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BELGICATHO - Page 1552

  • Quand les assassins sont parmi nous

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    De Dominique Jamet sur Boulevard Voltaire :

    Les assassins sont parmi nous…

    Paris a connu sa nuit la plus sanglante, la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une nuit de massacre, de sang et de mort.

    Dominique Jamet
    Journaliste et écrivain
    Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication

    Lorsque les quatre tueurs ont fait irruption dans la salle de concert du Bataclan, un témoin, un survivant, rapporte qu’ils ont crié « Allahou akbar ! ». L’un d’entre eux a prononcé quelques phrases où il était question de la Syrie. Puis ils ont ouvert le feu. Ils ont tiré aveuglément sur la foule des spectateurs. Ils ont tiré dans le tas. Au nom de Dieu. De leur Dieu. Le Dieu du carnage.

    Ça devait arriver. On le savait. On ne savait ni où ni quand ni comment. On ne connaissait ni le lieu ni le jour ni l’heure, mais on le savait. C’est arrivé. Paris a connu sa nuit la plus sanglante, la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une nuit de massacre, de sang et de mort.

    Les précautions prises, les mesures adoptées en vertu du plan Vigipirate, poussé à l’écarlate, n’ont servi de rien, et pas plus les malheureux soldats qui patrouillaient trois par trois au pied de la tour Eiffel ou dans les halls d’Orly et de Roissy que les vigiles qui priaient courtoisement les dames d’ouvrir leur sac à l’entrée des grands magasins. La veille encore, le ministre de l’Intérieur se félicitait de la vigilance qui avait permis à la police de déjouer un vague projet d’attentat contre la base navale de Toulon. Pendant ce temps, dans le secret le plus absolu, quelques dizaines de fanatiques armés jusqu’aux dents dont l’enquête nous dira s’ils étaient fichés comme « radicalisés », dangereux, déjà partis ou revenus de Syrie, mettaient la dernière touche à la préparation de leur raid sauvage.

    La France avait pris le parti, avec les moyens dont elle dispose, de participer aux opérations de bombardement menées depuis des mois dans le ciel de l’Irak et de la Syrie par l’étrange coalition qui poursuit dans le désordre et l’inefficacité des buts compliqués et des ennemis variables au Moyen-Orient. On annonçait à son de trompe au début de cette semaine le départ pour la région de notre unique porte-avions flanqué d’une frégate britannique et d’un bâtiment belge. Pouvions-nous imaginer que nos actions qui, pour limitées qu’elles soient, frappent à quatre heures d’avion de Paris les positions djihadistes et leurs alentours, resteraient indéfiniment sans réplique ? Pouvions-nous imaginer que Daech ou Al Qaida, qui disposent en Europe d’une cinquième colonne infiltrée dans la population n’exerceraient aucune représaille contre notre pays ? Ce n’est ni dans leur caractère ni dans leurs habitudes.

    Nous nous sommes impliqués dans un conflit qui ne connaît ni trêve ni frontières, où l’adversaire ne fait aucune distinction entre le front et l’arrière, entre militaires et civils, entre innocents et coupables. Nous nous retrouvons, hébétés, en première ligne. Nous avons vécu la nuit dernière, pour la première fois, une situation qui est depuis des années le quotidien de Bagdad, de Kaboul, de Beyrouth, de Damas ou de Mogadiscio dont nous suivons distraitement le martyre à travers les quelques lignes et les quelques secondes que veulent bien leur accorder nos médias dès lors que le nombre des victimes d’un attentat y dépasse les dizaines.

    La guerre que nous nous flattions de tenir à distance nous a rattrapés. Elle est sur nous, nous sentons son haleine brûlante sur nos villes, nos aéroports, nos gares, nos stades, nos théâtres, nos cinémas, nos cafés, nos restaurants, nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos facultés, nos stades, nos métros, nos commissariats, nos avenues, nos rues. Les cibles sont partout, nous sommes tous des cibles et les assassins sont parmi nous, prêts à frapper où ils veulent, quand ils veulent. Il faut nous rendre à l’évidence : nous ne pouvons faire la guerre au loin et avoir la paix chez nous.

