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Spiritualité - Page 441

  • Olivier et Xristilla Roussy : l’avenir est entre les mains de familles missionnaires

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    Au lendemain du Congrès sur la famille qui s’est tenu à Rome et auquel ils ont participé, les époux Roussy témoignent de ce qu’ils ont dit, vu et entendu. Elisabeth de Baudouin les a interviewé pour « Aleteia » :

    topic (17).jpg"Olivier et Xristilla Roussy sont parents de sept enfants, membres de la communauté de l’Emmanuel et responsables internationaux d’Amour et Vérité, la branche couple et famille de cette communauté. À ce titre, ils ont été choisis pour faire partie des 13 couples mariés membres du synode sur la famille. C’est également à ce titre qu’ils ont participé au Congrès sur la famille qui s’est déroulé à Rome du 22 au 24 janvier dernier. Et qu’ils y sont intervenus. 

    Vous rentrez du congrès qui s’est déroulé à Rome sur le thème : « Relire ensemble le synode extraordinaire sur la famille ». Que pouyvez-vous nous en dire ? 

    Olivier et Xristilla Roussy : Comme le Pape lui-même l’a dit, l’année qui sépare les deux synodes (octobre 2014-octobre 2015) est une année essentielle, où la réflexion doit se poursuivre dans l’Eglise, à tous les niveaux. Cette réflexion se fait sur la base du dernier document synodal en date : les lineamenta, composés de la relatio synodi du synode d’octobre  dernier et d’une série de questions destinées à son approfondissement. Organisé par le Conseil pontifical pour la famille et le Secrétariat du synode, le congrès qui s’est tenu à Rome a réuni autour de ce texte quelque 300 personnes appartenant à plus de 80 mouvements ou associations familiales du monde entier. Il s’agissait de répondre au souhait du Saint-Père, qui par ailleurs a demandé à ceux qui sont engagés dans la réflexion de faire preuve de créativité et de proposer des solutions concrètes. Ce qui a été fait dans les échanges par petits groupes. 

    Pouvez-vous donner des exemples de solutions concrètes proposées dans ces carrefours ?

    Olivier et Xristilla Roussy : Nous avons été particulièrement touchés par un thème qui est ressorti des discussions : celui du « souci des différents âges de la vie ». La réalité de la famille recouvre une large gamme d’âges, de situations et de problématiques différentes. Le défi qui se pose, c’est d’apporter des réponses spécifiques à chaque cas tout en se préoccupant de la famille dans son ensemble et du lien qui doit exister entre les générations. À cet égard, certains ont proposé la création d’une « maison de la famille » dans chaque diocèse (quelqu’un a même dit dans chaque paroisse), qui pourrait regrouper un ensemble de services ou propositions : conseillers conjugaux, groupes d’échange ou de formation, activités récréatives, etc. 

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  • Le père, ce grand absent

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    Les ombres de la paternité humaine: des jeunes "orphelins"

    Catéchèse du pape (mercredi 28 janvier 2015) (source : zenit.org)

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Nous reprenons le parcours de catéchèse sur la famille. Aujourd’hui, nous nous laissons guider par le mot « père ». Un mot qui nous est cher, à nous chrétiens, plus que tout autre, parce que c’est le nom avec lequel Jésus nous a appris à appeler Dieu : Père. Le sens de ce mot a reçu une nouvelle profondeur, précisément à partir de la manière dont Jésus l’employait pour s’adresser à Dieu et manifester sa relation particulière avec Lui. Le mystère béni de l’intimité de Dieu, Père, Fils et Esprit, révélé par Jésus, est le cœur de notre foi chrétienne.

    « Père » est un mot que nous connaissons tous, un mot universel. Il indique une relation fondamentale dont la réalité est aussi ancienne que l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, cependant, on en est arrivé à affirmer que notre société serait une « société sans père ». En d’autres termes, en particulier dans la culture occidentale, la figure du père serait symboliquement absente, évanouie, éliminée. Dans un premier temps, cela a été perçu comme une libération : libération du père-patron, du père en tant que représentant de la loi qui s’impose de l’extérieur, du père en tant que censeur du bonheur de ses enfants et obstacle à l’émancipation et à l’autonomie des jeunes. Parfois, dans certaines maisons, il régnait autrefois un autoritarisme, dans certains cas même un abus de pouvoir : des parents qui traitaient leurs enfants comme des serviteurs, sans respecter les exigences personnelles de leur croissance, des pères qui ne les aidaient pas à se lancer sur leur chemin librement - mais ce n’est pas facile d’éduquer des enfants dans la liberté -, des pères qui ne les aidaient pas à assumer leurs responsabilités pour construire leur avenir et celui de la société.

