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Témoignages - Page 37

  • Saint Pier Giorgio Frassati et saint Carlo Acutis : tous deux amoureux de Jésus et prêts à tout donner pour Lui

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    MESSE ET CANONISATION DES BIENHEUREUX :

    - PIER GIORGIO FRASSATI
    - CARLO ACUTIS

    CHAPELLE PAPALE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Place Saint-Pierre
    XXIIIe dimanche du temps ordinaire, 7 septembre 2025

    source

    Paroles prononcées avant la messe de canonisation

    Bonjour à tous ! Bon dimanche et bienvenue ! Merci !

    Frères et sœurs, aujourd'hui est un jour de grande fête pour toute l'Italie, pour toute l'Église, pour le monde entier ! Et avant de commencer la célébration solennelle de la canonisation, je voulais vous saluer et vous dire quelques mots, car si cette célébration est très solennelle, c'est également un jour de grande joie ! Je veux surtout saluer les nombreux jeunes, les enfants, qui sont venus pour cette messe ! C'est vraiment une bénédiction du Seigneur : nous retrouver tous ensemble, vous qui êtes venus de différents pays. C'est vraiment un don de la foi que nous voulons partager.

    Après la messe, si vous pouvez patienter un peu, j'espère venir vous saluer sur la place. Et donc, si vous êtes loin maintenant, nous espérons au moins pouvoir nous saluer...

    Je salue les familles des deux bienheureux, bientôt saints, les Délégations officielles, les nombreux évêques et prêtres qui sont venus. Applaudissons-les tous, merci également à vous d'être ici ! Religieux et religieuses, l'Action catholique !

    * * *

    Chers frères et sœurs,

    dans la première lecture, nous avons entendu une question : « [Seigneur,] qui aurait connu ta volonté, si tu ne lui avais pas donné la sagesse et si tu ne lui avais pas envoyé ton Esprit Saint d’en haut ? » (Sag 9,17). Nous l’avons entendue après que deux jeunes bienheureux, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, ont été proclamés saints, et cela est providentiel. En effet, dans le Livre de la Sagesse, cette question est attribuée précisément à un jeune homme comme eux : le roi Salomon. À la mort de David, son père, il s’était rendu compte qu’il disposait de beaucoup de choses : le pouvoir, la richesse, la santé, la jeunesse, la beauté, le royaume. Mais c’est précisément cette grande abondance de moyens qui avait fait naître en lui une question : « Que dois-je faire pour que rien ne soit perdu ? ». Et il avait compris que la seule façon de trouver une réponse était de demander à Dieu un don encore plus grand : sa Sagesse, afin de connaître ses projets et d’y adhérer fidèlement. Il s’était en effet rendu compte que c’était le seul moyen pour que chaque chose trouve sa place dans le grand dessein du Seigneur. Oui, car le plus grand risque de la vie est de la gaspiller en dehors du projet de Dieu.

    Dans l’Évangile, Jésus nous parle lui aussi d’un projet auquel il faut adhérer pleinement. Il dit : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 27) ; et encore : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (v. 33). Il nous appelle, en effet, à nous lancer sans hésitation dans l’aventure qu’il nous propose, avec l’intelligence et la force qui viennent de son Esprit et que nous pouvons accueillir dans la mesure où nous nous dépouillons de nous-mêmes, des choses et des idées auxquelles nous sommes attachés, pour nous mettre à l’écoute de sa parole.

    Au cours des siècles, de nombreux jeunes ont dû faire face à ce choix décisif dans leur vie. Pensons à saint François d’Assise : comme Salomon, lui aussi était jeune et riche, assoiffé de gloire et de renommée. C’est pourquoi il était parti à la guerre, dans l’espoir d’être fait ‘‘chevalier’’ et d’être couvert d’honneurs. Mais Jésus lui était apparu en chemin et l’avait amené à réfléchir à ce qu'il était en train de faire. Rentré en lui-même, il avait posé à Dieu une question simple : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » [1]. Et à partir de là, revenant sur ses pas, il avait commencé à écrire une histoire différente : la merveilleuse histoire de sainteté que nous connaissons tous, se dépouillant de tout pour suivre le Seigneur (cf. Lc 14, 33), vivant dans la pauvreté et préférant à l’or, à l’argent et aux tissus précieux de son père l’amour pour ses frères, en particulier les plus faibles et les plus petits.

    Et combien d’autres saints et saintes pourrions-nous rappeler ! Parfois, nous les représentons comme de grands personnages, oubliant que tout a commencé pour eux lorsqu’ils ont répondu ‘‘oui’’ à Dieu alors qu’ils étaient encore jeunes, et se sont donnés pleinement à Lui, sans rien garder pour soi. Saint Augustin raconte à ce propos que, dans le  « nœud tortueux et enchevêtré » de sa vie, une voix, au plus profond de lui, lui disait : « Je te veux » [2]. Et ainsi Dieu lui a donné une nouvelle direction, une nouvelle voie, une nouvelle logique, dans laquelle rien de son existence n’a été perdu.

    Dans ce contexte, nous regardons aujourd’hui saint Pier Giorgio Frassati et saint Carlo Acutis : un jeune homme du début du XXe siècle et un adolescent de notre époque, tous deux amoureux de Jésus et prêts à tout donner pour Lui.

    Pier Giorgio a rencontré le Seigneur à travers l’école et les groupes ecclésiaux – l’Action catholique, les Conférences de Saint Vincent, la FUCI, le Tiers-Ordre dominicain – et en a témoigné par sa joie de vivre et d’être chrétien dans la prière, l’amitié et la charité. À tel point que, le voyant parcourir les rues de Turin avec des charrettes remplies d’aides pour les pauvres, ses amis l’avaient rebaptisé “Entreprise Transport Frassati ” ! Aujourd’hui encore, la vie de Pier Giorgio est une lumière pour la spiritualité laïque. Pour lui, la foi n’a pas été une dévotion privée : poussé par la force de l’Évangile et son appartenance à des associations ecclésiales, il s’est engagé généreusement dans la société, a apporté sa contribution à la vie politique et s’est dépensé avec ardeur au service des pauvres.

    Carlo, quant à lui, a rencontré Jésus en famille, grâce à ses parents, Andrea et Antonia – présents ici aujourd’hui avec ses deux frères, Francesca et Michele – puis à l’école, lui aussi, et surtout dans les sacrements, célébrés dans la communauté paroissiale. Il a ainsi grandi, intégrant naturellement dans ses journées d’enfant et d’adolescent la prière, le sport, les études et la charité.

