Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BELGICATHO - Page 1249

  • Faut-il gommer traditions et coutumes au nom de l'ouverture et de la tolérance ?

    IMPRIMER

    De Christian Carpentier, éditorialiste en chef, sur le site de SudInfo.be :

    Edito: une tolérance à double sens

    La polémique sur la croix de la mitre de saint Nicolas pourrait rester anecdotique, s’il s’agissait d’un cas isolé. Ce n’est hélas pas le cas. Elle arrive après tant d’autres de même souche, qui ont successivement porté sur les crèches, les sapins et autres bûches de Noël, quand ce n’était pas sur la dénomination des congés scolaires.

    Que la Belgique, comme bien d’autres, soit issue d’une vieille domination catholique, personne ne peut le nier. Qu’elle soit également une terre historique de migration non plus. Pas plus d’ailleurs que ce dernier constat suppose des efforts – pas toujours suffisants de part et d’autre – en matière d’intégration de ces nouvelles populations.

    Ce qui est en train de changer, ce sont les frontières que certains tentent de leur faire franchir, à ces efforts nécessaires. Cela pose lourdement question, donnant la désagréable impression que notre société, au nom de cet indispensable vivre ensemble, serait obligée de renier ses traditions et ses coutumes. Donc, souvent, son histoire. Disons-le tout net : ce n’est pas acceptable.

    Les créateurs de ces polémiques disent vouloir favoriser l’intégration de ceux que le passé catholique de nos contrées indisposerait. Mais ils le font de façon tellement ridiculement excessive que c’est l’inverse qu’ils suscitent. C’est d’autant plus inouï de bêtise qu’à ce que l’on sache, leur dernière cible a, de tout temps, été le patron des enfants. De tous les enfants. Quelle que soit leur origine ou leur confession. Une belle preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit, à laquelle certains feraient bien de réfléchir sérieusement.

  • Belgique : l'euthanasie comme soin palliatif ?

    IMPRIMER

    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : l’euthanasie comme soin palliatif ?

    Les chercheurs du Zorg rond het Levenseinde (VUB-UGent) viennent de publier les résultats d’une étude* réalisée en Flandre en 2013 sur 6.871 décès, montrant que 70% personnes ayant été euthanasiées ont bénéficié de soins palliatifs avant que le médecin ne provoque leur mort. Ceci démontre, énoncent les auteurs, que l’euthanasie n’est pas incompatible avec les soins palliatifs.

    Toutefois, les chiffres indiquent également que 30% des personnes ayant été euthanasiées n’ont pas bénéficié de cet accompagnement palliatif. 

    Ce pourcentage interpelle puisque la loi dépénalisant l’euthanasie stipule que l’euthanasie n’est légale que si ont été « évoqu[ées] avec [le patient] les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences ». L’étude annonce que la circonstance de bénéficier ou non de soins palliatifs au moment de la demande n’a aucune incidence sur les chances de se voir accorder l’euthanasie.

    Se pose ainsi clairement la question du « filtre palliatif » : une personne faisant la demande d’euthanasie ne devrait-elle pas automatiquement tenter d’être accompagnée par une équipe palliative qui, par sa compétence et son soutien, soulagerait sa douleur et sa souffrance, avant d’affirmer que sa souffrance est « insoutenable et inapaisable » ? Quid des cas où, au nom de l’autonomie du patient, la personne n’a pas souhaité que sa souffrance soit apaisée ?

    La Fédération européenne des soins palliatifs (EAPC) rappelle par ailleurs régulièrement qu’inclure l’euthanasie dans une dynamique de soins palliatifs est en totale contradiction avec la philosophiemême de ceux-ci, puisque l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) définit les soins palliatifs comme ceux qui « soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normal » et « n’entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

    La pratique de l’euthanasie ne serait-elle pas en train de miner le déploiement de l’accompagnement palliatif et l’endurance imaginative que l’on attend des soignants engagés dans celui-ci ?