    Le gouvernement, dans l’urgence, a décrété l’état d’urgence. Il a décidé, face au terrorisme, de reprendre le contrôle de nos frontières que la grande invasion pacifique des migrants ne lui avait pas paru justifier. Face à la réalité de la menace terroriste, il a dans les faits, en cas de flagrant délit, rétabli la peine de mort rayée de notre droit, et il ne se trouvera personne, espérons-le, pour le lui reprocher. Peut-être va-t-il se décider à mettre hors d’état de nuire les quelques milliers d’individus repérés et fichés comme dangereux, peut-être va-t-il se décider à donner le coup de pied qui s’impose dans la fourmilière salafiste, à incarcérer ou à expulser les prêcheurs de haine, les propagandistes de la soumission, les adeptes de la violence et d’une manière plus générale tous ceux qui, vivant en France ou titulaires de papiers français, sont dans leur tête et se conduisent dans leurs actes comme de fidèles ressortissants du califat des Barbares. Peut-être comprendra-t-il enfin que les islamistes ne nous offrent le choix qu’entre la soumission et la guerre et que, tout compte fait, s’il faut faire la guerre, il vaut mieux, comme disait le vieux Louis XIV, la faire à nos ennemis qu’à nos enfants.

    Passé le moment de la stupeur, le temps du deuil et l’appel à l’unité nationale, que nos dirigeants prennent et assument leurs responsabilités, et qu’ils sachent qu’ils seront jugés aux actes.

  • Le message de l'archevêque de Paris après le carnage de cette nuit

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    MESSAGE DU CARDINAL VINGT-TROIS SUITE AUX ATTAQUES TERRORISTES À PARIS

    (source)

    Notre ville de Paris, notre pays, ont été frappés hier soir avec une sauvagerie et une intensité particulières.

    Après les attaques de janvier dernier, après l’attentat de cette semaine à Beyrouth et tant d’autres au long de ces derniers mois, notamment au Nigéria et dans d’autres pays d’Afrique, notre pays connaît à nouveau la douleur du deuil et doit faire face à la barbarie propagée par des groupes fanatiques.

    Ce matin, je prie et j’invite les catholiques de Paris à prier pour celles et ceux qui ont été tués hier et pour leurs familles, pour les blessés et pour leurs proches et pour ceux qui s’activent pour venir à leur secours, pour les forces de l’ordre soumises à une redoutable tension, pour nos gouvernants et pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs.

    Je demande aux paroisses de Paris de se conformer strictement aux mesures de prudence édictées par les autorités publiques. Je leur demande de faire de cette journée et celle de demain dimanche des journées de deuil et de prière.

    Dimanche soir à 18h30, je présiderai la messe à Notre-Dame de Paris à l’intention des victimes de cette nuit et de leurs proches et à l’intention de notre pays ; le glas de la cathédrale sonnera à 18h15. La télévision catholique KTO retransmettra cette messe, permettant à tous ceux qui le souhaiteront de s’y associer.

    Face à la violence des hommes, puissions-nous recevoir la grâce d’un cœur ferme et sans haine. Que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu’à présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent ; que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.

    +André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris

  • Non, le transhumanisme ne fait pas rêver tout le monde!

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    Lu sur le site de l'Homme Nouveau :

    Le transhumanisme ne fait pas rêver tout le monde

    Rédigé par Adélaïde Pouchol le 13 novembre 2015 dans Éthique et tac

    « On doit considérer globalement les PMA comme un progrès mais leurs dérives sont inévitables en dépit des discours éthiques que nous entendons depuis une douzaine d’années. Un tel constat ne peut que conduire à l’inquiétude quant aux nouvelles techniques qui se développent avec l’intrusion de la génétique dans la PMA. Car on ne voit pas quels garde-fous mettraient l’humanité moderne à l’abri de dérives de type eugénique », écrit Jacques Testart, célèbre biologiste de la procréation. Lui qui, en faisant naître en France le premier bébé-éprouvette, a fait faire un bon en avant à la PMA, tire désormais la sonnette d’alarme. Il l’avait fait notamment dans son livre Faire des enfants demain paru en 2014. Il y expliquait toutes les dérives de la médecine procréative et mettait très sérieusement en garde contre le recours à la PMA pour « calibrer » l’enfant à naître (avec le diagnostic préimplantatoire) ou dans le cas d’un couple dont la stérilité n’est pas pathologique (notamment les couples homosexuels ou les couples dont la femme n’est plus en âge de procréer mais a conservé ses gamètes).