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  • Banneux, 21-22 mars : Marche des Mères

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    Une fois l’an, le temps d’un WE, des mamans choisissent de s’arracher à leur famille pour aller marcher dans la campagne. En 10 ans, elles sont passées de 60 à 300 marcheuses !  Pourquoi un tel succès ? Parce qu’il ne s’agit de rien de moins que de prendre un énorme bol d’air naturel ET spirituel.

     

    En effet, notre marche est nourrie par des temps d’enseignements, de partage, de méditation et de silence : tout cela dans cette magnifique région des Ardennes dites « bleues » par la présence de nombreuses sources.

     

    La Marche des Mères de Famille est destinée à toutes les mamans, qu’elles soient mères célibataires ou déjà grand-mères, mariées, veuves ou divorcées.  Chacune est accueillie telle qu’elle est dans la confiance et l’amitié.

     

    L’équipe organisatrice de la Marche des Mères a comme particularité de vouloir chouchouter chaque maman. Le temps d’un WE, une fois que le dispatching des enfants est organisé, elles n’auront donc plus aucun souci logistique ! Elles pourront oublier le quotidien pour entrer dans l’exceptionnel et à la fin du WE, rejoindre leur quotidien nourries et ressourcées.

     

    La marche de cette année se déroule dans les environs de Banneux et aura lieu les 21 et 22 Mars.  Il y a déjà plus de 185 mamans inscrites. Il ne faut pas traîner pas à s’inscrire si l'on veut y participer ! 

    « A Banneux,

    Marie y est apparue à une petite fille, Mariette Beco, en 1933. Marie a conduit Mariette à une petite source et l’a invitée à y « pousser les mains » en lui disant : «Cette source est réservée pour toutes les Nations… pour soulager les malades. »

    A la suite de Mariette, nombreuses sont les personnes qui sont venues et qui viennent « pousser les mains » dans la source et se confier à Marie pour, avec elle, puiser en Jésus la vraie vie.

    Ce geste tout simple de confiance et d’abandon, nous aurons l’occasion, nous aussi, de l’accomplir au cours de cette Marche des Mères. »

    Par Sylvie T., une participante à la Marche des Mères.

    « Mon cœur est ému par la découverte de Banneux, ce qui s’y vit et la profondeur du message que je trouve d’une grande actualité… et j’ai beaucoup apprécié la beauté des paysages et celle des églises où nous nous sommes arrêtées. » C. 2013

  • Pourquoi les écoles catholiques sont des modèles efficaces d'intégration

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    Alors que la laïcité est actuellement présentée comme le seul outil efficace de promotion de la paix civile, le directeur diocésain de l'Enseignement catholique de Paris, Frédéric Gautier,  invite à ne pas méconnaitre la soif religieuse des jeunes. Lu sur « Figarovox » :

    « La minute de silence demandée le 8 janvier par le Président de la République fut dans les établissements catholiques de Paris un temps paisible de recueillement pour les uns et de fervente prière pour les autres, y compris dans les communautés éducatives accueillant indifféremment des familles juives et musulmanes, parfois en forte proportion. Est-ce fortuit?

    Depuis de nombreuses années, nous faisons le constat que les motivations des familles juives et musulmanes, y compris de milieux modestes, pour l'inscription de leurs enfants, sont explicitement religieuses. «Ici on parle de Dieu», «Dieu est connu et reconnu» nous disent-elles. Par ailleurs, la perception que ces familles ont souvent de l'école publique est la négation de la dimension religieuse et l'absence de contenu éducatif au sens «moral» du terme, en dépit de «valeurs républicaines» constamment rappelées, mais considérées comme purement formelles et inopérantes.

    La foi qui inspire nos attitudes éducatives et l'esprit de nos relations avec les élèves et les adultes est perçue par ces familles comme la mise en œuvre de nos convictions chrétiennes souvent en analogie avec leur propre manière de voir ou de faire, ou avec leurs exigences éducatives. Nos convictions morales et civiles peuvent se fonder sur la foi, comme elles peuvent trouver leur justification dans une «morale laïque» issue du sens commun. La tradition du dialogue entre Foi et Raison dans l'Église catholique, la promotion de la liberté de conscience et la distinction classique entre «spirituel» et ««temporel» sont de ce point de vue des principes déterminants. Mais les motivations religieuses demeurent, d'expérience, plus efficaces et plus fécondes pour légitimer, pour nos élèves, les exigences d'une liberté respectueuse d'autrui, d'une égalité devant la règle qui ne nie pas les différences anthropologiques fondamentales, d'une fraternité qui provient de la reconnaissance d'un même Dieu -Père.

