comme on pourra le constater en visionnant cette video (source) :
BELGICATHO - Page 1017
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Il n'y a aucune comparaison possible entre le djihad et les croisades
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Amélie Nothomb, Gabriel Ringlet : même combat ?
Lu sur Sud Presse de ce 4 septembre (p. 17) :
Gabriel Ringlet et Amélie Nothomb seront réunis pour une… messe
Gabriel Ringlet a adoré le dernier livre « Soif » d’Amélie Nothomb qui incarne Jésus à cette occasion. « C’est sans doute son meilleur livre », juge le théologien, n’en déplaise aux intégristes. Il l’aime à un tel point qu’il la conviera à donner la messe du Vendredi Saint chez lui, à Malèves-Sainte-Marie. … Ce n’est pas la première fois que le prêtre catholique invite des personnalités connues pour relire le texte de la Passion du Christ. … Des moments qui attirent un monde fou, soit près de 250 personnes. « Car on ne peut pas en accueillir plus, sinon on serait près de 400. Beaucoup de gens sont touchés car on parle de la souffrance de manière différente ». De la souffrance, il y en a beaucoup dans le dernier livre d’Amélie Nothomb. « Elle parle de la souffrance d’un homme qui n’aurait jamais dû s’embarquer dans cette histoire de la croix. Cela fait 40 ans que je dis cela. On a fabriqué une génération pleine de douleurs avec cette ambiguïté face à la souffrance. Ce livre va faire énormément de bien. » … Amélie Nothomb se plaint d’être insultée par des intégristes. « Je le suis aussi en disant que je la soutiens. Il y a des gens qui ont fait leur fonds de commerce sur une conception nauséabonde que rien ne bouge. Ils font partie du passé ».
Rien ne fâche plus la société d’aujourd’hui que la conception chrétienne de la souffrance et de la mort qui affligent notre monde transitoire issu de la faute originelle. Compatir et soulager la peine font, éminemment, partie du message de l’Evangile mais, comme le dit si bien l’auteur de l’ « Imitation de Jésus-Christ » (XVe siècle), « disposez de tout selon vos vues, réglez tout selon vos désirs, et toujours vous trouverez qu’il vous faut souffrir quelque chose, que vous le vouliez ou non : et ainsi vous trouverez toujours la Croix ». Au cœur du mystère de l’homme, la Croix de Jésus nous montre que l’Amour en lui-même est une Passion. Comme l’a remarqué un jour Benoît XVI, « en disant que la souffrance est une face intérieure de l’amour, nous comprenons pourquoi il est si important d’apprendre à souffrir et, inversément, pourquoi éviter à tout prix la souffrance rend l’homme inapte à la vie : celui qui a intérieurement accepté la souffrance mûrit et devient compréhensif envers les autres et plus humain. Celui qui a toujours évité la souffrance ne comprend pas les autres : il devient dur et égoïste ». Et, en ce sens aussi, nous pouvons répéter cette parole de saint Josémaria, si mal comprise : « bénie soit la douleur, sanctifiée soit la douleur » (Chemin, n° 208) qui accomplit l’Homme nouveau. Car depuis le matin de Pâques nous le savons : sa croix et ses plaies sont devenues glorieuses : « Christus resurgens ex mortuis, jam non moritur : mors illi ultra non dominabitur » (Rom., 6,9). Dans un monde qui a cessé d’être chrétien un tel discours est devenu incompréhensible: les Gabriel Ringlet et autres Amélie Nothomb ne sont évidemment pas les seuls à en faire partie.
JPSC
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80e anniversaire de l'invasion de la Pologne; comment Pie XII et l'Église ont sauvé des vies pendant la Seconde Guerre mondiale

De Paulina Hoeing sur le National Catholic Register :
Comment Pie XII et l'Église ont sauvé des vies pendant la Seconde Guerre mondiale
Analyse historique du 80e anniversaire de l’invasion de la Pologne par Hitler
C'était le 1er septembre 1939 et la terreur a envahi les cœurs et les esprits de nombreuses personnes en Europe - et en particulier en Pologne. Des avions allemands rugissaient dans les cieux de la Pologne, lançant bombe après bombe, alors que des chars et des soldats franchissaient la frontière.
Dans son livre intitulé Hitler, la guerre et le pape, Ronald J. Rychlak estime qu’à la fin de la guerre, Adolf Hitler aurait assassiné 6 millions de Juifs dans des camps de la mort nazis construits principalement en Pologne. Environ 3 millions de Polonais catholiques seraient avec eux, tandis que 2 millions de Polonais catholiques étaient contraints de travailler comme esclaves pour le Troisième Reich en Allemagne.