    Pier Giorgio et Carlo ont tous deux cultivé l’amour pour Dieu et pour leurs frères à travers de simples moyens, à la portée de tous : la messe quotidienne, la prière, en particulier l’adoration eucharistique. Carlo disait : « Devant le soleil, on se bronze. Devant l’Eucharistie, on devient saint ! », et encore : « La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. La conversion n’est rien d’autre que le déplacement du regard du bas vers le haut, un simple mouvement des yeux suffit ». Une autre chose essentielle pour eux était la confession fréquente. Carlo a écrit : « La seule chose que nous devons vraiment craindre, c’est le péché » ; et il s’étonnait parce que – ce sont toujours ses propos – « les hommes se soucient tant de la beauté de leur corps et ne se soucient pas de la beauté de leur âme ». Enfin, tous deux avaient une grande dévotion pour les saints et pour la Vierge Marie, et pratiquaient généreusement la charité. Pier Giorgio disait : « Autour des pauvres et des malades, moi je vois une lumière que nous n’avons pas » [3]. Il appelait la charité « le fondement de notre religion » et, comme Carlo, il l’exerçait surtout à travers de petits gestes concrets, souvent cachés, vivant ce que le pape François a appelé « la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’ » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 7).

    Même lorsque la maladie les a frappés et a fauché leurs jeunes vies, cela ne les a pas arrêtés et ne les a pas empêchés d’aimer, de s’offrir à Dieu, de le bénir et de le prier pour eux-mêmes et pour tous. Un jour, Pier Giorgio a dit : « Le jour de ma mort sera le plus beau de ma vie » [4] ; et sur la dernière photo, qui le montre en train d’escalader une montagne du Val di Lanzo, le visage tourné vers son objectif, il avait écrit : « Vers le haut » [5]. Du reste, encore plus jeune, Carlo aimait dire que le Ciel nous attend depuis toujours, et qu’aimer demain, c’est donner aujourd’hui le meilleur de nous-mêmes.

    Très chers amis, les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre. Ils nous encouragent par leurs paroles : « Non pas moi, mais Dieu », disait Carlo. Et Pier Giorgio : « Si tu places Dieu au centre de chacune de tes actions, alors tu iras jusqu’au bout ». Telle est la formule simple, mais gagnante, de leur sainteté. C’est aussi le témoignage que nous sommes appelés à suivre, pour goûter pleinement la vie et aller à la rencontre du Seigneur dans la fête du Ciel.


    [1]  Leggenda dei tre compagni, cap. I: Fonti Francescane, 1401.

    [2]  Les Confessions, II, 10,18.

    [3]Nicola Gori, Al prezzo della vita: “L’Osservatore romano”, 11 febbraio 2021.

    [4] Irene Funghi, I giovani assieme a Frassati: un compagno nei nostri cammini tortuosi: “Avvenire”, 2 agosto 2025.

    [5]  Ibid.

  • Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre en direct sur KTO

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    De KTO :

    Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre en direct sur KTO

    05/09/2025

    L'Eglise accueille deux nouveaux saints ! Ce dimanche 7 septembre 2025, les jeunes bienheureux italiens Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati sont canonisés lors d'une célébration présidée par le pape Léon XIV sur la place Saint-Pierre à Rome. Une messe à suivre en direct sur KTO et ktotv.com.

    Messe de canonisation de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati

    Dimanche 7 septembre à 10h

    Pier Giorgio Frassati, au service des pauvres

    Né en 1901, ce passionné d’alpinisme et membre actif de l’Action catholique dévoua sa vie au service des pauvres, avant de mourir à 24 ans d’une poliomyélite foudroyante. Inlassablement, il a visité les maisons des plus démunis à Turin, sa ville natale, et leur a consacré tout son argent. Nourriture, bois de chauffage, achat de médicament, il œuvre avec humilité auprès de ceux qui en ont le plus beoin, et toujours avec le sourire aux lèvres. A ses obsèques, des centaines de pauvres sont présents et sa famille découvre avec stupéfaction tout le bien que Pier Giorgio faisait autour de lui.

    Un premier miracle obtenu par son intercession avait été reconnu dans les années 1930, quelques années après sa mort. Il a ainsi été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1990. Un second miracle lui étant attribué a été reconnu en novembre 2024, après la guérison inexpliquée et sans séquelle d'un jeune américain plongé dans le coma après une grave chute.

    pier giorgio frassati

    Carlo Acutis, saint patron des geeks

    Né en 1991 en Angleterre, Carlo Acutis est issu d’une famille italienne aisée et a grandi à Milan. Très tôt, il a manifesté un fort amour pour Dieu. Il a d’ailleurs obtenu la permission de faire sa première communion avant l’âge prévu. Passionné de nouvelles technologies et nourri par l’adoration et l’eucharistie quotidienne, il a mis son talent d’informaticien au service de l’évangélisation, gérant par exemple le site internet de sa paroisse milanaise, puis lançant d’autres initiatives numériques. Il est atteint en 2006 d’une leucémie foudroyante. Il meurt à l’âge de 15 ans, et son témoignage se répand rapidement dans toute l’Italie puis le monde.

    Après un premier miracle reconnu en 2020, qui avait conduit à sa béatification la même année, le Vatican a reconnu un second miracle en mai 2024. Une guérison miraculeuse d'une adolescente après une grave chute, obtenue grâce à l'intercession du futur saint.

    carlo acutis
     
  • L'Église catholique de l'État balte d'Estonie recevra son premier bienheureux samedi

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    De Luke Coppen sur le Pillar :

    Qui est le premier bienheureux d’Estonie ?

    L'archevêque Eduard Profittlich, SJ, deviendra le premier bienheureux de l'État balte le 6 septembre.

    Archevêque Eduard Profittlich, SJ Crédit : Domaine public.

    Le cardinal autrichien Christoph Schönborn présidera au nom du pape Léon XIV la béatification de l'archevêque Eduard Profittlich, SJ, le 6 septembre, sur la place de la Liberté dans la capitale, Tallinn.

    L'évêque de Tallinn, Philippe Jourdan, a décrit l'événement comme « non seulement un moment majeur pour les catholiques estoniens, mais pour la nation tout entière ».

    « Pour la première fois, quelqu’un sera déclaré bienheureux en Estonie après avoir vécu, servi et souffert ici même sur notre terre, au cœur de l’Estonie », a-t-il écrit en août.

    Qui était l'archevêque Profittlich ? Et quel est son héritage ?

    Qui était-il ?

    Eduard Gottlieb Profittlich est né le 11 septembre 1890 dans une famille d'agriculteurs à Birresdorf, un village de Rhénanie, en Prusse. Huitième d'une famille de dix enfants, il fut baptisé le jour de sa naissance.

