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Patrimoine religieux - Page 5

  • « Judica me », l’introït du 5e dimanche de carême

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    Trésor du grégorien : « Judica me », l’introït du 5e dimanche de carême

    source : Aleteia.org

    Rijksmuseum

    Boëtius Adamsz Bolswert, La Résurrection de Lazare, 1590 – 1633, gravure, 65,5 x 50,6 cm, Rijksmuseum, Amsterdam

    Una Voce - publié le 28/03/20

    « Faites-moi justice, mon Dieu. » La prière de Jésus au pied de l’autel se chante comme la prière déchirante d’un homme accablé, où l’effroi se transforme en confiance.

    Les paroles de l’introït du cinquième dimanche du carême sont bien connues : c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel dans la forme extraordinaire du rite romain. Ces prières datent du Xe siècle. Elles se disaient auparavant à la sacristie. Saint Pie V les a rendues obligatoires et uniformes pour toute l’Église latine au XVIe siècle, et les a incorporées à la messe. Dans la messe de saint Paul VI, elles ont été remplacées par la préparation pénitentielle.

    La prière d’un homme accablé

    Júdica me, Déus, et discérne cáusam méam de génte non sáncta : ab hómine iníquo et dolóso éripe me. Quía tu es, Déus méus, et fortitúdo méa.

    « Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force. »

    La mélodie commence comme la prière extrêmement humble d’un homme accablé. Júdica me Deus. Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés.

    Le Christ sait qu’il a droit à la justice, mais il porte sur lui nos péchés et il en a honte ; il en souffre ; il les regrette comme s’ils étaient les siens ; il en a le cœur brisé, le cœur contrit. Voilà bien le sentiment de cette première incise – ensemble des neumes / notes comprises entre deux barres qu’elles soient petites (1/4), moyenne (demi) ou grande (grande) : une prière de contrition, réservée, retenue, sans élan ; seul le salicus — nom de ce neume de trois notes sur la syllabe — ca de Júdica — y met une certaine insistance, tout de suite atténuée d’ailleurs par le sib.

    Le cri de l’âme

    Mais voici qu’un autre sentiment se lève et domine. À l’idée d’être confondu avec ceux qui ne veulent pas se repentir, une sorte de répulsion envahit l’âme du Christ et donne à sa prière un accent à la fois de protestation indignée, de supplication ardente, de douleur et d’effroi. Cette expression qui se dessine à partir de cáusam méam atteint son maximum d’intensité sur la double note de génte. Ce n’est plus la prière qui demande humblement, c’est le cri de toute l’âme tendue vers la justice du Père. Il ne faut pas brusquer l’attaque de cáusam ni celle de génte; le mouvement et le crescendo seront progressifs. Ne pas traîner la cadence de non sáncta.

    judica_me.jpg
    Una Voce

    L’idée est la même dans la seconde phrase, mais la progression en est plus étendue ; elle se fait lentement sur ab hómine, comme si le Christ s’appliquait à modérer l’horreur qui monte en lui. Elle éclate pourtant à nouveau et plus poussée ; éripe me est un véritable appel de détresse. Le fait qu’il s’achève à la quinte supérieure en une cadence sur si, lui donne encore un caractère de souffrance plus aiguë.

    Du mouvement dans cette seconde phrase, et qu’il passe par-dessus les quarts de barre, pour atteindre éripe me dolóso ne doit pas être retenu, au contraire une très discrète accélération serait bien à sa place. La troisième phrase, plus calme. Un bon accent sur méus.

    Confiance et tendresse

    La troisième phrase est tout autre. Le Christ ne demande plus, il ne se plaint plus, il fait confiance. Tout le long des neumes qui redescendent paisibles vers la tonique, il n’y a plus qu’une tendresse confiante, abandonnée, sûre d’avoir ce qu’elle veut du Père infiniment aimant, juste et fort. Elle est particulièrement expressive dans la première incise avec le si naturel de Deus, qui y met une clarté de paix, et la distropha — neume de deux notes — de méus d’une si intime ferveur.

    Le psaume, par son caractère discret, paisible et lumineux, entre bien dans le développement de cette nouvelle idée : l’âme, ranimée par son abandon en la force du Seigneur, se livre à lui, heureuse et confiante, pour qu’il la conduise à la montagne du sacrifice et, par-delà le sacrifice, au lieu de sa béatitude.