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  • A 24 ans, elle devait être euthanasiée; elle a choisi de vivre...

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Des nouvelles de « Laura », la jeune Belge en bonne santé physique qui avait obtenu le droit à l’euthanasie : un reportage vidéo sur Emily

    La jeune Belge, dite « Laura », qui avait obtenu au printemps l’autorisation de se faire euthanasier en raison de « souffrances psychiatriques intolérables », a fait l’objet d’un documentaire poignant tourné par The Economist pendant les mois et les jours qui ont précédé le jour fixé pour son injection létale. Elle s’appelle en réalité Emily, c’est une Flamande de la ville de Bruges. A 24 ans, en excellente santé physique, elle avait derrière elle une vie de désespérance, de dépression profonde et de fréquents épisodes d’automutilation. Le documentaire sur sa marche vers l’euthanasie a été mis en ligne le 10 novembre. Arrêtez votre lecture ici si vous voulez voir son histoire plutôt que je ne vous la raconte…

    Voir la vidéo et la suite de l'article sur le blog de Jeanne Smits

  • A propos des persécutions des chrétiens en Chine populaire

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    De Eglises d'Asie (EDA) (Michel Chambon)

    A propos de la persécution des chrétiens en Chine populaire

    Campagne d’abattage des croix des églises catholiques et des temples protestants dans la province du Zhejiang, nomination d’évêques au sein de l’Eglise catholique dont certains sont légitimes et d’autres non, pourparlers secrets entre le Saint-Siège et Pékin. L’actualité récente laisse entrevoir une situation difficile pour les chrétiens de Chine. Pour autant, sauf à tomber dans des généralisations hâtives, il est difficile de résumer en quelques phrases la vie des communautés chrétiennes de cet immense pays.

    Michel Chambon est doctorant en anthropologie à Boston University (Etats-Unis). Théologien catholique, il effectue actuellement un séjour d’une année en Chine continentale afin d’y mener des recherches de terrain. Dans l’article ci-dessous, il fait part de son expérience au contact des chrétiens chinois et des réflexions que suscitent chez lui l’action de ces chrétiens aux prises avec les complexités de la Chine d’aujourd’hui.

    En juillet dernier, une importante Eglise protestante du sud de la Chine comptant vingt-deux lieux de culte sur un territoire d’environ cent cinquante kilomètres de long organisait cinq camps d’été avec plus de cent adolescents chacun. Ces temps de formation et activités ludiques de quatre jours s’effectuent habituellement dans le centre multifonction que l’Eglise possède à une heure de route à la campagne. Toutefois, trois jours avant le premier camp de cet été, la police locale informa l’Eglise que, cette année, elle lui interdisait la tenue des camps pour « des raisons de sécurité ».

    lire la suite sur EDA

  • Pourquoi nos évêques cautionnent-ils un prêtre dont la position sur l'euthanasie est à l'opposé de celle de l'Eglise ?

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    C'était hier (11 novembre) sur les antennes de la RTBF : une émission était consacrée à l'euthanasie avec la participation de Gabriel Ringlet sur le plateau. On peut voir cette émission "podcastée" ici : http://www.rtbf.be/video/detail_speciale-euthanasie?id=2058654. Chacun pourra juger de l'objectivité de cette émission tant au niveau de la composition du plateau, du film proposé, ou encore de l'attitude de la journaliste menant le débat.

    Quant à nous, nous nous interrogeons quand nous voyons nos évêques muets (ou complaisants ?) devant la multiplication des prises de parole et de position dudit abbé Ringlet qui s'opposent clairement à l'enseignement de l'Eglise sur diverses questions mais en particulier sur celle de l'euthanasie. Ainsi encore, à Liège, le 8 octobre dernier, sur le thème de "l'accompagnement spirituel en fin de vie", le même apôtre a tenu son discours conciliant à l'égard de la pratique de l'euthanasie devant une salle comble en présence de l'évêque en exercice et de son prédécesseur sans que jamais ceux-ci n'interviennent pour le contredire ou pour rappeler la position de l'Eglise sur cette question. On s'attendrait tout au moins à ce qu'ils offrent la même tribune à un théologien ou à un moraliste orthodoxe comme peut l'être, par exemple, le Père Xavier Dijon, mais c'est en vain; au contraire, en guise de surenchère, c'est précisément le docteur Corinne Van Oost, une praticienne qui se targue d'être catholique et de pratiquer l'euthanasie, que l'on invite pour entretenir le public des "soins palliatifs au risque de l'euthanasie" (à Verviers, au centre Maximilien Kolbe, dans les jours qui viennent).