    Il souhaitait suivre son frère aîné, Peter, dans l'ordre des Jésuites. (Peter mourut en mission au Brésil en 1915, à l'âge de 37 ans.) Mais les parents de Profittlich insistèrent pour qu'Eduard entre au séminaire de Trèves, estimant qu'il serait plus à l'aise financièrement en tant que prêtre séculier. Il quitta le séminaire en 1913, après seulement deux semestres, pour entrer au noviciat jésuite aux Pays-Bas voisins.

    Contraint d'interrompre ses études lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il passe les années de guerre à servir comme infirmier et assistant chirurgical dans un hôpital militaire en Belgique.

    Après son ordination sacerdotale en 1922, Profittlich se porta volontaire pour servir dans la mission jésuite russe. Il fut envoyé à Cracovie, en Pologne, pour se préparer à cette mission, où il acquit une excellente maîtrise du polonais.

    Alors qu'il était à Cracovie, les relations entre le Vatican et le nouveau gouvernement communiste russe se sont détériorées, rendant impossible son voyage dans le pays.

    Il fut alors envoyé à Opole, ville alors allemande mais aujourd'hui polonaise, pour y servir comme prédicateur et maître de retraite. Il fut ensuite transféré à Hambourg, où il fut chargé de l'accompagnement pastoral des immigrants polonais.

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  • 12 choses à savoir sur le futur saint Carlo Acutis

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    De Francesca Pollio Fenton et Courtney Mares sur CNA :

    12 choses à savoir sur le futur saint Carlo Acutisbouton de partage sharethis

    C'est officiel ! Le 7 septembre, le pape Léon XIV canonisera le bienheureux Carlo Acutis et le bienheureux Pier Giorgio Frassati, premiers saints de son pontificat. Joueur et programmeur informatique, grand amateur d'Eucharistie, Carlo Acutis sera le premier saint catholique millénaire.

    Alors, qui est le bienheureux Carlo ? Voici ce que vous devez savoir :

    1. Il est né à Londres en 1991

      Carlo Acutis est né le 3 mai 1991 à Londres, où son père travaillait. Quelques mois plus tard, il s'installe à Milan avec ses parents, Andrea Acutis et Antonia Salzano.

    2. On lui a diagnostiqué une leucémie

      Carlo a reçu un diagnostic de leucémie à l'adolescence. Avant sa mort en 2006, il a offert ses souffrances pour le pape Benoît XVI et pour l'Église, déclarant : « J'offre toutes mes souffrances au Seigneur pour le pape et pour l'Église afin de ne pas aller au purgatoire, mais d'aller directement au ciel. »

    3. Carlo a aimé Dieu et l'Eucharistie dès son plus jeune âge

      Dès son plus jeune âge, Carlo éprouvait un amour particulier pour Dieu, même si ses parents n'étaient pas particulièrement pieux. Antonia Salzano, sa mère, raconte qu'avant Carlo, elle n'allait à la messe que pour sa première communion, sa confirmation et son mariage.

      Enfant, Carlo aimait réciter le chapelet. Après sa première communion, il allait à la messe aussi souvent que possible à la paroisse située en face de son école primaire. Son amour pour l'Eucharistie a également inspiré une profonde conversion à sa mère. Selon le postulateur qui défendait sa cause de canonisation, il « parvenait à entraîner sa famille, ses parents, à la messe tous les jours. Ce n'était pas l'inverse ; ce n'étaient pas ses parents qui amenaient le petit garçon à la messe, mais c'est lui qui parvenait à se rendre à la messe et à convaincre les autres de communier quotidiennement. » 

      En octobre 2023, Salzano a évoqué la dévotion de son fils au Saint-Sacrement dans l'émission « EWTN News Nightly ». Elle a déclaré : « Il disait : “Il y a des files d'attente devant un concert, devant un match de football, mais je ne vois pas ces files d'attente devant le Saint-Sacrement”… L'Eucharistie était donc pour lui le centre de sa vie. »

    4. Son témoignage de foi a conduit à des conversions

      Le témoignage de foi de Carlo, enfant, a conduit des adultes à se convertir et à se faire baptiser. Rajesh Mohur, qui travaillait comme jeune fille au pair pour la famille Acutis lorsque Carlo était jeune, s'est converti de l'hindouisme au catholicisme grâce à son témoignage. Carlo a appris à Mohur à prier le rosaire et lui a parlé de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Mohur a déclaré que l'une des choses qui l'ont le plus impressionné, en tant que non-chrétien, a été le témoignage de l'amour et de l'intérêt de Carlo pour les pauvres – son interaction avec le sans-abri qui s'asseyait à l'entrée de l'église et apportait des Tupperware remplis de nourriture aux personnes vivant dans la rue.

    5. Il a défendu l'enseignement de l'Église

      Carlo n'avait pas peur de défendre l'enseignement de l'Église, même lorsque ses camarades de classe étaient en désaccord avec lui. Nombre de ses camarades de lycée se souviennent de sa défense passionnée de la protection de la vie dès la conception, lors d'un débat en classe sur l'avortement. 

    6. Il a défendu les plus vulnérables

      Carlo était un ami fidèle. Il était connu pour défendre les enfants victimes de harcèlement scolaire, notamment les enfants handicapés. Lorsque les parents d'un ami ont divorcé, Carlo a fait un effort particulier pour l'inclure dans la vie familiale des Acuti. Avec ses amis, il a parlé de l'importance d'aller à la messe et de se confesser, de la dignité humaine et de la chasteté.

    7. Carlo était un génie de l'informatique

      Carlo était fasciné par le codage informatique et a appris seul quelques langages de programmation de base, dont le C et le C++. Il a utilisé ses compétences informatiques et sa maîtrise d'Internet pour aider sa famille à monter une exposition sur les miracles eucharistiques , qui a ensuite été présentée dans des milliers de paroisses sur les cinq continents. Son directeur spirituel a attesté que Carlo était personnellement convaincu que les preuves scientifiques des miracles eucharistiques aideraient les gens à comprendre la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie et à revenir à la messe.

    8. Il a équilibré le plaisir avec la foi

      Carlo adorait jouer aux jeux vidéo. Sa mère se souvient qu'il aimait la Nintendo Game Boy et la GameCube, ainsi que la PlayStation et la Xbox. Il parlait avec ses amis joueurs de l'importance d'aller à la messe et de se confesser, et limitait ses parties de jeux vidéo à deux heures par semaine maximum. Carlo aimait aussi Spider-Man et Pokémon.

    9. Carlo est décédé en 2006 et a été béatifié en 2020

      Carlo est décédé le 12 octobre 2006 et a été enterré à Assise. Initialement, des rumeurs affirmaient que son corps était intact, mais l' évêque d'Assise a précisé, avant sa béatification, que son corps n'était pas intact. Son corps repose dans une tombe en verre à Assise, où il est visible vêtu d'un jean et d'une paire de baskets Nike. Des milliers de personnes sont venues prier sur sa tombe lors de sa béatification en octobre 2020.