    Involvement of palliative care in euthanasia practice in a context of legalized euthanasia: A population-based mortality follow-back study

     Voir également le Dossier de l’IEB « Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ? » du 4 septembre 2015.

    Source : RTL, Bioedge

  • Jean-Paul II et l'Islam

    IMPRIMER

    Jean-Paul II .jpgBelgicatho a relayé ici Quand Jean-Paul II prophétisait l'invasion de l'Europe par l'Islam une surprenante « prophétie » attribuée à saint Jean-Paul II. Quoi qu’il en soit de la véracité de cette confidence de style apocalyptique, elle ne peut contredire la parole publique que ce grand Pape a exprimée à maintes reprises sur l’attitude que nous devons avoir vis-à-vis de l’Islam. Le site « Benoît et moi » propose à ce sujet la traduction d' un commentaire bien venu d’Aldo Maria Valli, un journaliste italien, licencié en sciences politiques de l’université du Sacré-Cœur à Milan. 

     «Je vois l'Église affligée d'une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire, celles du communisme et du totalitarisme nazi. Elle se nomme l'islamisme. Ils envahiront l'Europe. J'ai vu les hordes venir de l'Occident vers l'Orient».

    Ces paroles de Jean-Paul II, citées par Monseigneur Mauro Longhi, ont fait grand bruit. Monseigneur Longhi, prêtre de l'Opus Dei, a dit (durant une rencontre publique à Bienno) que la vision lui fut décrite directement par Jean-Paul II en 1992.

    Longhi, qui a pu fréquenter le Pape Wojtyla pendant des années, a confirmé dans son récit que Jean-Paul II avait une vie mystique intense, incluant même des visions. L'une d'entre elles concernait l'islam: «l'Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d'araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Eglise du troisième millénaire, vous devrez contenir l'invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement»

    On m'a demandé: mais selon toi, il est possible que Wojtyla ait parlé ainsi? Je n'ai pas de réponse. D'autre part, je n'ai aucune raison de douter de la correction de Monseigneur Longhi et de la véracité de l'histoire.

    Je crois que l'épisode narré est de toute façon utile pour une réflexion, aussi brève soit-elle, sur la manière dont Jean-Paul II s'est mis en relation avec le monde islamique.

    Comme nous le savons, au cours de son long pontificat, le pape Wojtyla a accordé une grande importance au dialogue avec l'islam, à tel point qu'il s'est rendu plusieurs fois dans des pays musulmans et est entré, premier pape de l'histoire, dans une mosquée de Damas en 2001.

    Il existe de nombreux textes dans lesquels Jean-Paul II réfléchit sur le rapport avec l'Islam.

    La base de toutes les interventions se trouve dans "Nostra aetate", le document du Concile Vatican II (28 octobre 1965) consacré au dialogue avec les religions non chrétiennes, dans lequel il est dit que «l'Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes».

    Jean-Paul II a vraiment toujours fait preuve d'estime et de respect, mais nous ne pouvons pas ignorer les réflexions ultérieures qu'il a proposées. Des réflexions caractérisées par trois aspects: la loyauté dans la reconnaissance des différences, la nécessité de procéder toujours à la lumière de la vérité et la demande de garantir la réciprocité en matière de liberté religieuse

    Lire la suite

  • Le suicide assisté augmente fortement en Suisse

    IMPRIMER
  • Quand Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

    IMPRIMER

    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

    Selon l'agence Asianews, Pékin interdit depuis une semaine aux agences de voyage chinoises de faire de la publicité et d'organiser des visites de la basilique Saint-Pierre de Rome et du Vatican.

    Les agences de voyage en Chine confirment… Il leur est désormais interdit de faire de la publicité ou de de programmer des voyages et visites à la basilique Saint-Pierre de Rome et dans tout le Vatican sous peine d’une forte amende, en raison de l’absence de relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-Siège. La nouvelle, parue dans un article de Radio Free Asia, est relayée par l’agence Asianews qui a eu confirmation de ses correspondants. L’interdiction est effective depuis le 16 novembre dernier. L’amende en cas de transgression s’élève 300 000 yuan, soit l’équivalent de plus de 39 000 euros selon un employé de l’agence chinoise Phoenix Holidays International Travel Agency.