Il vaut la peine de lire la suite (en anglais) sur le National Catholic Register
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Comment l’éducation idéologique du Parti communiste chinois sape l’esprit des enfants
De site Bitter Winter :
L’éducation idéologique du PCC sape l’esprit des enfants
Lors du symposium pour les professeurs de théorie idéologique et politique qui s’est tenu le 18 mars à Pékin, le président Xi Jinping a souligné à plusieurs reprises la nécessité de cultiver des générations de talents qui soutiendront les dirigeants du PCCet le système socialiste chinois. Cette action doit commencer avec les écoles et les enfants, a-t-il affirmé.
Le 11 juin, le Bureau de l’éducation de Jiujiang, une ville située dans la province du Jiangxi au sud-est du pays, a publié un avis prescrivant l’introduction d’un cours de « culture rouge » dans les programmes de maternelle, le but ultime étant de poser les jalons de la formation des héritiers du socialisme en exposant les enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) à « l’esprit rouge » et en suscitant en eux des « émotions rouges. » Ces cours doivent refléter l’essentiel de la série d’allocutions de Xi Jinping sur le sujet. Les enseignants sont obligés de faire pleinement usage des ressources sociales pour guider les jeunes enfants vers la perception et l’expérience de la culture communiste dans la vie, introduite via des activités ludiques visant à semer les germes des « gènes rouges » dans leurs jeunes esprits. (...)
En juillet, Jiujiang, Nanchang et d’autres villes de la province du Jianxi ont organisé un camp d’été de « pensée révolutionnaire » réunissant plus de 200 élèves du primaire et du secondaire, dans l’une des soi-disant « bases révolutionnaires » situées à Jinggangshan, une ville-comté limitrophe de la province du Hunan, considéré comme le « berceau de la révolution chinoise ». Base des communistes chinois et de l’armée rouge dans les années 1920, Jinggangshan est désormais un centre d’activités offrant diverses formations à la gloire de la révolution prolétarienne chinoise.
Selon l’un des élèves présents au camp, les instructeurs leur ont raconté des histoires au sujet de l’héroïsme du président Mao et d’autres dirigeants révolutionnaires, les qualifiant de « très courageux », tout en recommandant aux enfants « de toujours porter le président Mao à cœur ».
Des élèves en uniforme de l’Armée populaire, portant des sacs à dos sur lesquels sont imprimés le portrait du président Mao et le slogan « Servir le peuple ». (Une photo de WeChat) Lien permanent Catégories : Actualité, Culture, Enseignement - Education, International, Jeunes, Politique, Société 0 commentaire -
Quand les fillettes musulmanes se voilent : l'expression d'un libre choix ?!
De Nesrine Briki sur le site Causeur.fr :
Islam: le « libre choix » des fillettes de se voiler
Décryptage d'une inquiétante vidéo de propagande
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"Choisir la mort, c’est refuser l’espérance"; le pape dénonce la pratique de l'euthanasie
D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :
Le Pape dénonce l’euthanasie, fondée «sur une vision utilitariste de la personne»
Les audiences reprennent pour le Pape François en ce premier lundi de septembre. En fin de matinée, le Saint-Père a reçu environ 150 membres de l’Association Italienne d’Oncologie Médicale (AIOM). Il leur a rappelé l’importance de l’attention à accorder au malade, avant de s’élever contre l’euthanasie et de proposer comme exemple à suivre Jésus, venu «pour guérir l’humanité».
Le Pape est d’abord revenu sur les principales missions de cette association fondée en 1973, et qui se réunira dans quelques semaines pour un congrès national. Il a mentionné l’importance accordée par l’AIOM au «soin de la relation avec le malade», rendue visible lors de cette audience par la présence de quelques patients.
Une technologie au service de tout homme
L’oncologie - spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers – telle que la pratique cette association italienne est «une oncologie de la miséricorde», a expliqué le Pape, «parce que l’effort de personnaliser les soins révèle une attention non seulement à la maladie, mais au malade et à ses caractéristiques». Elle montre aussi que la «technologie se met au service des personnes». «La technologie n’est pas au service de l’homme quand elle le réduit à une chose, quand elle fait la distinction entre celui qui mérite encore d’être soigné et celui qui, en revanche, ne le mérite pas, parce qu’il est considéré seulement comme un poids», a-t-il insisté.