    10. Les miracles attribués à l'intercession de Carlo

      Le pape François a reconnu un deuxième miracle attribué à l'intercession de Carlo dans un décret du 23 mai 2024. Le miracle concernait la guérison d'une jeune fille de 21 ans du Costa Rica nommée Valeria Valverde, qui était sur le point de mourir après s'être gravement blessée à la tête dans un accident de vélo alors qu'elle étudiait à Florence en 2022. Le premier miracle qui a conduit à sa béatification concernait la guérison d'un garçon de trois ans au Brésil en 2013 à qui on avait diagnostiqué une malformation du pancréas depuis sa naissance.

    11. Son tombeau est devenu un lieu de pèlerinage

      Des centaines de milliers de pèlerins du monde entier se sont rendus sur la tombe de Charles depuis l'annonce de sa canonisation. Ses restes reposent dans l'église Sainte-Marie-Majeure du sanctuaire de la Spogliazione (ou du Dépouillement) à Assise, patrie de saint François et de sainte Claire.

    12. Comment regarder sa canonisation

      La canonisation de Carlo Acutis, ainsi que celle de Pier Giorgio Frassati, sera retransmise en direct sur EWTN à 3 h HE le dimanche 7 septembre, et la reprise aura lieu à 15 h HE le même jour. Le pape Léon XIV présidera la messe et les canonisations des deux jeunes bienheureux depuis la basilique Saint-Pierre de Rome.

    Cet article a été initialement publié le 20 octobre 2020 et a été mis à jour le 2 septembre 2025.

  • Pier Giorgio Frassati : une vie bien remplie

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    D'Élisabeth Hüffer sur le Tagespost :

    « Une vie bien remplie »

    Profondément priant, plein d'humour, avec beaucoup de temps pour les amis et un alpiniste enthousiaste : le frère dominicain Philipp Wagner sur le futur saint laïc dominicain Pier Giorgio Frassati.
    Frassati
    Photo : Die Tagespost avec AI | La vie chrétienne est réalisable, joyeuse et belle, comme en témoigne Pier Giorgio Frassati.

    C'est ainsi que Jean-Paul II a parlé de lui lors de sa béatification. Pier Giorgio a cherché à vivre concrètement les Béatitudes du Sermon sur la Montagne. On peut les parcourir individuellement et les comparer à sa vie : la douceur et la justice envers les pauvres transparaissent très fortement en lui dès son plus jeune âge. L'engagement pour la justice sociale était son objectif, sa principale activité parallèlement à ses études. Tout cela était combiné à une intense vie de prière.

    Qu’ont transmis les parents à leur fils ?

    Issu d'une famille de la haute société, la foi y jouait un rôle mineur. Son père, Alfredo, était un « agnostique » italien typique, fondateur et rédacteur en chef du journal « La Stampa » et ambassadeur à Berlin de 1920 à 1922. Après la marche fasciste sur Rome, il démissionna immédiatement. Pier Giorgio hérita ainsi de son éducation le courage civique et l'aversion pour une « institution menaçant la démocratie ». 

    Pier Giorgio a-t-il été éduqué à la foi et à la charité à la maison ?

    Sa mère, Adélaïde, souffrait d'une grave détresse psychologique. Il n'avait pas de famille catholique pour le soutenir, mais, grâce à sa foi profonde, il était déjà actif socialement dès son plus jeune âge. Ce n'était pas courant dans sa bulle sociale. Ses parents furent complètement surpris par ses funérailles. Ils savaient que Pier Giorgio passait beaucoup de temps avec ses amis, mais ils ignoraient qu'il se souciait des ouvriers. Plus de 10 000 personnes ont assisté à ses funérailles. Imaginez, à une époque sans réseaux sociaux. Des gens sont venus et ont compris : c'était une personne très spéciale, en qui ils avaient rencontré Dieu. 

    Le charisme dominicain est la prédication. Pier Giorgio appartenait à l'ordre laïc dominicain. Où le caractère dominicain est-il manifeste dans sa vie ?

    L'engagement de Pier Giorgio dans le monde, notamment sur les questions politiques, le lie à l'Ordre des Prêcheurs. Non seulement pour exercer la charité, mais aussi pour communiquer l'Évangile de manière très concrète. L'impulsion qui l'a poussé à rejoindre l'Ordre des Prêcheurs en tant que laïc est née de sa rencontre avec le dominicain Filippo Robotti, qui souhaitait enseigner la doctrine sociale catholique aux ouvriers de la région du Lingotto . Ce n'était pas une tâche facile, car les socialistes et les communistes, dans ce climat tendu, s'appropriaient la classe ouvrière. Pier Giorgio accompagnait le père Robotti, presque comme un garde du corps, lorsqu'il partait pour ses conférences et ses discours. Frassati considérait sa mission comme un engagement pour le monde. C'est pourquoi il n'est pas devenu novice dominicain. Il souhaitait se concentrer sur les questions sociales. Il a étudié l'ingénierie afin de pouvoir travailler avec les ouvriers en difficulté.

    Dans quelle mesure Pier Giorgio est-il un modèle pour les tertiaires dominicains d'aujourd'hui ? Et aussi pour tous les laïcs de l'Église catholique ?

    Ce qui est exemplaire chez lui, c'est qu'il était tout à fait normal, terre-à-terre et vivait d'une profonde piété. Au quotidien, il s'efforçait d'accomplir les choses essentielles avec sainteté. Il avait le sens de l'humour, savait faire la fête comme tous les étudiants et n'était pas prétentieux. Il existe une photo de lui fumant la pipe dans les montagnes. La pipe a été retouchée pour sa béatification. Il existe aussi des photos de lui assis avec des étudiants à une table remplie de bouteilles de vin vides.

    C'était un homme incroyablement pieux qui prenait l'Évangile à cœur, assistait à la messe tous les jours et récitait le chapelet. Dans les années 1920, ce n'était pas inhabituel pour un jeune catholique engagé . Ce qui était remarquable, c'était le sérieux et la ferveur avec lesquels il menait sa vie de prière. Ainsi, il ne se démarquait pas de ses amis comme un « pieux cinglé ».

    Car la sainteté ne signifie pas se promener en toute ascèse, pieux et, pour le dire crûment, le visage pâle, et faire le moins d'exercice possible. C'est le cliché négatif. Pier Giorgio a vraiment eu une vie bien remplie ; il était alpiniste et se rendait souvent en montagne avec sa communauté autofondée, la « Société des Personnages Obscurs ». Tout cela s'accompagnait toujours d'une vie de prière intense, d'un engagement social et d'une foi inébranlable.