    Tourisme ou pèlerinage ?

    Depuis quelques années, le tourisme chinois vers l’Italie ne cesse de grimper, selon divers agents du secteur touristique, notamment pour visiter le Vatican, les musées et la basilique Saint-Pierre. Parmi les touristes, de nombreux jeunes et un grand nombre de chrétiens qui en profitent pour faire un pèlerinage sur les tombes des apôtres. Asianews attribue ce flux à la reprise des négociations entre Pékin et le Saint-Siège, mais également aux audiences du pape François pendant lesquelles le Saint-Père, pour les saluer personnellement, se prête volontiers au jeu des selfies, se laissant photographier à leurs côtés, au milieu de leurs drapeaux rouges.

     

    Lire la suite sur aleteia.org

  • L'esclavage en Lybie et l'éclairage de l'Eglise

    IMPRIMER

    D'Odilon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau (24 novembre) :

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Un reportage de CNN sur la Libye, diffusé le 14 novembre, a montré que l’esclavage n’était pas une pratique disparue. Certains migrants qui essayent de rejoindre l’Europe sont capturés et vendus, les hommes pour des travaux forcés, les femmes comme objets sexuels.

    Le problème de l’esclavage est lié à la mentalité, au rapport à l’autre, à une certaine vision de l’Homme. Si la particularité de l’Homme est bien d’être cette créature « capax Dei », son rapport à Dieu, qu’il y croie ou pas, le façonne. La religion a donc un impact très important sur les mentalités. Ainsi en Europe, le christianisme, en enseignant que l’homme est créé à l’image de Dieu, a permis la reconnaissance d’une égalité de dignité entre tous les hommes.

    En Libye, la population est constituée à 97 % de musulmans selon la CIA. Or, dans l’Islam, la place de la liberté est très différente. La traduction courante du mot Islam est d’ailleurs « soumission ». L’approche de l’esclavage est donc sans comparaison avec la vision chrétienne. Il y est beaucoup plus toléré, voire accepté.

    En effet, cette position chrétienne sur l’esclavage est conforme au message du Christ « aime ton prochain comme toi-même ». Il aura pourtant fallu 1500 ans pour que l’esclavage soit condamné, c’est dire combien cette évolution a été lente.

    Dès la lettre aux Galathes de Saint Paul, l’Église dégage la stricte égalité entre tous les hommes devant Dieu, « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Ga 3, 28).

    Lors des conciles nationaux des VI et VII siècles, l’Église met en place les premières avancées majeures sur le sujet : l’interdiction de mise à mort de l’esclave, le droit d’asile par l’Église de l’esclave menacé de mort et la reconnaissance de l’affranchissement comme un acte pieux.

    C’est le 13 janvier 1435 que le pape Eugène IV publie la première encyclique sur le sujet, Sicut Dudum. À l’époque, des indigènes des îles Canaries avaient été dépossédées de leurs biens et réduits à l’esclavage. Le pape a donc déclaré que tous ceux qui avaient asservis des indigènes et ne les libéraient pas seraient frappés d’excommunication.

    Deux bulles papales de Nicolas V, Dum Diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455), accordées au roi du Portugal, donnent l’autorisation à celui-ci d’attaquer les Sarrasins, de les réduire en servitude et de confisquer leurs biens. Ces deux bulles, en autorisant brièvement l’asservissement d’hérétiques, sont une parenthèse dans l’histoire de l’Église, entre l’encyclique Sicut Dudum et la lettre apostolique Rubicensem de Pie II en 1462. Dans cette dernière, le pape qualifie l’esclavage de « grand crime ».

    En 1537, le pape Paul III, par la lettre apostolique Veritate Ipsas, reconnaît les Amérindiens comme hommes, qui, en tant que tels, ne peuvent être dépossédés de leurs biens ou réduits en esclavage. Cette lettre est suivie de la bulle Sublimis Deus. Ce dernier texte concerne les Amérindiens « et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts ».