Choisir la mort, c’est refuser l’espérance
Puis le Pape s’est exprimé sur l’euthanasie, une pratique qui «en apparence seulement se propose de promouvoir la liberté personnelle». En réalité, «elle se base sur une vision utilitariste de la personne, laquelle devient inutile ou peut être assimilée à un coût», «souvent même à un déchet», si les espoirs d’amélioration disparaissent. En revanche, l’accompagnement du malade et de ses proches durant toutes les phases de la maladie, grâce aux soins palliatifs ou à l’accueil en établissements spécialisés, «contribue à créer une culture et des pratiques plus attentives à la valeur de chaque personne», a souligné François. «Ne vous découragez jamais devant l’incompréhension que vous pourrez rencontrer, ou devant la proposition insistante de voies plus radicales et expéditives», a-t-il demandé. «Si l’on choisit la mort, les problèmes en un certain sens sont résolus ; mais combien d’amertume derrière ce raisonnement, et quel refus de l’espérance comporte le choix de renoncer à tout et de couper tous les liens !», a poursuivi le Pape. Un défi consiste donc à redonner l’espérance, en particulier dans les cas les plus difficiles.
Protéger l’environnement pour protéger la santé
François s’est ensuite arrêté sur le thème de la prévention et de la sensibilisation concernant les cancers, indiquant que la meilleure prévention est «celle d’un environnement sain et d’un style de vie respectueux du corps humain et de ses lois». Cela «dépend non seulement de choix individuels, mais aussi des lieux où l’on vit et qui, surtout dans les grands centres, soumettent le physique à un stress continuel à cause des rythmes de vie et de l’exposition à des agents polluants». Autrement dit, le soin de «notre maison commune» est nécessaire pour la bonne santé de l’humanité. «La protection de l’environnement et la lutte contre les tumeurs deviennent alors les deux faces d’un même problème, deux aspects complémentaires d’une même bataille de citoyenneté et d’humanité», a résumé le Pape.
Jésus, médecin des âmes et modèle de tendresse
Le Saint-Père a enfin encouragé ses hôtes à se tourner vers Jésus, le «plus grand maître en humanité», pour qu’Il inspire leurs gestes et soit leur compagnon de route. Jésus peut aider les malades «à trouver la force de ne pas interrompre les liens d’amour, d’offrir leur souffrance pour les frères, de garder vivante l’amitié avec Dieu». Il peut aider les médecins «à regarder toujours le bien des autres, à se dépenser avec générosité, à lutter pour un monde plus solidaire»; d’autant plus, a fait noter François, que le Seigneur a été comme un «collègue», le «médecin envoyé par le Père pour guérir l’humanité». Enfin, Jésus peut encourager chacun «à se faire proche de ceux qui souffrent, des petits surtout, et à mettre les faibles à la première place, pour que grandissent une société plus humaine et des relations empreintes de gratuité, plus que d’opportunité».
L'intégralité de l'allocution du pape figure sur le site zenit.org.
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La mort du cardinal Silvestrini, membre éminent du "groupe de Saint-Gall"
De Nico Spuntoni sur le site de La Nuova Bussola Quotidiana (30 août 2019) en traduction française sur le site "Benoît et moi" (où figure tout un "dossier" concernant ce cardinal qui aurait inspiré Olivier Legendre ("Confession d'un cardinal", "L'espérance d'un cardinal") :
Mort de Silvestrini, « metteur en scène » du Groupe de Saint-Gall
Le Cardinal Achille Silvestrini est mort à l’âge de 95 ans. Grand ami de Prodi, il était considéré comme une sorte de père spirituel du centre-gauche italien. Il semble qu’il ait fait pression pour l’excommunication de Lefebvre, contre l’avis de Ratzinger. Avec les autres membres du « groupe de Saint-Gall », il a tenté, en 2005, d’empêcher l’élection de Benoît XVI et en 2013, il a accueilli avec faveur celle de Bergoglio.
Il est parti le jour même où son « filleul », Giuseppe Conte, était sur le point de recevoir la tâche de former un nouveau gouvernement, gouverné par une majorité – probablement – plus appréciée par ce monde du « catholicisme démocrate » dont il fut pendant des décennies le plus influent représentant ecclésial. Le cardinal Achille Silvestrini est retourné au Seigneur à l’âge vénérable de 95 ans. Il est décédé hier matin au Vatican, dans son appartement du Palazzina della Zecca.