    Il faudra tout de même que l'on nous dise de quelle manière - et dans quel sens - nos autorités ecclésiastiques comptent former leurs ouailles au respect du cinquième commandement. Et si, oui ou non, le rôle de l'"épiscope" n'est pas de veiller à ce que la foi et la morale catholiques soient enseignées sans ambiguïtés dans son diocèse.

  • Quand le pape se réfère à la figure de Don Camillo

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    18861056.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgDe LaLiberté.ch :

    Le pape François a fait l’éloge inattendu, mardi 10 novembre (à Florence), de la «simplicité» de don Camillo, ce curé de campagne populaire, célèbre héros de romans et immortalisé au cinéma par Fernandel.

    Exhortée par le pape François à la joie, au dialogue, à l’esprit de pauvreté et à la proximité avec les fidèles, l’Eglise italienne s’est vu proposer un exemple singulier. Outre les grands saints italiens, de François d’Assise à Filippo Neri, le pape a ainsi mis en avant «la simplicité de personnages inventés» comme «don Camillo, qui fait la paire avec ‘Peppone’», héros des romans de Giovannino Guareschi (1908-1968). Dans l’immense cathédrale de Florence, évêques, prêtres et fidèles présents se sont mis à rire, avant d’applaudir.

    Le chef de l’Eglise catholique, en évoquant la figure de don Camillo, s’est dit touché par le fait que «la prière d’un bon curé s’unisse à son évidente connaissance des gens». Et le pape de citer une phrase du curé de Brescello: «Je suis un pauvre prêtre de campagne qui connaît ses paroissiens un par un, qui les aime, qui en connaît les souffrances et les joies, qui souffre et sait rire avec eux». «Si nous perdons ce contact avec le peuple fidèle de Dieu nous perdons en humanité et nous n’allons nulle part», a averti le pontife, avant de lancer: «peuple et pasteurs, ensemble».

  • Les médias propagent de fausses rumeurs sur des Congrégations romaines

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    La vérité sur le dicastère pour l'évangélisation des peuples

    Des "insinuations inacceptables"

    Les « insinuations faites de la part de certains moyens de communication qui diffusent des nouvelles non conformes à la vérité sont inacceptables », proteste la Congrégation romaine pour l’évangélisation des peuples qui rétablit la vérité par des exemples précis.

    Ce démenti du dicastère romain pour les missions vient donc s’ajouter à une cascade de démentis apportés à différentes publications discréditant l’œuvre de l’Église depuis quelques semaines en Italie.

    « La Congrégation pour l’évangélisation des peuples, connue également sous le vocable de Propaganda Fide, adhère pleinement à la ligne de pensée, d’orientation et de cœur du Saint-Père François en ce qui concerne la vie et la réforme de la Curie romaine », affirme une note de ce dicastère romain publiée le 11 novembre par l’agence Fides qui dépend de la même congrégation.

    « En outre, continue la note, elle seconde les fins institutionnelles prévues par la Constitution apostolique Pastor bonus, tout comme elle est engagée à respecter la volonté des donateurs qui, au fil des années, ont voulu contribuer à l’œuvre missionnaire. Par suite, elle accueille toutes les réformes administratives prévues par le secrétariat pour l’Economie et soumet à ce même organisme tous les budgets de prévision et les bilans du dicastère. »
    Voici le cœur de la protestation de cette note : « Certaines insinuations faites de la part de certains moyens de communication qui diffusent des nouvelles non conformes à la vérité résultent par suite inacceptables. »