    Le 3 décembre 1839, Grégoire XVI dénonce le retour de l’esclavage par la bulle In Supremo Apostolatus :

    « Désireux d’éloigner cette infamie si grande de tous les territoires des chrétiens [...] en vertu de l’autorité apostolique, Nous avertissons tous les fidèles chrétiens […] que personne désormais n’ait l’audace de tourmenter injustement des Indiens, des Nègres et d’autres hommes de cette sorte, de les dépouiller de leurs biens ou de les réduire en esclavage. »

    Quelques années plus tard, Léon XII, dans ses encycliques In Plurimis (1888) et Catholicae Ecclesiae (1890), rappelle l’interdiction de l’esclavage, insistant sur la contradiction entre celui-ci et le respect de la dignité humaine.

    Il aura fallu plusieurs siècles pour que l’Église condamne définitivement l’esclavage tel qu’il était alors compris (asservissement par la contrainte physique). Cette condamnation a été rendue possible par l’organisation hiérarchique de l’Église, par la figure du pape, mais aussi et surtout par la Révélation et tout le travail de recherche de la vérité mené par les théologiens.

    En Libye la solution ne peut pas être simplement une intervention physique qui traiterait les maux mais pas les causes. L’impact sur le terrain stopperait la traite mais sans changement de mentalité, le risque persisterait que ces méthodes surgissent de nouveau. La solution à long terme ne peut passer que par l’évangélisation et la propagation du message du Christ au plus grand nombre. Alors vraiment il n’y aura plus « ni esclave ni homme libre ». 

  • Une nouvelle église aux Emirats Arabes Unis

    IMPRIMER

    De l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Émirats Arabes unis : Autorisation pour une nouvelle église

    Publié le 21 novembre 2017

    Marc Fromager, directeur de l’AED, est de retour des Émirats Arabes Unis. Dans cette interview avec l’AED, il nous livre des informations sur la vie de l’Église locale et revient sur la visite du Patriarche Bechara Rai en Arabie Saoudite, pays voisin des Émirats. 

    Marc Fromager, vous rentrez des Émirats Arabes Unis. Quelle est l’atmosphère là-bas? 

    C’est un pays étonnant où plus de 80% de la population est étrangère. Ces expatriés n’ont pas vocation à rester et leur présence est sévèrement contrôlée. La majorité provient d’Asie avec de forts contingents de la péninsule indienne mais aussi des Philippines. Parmi eux, on compte un certain nombre de chrétiens, ce qui fait que les 8 paroisses catholiques du pays sont totalement débordées : il y a tout simplement trop de fidèles à vouloir assister aux messes.

    En soi, c’est bien sûr une bonne nouvelle même si on aimerait bien qu’il y ait l’autorisation pour au moins quelques églises supplémentaires. Mgr Paul Hinder, le Vicaire apostolique pour l’Arabie Sud, m’a justement confié qu’un nouveau lieu pour une église venait d’être autorisé, ce dont il se réjouissait bien sûr.

    Collée à son évêché à Abu Dhabi (la capitale des E.A.U.), il y a une grande mosquée et lorsqu’il y a l’appel à la prière, on ne s’entend plus du tout. Cette mosquée est nommée Marie, Mère de Jésus! Étonnant, non?

    –    La péninsule arabique connaît actuellement une certaine agitation, notamment en Arabie Saoudite. Les E.A.U. en sont-ils affectés ?

    Les deux pays sont liés, ne serait-ce que par leur intervention au Yémen et plus généralement par une forme d’appréhension à l’encontre de l’Iran. Ce qui se passe chez leurs voisins saoudiens a forcément un impact sur les émiratis, d’autant que l’onde de choc est à la fois économique, politique et religieuse.