Le Préfet émérite de la Congrégation pour les Églises orientales fut sans aucun doute l’une des figures les plus importantes de l’histoire de la Curie romaine dans la seconde moitié du XXe siècle et au-delà. Qu’il suffise de dire que le cardinal originaire de Romagne est entré à la Secrétairerie d’État en 1953, s’occupant des relations avec les pays de l’Asie du Sud-Est. Pendant six ans, il a été sous-secrétaire du Conseil des affaires publiques de l’Église (dont il est devenu plus tard le secrétaire) et, à ce titre, a dirigé la délégation du Vatican à la Conférence de Genève sur le Traité de non-prolifération nucléaire. C’est lui qui a obtenu l’inclusion de la mention de la liberté religieuse dans l’Acte final de la Conférence d’Helsinki de 1975.
Au Palais Apostolique, il a collaboré avec Domenico Tardini et Amleto Cicognani (son compatriote), mais son ascension à la Curie s’est faite au fil des années aux côtés d’Agostino Casaroli, père de la dite Ostpolitik du Vatican, dont Silvestrini était un des principaux interprètes.
Sous le pontificat de saint Jean Paul II, qui n’avait la même vision que lui de la politique à adopter en Europe de l’Est, le prélat de Brisighella devint évêque et le très puissant secrétaire pour les relations avec les Etats. Ce poste lui a permis de diriger la délégation du Saint-Siège dans les négociations pour la révision du Pacte du Latran, conclues avec l’accord de Villa Madama en 1984. La contribution apportée à la signature du nouveau concordat fut un prélude à son élévation au cardinalat, au consistoire du 28 juin 1988. Mais après le pourpre, Jean-Paul II le nomma préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, puis à la tête de la Congrégation pour les Églises orientales.
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Treize nouveaux cardinaux...
De Vatican News :
Le Pape nomme de nouveaux cardinaux
Ce dimanche 1er septembre, après la prière de l’Angélus, le Pape François a annoncé la nomination de 10 nouveaux cardinaux.Ils seront créés cardinaux lors d’un consistoire qui se tiendra le 5 octobre prochain au Vatican. «Leur provenance exprime la vocation missionnaire de l’Église qui continue à annoncer l’amour miséricordieux de Dieu à tous les hommes de la terre», a déclaré le Souverain Pontife avant de dévoiler la liste des futurs cardinaux :
1- Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot, mccj- président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.
2- Mgr José Tolentino Medonça- archiviste et bibliothècaire de la Sainte Église Romaine.
3- Mgr Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo- archevêque de Jakarta (Indonésie).
4- Mgr Juan de la Caritad Garcia Rodriguez- arcehevêque de San Cristobal de la Havane (Cuba).
5- Mgr Fridolin Ambongo Besungu, ofm. Cap- archevêque de Kinshasa (RDC).
6- Mgr Jean-Claude Höllerich, sj- archevêque de Luxembourg (Luxembourg).
7- Mgr Alvaro L. Ramazzini Imeri- archevêque de Huehuetenamgo (Guatemala).
8- Mgr Matteo Zuppi- archevêque de Bologne (Italie).
9- Mgr Cristobal Lopez Romero sdb- archevêque de Rabat (Maroc).
10- Le père Michael Czerny, sj- sous-secrétaire de la section Migrants du Dicastère pour le service du développement humain intégral.
A ces nouveaux membres du Collège cardinalice, le Pape adjoint encore 2 archevêques et un évêque «qui se sont distingués par leur service à l’Église». Il s’agit de :
1- Mgr Michael Louis Fitzgerald- archevêque émérite de Nepte et ancien nonce apostolique.
2- Mgr Sigitas Tamkevicius, sj- archevêque émérite de Kaunas (Lituanie)
3- Mgr Eugenio Dal Corso. psdp- évêque émérite de Benguela (Ouganda)
À première vue, ce sont les amis habituels de Sainte Marthe, avec un affront à l'égard de Benoît XVI : S.E. Mgr Michael Louis Fitzgerald est promu cardinal "pour son service de l'Eglise" alors que Benoît XVI l'avait écarté du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux dont il était alors président et envoyé comme nonce en Égypte sans même le recevoir en audience (source).
On remarquera également que l'archevêque de Paris, Mgr Aupetit, ne figure pas parmi les nouveaux "porporati".