    La note rétablit concrètement la vérité : « Il a été écrit par exemple, que la Congrégation loue des immeubles de luxe à des prix de faveur et même qu’elle hébergerait un sauna ou serait propriétaire de l’hôtel Priscilla. La totalité des immeubles de propriété de la Congrégation, donnés pour les Missions, sont loués aux prix du marché même si des exceptions ne manquent pas pour des motifs liés à des situations d’indigence. Lesdits immeubles sont concédés en location dans le respect de la législation italienne en vigueur, à l’observance de laquelle sont tenus tant la Congrégation propriétaire que le sujet locataire. »
    Le dicastère donne des chiffres sur les impôts versés : « Le revenu dérivant de la location de ces immeubles, sur lesquels sont régulièrement payés les impôts en Italie – en 2014, le Dicastère a versé 2 169 200 euros au titre de l’IMU (équivalent italien de la Taxe foncière) seulement à Rome – est destiné principalement à l’entretien de la Congrégation, de l’université pontificale Urbanienne, du collège pontifical Urbanien, d’institutions missionnaires et de jeunes Églises des territoires de mission. »
    Le dicastère remercie ses bienfaiteurs : « Propaganda Fide est reconnaissante aux bienfaiteurs qui, par leur aide, permettent de pourvoir à l’annonce de l’Évangile et au soutien d’innombrables initiatives éducatives, sociales et sanitaires dans les pays les plus pauvres. »
    La Congrégation avertit aussi qu’elle se prépare à se défendre : « Il est précisé que, si la divulgation de nouvelles non véridiques ou tendancieuses devait se répéter, cette Congrégation se verra contrainte à protéger sa propre image dans les lieux opportuns. »

  • compagnonnage fraternel

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    À l’aune de l’histoire et à l’heure de la mondialisation, le Cardinal Jean-Pierre RICARD, aborde avec délicatesse et subtilité, la complexité du célibat des prêtres et sœurs, la conception trinitaire du couple qui implique un décentrement et une ouverture avant d’évoquer les couples de la bible et de retenir celui de Priscille et Aquilas.
    Le Cardinal Jean-Pierre RICARD, archevêque de Bordeaux, est membre de la Congrégation de la doctrine pour la foi,
     du conseil pontifical pour la culture, pour l’unité des chrétiens, pour le culte divin et la discipline des sacrements, et membre du Conseil cardinalice pour les questions administratives et économiques du Saint-Siège depuis octobre 2011 (
    JPSC).

  • Vatileaks 2 : les deux journalistes indélicats sont mis en examen

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    Vatileaks 2: deux journalistes italiens mis en examen

    Un virage dans l’attitude du Vatican

    Les deux journalistes italiens Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi sont mis en examen, annonce le Vatican. Ce sont les auteurs des deux livres qui publient des “documents confidentiels” qui ont été “volés” au Vatican.

    C’est une nouveauté absolue: pour la publication de documents subtilisés dans les appartements de Benoît XVI, Nuzzi n’avait pas été inquiété. C’est aussi signe que les temps changent au Vatican pas seulement ad intra mais aussi ad extra, et précisément grâce à une loi promulguée par le pape François en juillet 2013. La réforme Bergoglio ne s’arrête pas aux frontières de la Cité du Vatican.

    Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, annonce, ce mercredi soir, 11 novembre, que “la Gendarmerie vaticane, en qualité de police judiciaire, a signalé à la magistrature vaticane l’activité des deux journalistes Nuzzi et Fittipaldi, à titre de possible complicité dans le délit de divulgation de nouvelles et de documents réservés prévus par la loi” (Loi n.IX SCV, du 13 juillet 2013 ( art 116 bis c.p.)).

    « Au cours de l’instruction, continue le P. Lombardi, la magistrature a acquis des éléments de preuve de la complicité des deux journalistes qui sont à ce titre mis en examen. »

    Il n’exclut pas d’autres mesures : « La position d’autres personnes est examinée en ce moment : en raison de leur travail, elles pourraient avoir coopéré à l’acquisition des documents réservés en question. »

    Dimanche dernier, 8 novembre, à l’angélus, le pape avait employé les termes “délit”, en déplorant le “vol” de ces “documents confidentiels”.

    Une autre note du Vatican avait été publiée auparavant dans la journée: des démentis arrivent quasi chaque jour en cascade après la publication des deux livres.

    La note dément la participation de l’Administration du Patrimoine du Saint-Siège (APSA) à des opérations de recyclage : « Des articles qui rapportent de façon partielle et imprécise le contenu d’un document confidentiel sont apparus sur des agences et des organes de presse ces derniers jours, avec l’hypothèse que par le passé l’APSA ait été manipulée pour une activité financière illicite. L’autorité judiciaire vaticane a ouvert une enquête au sujet de la divulgation du document. L’APSA a toujours collaboré avec les organes compétents, elle n’est pas sous enquête et elle continue à remplir ses fonctions dans le respect des normes en vigueur. »

  • Mgr Léonard, un évêque gaullien

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    Le regard du prêtre Éric de Beukelaer.