    Sur ce dernier point, la virulence avec laquelle le prince héritier saoudien a critiqué le wahhabisme ne pourra pas ne pas avoir de conséquences sur la scène religieuse de la péninsule.

    –   Justement, quel sens donner à la visite historique du Patriarche maronite Bechara Rai en Arabie Saoudite?

    Cette visite est évidemment liée aux événements qui se déroulent au Liban et notamment la démission surprise du Premier Ministre le 4 novembre dernier, derriere laquelle il est difficile de ne pas voir la main saoudienne. Le Patriarche n’est pas uniquement le chef des maronites mais une réelle autorité politique au Liban et c’est sous cet angle qu’il faut sans doute comprendre ce déplacement. Il n’en demeure pas moins qu’il est une des principales figures du christianisme au Moyen-Orient et que cette visite constitue une première.

    –    Quelles sont les conclusions de cette visite ? peut-on espérer une ouverture vers la liberté religieuse ?

    Certains y ont vu ou ont cru pouvoir interpréter que cette visite annonçait une probable prochaine autorisation de construction d’une église en Arabie Saoudite – il n’y en a aucune en dépit de plus de 2 millions de chrétiens dans le pays – mais sans doute est-il encore trop tôt pour arriver à ce genre de conclusion. En réalité, rien n’a été officiellement annoncé et le fait que la nouvelle ait largement circulé ne confirme en rien son authenticité.

    Quant à une éventuelle évolution de la situation religieuse à l’intérieur du pays, qui vivra verra! L’ambition de MBS (Mohammed ben Salmane Al Saoud, le prince héritier) sur ce sujet semble aussi vaste que sur d’autres sujets – reformes économiques et politique étrangère – mais attendons d’abord d’en voir l’application concrète. Quoiqu’il en soit, nous vivons une époque passionnante ! Espérons qu’elle puisse être constructive et porteuse de paix dans cette région sous tension permanente.

  • 2 décembre : Veillées pour la Vie à Bruxelles et Namur

    IMPRIMER

    23844804_1632418566781208_3657938971737563875_n.jpg

  • Comprendre l'anthropologie chrétienne avec Cyril Brun

    IMPRIMER

    D'InfoCatho.fr :

    Comprendre l’anthropologie chrétienne

    Sans titre.jpg

    Dans un entretien présentant deux de ses ouvrages, Cyril Brun revient sur l’anthropologie chrétienne.

    30 minutes pour comprendre…

     

  • Le nombre de catholiques latino-américains a baissé de 13%

    IMPRIMER

    D'AlterInfos.org :

    AMÉRIQUE LATINE - Plus de 60% de la population continue à se déclarer fidèle à l’Église catholique

    La Civiltà Cattolica Iberoamericana

    La dernière enquête Latinobarómetro donne un aperçu de l’évolution de la religiosité latino-américaine. Texte publié par Religión digital le 7 juillet 2017.

    Bien que le nombre de catholiques ait chuté ces dernières années, l’Amérique latine reste profondément croyante, avec plus de 60% de la population qui se déclarent fidèles de l’Église catholique, même s’ils ne le sont pas tous au même degré.

    Quoique le nombre de catholiques ait baissé dans le continent, passant de 80% à 67% – selon un rapport du Latinobarómetro [1] présenté l’année dernière – il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle plus de la moitié de la population continue à suivre l’Église de Rome avec à sa tête le Pape François.

    Cela est particulièrement notable au Paraguay, qui compte 88% de fidèles, ou en Équateur, avec 81% de fidèles. Ce sont les deux pays qui comptent le plus grand nombre de croyants catholiques, suivis de près par le Mexique et le Venezuela, avec 79%, même si d’autres études (comme celle du centre de recherches Pew, aux États-Unis) situent aussi à ce rang la Colombie. Le cas du Mexique mérite une mention à part, car le nombre de catholiques non seulement n’y a pas baissé, mais a augmenté légèrement.

    Même si 13% de diminution est un chiffre à prendre en compte, l’opinion majoritaire chez les experts est une préoccupation moindre concernant l’Amérique, qui continue aujourd’hui d’être l’un des fiefs les plus notables de la religion catholique.