    Emítte lúcem túam et veritátem túam : ípsa me deduxérunt et adduxérunt in móntem sánctum túum, et in tabernácula túa. « Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple. ». Le psaume est une prière : qu’il ne soit pas trop rapide.

  • OIDAC Europe : Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

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    Dans une avancée juridique majeure pour la liberté religieuse, un tribunal maltais a acquitté Matthew Grech, jugé depuis 2022 pour avoir témoigné de sa conversion au christianisme lors d'une émission télévisée. Lors de cette interview, Grech avait évoqué son abandon de l'homosexualité après sa conversion et avait été poursuivi en vertu de la loi maltaise interdisant les « pratiques de conversion ». Dans son jugement, le tribunal a souligné que le débat public sur des sujets sensibles ne saurait être automatiquement considéré comme une infraction pénale.

    Une autre affaire importante est en cours devant la Cour européenne des droits de l'homme , qui a formellement examiné 20 requêtes concernant des chrétiens interdits de séjour en Turquie uniquement pour avoir pratiqué leur foi.

    Ces dernières semaines ont été particulièrement chargées pour OIDAC Europe, avec des interventions lors de deux événements parallèles du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrés à l'intolérance envers les chrétiens et à la protection des lieux de culte , ainsi que des contributions à une formation de l'OSCE et à une session avec la Conférence des évêques autrichiens . Vous trouverez ci-dessous un aperçu plus détaillé de nos activités récentes.

    Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

    Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport de février sur le vandalisme d'églises et les violences antichrétiennes en Europe. Au total, nous avons recensé 34 crimes de haine antichrétiens , dont 11 incendies criminels, dépassant ainsi le chiffre de janvier, qui avait déjà atteint un pic.

    Parmi les incidents les plus graves, on peut citer un incendie criminel présumé visant l'autel d'une église paroissiale du Loiret, en France, une série de trois incendies criminels d'églises à Eden, aux Pays-Bas, et l' incendie de croix funéraires dans une salle de prière d'un cimetière à Amtzell, en Allemagne.

    Parmi les autres cas, on peut citer des graffitis sataniques menaçant d'incendier une église à Poznań, en Pologne, et une violente attaque contre un événement chrétien pro-vie à Coblence, en Allemagne, qui a laissé deux participants hospitalisés.

    La tendance se poursuit en mars

    Malheureusement, les attaques contre des églises se sont poursuivies durant les premières semaines de mars, notamment des incendies criminels en Autricheen Pologneen Irlande et en Suisse, où une Bible a été brûlée sur un autel. En Allemagne, une croix a été arrachée de la façade d'une église méthodiste et jetée à la poubelle, tandis qu'en Italie, une bombe artisanale a explosé contre une église à Modesto et des coups de feu ont été tirés sur une église et un tableau religieux à Tuscania.

    Lisez le rapport de février 2026

    Merci de votre intérêt et de votre soutien constants !

    Anja Tang
    Directeur exécutif
    OIDAC Europe

  • Le cardinal Eijk a célébré la messe tridentine à la Grote Kerk d'Oss, aux Pays-Bas

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    De Stefano Chiappalone sur la NBQ :

    La première messe tridentine d'Eijk, un événement et un exemple

    Un dimanche  de Laetare très particulier pour les fidèles d'Oss, aux Pays-Bas, avec la messe pontificale solennelle célébrée selon l'ancien rite par le cardinal. Solennité, joie et convivialité font de cette journée historique un modèle à contre-courant dans l'ère post-Traditionis custodes, marquée par l'unité et la proximité mutuelle. 

    18/03/2026
    Photo de Ramon Mangold provenant du site officiel de l'archidiocèse d'Utrecht : https://www.aartsbisdom.nl/

    La joie qui caractérise le dimanche de Laetare  – un avant-goût de la joie pascale au cœur du Carême – a été ressentie avec une intensité particulière cette année à la Grote Kerk d'Oss, aux Pays-Bas. L'église accueille la messe selon l'ancien rite chaque dimanche, en plus des célébrations post-conciliaires. Il y a un mois, l'ordinaire du diocèse, Mgr Gerard de Korte, évêque de Bois-le-Duc (ville natale du peintre Jérôme Bosch, qui lui a emprunté son nom d'artiste), y a administré la confirmation et prononcé l'homélie. Mais le 15 mars, la joie inhérente au quatrième dimanche de Carême a été amplifiée par la messe pontificale solennelle célébrée par le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque métropolitain d'Utrecht (dont Bois-le-Duc est un suffragant, comme tous les autres diocèses néerlandais), en présence de 700 fidèles. Parmi eux se trouvaient deux séminaristes de l'archidiocèse d'Utrecht, étudiants au séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre de Wigratzbad.