Pour le blog "Rorate Caeli", "il s’agit sans aucun doute du groupe de cardinaux-électeurs le plus libéral jamais constitué. Au moins deux d'entre eux sont largement connus dans les cercles romains pour leurs préférences "gay" (et le mot "gay" est utilisé ici à bon escient, afin d'inclure l'ensemble de la "culture gay" homosexuelle mentionnée par Benoît XVI dans son document de 2005 sur les séminaristes qu'il convient d'écarter), ainsi que 2 jésuites libéraux. Même ceux qui sont explicitement non libéraux, comme l'archevêque de Kinshasa, ont été choisis probablement en raison de leur proximité extrême avec l’Église allemande et des préoccupations des évêques allemands."
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Timebunt gentes (graduel de la messe du XXIIe dimanche du temps ordinaire)
Graduale Graduel Ps. 101, 16-17 R/. Timébunt gentes nomen tuum, Dómine, et omnes reges terrae glóriam tuam. V/. Quóniam aedificávit Dóminus Sion, et vidébitur in maiestáte sua. R/. Les nations craindront Ton Nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire, V/. Parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu'Il sera vu dans Sa majesté. -
Hong Kong : réflexions sur un silence assourdissant
De Françoise THIBAUT sur Magistro.fr :
Hong Kong : Un silence assourdissant
Le plus stupéfiant est le silence obstiné de la Grande Bretagne, pourtant architecte des Traités de session et de protection jusqu'en 2047 du Statut particulier "Un pays –deux systèmes" destiné à assurer la solidité financière et sociale de ce lieu unique au monde, devenu, au fil des décennies, indispensable à l'équilibre mondial.
Hong Kong fait partie du 'quintette' des grandes places financières mondiales avec New York, Londres, Francfort, Singapour... Les banques britanniques, les compagnies d'assurances (la Lloyd et ses filiales), les sociétés de transit, d'affrètement en tous genres, ont des intérêts considérables à Hong Kong, qui reste un des sites majeurs de la prospérité britannique. Alors pourquoi ? Le tout récent gouvernement Johnson est-il si embourbé dans ses salades internes et le destin du Brexit ?Peut-être la "diplomatie secrète" est-elle en marche, puisque le rutilant Trump met son gros grain de sel dans l'affaire ? Les vides juridiques, en l'état du conflit, sont sidérants : la République Populaire de Chine ne respecte pas son engagement international, le déclare "inexistant", affichant son mépris intense pour le système juridique de l'Occident.
En second lieu, l''ensemble occidental n'a pas réagi depuis les premiers coups d'épingle faits au Statut, et ne réagit toujours pas à la brutale attaque actuelle ; presque rien des Européens (à part de jolies paroles creuses), rien du Conseil de sécurité de l'ONU, rien du FMI pourtant gardien du fric mondial ni de la Banque Mondiale pour dire "cessons ce jeu mortifère".
Alors ?... Les Nations riveraines du Pacifique se mobilisent plus ou moins, notamment le Japon (avec prudence), les membres de l'ASEAN, l'Australie, le Canada... Ils ont tous beaucoup d'argent à Hong Kong : l'homme le plus riche de Vancouver est Hongkongais, celui de Darwin aussi, Melbourne s'agite, Djakarta trépigne, Singapour s'inquiète terriblement. Faudrait-il envoyer le Prince Charles (c'est lui qui, les larmes aux yeux, a recueilli le défunt drapeau de l'Union Jack en 1997) voir cette incolore Madame Lim, chef paravent de l'exécutif, et lui enjoindre de raisonner Monsieur Xi et ses collègues. (pure utopie!)
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Le cdH a cessé d'être chrétien; cessera-t-il d'être "humaniste" ?