    Le plus curieux de l’affaire est peut-être que la grande majorité de ceux qui abandonnent la religion catholique ne le font pas pour devenir athées ou agnostiques (quelque chose qui paraît survenir uniquement dans deux pays, l’Uruguay et le Chili), mais se convertissent à d’autres religions, dans la plupart des cas à l’Église évangélique.

    De fait, les protestants ont augmenté dans la même mesure que le nombre de catholiques diminuait, ces protestants étant en outre plus pratiquants et plus confiants en leur institution. Au Brésil, par exemple, ils sont désormais la religion majoritaire. Curieusement, la religion qui ne cesse de stagner parmi les Latino-Américains est celle qui croît le plus rapidement dans le monde : l’Islam. Tandis que pour l’année 2050 on estime que le nombre de musulmans aura augmenté de 73% dans le monde, devenant la religion avec le plus grand nombre de fidèles, en Amérique latine elle aura seulement conquis 13% de la population.

    Au milieu de ces chiffres se détache la figure du Pape François, Jorge Mario Bergoglio, car de nombreux experts considèrent que le travail du Saint Père argentin a beaucoup freiné la perte de fidèles dans le monde entier (thème qui le préoccupe, comme lui-même le reconnaissait devant nous). Ses projets de flexibiliser la posture de l’Église sur des questions comme le mariage, l’homosexualité, le sacerdoce des femmes, le divorce ou la contraception, sont en syntonie avec cet objectif public, contraire dans une large mesure à la rigidité dogmatique établie traditionnellement depuis le Vatican.

    - Dial – Diffusion de l’information sur l’Amérique latine – D 3432. 

    - Traduction d’Annie Damidot pour Dial. 

    - Source (espagnol) : Religión digital, 7 juillet 2017.

    En cas de reproduction, mentionner au moins l’auteur, la traductrice, la source française (Dial) et l’adresse internet de l’article.

    -----------------------

    [1Le Latinobarómetro est une ONG qui réalise des sondages d’opinion dans 18 pays d’Amérique latine. Elle a son siège au Chili – NdT.

  • Les attaques contre les églises orthodoxes : une pratique habituelle des autorités albanaises

    IMPRIMER

    278401.p.jpgDe Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes. Dans le cadre de la campagne d’éradication de la minorité grecque en Albanie,  quelques monastères et églises « monuments archéologiques » ont décrété que leur accès serait désormais payant. Après la destruction de la chapelle Saint-Athanase à Drymades (au début de 2016), les autorités albanaises prennent des mesures restrictives à l’égard de l’Église orthodoxe en Albanie. Sur le site de l’Institut du patrimoine culturel du ministère albanais de la culture, il est mentionné que dans la province d’Avlon sont introduits des « billets spéciaux permettant la visite des monuments et des territoires archéologiques ». L’entrée est désormais payante pour le monastère Saint-Nicolas à Mesopotamo, le monastère des Quarante Martyrs, l’église de l’Icône de la Mère de Dieu des Blachernes à Berat, ainsi que d’autres lieux saints orthodoxes. Il est significatif que le ticket d’entrée n’a été établi que pour les églises orthodoxes, tandis que des mesures similaires n’ont pas été prises pour les mosquées et les églises catholiques-romaines. À l’initiative des autorités, des icônes et des vases sacrés avaient été enlevés de certaines églises pour être exposés dans les musées d’État.