  • Le triste sort des alaouites et des chrétiens en Syrie - Entretien avec le Dr Jens Kreinath (en anglais)

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    Du site de l'ECLJ :

    Le Dr Jens Kreinath est un anthropologue dont les principaux travaux portent sur les traditions hétérodoxes de l'islam et les lieux de pèlerinage interreligieux en Turquie. Le 11 juillet 2025, il nous a accordé cette interview pour parler du nouveau régime post-Assad en Syrie et de ce que cela signifie pour les minorités.

    Depuis 2008, le Dr Kreinath entretient des contacts étroits avec les membres des communautés alaouites et chrétiennes orientales d'Antioche/Hatay, suivant attentivement l'évolution de la situation dans la région frontalière entre la Syrie et la Turquie.

    Cette vidéo n'est disponible qu'en anglais.

  • Souffrir à cause de sa religion : une réalité pour des centaines de millions de personnes partout dans le monde

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    De Filipe d’Avillez sur le site de l'AED (France) :

    Liberté religieuse : un droit menacé pour tous, alerte l’AED

    À l’occasion de la journée de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions, la rédactrice en chef du Rapport sur la liberté religieuse de l’AED évoque la prochaine édition du Rapport et l’importance de défendre tous ceux qui souffrent à cause de leur foi.

    Attaque meurtrière contre l’église Saint-Élie de Damas le 22 juin 2025. ©Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche

    Le 22 août marquait la Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions.

    Marta Petrosillo est rédactrice en chef du Rapport sur la liberté religieuse dans le monde de l’AED, dont la prochaine édition sera lancée le 21 octobre. Dans cet entretien, elle explique pourquoi il est important de commémorer cette journée, et met en lumière les conclusions à attendre de cette prochaine édition.

    Pour certains, l’idée de souffrir à cause de sa religion paraît très éloignée. Ce phénomène touche-t-il encore de nombreuses personnes aujourd’hui ?

    En effet, je dirais que c’est une réalité pour des centaines de millions de personnes partout dans le monde. Il est important que cette journée soit dédiée aux victimes de ce type de violence, afin de faire prendre conscience, car les violations de la liberté religieuse causent des souffrances à de nombreuses personnes.

    L’AED publie cette année son Rapport sur la liberté religieuse dans le monde. Pourriez-vous nous en expliquer le contexte ?

    C’est en 1999 qu’il a été publié pour la première fois, dans le but de rendre compte des violations de la liberté religieuse et de sensibiliser à cette question. Il est actuellement publié tous les deux ans.

    C’est le seul rapport d’une ONG qui examine la situation de tous les pays et de tous les groupes religieux. Pour l’AED, si la liberté religieuse est refusée à un groupe, elle finira par être refusée aux autres. Il est donc essentiel qu’elle soit garantie de manière égale pour tous.

    Le rapport sera publié en octobre. Est-il déjà possible d’évaluer si la situation mondiale s’est améliorée ou détériorée depuis la dernière édition ?

    Depuis la première édition du rapport, la situation s’est globalement détériorée, et malheureusement, cette nouvelle édition devrait confirmer cette tendance, en particulier dans certaines régions du monde.

    Que recouvre exactement le terme de persécution religieuse ?

    Il existe trois différents types de persécution religieuse. En premier lieu, la persécution perpétrée par l’État. Il y a ensuite les persécutions causées par l’extrémisme religieux, comme celui des groupes djihadistes, et un autre type de persécution religieuse est causé par le nationalisme ethnoreligieux.

    Et quels sont les pays les plus préoccupants à l’heure actuelle ?

    L’un des continents où la situation s’est vraiment aggravée, surtout au cours des dernières décennies, est l’Afrique, où l’on constate une véritable croissance de l’extrémisme religieux. Nous voyons de nombreux groupes djihadistes perpétrer davantage d’attaques, y compris dans des pays où les relations interconfessionnelles ne posent pas de problème. Prenons par exemple le cas de la République démocratique du Congo. Historiquement, il n’y avait pas de problèmes entre les communautés religieuses, qui sont majoritairement chrétiennes, mais nous venons d’assister à une attaque majeure contre les fidèles chrétiens. C’est certainement un phénomène qui se propage dans de nombreuses régions d’Afrique, et qui tend à se répandre d’un pays à l’autre. Il y a aussi le cas du Burkina Faso qui, il y a 10 ans, ne faisait pas partie des pays les plus préoccupants, mais qui est aujourd’hui malheureusement l’un des endroits au monde où se produit le plus grand nombre d’attaques jihadistes.

    Nous avons aussi constaté une intensification du nationalisme ethnoreligieux en Asie, tandis que le Proche-Orient demeure une zone d’instabilité majeure qui pèse fortement sur la liberté religieuse. Par ailleurs, les atteintes à la liberté religieuse se multiplient également en Amérique latine.

    Ce n’est pas un tableau réjouissant… Peut-on tout de même entrevoir des raisons d’espérer ?

    Je constate des améliorations dans la sensibilisation croissante de la société civile et de certains gouvernements à ce qui se passe. Cela peut changer la donne, de façon à agir contre la violation de la liberté religieuse. Nous pouvons voir des exemples de gouvernements nommant des envoyés spéciaux pour la liberté religieuse, et de nombreuses organisations de la société civile.

    Y a-t-il également des raisons de s’inquiéter des violations de la liberté religieuse en Occident ?

    Il y en a certainement. Dans les années précédentes, nous avons assisté à une augmentation des attaques contre certains groupes religieux, à du vandalisme contre des églises, et à une augmentation des épisodes antisémites et anti-islamiques en raison de la guerre à Gaza. Il y a aussi un effort pour exclure la religion de l’espace public, y compris ce que le Pape François appelait une persécution polie. Nous sommes également préoccupés par le manque de respect pour l’objection de conscience envers les personnes travaillant dans le secteur de la santé.

    La couverture du rapport pourrait provoquer la colère de certains pays et entraîner des représailles envers des groupes religieux. Est-ce un risque réel ?

    Le rapport est un miroir, toujours factuel et objectif dans l’évaluation de la situation, et c’est très important. Nous faisons clairement référence aux sources pour chaque incident signalé. Bien sûr, il y a un risque de représailles, mais nous ne pouvons pas rester silencieux et je crois fermement que c’est ainsi que nous pourrons changer les choses.

    Nous avons eu des cas tels que celui d’Asia Bibi, où la communauté internationale est vraiment intervenue et a permis sa libération. Sans cet engagement, elle serait probablement encore en prison. C’est évidemment une question délicate, mais nous devons rendre compte de ce qui se passe, s’il est ainsi possible d’améliorer la situation.