    56432fcb3570ca6ff8cca661.jpg"J’ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l’unanimité", plaisantait Charles de Gaulle. Mgr Léonard ne disait pas autre chose.

    Avec la nomination de Mgr De Kesel à Malines-Bruxelles, c’est un authentique gentleman qui devient la figure de proue de l’Eglise de Belgique. Patient, réservé et doux, il sera un pasteur qui "ne brisera point le roseau cassé et n’éteindra point la mèche qui brûle encore" (Esaïe 42, 3).

    Alors que le nouvel archevêque accède à la lumière, son prédécesseur rentre dans l’ombre.

    Par-delà les caricatures, la personnalité de Mgr Léonard reste pour beaucoup une énigme. Il fut, il y a trente ans, mon responsable de séminaire, ainsi qu’un brillant professeur de métaphysique à l’UCL. Pour le décrire, je le compare volontiers au général de Gaulle, personnage auquel il ne ressemble pas que physiquement, mais que - en excellent comédien - il imite à la perfection.

    Charles de Gaulle, en effet, est l’homme d’une intuition profonde, qui le guidera toute sa vie - soit une certaine idée de la France. André Léonard est pareillement l’homme d’une certaine idée de l’Eglise catholique - une Eglise centrée sur la rencontre spirituelle avec le Christ et servie par les sacrements, dont les prêtres sont les ministres habituels. Pour honorer sa perception de la France, de Gaulle tracera sa route, sans craindre de souvent marcher seul. De même, André Léonard, défendra sa vision de l’Eglise contre vents et marées. "Il ne nous entend pas !", tempêtaient ses contradicteurs et critiques. Si - il entendait - mais n’en poursuivait pas moins son intuition profonde. "J’ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l’unanimité", plaisantait de Gaulle. Mgr Léonard ne dit pas autre chose, lorsqu’il déclare dans Pastoralia, le journal de l’archidiocèse : "Les grandes décisions d’un épiscopat sont par nature solitaires, au moins au début. L’audace est généralement le fait d’individus. Les groupes constitués ont plutôt une vocation complémentaire, celle de la prudence."

    Comme de Gaulle, Léonard fut un leader plus audacieux que prudent. Comme de Gaulle, ses formules n’étaient pas toujours apaisantes (souvenons-nous du gaullien : "la chienlit, non !", qui mit le feu à Mai 68). Comme de Gaulle, Mgr Léonard n’était pas vraiment à l’aise au milieu des rouages institutionnels. Ce n’est pas un hasard si la cinquième république compte un premier ministre - figure insolite au cœur d’un régime ultraprésidentiel. La raison en est simple : si le Général se voyait présider aux destinées de la France, il ne s’imaginait guère négocier les contingences budgétaires avec le Parlement. C’est au nom d’une même logique que, nommé archevêque, Mgr Léonard proposa que - contrairement aux us et coutumes en Belgique - la conférence épiscopale désigne un évêque différent (de préférence flamand) comme président de la conférence épiscopale. La chose ne se fit pas, car les autres évêques - et leur porte-parole que j’étais à l’époque - craignirent une Eglise bicéphale et potentiellement duale. Mais cette intention illustre bien que l’homme était lucide sur lui-même. Comme de Gaulle, il prenait avec assurance des décisions sur ce qu’il considérait essentiel. Comme le Général, il était, par ailleurs, fort à l’aise dans les relations proches (combien n’ont pas été séduits en le côtoyant, découvrant sa réelle simplicité et proximité bienveillante ?). Mais le management - il le savait - ce n’était pas son truc. Pour cela, il faisait confiance, acceptant de bon cœur dans son entourage des personnalités bien différentes de lui. Comme de Gaulle à Colombey, Mgr Léonard aujourd’hui se retire sans vouloir jouer "les belles-mères". Le bilan de son action pastorale, il le laisse à la Providence. "Les régimes passent, mais les peuples ne passent pas", souriait de Gaulle. "Les évêques passent, mais l’Eglise du Christ ne passe pas", renchérirait Mgr Léonard.

    Merci, Monseigneur, et que le vent de l’Esprit vous accompagne

    Ref. Mgr Léonard, un évêque gaullien

    JPSC