    Les attaques contre les églises orthodoxes sont devenu pratique habituelle pour l’Albanie contemporaine. Dans une série de cas, l’enlèvement des objets précieux et la destruction des églises sont effectués par l’État lui-même. Il y a un certain temps, des fresques uniques du célèbre iconographe Onuphre (XVIème siècle), en Albanie centrale, ont été détruites. De nombreux objets sacrés des monastères et églises orthodoxes ont été exportés à l’étranger et vendus au marché noir des antiquaires. Il y a quelque mois, des inconnus ont volé 18 icônes byzantines de l’église Sainte-Marina à Lambovo. Dans la ville de Premeti, des fonctionnaires, sous le motif de « rachat d’anciennes dettes », ont volé dans l’église orthodoxe de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu des icônes, des vases sacrés et même un une cloche. Dans l’église de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu à Lambovo ont eu lieu des prises de vue d’un film, dont le sujet était « l’indigne conduite du clergé orthodoxe ». Les photographies, sur lesquelles de jeunes femmes faisaient de la publicité pour des robes de mariage dans les églises orthodoxes de Berat et d’Elbasan ont rencontré un large écho. Les mannequins on posé dans des attitudes provoquantes devant l’Autel et les icônes. Il y a quelques mois, la ministre albanaise de la culture Mirela Kumbaro, dans une interview au journal Gazeta Shqiptare a déclaré que l’État transférerait toute une série de monuments en des mains privées, étant donné que celui-ci n’est pas en mesure d’assurer leur préservation et leur restauration. Répondant à la question du journaliste qui demandait si les monastères et les églises orthodoxes seraient restitués par l’État, la ministre a répondu : « J’appelle les communautés religieuses à participer à la restauration des monuments. Par ailleurs, je considère que les églises sont des lieux remarquables pour l’organisation de manifestations culturelles et sociales : des concerts, des expositions, des forums ». L’archevêque Anastase, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie a exprimé l’opinion selon laquelle « L’Église orthodoxe en Albanie continue à être persécutée par les autorités : les lieux saints, confisqués du temps du régime athée, dont un grand nombre de monastères, ne lui sont toujours pas restitués ». Comme le dit l’archevêque, « ce n’est pas l’affaire des autorités politiques à définir ce qui est sacré et ne l’est pas ».

  • Russie : un million de signatures pour la défense de la vie

    IMPRIMER

    De Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Un million de signatures pour la défense de la vie en Russie

    Un million de signatures pour la défense de la vie humaine dès le moment de la conception, pour l’interdiction des avortements artificiels et pour l’attribution de fonds du budget fédéral pour aider les femmes enceintes et les familles avec enfants seront transmises le 21 novembre 2017 à l’administration du président russe Vladimir Poutine par des représentants du mouvement Pro-vie, selon les informations de l’agence Interfax-religion. Il est prévu que les participants se mettent en rang près de l’Administration du Kremlin avec des boîtes pleines de signatures, collectées par des bénévoles dans toutes les 85 régions du pays. Ces boîtes sont au nombre de cent, décorées par des dessins d’enfants. Des actions auront lieu plus tard mardi près des ambassades des pays où est protégée la vie de l’enfant avant la naissance, en soutien des positions législatives de ces États. Une « flash mob » au moyen des réseaux sociaux aura lieu également le même jour. Des partisans au droit de a vie dès le moment de la conception téléchargeront des photos avec le hashtag #миллион_ и _я (1 million et moi) et #зажизнь (pour la vie). « La vie des enfants avant la naissance est protégée dans 139 pays à des degrés divers. Quant à la Russie mourante, elle appartient à la catégorie des pays les plus libéraux dans ce domaine, où la vie d’un enfant avant sa naissance n’est pas protégée du tout », a déclaré le coordinateur du mouvement Serge Tchesnokov. Le métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk a parlé de ce sujet récemment à l’émission télévisée « L’Église et le monde », déclarant que du point de vue de l’Église et de beaucoup de professionnels de la médecine et hommes de sciences, les fœtus sont des êtres humains. « Du point de vue de l’Église », a-t-il précisé, le fœtus n’est pas une partie du corps maternel, mais un autre être humain ». Au mois d’août, le mouvement « Pro-vie » de Russie avait annoncé la collecte de plus d’un million de signatures pour soutenir l’initiative d’attribuer un montant du budget de l’État aux familles nombreuses. La liste de signatures contient également une proposition de protection de la vie de chaque enfant dès le montant de sa conception.