Le pape philosophe affirmait ainsi avec force: «La vie publique, le bon ordre de l'Etat reposent sur la vertu des citoyens, qui invite à subordonner les intérêts individuels au bien commun, à ne se donner et à ne reconnaître pour loi que ce qui est objectivement juste et bon. Déjà les anciens Grecs avaient découvert qu'il n'y a pas de démocratie sans assujettissement de tous à la loi, et pas de loi qui ne soit fondée sur une norme transcendante du vrai et du juste. Dire qu'il revient à la communauté religieuse, et non à l'Etat, de gérer «ce qui est à Dieu», revient à poser une limite salutaire au pouvoir des hommes, et cette limite est celle du domaine de la conscience, des fins dernières, du sens ultime de l'existence, de l'ouverture sur l'absolu, de la tension vers un achèvement jamais atteint, qui stimule les efforts et inspire les choix justes. Toutes les familles de pensée de notre vieux continent devraient réfléchir à quelles sombres perspectives pourrait conduire l'exclusion de Dieu de la vie publique, de Dieu comme ultime instance de l'éthique et garantie suprême contre tous les abus du pouvoir de l'homme sur l'homme.» Jean-Paul II parlait donc l'Europe à partir de son expérience des deux totalitarismes et des défis inédits que la démocratie avait à relever dans une époque marquée par «la mort de Dieu».

    Le pape François connait peu l'Europe mais nul doute qu'il s'adresse à elle depuis sa riche expérience de pasteur. Celle-ci a développé en lui une sensibilité à l'injustice que peut subir le peuple et de là l'ardeur à travailler à la libération dans toutes ses dimensions. Les nations européennes sont traversées par le doute. Doute sur leur identité, c'est-à-dire sur leurs racines mais peut-être plus encore sur leur finalité. C'est une illusion d'optique que de considérer que l'espoir des peuples est indexé sur le seul taux de croissance économique. La réalité économique n'est certes pas à négliger mais elle n'est que la manifestation d'une vitalité dont la source est dans l'esprit humain. La crise que traversent les nations européennes est d'abord existentielle et les institutions de l'UE n'ont pas les moyens de les aider à en sortir car leur critère de diagnostic est fermé à la vie de l'esprit. Que peut donc signifier la venue du Pape dans une telle enceinte? Elle est en elle-même la révélation que l'Europe a encore quelque chose à recevoir de cette vieille religion dont elle est issue: l'espérance que la destinée des personnes et des sociétés passe par l'accueil d'un don plus grand qu'elles. En effet, si l'homme veut être sa propre mesure, il se replie sur lui-même et sème le désordre, l'égoïsme et ultimement la désolation.

    Beaucoup diagnostiquent que le «populisme» gagne du terrain en Europe. Il en gagne proportionnellement à l'abandon dont les marges toujours plus importantes des peuples européens sont l'objet. Le pape François aime les périphéries, il aime dépasser les clivages faciles pour rejoindre chacun là où il en est dans son lien à Dieu. Il se met au service de ce désir de Dieu de toucher les cœurs de tous. Il a compris qu'à l'heure de la surmédiatisation, il était le «visage» de Dieu pour beaucoup de ses contemporains. Or quelle est la juste réponse de l'homme à Dieu qui se révèle? C'est la prière, personnelle et communautaire.

    Les esprits «éclairés» pourront se moquer mais le vingtième siècle nous a montré à quel point la libération des peuples asservis passe par la ré-orientation de l'homme vers Dieu. De nombreux dissidents de l'Est européen ont su transformer leur société en se plongeant dans l'intimité de ce cœur à cœur avec Dieu. Une telle attitude ne serait-elle plus d'actualité? Elle est intemporelle et c'est pour cela qu'elle ne cesse de vivifier les activités politiques, économiques, culturelles, telle une source où chacun peut toujours venir s'abreuver. C'est ce dont le cardinal Barbarin témoigne ces jours-ci en appelant tous les catholiques français à une grande neuvaine de neuf mois de prière et de jeûne pour notre pays (du 15 novembre au 15 août 2015). La prière est bien ce creuset de l'espérance et à ce titre elle est un des moteurs les plus puissants de l'histoire.

    Thibaud Collin est philosophe. Il vient de publier «Divorcés remariés, l'Église va-t-elle (enfin) évoluer?» (Éditions Desclée de Brouwer, 175 p., 14 €). 

    Ref. Le Pape François, la laïcité et les racines chrétiennes de l'Europe

  • Culte divin : non, le pape n’a pas nommé un « progressiste » à la tête de la congrégation.

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    On redoutait l’arrivée de Piero Marini, l’ancien cérémoniaire de Jean-Paul II, très critiqué pour ses choix en rupture avec la tradition liturgique, mais c’est le cardinal africain Robert Sarah qui est arrivé. Lu sur le blog « salon beige »

    « Hier, le Saint-Père a nommé le cardinal Robert Sarah, nouveau Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le cardinal Sarah, qui vient remplacer le cardinal Canizares, nommé récemment en Espagne, a été archevêque de Conakry et secrétaire de la Congrégation romaine pour l'évangélisation des peuples, puis président du Conseil pontifical Cor Unum.