    Le rapport suscitera sans doute de l’inquiétude chez ses lecteurs, qui voudront agir d’une manière ou d’une autre. Que peuvent-ils faire concrètement ?

    Au cours de ma carrière, j’ai rencontré de nombreuses personnes victimes de violences en raison de leur foi. Elles insistent pour ne pas être oubliées, ce qui rend le soutien indispensable. La première façon d’aider consiste à relayer leur histoire et à sensibiliser son entourage, ses collègues et ses amis. C’est un pas essentiel pour améliorer la situation. À cela s’ajoutent, bien sûr, la prière et le soutien matériel.

    Enfin, saisissez toutes les occasions de les défendre, localement comme nationalement, par tous les moyens à votre disposition. La liberté religieuse n’est pas seulement un droit humain, c’est aussi une responsabilité collective. Il nous revient de veiller à ce que ce droit fondamental soit respecté partout et pour tous.

  • « La présence chrétienne au Moyen-Orient risque de disparaître. »

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    D'Elisa Gestri sur la NBQ :

    « La présence chrétienne au Moyen-Orient risque de disparaître. »

    « Les chrétiens quittent la Cisjordanie », a déclaré le prêtre franciscain à La Bussola, parlant « de l'intérieur d'une blessure ouverte » et décrivant une génération d'enfants qui n'ont connu que la guerre, la fuite et la faim.

    28_08_2025

    Dans une récente déclaration commune, le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pizzaballa, et le patriarche grec-orthodoxe Théophile III, ont déclaré que les prêtres et les religieuses des deux Églises resteraient à Gaza aux côtés de la population dévastée par la faim et la guerre, même face à une probable opération israélienne de « déplacement forcé » ou d'« évacuation ». Les déclarations des deux prélats font suite aux menaces du ministre israélien de la Défense, Mgr Katz, de « raser Gaza » si le Hamas n'acceptait pas les conditions israéliennes et ne libérait pas tous les otages.

    Lors du Meeting de Rimini, La  Nuova Bussola Quotidiana a évoqué la grave situation à Gaza et en Cisjordanie avec le père franciscain Ibrahim Faltas, ancien curé de Jérusalem et vicaire de la Custodie de Terre Sainte, et actuellement directeur des écoles Terra Santa et de la Casa Nova à Jérusalem. Lors de la réunion, le père Faltas a participé à la présentation du documentaire « Osama – Journey Home », produit par l' association Pro Terra Sancta.

    Père Faltas, que fait la communauté internationale pour soulager les souffrances de la population de Gaza ?

    Rien. Pire encore : les parachutages d’aide humanitaire effectués par divers pays à Gaza tuent des gens et détruisent leurs tentes. Mais savez-vous combien de personnes meurent chaque jour en faisant la queue pour de la nourriture ? Tuées par les parachutages, je veux dire, ainsi que par les attaques israéliennes. Non, la communauté internationale doit intervenir autrement. Jusqu’à présent, il n’y a eu que le silence, et personne n’est intervenu.

    Nous savons que l’Italie a accueilli plusieurs enfants palestiniens gravement blessés ou malades…

    L’Italie est le premier pays européen à avoir accueilli trois cents personnes depuis le début du conflit, dont des enfants nécessitant des soins urgents et leurs accompagnateurs, et je tiens à en remercier le ministre Tajani. Je suis allé rencontrer les derniers arrivants à Ciampino il y a quelques semaines : un bébé de six mois amputé d’une jambe, une fillette de 35 kilos, décédée deux jours plus tard… Avez-vous lu les nouvelles ?

    Oui. Certains disent qu’elle est morte d’une maladie préexistante, et non de faim.

    Ils peuvent dire ce qu'ils veulent ! Si une personne pèse 35 kilos, quelle est la cause du décès ? Ils peuvent vraiment dire ce qu'ils veulent, c'est la réalité. À Gaza, les religieuses de Mère Teresa gèrent un foyer pour personnes handicapées. Avant le conflit, elles étaient quatre-vingts ; il n'en reste plus que trente. Pourquoi, à votre avis ? Trois cents personnes sont mortes de faim à Gaza rien que le mois dernier.

    Quel est le sort des chrétiens palestiniens ?

    Ils partent. Les chrétiens quittent la Cisjordanie. Sept cents personnes ont quitté Bethléem seules : si les choses continuent ainsi, la présence chrétienne au Moyen-Orient prendra fin.

    Dans son discours lors de la présentation du documentaire, le père Faltas a fermement réaffirmé sa position : « Je vis en Terre Sainte, à Jérusalem », a-t-il déclaré. Et je vous parle non pas en tant qu'observateur, mais en tant que témoin direct de ce qui se passe chaque jour depuis trop longtemps. C'est une terre que j'aime profondément, mais depuis le 7 octobre, elle est à nouveau le théâtre d'une tragédie qui semble sans fin. Tout a changé, le rythme de nos journées a changé. Les perspectives des gens ont changé. L'espoir a changé. Je vous parle du fond d'une plaie ouverte. Une plaie qui palpite à Jérusalem, à Gaza, à Bethléem, en Cisjordanie…

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  • Une découverte archéologique confirme la présence chrétienne au 7e siècle sur une île des Émirats arabes unis

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    De Crux :

    Une découverte archéologique confirme la présence chrétienne au 7e siècle sur une île des Émirats arabes unis

     

    Des archéologues travaillant sur une petite île du golfe Persique ont découvert un artefact attestant d'une présence monastique chrétienne sur l'île il y a environ 1400 ans.

    Le site est situé sur Sir Bani Yas, une île à environ 110 miles au sud-ouest d'Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, et est connu des archéologues depuis 1992.

    La preuve découverte est une croix en plâtre moulée sur une plaque d'environ 27 cm de long, 17 cm de large et un peu moins de 2,5 cm d'épaisseur. L'objet est décoré de symboles suggérant que la communauté qui y vivait appartenait à l'Église d'Orient (qui commença à se diviser lorsque l'Église refusa la condamnation de l'hérésie nestorienne au concile d'Éphèse en 431 et ne reconnut pas le concile de Chalcédoine en 451).

    Il a été découvert sur un site datant du VIIe et VIIIe siècle, fouillé pour la première fois au début des années 1990. Le site contient des bâtiments que les archéologues ont identifiés comme une église et des quartiers d'habitation monastiques.

    À l’époque où le monastère prospérait, il faisait partie d’un réseau s’étendant sur la zone des États actuels du Golfe, notamment le Koweït, l’Iran et l’Arabie saoudite.