Lu sur Le Soir de ce 31 août (p. 6-7) :
CDH : « Si on change de nom, humaniste n’y figurera probablement plus »
Maxime Prévot (CDH) : « Je n’ai pas envie de renier ce qui a été, mais ces questions religieuses et philosophiques ont vocation à être gérées et vécues à l’échelle de l’homme. Et donc ne constituent pas un élément qui doit structurer une offre politique. Cela ne doit pas être un pilier du nouveau rêve que j’ai envie de proposer à la population, mais cela doit être respecté. Et demain, que vous soyez laïc, catholique, musulman, protestant peu importe, dès lors que vous vous retrouverez dans le nouveau rêve contemporain, moderne, visionnaire, progressiste que l’on propose, vous serez les bienvenus. Ce qui a peut-être été mal vécu par une partie de nos électeurs historiques, quand on est passé de PSC à CDH, c’est l’impression qu’il fallait cacher un héritage, une conviction, et parallèlement, on a fait une course effrénée aux communautés, à Bruxelles singulièrement. J’ajoute : on voit bien l’effritement des piliers, mutuelle, syndicat…, qui se sont de longue date distancés de nous, ce que nous assumons. Ce n’est donc pas par un retour vers ces piliers que je compte structurer l’avenir du parti. Pour ma part, je suis philosophiquement hybride : j’ai fait ma petite communion, ma fête de morale laïque et aujourd’hui je me sens un chrétien en questionnement. Cela m’amène à considérer que ça relève de chacun mais que cela n’a pas à influencer la manière dont l’offre politique se structure. On peut peut-être s’interroger sur la décision d’avoir retiré le « C » de chrétien au CDH, mais on n’en est plus là. 20 ans plus tard, je veux être fédérateur sur une nouvelle offre politique, il faut donc quitter l’introspection sur ce qui s’est fait il y a 20 ans. Je veux regarder ce qu’on va pouvoir faire sur les 20 années qui viennent, au moins. »
Il semble que pour "refonder" son parti et réenchanter la politique, Maxime Prévot veuille s'inspirer d'Emmanuel Macron dont la politique correspond sans doute au "nouveau rêve contemporain, moderne, visionnaire, progressiste" qu'il désire promouvoir.
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Amazonie : les enjeux du synode
Une excellente synthèse publiée par le mensuel « La Nef » (septembre 2019) :
« Du 6 au 27 octobre se tiendra à Rome le synode sur l’Amazonie. L’« instrument de travail », rendu public le 17 juin, a été l’objet de nombreuses critiques. Analyse des enjeux du synode.C’est assurément la surprise qui a accueilli, l’an dernier, l’annonce de la convocation d’un synode pour l’Amazonie, qui aura lieu du 6 au 27 octobre 2019. Pourquoi – s’est-on interrogé – consacrer un synode à une région particulière, alors que la mondialisation tend à rendre transversaux les enjeux auxquels est confrontée l’Église ? Et pourquoi l’Amazonie en particulier, alors que cette région, quoique très étendue (7,8 millions de km²) et couvrant neuf pays différents (1), n’est peuplée que de quelques millions d’habitants ?
Une partielle réponse à cette question peut être recherchée dans l’Instrumentum laboris (instrument de travail) rédigé par le REPAM (Red Eclesial Pan-Amazónica) (2), puisque ce document, intitulé « Nouveaux chemins pour l’Église et pour une écologie intégrale », permet de mieux cerner les objectifs du synode.
Deux d’entre eux doivent être plus particulièrement évoqués ici : le premier – l’ordination des hommes mariés –, parce qu’il sera sans doute le plus commenté ; le second – faire de l’Amazonie un modèle pour l’Église –, parce qu’il inspire toutes les pages de l’Instrumentum laboris.Objectifs du synode
L’ouverture de la prêtrise aux hommes mariés n’est pas, du moins pas en apparence, l’objectif principal du synode, mais il est assurément celui qui retiendra le plus l’attention. En tout cas, il est expressément mentionné par l’Instrumentum laboris, celui-ci invitant explicitement les pères synodaux à réfléchir à la possibilité de « procéder à l’ordination sacerdotale de personnes aînées, préférablement autochtones, respectées et acceptées par leur communauté, même si elles ont une famille constituée et stable, dans le but d’offrir les sacrements qui accompagnent et sanctionnent la vie chrétienne ».Mais, à lire l’Instrumentum laboris, le synode vise un objectif bien plus considérable : il s’agit ni plus ni moins d’inviter l’ensemble de l’Église catholique à se mettre à l’écoute de l’Amazonie et à s’inspirer des sagesses des peuples de la région. Pourquoi ? Parce que l’Amazonie est un véritable « lieu théologique », un « lieu épiphanique », un lieu de la révélation de Dieu : à l’inverse des Églises occidentales dont le paradigme est trop souvent fondé sur une rupture (entre Dieu et la nature, entre les hommes et la nature), il n’existe pas, dans cette immense région périphérique, de séparation entre le cosmos, la divinité, la terre et ses habitants. Autrement dit, pour reprendre une formulation chère au pape François, « tout y est connecté ». Et cette sagesse ancestrale, cette « cosmovision », qui est elle-même un fruit de l’Esprit Saint, antérieur à la révélation chrétienne, doit devenir « un point de référence pour la mise en application d’un nouveau paradigme d’écologie intégrale ».