    Il a dénoncé depuis quelques années l'idéologie du genre, notamment ici en 2009:

    "La théorie du genre est une idéologie sociologisante occidentale des relations hommes-femmes, qui s'attaque à l'identité sponsale de la personne humaine, à la complémentarité anthropologique entre l'homme et la femme, au mariage, à la maternité et à la paternité, à la famille et à la procréation (...) elle est contraire à la culture africaine et aux vérités humaines éclairées par la Révélation divine en Jésus Christ ».

    [L'idéologie du genre] sépare le sexe biologique de l'identité masculine ou féminine en affirmant que celle-ci n'est pas intrinsèque à la personne mais qu'elle est une construction sociale (...) Cette identité peut - et doit - être déconstruite pour permettre à la femme d'accéder à une égalité de pouvoir social avec l'homme et à l'individu de "choisir" son orientation sexuelle (...) les relations hommes-femmes seraient gouvernées par une lutte de pouvoir (...) [Cette] idéologie irréaliste et désincarnée dénie le dessein de Dieu [en affirmant qu'au départ les individus sont] indéterminés [et que] c'est la société qui façonne le genre masculin et féminin au gré des choix changeants de l'individu".

    Du côté de la liturgie, puisque c'est son nouveau poste, il avait déclaré en 2011dans un sermon prononcé à l'occasion d'ordinations au sein de la communauté Saint-Martin :

    "le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un Saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui. Le prêtre n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique. C’est un autre Christ ; et je répète : il est vraiment « Ipse Christus, le Christ lui-même », destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui. Vous êtes prêtres pour révéler le Dieu d’Amour qui s’est manifesté sur la croix et pour susciter, grâce à votre prière, la foi, l’amour et le retour de l’homme pécheur à Dieu.

    En effet, nous vivons dans un monde où Dieu est de plus en plus absent et où nous ne savons plus quelles sont nos valeurs et quels sont nos repères. Il n’y a plus de références morales communes. On ne sait plus ce qui est mal et ce qui est bien. Il existe une multitude de points de vue. Aujourd’hui, on appelle blanc ce qu’hier on appelait noir, ou vice versa. Ce qui est grave, ce n’est pas de se tromper ; c’est de transformer l’erreur en règle de vie. Dans ce contexte, comme prêtres, pasteurs et guides du Peuple de Dieu, vous devez avoir la préoccupation constante d’être toujours loyaux envers la Doctrine du Christ. [...]

    Si nous avons peur de proclamer la vérité de l’Evangile, si nous avons honte de dénoncer les déviations graves dans le domaine de la morale, si nous nous accommodons à ce monde de relâchement des mœurs et de relativisme religieux et éthique, si nous avons peur de dénoncer énergiquement les lois abominables sur la nouvelle éthique mondiale, sur le mariage, la famille sous toutes ses formes, l’avortement, lois en totale opposition aux lois de la nature et de Dieu, et que les Nations et les cultures occidentales promeuvent et imposent grâce aux mass-média et à leurs puissances économiques, alors les paroles prophétiques d’Ezéchiel tomberont sur nous comme un grave reproche divin [...]

    Vous, chers Amis et Serviteurs Bien-aimés de Dieu, aimez à vous asseoir dans le confessionnal pour attendre les âmes qui veulent avouer leurs péchés et désirent humblement revenir dans la Maison paternelle. Célébrez l’Eucharistie avec dignité, ferveur et foi. Celui que ne lutte pas pour prêcher l’Evangile, convertir, protéger, nourrir et conduire le Peuple de Dieu sur la voie de la vérité et de la vie qui est Jésus lui-même, celui qui se tait devant les déviations graves de ce monde, ensorcelé par sa technologie et ses succès scientifiques, s’expose à l’un ou l’autre de ces esclavages qui savent enchainer vos pauvres cœurs : l’esclavage d’une vision exclusivement humaine des choses, esclavage du désir ardent de pouvoir ou de prestige temporel, l’esclavage de la vanité, l’esclavage de l’argent, la servitude de la sensualité."

    Réf. Le cardinal Sarah nouveau Préfet de la Congrégation du Culte divin

    JPSC

  • Le chant grégorien s’apprend aussi à Liège : programme des formations offertes pour l'année académique 2014-2015

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    Académie  de  Chant  grégorien à Liège

    Secrétariat : Jean-Paul Schyns,  Quai Churchill , 42/7  4020  Liège.