    L'archidiocèse d'Utrecht a publié un compte rendu de la célébration pontificale et le texte intégral de l'homélie d'Eijk. Homélie profonde et empreinte d'ironie, elle portait sur la multiplication des pains et des poissons (le passage de l'Évangile prévu dans la forme extraordinaire du rite romain, qui, contrairement à la forme ordinaire, a un cycle de lectures annuel et non triennal). Un miracle trop souvent démystifié, comme en témoigne l'exégèse libérale d'un prêtre des années 1950 qui considérait que le « vrai miracle » résidait non pas dans la multiplication, mais dans le « partage » du pain par amour. « Une trivialisation flagrante de la catéchèse », a commenté le cardinal, observant que « la foi de nombreux catholiques encore convaincus à l'époque a été habilement étouffée par la catéchèse et la prédication. Ceci, conjugué à divers changements culturels, est l'une des principales causes de la crise que traverse aujourd'hui l'Église. »

    Une exégèse libre, sans aucun fondement dans l'Évangile, où l'on lit pourtant que « Jésus a nourri une foule entière avec seulement cinq pains et deux poissons » et a donc « réellement accompli ce miracle ». Réduire la multiplication à un partage impossible revient à nier « le postulat de la foi chrétienne », a expliqué le cardinal, à savoir que « Dieu a créé l'univers à partir de rien. S'il a pu faire cela, il peut aussi multiplier miraculeusement le pain. » Un postulat perdu lorsque tout est attribué à notre propre initiative humaine, comme le paysan – protagoniste d'une autre anecdote citée par Eijk – qui a remercié non pas Dieu pour la récolte… mais pour l'engrais. « Oui, l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et est donc capable de certaines choses. Mais le point de départ, même pour les engrais artificiels, ce sont des éléments créés à l’origine par Dieu et non par nous. »

    La lecture pascale de cet événement est essentielle, car elle met en lumière un détail apparemment secondaire : « Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. On pourrait se demander : “Qu’importe où la foule était assise, sur l’herbe, sur du gravier ou sur un sol dur et rocailleux ?” Cela signifie que l’herbe n’y pousse qu’au printemps, donc aux alentours de Pâques », ce qui « souligne davantage que la multiplication miraculeuse des pains est liée au Mystère pascal », tout comme le geste de Jésus rendant grâce au Père avant de les distribuer : cette même « action de grâce » que le prêtre mentionne peu avant la consécration et la même signification de la Sainte Messe : eucharistein, où « le Mystère pascal, sa mort sur la croix et sa résurrection, sont rendus présents ici dans le sacrement de l’Eucharistie de manière non sanglante. La multiplication miraculeuse des pains en est une préfiguration. »

    La célébration a été retransmise en direct sur Radio Maria Pays-Bas – et est toujours disponible sur YouTube   – dont le directeur, le père Pieter Zimmermann, a assisté le cardinal Eijk lors de la liturgie, collaborant avec la communauté d'Oss pour le rite et le déjeuner qui a suivi. Ce dernier a offert aux participants et au célébrant une occasion privilégiée de rencontre et de convivialité.

    Solennité, joie et unité sont les mots qui résument cette journée historique et accompagnent les images de la messe pontificale sur le site web de la paroisse Saint-Willibrord – qui abrite la Grote Kerk dédiée à l'Immaculée Conception – soulignant également la grande proximité pastorale du cardinal (qui, pour la première fois, a cherché à célébrer un rite plus ancien ) malgré les restrictions imposées à ce rite depuis le motu proprio Traditionis custodes de 2021. Une journée historique, donc, pour tous ceux qui sont attachés à ce rite, et pas seulement aux Pays-Bas. Mais aussi un exemple possible à suivre, lorsque cela est possible, de proximité mutuelle entre les évêques et les fidèles.

  • Les propositions du père abbé de Solesmes pour tenter de résoudre la querelle liturgique

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    D'Agnès Millot sur RCF :

    QUERELLE LITURGIQUE : ET SI CHACUN FAISAIT UN PAS VERS L’AUTRE ?

