De Charles Becquérieux sur le site de France Catholique :
Peut-on prouver l’existence de Dieu ?
mercredi 28 août 2019

- La création d’Adam Chapelle Sixtine, Vatican
Nous avons tous appris que c’était impossible ! Qu’en est-il ?
Pourquoi impossible ? On ne nous l’a pas vraiment expliqué… Cela a été présenté comme un « acquis de la pensée moderne ». La simple évocation de quelques noms suffisait à nous impressionner : « Après Kant, Nietzsche, Marx et Freud, plus rien ne sera jamais comme avant »... Mais alors, que faire de tous les grands métaphysiciens qui ont passé leur temps à prouver rationnellement l’existence d’une cause première : Platon, Aristote, Plotin, Anselme, Thomas d’Aquin, Duns Scot, Descartes, Leibniz se seraient-ils tous trompés ? Nos professeurs auraient été bien en peine de le démontrer. L’essentiel était que la question soit écartée. Pourquoi ? Soyons clairs : il s’agissait moins d’une impossibilité logique que d’un interdit idéologique.
Une foi en Dieu subjective ?
En Europe, et particulièrement en France, la modernité a eu besoin, pour émerger, de s’opposer à la religion, et de la chasser hors de l’espace public. Elle l’a fait manu militari, mais elle l’a aussi fait sur le plan intellectuel. Dans ce contexte, il convenait de considérer que la croyance en l’existence de Dieu – qui constitue le préambule de la foi religieuse proprement dite – ne relève pas du constat rationnel, accessible à tout esprit attentif, mais du sentiment subjectif, individuel, privé. Des goûts et des couleurs, en d’autres termes. L’enseignement philosophique – comme appareil idéologique d’État – s’est donc beaucoup consacré à discréditer la raison dans les matières métaphysiques, en tenant pour acquis que les philosophes des « Lumières », Hume et Kant, disons. Puis, plus tard, les philosophes du « soupçon » (Nietzsche-Marx-Freud) ont définitivement évacué la question. C’est généralement ce qu’un lycéen retient de sa courte année de philo. Quand il en retient quelque chose...
L’abandon de l’apologétique
À partir des années 1960, l’enseignement catholique lui-même, dans sa pastorale, a semblé rallier le mouvement général, en abandonnant l’apologétique, c’est-à-dire la défense rationnellement argumentée de la crédibilité de la vraie religion. Saint Thomas d’Aquin a disparu des séminaires, les vieux manuels ont été vendus au marché aux puces. Le fidéisme, c’est-à-dire l’attitude consistant à séparer complètement la foi de la raison, qui était jusqu’ici un trait typique du protestantisme, a fini par gagner le clergé – sans parler des fidèles. En contradiction formelle avec la doctrine la mieux établie.
Car le magistère est sans ambiguïté sur ce sujet : « La Sainte Église tient et enseigne que par la lumière naturelle de la raison humaine Dieu peut être connu avec certitude au moyen des choses créées » (Constitution dogmatique Dei Filius). Autrement dit, il n’est pas nécessaire d’avoir la foi pour savoir qu’il existe un Dieu. Même sans la Révélation, par le simple usage de leur entendement, les hommes sont capables d’apercevoir la nécessité d’un Dieu créateur. Le Livre de la Sagesse (XIII, 1) ne disait pas autre chose : « Ils sont inconsistants tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de reconnaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. » Quant à la foi proprement dite, c’est autre chose ! C’est la confiance en Dieu. Ce n’est pas une affaire philosophique.
Recours à la métaphysique
Mais alors, dira-t-on, comment doit-on s’y prendre pour démontrer l’existence de Dieu ? Là aussi, le magistère nous montre la voie. Pie XII, dans Humani generis, nous donne la méthode : « Pour démontrer avec certitude l’existence d’un Dieu personnel, il faut recourir aux principes inébranlables de la métaphysique, à savoir le principe de raison suffisante, le principe de causalité et le principe de finalité. »
Vaste programme me direz-vous ! Eh bien ! c’est celui de nos trois prochaines chroniques. J’essaierai de montrer que l’usage de ces trois principes fondamentaux n’a pas perdu de sa vigueur ni de sa légitimité, et qu’il est possible, en s’appuyant sur eux, de retrouver les grandes conclusions de la métaphysique classique. Nous verrons bien si la philosophie nous conduit, comme le dit saint Jean-Paul II dans son catéchisme (§31), à « de vraies certitudes concernant l’existence de Dieu ».
Lu sur le site de "La Libre Afrique": « On se croirait à l’époque coloniale »: des internautes se sont indignés de la photo d’un touriste assis sur une chaise à porteurs pour l’ascension du volcan Nyiaragongo dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La photo a été prise et partagée sur Instagram dimanche par le photo-reporter britannico-canadien Finbarr O’Reilly. Elle montre un touriste porté sur une sorte de « tipoy » par quatre Congolais dans le parc des Virunga, près de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
La première ordination d’un évêque chinois depuis l’accord signé en 2018 entre Pékin et le Saint-Siège a eu lieu le 26 août dans le diocèse de Jining, en Mongolie-Intérieure. Le père Antoine Yao Shun, âgé de 54 ans, prêtre du diocèse de Jining, a été ordonné dans la cathédrale Notre-Dame du Rosaire de Jining. La cérémonie était présidée par Mgr Paul Meng Qinglu, évêque de Hohhot, vice-président de l’Association patriotique des catholiques chinois (CCPA), et concélébrée par Mgr Matthias Du Jiang, évêque de Bameng, par Mgr Paul Meng Ningyou, évêque de Taiyuan dans la province de Shanxi, et par Mgr Joseph Li Jing, évêque de Ningxia dans la région autonome Hui du Ningxia. Une lettre de la conférence épiscopale chinoise (BCCCC) a été lue durant la cérémonie, déclarant que Mgr Yao a été élu « selon la tradition de la nomination des évêques de la Sainte Église et les règles de la BCCCC ». « Après vérification et une élection valide, nous donnons aujourd’hui notre accord. Ce candidat a été approuvé par le pape », a poursuivi la lettre.