    L'école catholique associée à l'État par contrat est perçue par beaucoup de familles juives et musulmanes comme étant tout à la fois «L'École de l'Église catholique» et «l'École de la République». Se joue alors en son sein, pour les élèves comme pour les parents, un processus d'identification qui unit la dimension religieuse à une France qui la reconnaît et la respecte comme telle dans une institution éducative, et non qui la nie ou la cantonne dans la seule sphère du «privé» au nom de la «laïcité».

    L'actuelle sacralisation de la dérision religieuse joue très efficacement contre l'intégration souhaitée, dans une forme d'irresponsabilité qui suscite ce qu'elle dit vouloir éviter. Bossuet s'est déjà gaussé de cette inconséquence: «Dieu se rit des hommes qui dénoncent des faits dont ils chérissent les causes».

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  • BXL, à partir du vendredi 20 février : chemins de croix du Carême à La Viale

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    Le chemin de croix - c’est pas comme vous le pensez…

    Expérimenter quelque chose d’inoubliable ! Etre touché par l’Infini ! Transcender notre réalité quotidienne ! Prier avec les autres et pour les autres. Plusieurs groupes et communautés de Bruxelles vont se rendre à La Viale Europe pour célébrer le Chemin de Croix chaque vendredi pendant le Carême à 20 heures (l'église du St Sacrement: Chaussée de Wavre, 205 - 1050 Ixelles, Bruxelles).

    Programme de la soirée : Chemin de Croix à mi- ombre des portiques de  l’église, suivi de la vénération de la Croix avec la possibilité de se confesser (en différentes langues). Avant que ça commence il y a un peu de tohu-bohu : on arrange l’espace, on répète les chants mais quand l’heure vient tout le monde est prêt… à  partir en chemin.

    «Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »[1] Chaque chrétien suit Jésus à sa manière, c’est pourquoi différentes communautés se sont engagées à animer la célébration : Night Fever, Kristu Bolingo, Alléluia, Séminaristes, Communauté Philippine de St. Joseph, Foyer Catholique, La Viale... « La joie de l’Évangile » – nous rappelle le Pape François – « qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire » et il ajoute « elle a toujours la dynamique de l’exode et du don, du fait de sortir de soi, de marcher et de semer toujours de nouveau, toujours plus loin. »[2]

    Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint qui est un mémorial de la passion du Christ. Cet exercice spirituel fait revivre les évènements de la passion de Jésus et nous fait réfléchir à leur signification pour nous. C’est une méditation qui éveille en nous un sentiment de compassion et de gratitude envers le Seigneur qui nous a tant aimé et le désir de l’aimer, aimer celui qui est le chemin Lui-même.

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  • Saint François de Sales (24 janvier)

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    saint François de Sales (24 janvier) : BELGICATHO

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    24 janv. 2014 - Lors de l'audience générale du mercredi 2 mars 2011, Benoît XVI évoquait la figure de François de Sales que l'on fête aujourd'hui : Chers...
     

    24 janvier, fête de saint François de Sales, patron des ...

    belgicatho.hautetfort.com/.../24-janvier-fete-de-saint-francois-de-sales-pa...
     
    24 janv. 2011 - "Dans le contexte de la post-modernité dans lequel nous vivons, un des défis culturels les plus important concerne la manière d'entendre la...
     

    François de Sales, un champion de la Contre-Réforme ...

    belgicatho.hautetfort.com/.../francois-de-sales-un-champion-de-la-contre...
     
    24 janv. 2012 - Source : Hérodote.net Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en... ... siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

  • Chroniques Mariales: Apparitions de Lourdes et Fêtes de la Vierge

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    De zenit.org :

    Nous sommes heureux de vous présenter le nouveau livre de ZenitBooks, « Chroniques mariales - Apparitions de Lourdes et fêtes de la Vierge », par Mgr Jacques Perrier.

    Mgr Jacques Perrier a été évêque de Tarbes-Lourdes pendant quinze ans (1997-2012), il a accueilli deux papes à la Grotte de Massabielle: saint Jean-Paul II en 2004 et Benoît XVI en 2008.

    Il se consacre aujourd'hui à approfondir le message que la Vierge Marie transmet à l'humanité, et dans ce livre, il rassemble des chroniques écrites pour ZENIT. On y découvre Bernadette, au fil des apparitions, racontées à la date anniversaire, avec sens du concret et profondeur spirituelle.

    Il y rassemble aussi ses chroniques sur les fêtes mariales pour vivre l'Evangile à la suite de Marie, tout au long de l'année.

    Un ouvrage indispensable qui aide à comprendre le cri de saint Bernard : "De Marie, jamais assez!"

    Vous pouvez commander tout de suite votre premier exemplaire:

    http://www.amazon.fr/Chroniques-Mariales-Apparitions-Lourdes-Vierge/dp/150521985X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1421146939&sr=1-1&keywords=chroniques+mariales

  • En islam, la représentation de Dieu est interdite, non celle de son prophète

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    Illustration-web1.jpg_article_popin.jpgPour l’opinion courante, représenter le Dieu de Mahomet ou son Prophète et en faire la caricature est doublement sacrilège aux yeux de l’Islam.

    Dans le Christianisme, religion de l’incarnation, rien n’interdit que la Sainte Trinité, ni le Père,  ni a fortiori le Fils, ni l’Esprit qui procède des deux, soient abondamment représentés. Reste que le culte des icônes du Christ et des Saints a bel et bien été l’objet de violentes contestations (qu'elles soient byzantines ou protestantes) parfois justifiées dans la mesure où c’est l’image elle-même qui a pu faire l’objet d’une idolâtrie « magique » apparentée à celle, tout aussi abusive, des reliques et liée au concept d'image « achéiropoïète » hérité du paganisme antique.

    Ne jetons donc pas trop vite la pierre aux musulmans mais reconnaissons que leur conception même de Dieu ne les porte pas à faire les distinctions finalement apportées par la théologie chrétienne.

    Un article publié par le journal « La  Croix » tend cependant à montrer que la sacralisation iconoclaste du prophète Mahomet serait un développement tardif (JPSC) :

     […] QUELLE EST L’HISTOIRE ?

    Avec l’interdit posé par le Décalogue – dont l’islam a hérité –, le judaïsme rompt avec l’habitude établie jusque-là de représenter les dieux, aussi bien dans la peinture que la sculpture. Les spécialistes y voient le noyau voire l’essence même du monothéisme : « Il n’y aura pas pour toi d’autres dieux devant ma face ».

    De cette interdiction juive qu’il a reprise, l’islam ne s’est jamais écarté en ce qui concerne Allah. Mais, selon les lieux et les époques, il a été « tenté de l’étendre, mais pas partout ni toujours, à la figuration du prophète voire à celle de tous les prophètes », écrit le P. François Boespflug, dans « Le Prophète de l’islam en images : un sujet tabou ? » (Bayard, 2013).

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  • Où va le Synode sur la famille ? témoignage de Monseigneur Léonard à l’Université de Liège

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    Encore quelques jours pour s’inscrire au lunch débat du mercredi 28 janvier 2015, 18h00 avec Mgr Léonard : Ulg, salle des professeurs, place du XX août, 7 à Liège 1er étage - accès par la grande entrée : parcours fléché.

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (23 janvier 2015) :

    soit par téléphone : 04 344 10 89 ,

    soit par email : uniondesetudiantscatholiqueliege@skynet.be

    soit sur le site internet :www.ethiquesociale.org

    ulg_28janv.jpg

  • Manille : distribution de la sainte communion à la messe du pape François

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    "Catholicisme ? Fétichisme ? Ces méga-liturgies seraient à reconsidérer tant l'Eucharistie y perd son sens et tant sont grands les risques de profanation"(Denis Crouan, site "Pro Liturgia").

    JPSC

  • Canonisation du premier saint sri lankais

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    1326093527.jpgColombo (Sri Lanka) - Agence I.Media

    Sri Lanka : Le père Joseph Vaz proclamé saint lors d’une grande messe sur le front de mer à Colombo.

    Face à une foule immense, à Colombo, le pape François a proclamé saint le prêtre et missionnaire indien Joseph Vaz (1651-1711), premier saint sri-lankais, dans la matinée du 14 janvier 2015. Sur cette île multiethnique et multi religieuse, le pape a mis en avant la figure de ce prêtre du 17e siècle capable de “dépasser les divisions religieuses pour le service de la paix“ et réaffirmé que “la liberté religieuse est un droit humain fondamental“.

    C’est dos à l’Océan indien, sous un immense pavillon typiquement asiatique construit pour l’occasion, que le pape a célébré la messe devant plus de 500 000 fidèles, dont certains avaient passé la nuit sur la plage pour être présents. Au cours d’une messe où s’alternaient les chants et les textes en cinghalais, en tamil, en latin et en anglais, le pape François a canonisé le prêtre indien Joseph Vaz, 20 ans tout juste après sa béatification célébrée au même endroit par Jean-Paul II (1978-2005), le 21 janvier 1995.