    Maria Magdalena Gajewska, archéologue travaillant au Département de la culture et du tourisme d'Abou Dhabi, a déclaré que l'artefact a été découvert dans le cadre des premières fouilles majeures depuis que le site a été identifié pour la première fois, et qu'il s'agit des toutes premières fouilles des quartiers d'habitation du monastère.

    « Le site, le monastère, comprenait également les premières maisons – il y en a environ neuf, au nord et au nord-ouest de l'église principale », a déclaré Grajewska dans une vidéo produite par le bureau des médias d'Abou Dhabi pour faire connaître la découverte.

    « Nous pensons actuellement que c’est ici que vivaient les moines les plus anciens et qu’ils avaient des périodes de réclusion, pratiquaient la prière et la discipline mentale et spirituelle, avant de se réunir avec leurs frères au monastère », a déclaré Grajewska.

    « C’est une période très excitante pour nous », a également déclaré Grajewska, « car dans le passé, nous avons toujours supposé que ces maisons faisaient partie d’un établissement monastique dispersé, mais nous n’avons jamais eu de preuve concrète qu’elles étaient réellement habitées par des chrétiens. »

    La découverte de la plaque de plâtre avec la croix moulée dans l'une des maisons est donc une découverte significative.

    « Nous avons maintenant la preuve que ces maisons faisaient effectivement partie d’une colonie chrétienne », a déclaré Grajewska.

    Le président du département de la culture et du tourisme d'Abou Dhabi, Mohamed Khalifa Al Mubarak, a qualifié la découverte de Sir Bani Yas de « puissant témoignage des valeurs profondes et durables de coexistence et d'ouverture culturelle des Émirats arabes unis ».

  • Aider les couples qui portent la croix inattendue de l'infertilité

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    De sur le CWR :

    (Cassandra Taylor est responsable de la communication chez Springs in the Desert, un organisme catholique dédié à l'infertilité.)

    Aider les couples qui portent la croix inattendue de l'infertilité

    L’Église et ceux d’entre nous qui remplissent les bancs doivent accompagner les familles nombreuses, mais aussi accompagner les couples à qui on n’a pas donné d’enfant, ou autant d’enfants qu’ils le souhaiteraient.

    Quelques jours après notre mariage, j'ai abandonné l'idée de suivre mon cycle. Nous nous sommes dit : « Que les bébés arrivent ! »

    Mais moins de deux ans plus tard, mon mari et moi nous sommes agenouillés devant l'autel de l'église Sainte-Lucie, siège du sanctuaire national de Saint-Gérard, à Newark, dans le New Jersey. De nombreux catholiques se tournent vers saint Gérard pour lui faire part de leurs intentions concernant la grossesse et l'accouchement. Ce jour-là, nous avions formulé une grande requête de soumission au pied de la Croix. Mais Dieu, dans sa Providence merveilleuse, incompréhensible et mystérieuse, n'a pas choisi de nous accorder un miracle en cette occasion particulière (du moins, pas comme nous l'aurions espéré).

    L'abandon de notre fertilité ne se résumait pas à un bébé. Quelques jours plus tard, j'ai subi une hystérectomie médicale pour un cancer de l'utérus et des ovaires.

    Un « signe de contradiction »

    Aujourd'hui, des années plus tard, je fais partie de l'équipe de  Springs in the Desert , un organisme catholique dédié à l'infertilité. Nous fournissons des ressources et du soutien aux diocèses et aux paroisses, aux professionnels de santé et aux coachs en planification familiale naturelle, afin qu'ils puissent mieux accompagner les couples qui portent cette lourde croix.

    Notre priorité, cependant, est de nous concentrer sur les époux qui forment notre communauté. Nous nous efforçons de briser l'isolement que nous ressentons – dans nos familles, au travail et même dans nos paroisses – lorsque l'infertilité et le deuil s'invitent de façon inattendue dans nos vies.

    Bien sûr, l'équipe de Springs in the Desert pense à ces couples lorsqu'elle lit un article comme « À contre-courant, les grandes familles catholiques reflètent les magnifiques fruits de la fertilité », publié récemment par le National Catholic Register . Cet article fait l'éloge des couples qui, radicalement ouverts au don de la vie, acceptent la naissance de nombreux enfants comme un magnifique signe de contradiction dans une nation et un monde où la natalité est en crise.

    Mais les couples qui ont la chance d'avoir de nombreux enfants ne représentent qu'une facette de ce que signifie être ouvert à la vie. De l'autre, on trouve les couples qui portent le fardeau silencieux, douloureux et souvent caché de l'infertilité : jusqu'à un sur cinq, selon les CDC .

    « Les couples aux prises avec l'infertilité sont  également  des signes de contradiction dans une culture qui considère l'enfant comme un droit plutôt qu'un don », note Ann Koshute, directrice générale de Springs in the Desert, « et considère toute souffrance comme inutile lorsqu'il existe des moyens techniques de « produire » ce qui est tant désiré. »

    Les perceptions de la taille de la famille doivent inclure la réalité de l’infertilité

    L'« épidémie de solitude et de deuil chez les personnes sans enfants » contre laquelle l'article met en garde n'est pas un événement futur et abstrait. D'après notre expérience auprès des couples, elle se produit déjà . Et si nous n'élargissons pas notre compréhension générale de ce que signifie être une famille catholique fidèle, cette épidémie ne fera que s'aggraver, car les taux d'infertilité continueront d'augmenter.

    Voici quelques éléments que nous invitons les lecteurs à prendre en compte lorsqu’ils se font leur propre idée de ce à quoi devrait ressembler une famille catholique.

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  • Cameroun : des prêtres « prêts à mourir pour l'Évangile »

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    De Ngala Killian Chimtom sur Crux :

    L'archevêque du Cameroun déclare que les prêtres sont « prêts à mourir pour l'Évangile »

    25 août 2025

    YAOUNDÉ, Cameroun – L’archevêque Andrew Nkea Fuanya de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, déclare que les prêtres qui servent dans les régions anglophones du Cameroun ravagées par la guerre « sont prêts à mourir pour l’Évangile ».

    Nkea s'adressait à Crux en marge de la 78e réunion ordinaire des évêques de la Conférence épiscopale de Bamenda qui s'est tenue à Bamenda du 16 au 22 août.

    L'archidiocèse de Bamenda supervise les diocèses suffragants de Buea, Mamfe, Kumba et Kumbo et couvre l'ensemble des régions anglophones du Cameroun, zones dévastées par près de neuf ans de conflit en cours.

    Le conflit découle de l’héritage colonial complexe et des arrangements politiques post-indépendance du pays.

    En 1961, un plébiscite organisé par l'ONU a abouti à la réunification du Cameroun méridional britannique avec l'ancien territoire français pour former la République fédérale du Cameroun.