    E-mail : jpschyns@skynet.be Tél. 04.344.10.89  (depuis l’étranger : +32.4.344.10.89)

    Site :    http://www.gregorien.com 

    Le programme 2014-2015

    marcel-peres.jpg1. CINQ WEEK-ENDS AVEC MARCEL PÉRÈS, DIRECTEUR DE L’ENSEMBLE ORGANUM ET DU CIRMA (Centre itinérant de recherche sur les musiques anciennes).

     A l’abbaye de la Paix-Notre-Dame, Bd d’Avroy, 54,  à Liège.

    Les deux premiers week-ends seront consacrés à l’œuvre d’ Hildegarde von Bingen :

     du vendredi 12 (17h00) au dimanche 14 (18h00) décembre 2014 et du vendredi 23 (17h00) au dimanche 25 (18h00) janvier 2015.

     Les trois suivants constitueront un mini-cycle pour restituer les vêpres de l’office primitif de saint Lambert :

    du vendredi 12 (17h00) au dimanche 14 juin (18h00) juin 2015 ; du vendredi  4 (17h00) au dimanche 6 (18h00) septembre  2015 ; du  vendredi 18 (17h00) au dimanche 20 (18h00) septembre 2015.

    Ce dernier week-end se clôturera par le chant des vêpres restituées à l'église du Saint-Sacrement, dans le cadre d’une célébration liturgique organisée le 20 septembre (16h00) pour la Solennité de la fête de saint Lambert, patron de la ville et du diocèse de Liège.

    Le droit d’inscription (repas et collations compris) reste inchangé : 100 € par week-end (règlement sur place).

    Réduction de 10  % pour : ceux qui s’inscrivent à tout le moins aux trois week-ends consacrés aux vêpres primitives de la fête de saint Lambert ; les religieuses et les religieux ; les jeunes de moins de 33 ans.

    Des possibilités de logement à prix modique sont offertes à l’abbaye des Bénédictines et à l’hôtel des acteurs (proche de l’abbaye).

    Trente places sont ouvertes par week-end. Les inscriptions peuvent se faire dès à présent . Personnes de contact : Jean-Paul Schyns (académie de chant grégorien) : tel. 04.344.10. 89 (de l’étranger : +32.4.344.10.89) ou email jpschyns@skynet.be ou Sœur Petra (abbaye des bénédictines de Liège) email : petra.osb@skynet.be . L’inscription est également possible en ligne sur le site web de l’académie http://www.gregorien.com . Les inscriptions sont ouvertes

    Ensemble Organum: florilège:

    2. CYCLE DE COURS D’INITIATION  AVEC STÉPHAN JUNKER, PROFESSEUR AU CONSERVATOIRE DE VERVIERS

    stéphan Junker.jpg À l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132, à Liège

    Deux samedis après-midi par mois, du 29 novembre 2014 au 30 mai 2015. Chant d’ensemble : 12  leçons (de 15h à 17h30). Travail individualisé de la voix (supplément facultatif) : 4 leçons (de 17h30 à 18h30). Journée grégorienne de clôture : le samedi  30 mai 2015 (concert à 16 h. et messe chantée à 18h ) avec le concours de la Schola Resupina  de Vienne (Autriche), direction : Isabell  Köstler. Le thème du cycle sera « le chant romano-franc  célèbre Charlemagne († 814). De la réforme carolingienne à l’ars nova. »

    Calendrier : 

    ● Les samedis 29 novembre et 20 décembre 2014, 17 et 31 janvier,  janvier, 14 et 28 février, 21 et 28 mars, 25  avril, 2 et 16 mai 2015, de 15h à 17h30 ● Le  jeudi 28 mai 2015, de 19h30 à 21h30 : répétition générale  ● Le samedi 30 mai 2015, de 16h à 18h : concert et messe de clôture avec le concours de la Schola Resupina de Vienne

    Ces cours sont ouverts à tous, sans pré-requis, même si une expérience musicale est la bienvenue.

    La participation aux frais est fixée comme suit : 33 ans et plus : 105€ ∙  moins de 33 ans : 75€  ∙ réduction pour ceux qui ont déjà participé aux cours de l’académie : -15€  ∙ supplément pour inscription (facultative) à un travail individuel de la voix : 20€.  

    Les paiements sont reçus au compte IBAN: BE96 2100 6808 9305  BIC : GEBABEBB de l’Académie de Chant grégorien à Bruxelles, avec la mention  « cours Liège ». Le paiement d’un acompte de 20€ est requis (avant le 20 novembre 2014).

    Renseignements et inscriptions :

    ● S’adresser à Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42/7 4020 Liège. Tél. 04.344.10.89 (en cas d’absence, tél portable 0498.33.46.94 de Ghislain Lahaye). E-mail : jpschyns@skynet.be. Les inscriptions sont ouvertes

    ● Informations générales et inscriptions en ligne  sur le site de l’académie :http://www.gregorien.com

     Office de saint Lambert  par l'Ensemble Psallentes (dir. H. Van den Abeele):

     les origines du chant grégorien, par un moine de Solesmes: