A partir des lectures de ce jour, le Père Joseph-Marie Verlinde nous délivre un enseignement très dense (homélies.fr) :
« Le Seigneur est tendresse et pitié ; sa bonté est pour tous, sa tendresse pour toutes ses œuvres. Il est fidèle en tout ce qu’il fait » (Ps 144). Cet extrait du psaume responsorial résume l’enseignement de la liturgie de la Parole de ce jour. Dans la méditation « Ad amorem » qui clôture les exercices spirituels, saint Ignace de Loyola s’émerveille devant l’humilité avec laquelle Dieu se met à notre service, travaillant sans cesse pour nous dans le plus grand effacement, afin de nous procurer à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28). Cette action discrète est tout autant celle d’une mère que d’un père : les termes de la première lecture ne laissent subsister aucun doute : « Une femme peut-elle oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi je ne t’oublierai pas ». Le Père se penche sans cesse sur chacun de nous avec une sollicitude maternelle, tout en prenant les initiatives qui s’imposent conformément à son ministère paternel : « Même sur les chemins, mes brebis pourront paître, dans toutes les terres désolées elles trouveront des pâturages. Car celui qui a eu pitié d’elles les guidera, et vers les sources il les conduira » (1ère lect.). C’est parce que Dieu a été bouleversé jusqu’en ses entrailles maternelles devant notre triste sort, qu’il est venu nous sauver, comme un père vient en aide à ses enfants : « Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours » (Ibid.).