    Sur le Galle face green, une longue étendue de sable et d’herbe au cœur du quartier commercial et financier de Colombo, de nombreux fidèles avaient revêtus des parures colorées, en l’honneur du pape.

    Dans son homélie en anglais, dont des résumés en cingalais et tamoul étaient lus à la foule, le pape a évoqué la figure du premier saint sri-lankais, “grand missionnaire de l’Evangile“, et son “incitation à persévérer sur la voie de l’Evangile, à grandir (…) en sainteté, et à témoigner du message évangélique de réconciliation auquel il a consacré sa vie“. Le pape a alors montré en exemple ce prêtre oratorien originaire de l’Inde qui fut “un prêtre exemplaire“, capable de “dépasser les divisions religieuses pour le service de la paix“, ainsi qu’un “exemple de zèle missionnaire“.

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  • L’évêque de Liège, la liturgie et le chant grégorien

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    L'évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, est licencié en histoire de l’université de Liège, théologien diplômé  en sciences bibliques de l’ Université  grégorienne à Rome et de l’Université catholique de Louvain (U.CL.), où il fur professeur ordinaire  chargé du cours de  l’histoire de l’Eglise et du christianisme ; il aussi obtenu un prix d’orgue au conservatoire royal de Liège.

    Pour la revue trimestrielle « Canticum novum » (in n°71, décembre 2014), organe de l’ « académie de chant grégorien » (Belgique), Jacques Zeegers a interviewé Monseigneur Delville sur la place des mélodies grégoriennes dans les rites latins de la liturgie catholique :

    Que représente pour vous le chant grégorien ? Comme prêtre et évêque tout d’abord ?

    - Comme prêtre et évêque, c'est-à-dire comme homme d’Eglise, je considère le chant grégorien comme le chant fondamental de l’Eglise. Dans des célébrations plurilingues, par exemple, c’est le chant grégorien qui peut faire l’unité. C’est évidemment le cas dans les liturgies du Vatican, mais aussi en d’autres occasions, dans de grandes rencontres internationales, par exemple. Cela postule bien sûr qu’on ait appris le répertoire par ailleurs car on ne peut avoir la maîtrise du chant uniquement pour ces occasions-là. Mais comme ces occasions sont médiatisées, elles sont aussi porteuses de formation. Cela, c’est l’aspect pratique du chant grégorien, à savoir la référence commune. Mais il y a aussi un aspect plus fondamental lié à son style : c’est un chant méditatif qui porte à la contemplation et qui est donc bien adapté à l’objectif de la liturgie. Il a donc une qualité importante au niveau spirituel.

    -  Et comme historien ?

    - Comme historien, je pense que le chant grégorien constitue un patrimoine extraordinaire, tant au niveau des paroles qu’au niveau des mélodies. Il déborde d’ailleurs de la liturgie actuelle car pas mal de pièces n’y sont plus chantées aujourd’hui, par exemple celles qui faisaient partie des rites locaux. J’y vois le témoignage de la créativité de notre Eglise. Je pense aussi au Dies irae qui est l’expression d’une vision de foi, d’une vision dramatique. Tant les paroles que les mélodies reflètent l’histoire de l’Eglise. Sans doute le Dies irae ne correspond-il plus à notre mentalité contemporaine. C’est en tout cas le sentiment qu’on a eu en le supprimant de la liturgie dans la mesure où il insistait plus sur la condamnation (le jour de colère) que sur la miséricorde qui y est pourtant présente. Mais quand on parle du jugement, on ne peut s’exprimer que par métaphores et ce n’est pas parce que les métaphores ont un côté violent qu’elles n’ont pas une signification pour la vie spirituelle ; elles ne sont pas une photographie des réalités spirituelles mais des images qui doivent être interprétées et éveiller la vie spirituelle.

    Pas mal de pièces du répertoire ne sont plus utilisées, mais il est important de les redécouvrir par d’autres biais, que ce soit par la recherche musicale ou par des enregistrements de caractère plus historique. Il est aussi intéressant de voir comment, à certaines époques, on a ajouté de nouveaux textes, par exemple les intercessions à l’intérieur du kyrie (les tropes dont on retrouve la trace dans les titres du Kyriale) qui permettent d’apprécier la créativité de chaque époque.

    Kyrie tropé "orbis factor":

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