    La structure fédérale a été démantelée en 1972 à la suite d'un référendum controversé en faveur d'un État unitaire centralisé dominé par un gouvernement majoritaire francophone.

    Le ressentiment s’est intensifié face à la nomination systématique de francophones à des postes clés dans les régions anglophones, à l’exploitation de leurs riches ressources naturelles et à l’imposition perçue de la langue et des pratiques françaises dans les écoles et les tribunaux anglo-saxons.

    Les frustrations accumulées ont éclaté en manifestations à grande échelle en 2016, menées par des avocats et des enseignants exigeant des réformes.

    Le gouvernement a adopté une ligne dure, transformant finalement la crise en un conflit armé violent avec des groupes séparatistes déclarant l’indépendance de la république autoproclamée d’« Ambazonie ».

    Selon l'International Crisis Group, le conflit a fait au moins 6 500 morts. Près d'un million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, et plus de 70 000 d'entre elles ont cherché refuge au Nigéria.

    Le conflit a également rendu difficiles les investissements dans les infrastructures, aggravant un réseau routier déjà délabré.

    Nkea a déclaré à Crux qu'au milieu du conflit et des difficultés sociales, les prêtres et les évêques catholiques de la région ont gardé foi en leur mission de diffuser la Bonne Nouvelle.

    « Les prêtres ont donné leur vie pour la foi. Ils sont prêts à mourir pour l'Évangile, et donc, là où il y a un chrétien, il y a un prêtre », a déclaré l'archevêque à Crux .

    « Les prêtres sont déterminés, et nous avons des prêtres et des religieuses très héroïques qui dirigent des hôpitaux, des centres de santé, des écoles et d’autres services sociaux », a-t-il déclaré.

    L’archevêque a noté que même si les conflits et l’inaccessibilité présentent de réels défis, ils sont extérieurs à la mission fondamentale de l’Église.

    « Ces deux problèmes ne sont pas des problèmes d'évangélisation. Ce sont des problèmes sociaux, mais ils n'affectent pas notre diffusion de l'Évangile », a-t-il déclaré à Crux .

    « Personnellement, lorsque je me déplace dans des zones inaccessibles en voiture, je gare mon véhicule et je continue à vélo. Dans les endroits inaccessibles même à vélo, nous continuons à pied. Nous voyons des vidéos et des témoignages de prêtres et d'évêques parcourant de longues distances à pied pour rejoindre leurs communautés. Je tiens à souligner que ces difficultés de transport sont des problèmes sociaux, et non des obstacles à l'évangélisation elle-même », a expliqué l'archevêque.

    « Partout où il y a un chrétien, nous mettons tout en œuvre pour l’atteindre », a-t-il déclaré, soulignant la détermination des clercs et des religieux des deux régions à ne laisser aucun croyant « sans soutien spirituel », quels que soient leur localisation ou les défis à relever pour l’atteindre.

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  • Edifiant : un jeune évêque américain parle des vocations, de la messe latine, de Mgr Vigano et d'une vie de prière

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    De sur le CWR :

    Mgr Fernandes parle des vocations, de la messe latine, de Mgr Vigano et du développement d'une vie de prière.

    « Il n'y avait rien d'idéologique dans [la messe traditionnelle en latin] », explique l'évêque de Columbus, dans l'Ohio, lors d'une interview à large portée. « Nous voulions offrir cette messe pour répondre aux besoins pastoraux des fidèles. C'est un bel élément de la tradition de l'Église. »

    Mgr Earl K. Fernandes, 52 ans, dirige le diocèse de Columbus, dans l'Ohio, depuis 2022 ; à droite : la cathédrale Saint-Joseph de Columbus. (Image : Diocèse de Columbus et Wikipédia)
    L'évêque Earl K. Fernandes, 52 ans, dirige le diocèse de Columbus dans l'Ohio depuis 2022. Il est le premier évêque d'origine indienne nommé évêque aux États-Unis.

    Ses parents sont originaires de Mumbai, en Inde. Son père, médecin, a immigré aux États-Unis en 1970 pour exercer la médecine à l'hôpital St. Charles de Toledo, dans l'Ohio. Lui et sa femme Thelma ont eu cinq fils ; Earl était le cadet. La famille était pieuse ; Earl a fréquenté des écoles catholiques et se destinait initialement à la médecine, comme son père. Après deux ans de médecine, il a opté pour le séminaire.

    Il a été ordonné prêtre pour l'archidiocèse de Cincinnati en 2002. Depuis, il a occupé divers postes, notamment celui de professeur de séminaire et de secrétaire du nonce apostolique aux États-Unis, d'abord auprès de l'archevêque Carlo Vigano, puis du cardinal Christophe Pierre. Il était curé de la paroisse Saint-Ignace de Loyola à Cincinnati lorsqu'il a été nommé évêque de Columbus.

    Il est impliqué auprès de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, notamment en tant que président du sous-comité des affaires asiatiques et insulaires du Pacifique. Auteur prolifique, il donne régulièrement des conférences et anime des retraites dans tout le pays.

    CWR : Bien qu’une grande partie de l’Inde soit hindoue, vos parents étaient de fervents catholiques et vous ont élevé dans un foyer catholique pratiquant.

    Mgr Earl Fernandes : Oui. Bien que l’Inde compte 1,4 milliard d’habitants, seulement 2 % environ sont catholiques. Mes parents étaient catholiques de rite latin.

    Mgr Fernandes : Nous allions à la messe et récitions le rosaire, les litanies de Lorette et la neuvaine perpétuelle à la Petite Fleur. Nous fréquentions une paroisse pauvre de Tolède, Saint-Thomas d’Aquin. Nous allions régulièrement en pèlerinage à la basilique et au sanctuaire national de Notre-Dame de la Consolation à Cary, dans l’Ohio. Tout au long de mon enfance, mon imagination était imprégnée d’une belle culture catholique.

    CWR : A-t-il été difficile pour la famille de s’adapter à la vie en Amérique ?

    Mgr Fernandes : Il y a eu une période d'adaptation. Ma mère a compris très tôt que nous n'avions pas de famille élargie en Amérique ; nous n'avions que la famille proche et l'Église. Elle nous a dit de travailler dur, de prier et d'étudier dur. Elle était institutrice en Inde et mettait l'accent sur l'éducation. Trois de ses fils sont devenus médecins, un magistrat et le cinquième évêque catholique.

    Grandir dans l'Église catholique dans les années 70 a été une période étrange, tant sur le plan liturgique que catéchétique. Mon père nous enseignait la religion à partir du Catéchisme de Baltimore. Mes parents étaient toujours attentifs à ce que nous apprenions et faisions. J'ai fréquenté l'école paroissiale et le lycée Saint-François-de-Sales.

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