    16 mars 2026

    Dom Geoffroy Kemlin, père abbé bénédictin de Solesmes, a écrit une lettre au Pape Léon XIV. Il lui partage une réflexion visant à résoudre la querelle liturgique qui divise l’Eglise depuis Vatican II. Son idée : “retoucher le nouveau missel pour y intégrer le vetus ordo” et ainsi retrouver l’unité ecclésiale… 

    Dom Geoffroy Kemlin, Père Abbé de Solesmes ©RCF SartheDom Geoffroy Kemlin, Père Abbé de Solesmes ©RCF Sarthe

    L’antagonisme entre les catholiques attachés au rite ancien en latin et les partisans du nouveau missel de Vatican II remonte au début des années 1970... Pourquoi avez-vous écrit au Pape maintenant ?

    J’ai eu l’opportunité de concélébrer avec le Pape Léon à Sant’Anselmo, l’abbaye des bénédictins à Rome, en novembre. Le Père Abbé primat avait invité le Saint-Père pour les 125 ans de la dédicace de l’église. Et il a accepté ! A l’issue de la messe, j’ai été présenté au Pape comme étant le père abbé de Solesmes. Il s’est alors exclamé : “Ah !! Solesmes !!”, montrant qu’il nous connaissait. J’ai aussitôt eu envie de lui écrire pour lui partager certaines choses qui me tenaient à cœur depuis longtemps, sur la situation liturgique en France et au sein de l’Eglise universelle.

    Pourquoi la question de l’unité liturgique vous touche-t-elle autant ? 

    Dans notre Congrégation de Solesmes nous avons des monastères qui célèbrent selon les deux rites : l’ancien et le nouveau. J’ai vécu cela personnellement dans mon parcours…  Je suis entré à l’abbaye de Fontgombault à l’âge de 20 ans, où l’on célèbre selon l’ancien missel de Saint Pie V, avant d’arriver à Solesmes où les moines disent la messe (en latin) selon la réforme de Vatican II. J’ai vécu cette question très personnellement, très intimement.

    Alors quand je vois des divisions sur ce thème je souffre ! La liturgie est faite pour faire grandir l’unité dans l’Eglise, pas pour nous diviser ! C’est pour cela que j’ai voulu partager au Saint Père, modestement, une proposition pour essayer d’avancer sur le sujet… 

    Dans cette lettre (en bas de l'article) vous écrivez : “l’heure est venue d'œuvrer pour un véritable retour à l’unité”. Vous pensez que les désaccords sont allés trop loin ? 

    Tout antagonisme dans l’Eglise nous fait souffrir. Nous sommes les membres du Corps du Christ. C’est notre témoignage de montrer au monde que nous sommes unis. Pour autant, cette unité n’est pas uniformité ! Le Pape François l’a beaucoup souligné. 

    Concrètement, votre proposition consisterait à retoucher l'Ordo Missae  de Paul VI, c’est-à-dire l’ordinaire de la messe qui comprend l'ensemble des prières et parties invariables du rite romain. Pourquoi ? 

    Je crois qu’il faut que chacune des sensibilités catholiques accepte de faire un pas vers l’autre. On pourrait ainsi réduire les divisions et retrouver cette unité si importante. Ce que je propose, c’est une démarche inclusive : insérer le Vetus Ordo [ndlr : l’ordinaire de la messe du missel latin d’avant Vatican II] dans le missel romain actuel. Cela permettrait d’intégrer les différentes manières de célébrer en une seule… 

    Quels points précis de la messe pourraient être modifiés ? 

    Le prêtre pourrait tout simplement choisir d’intégrer des éléments de l’ancien missel qui ne figurent plus dans celui de Paul VI. Je pense par exemple aux prières au bas de l’autel, ou à l’ancien offertoire qui a été réformé.  

    Cela ne risque-t-il pas de rajouter de la confusion pour les fidèles ? 

    Il y aura certainement un cadre à poser. La liturgie appartient à l’Eglise, c’est donc au Saint-Siège de décider ce qu’il en est. Je crois néanmoins que cette solution est possible, car la réforme liturgique a conservé beaucoup d’éléments communs avec l’ancien missel. On rajouterait simplement certaines possibilités. 

    L’ancien missel de Saint Pie V, auquel les communautés traditionnelles sont restées attachées, serait donc un peu modifié lui aussi ? 

    Effectivement. Si le Vetus ordo était inséré dans le missel actuel, cela ouvrirait de nouvelles possibilités.  Par exemple : célébrer la messe selon l’ancien rite mais dans la langue du pays et plus seulement en latin. Cela permettrait aussi au prêtre d’utiliser les nouvelles prières eucharistiques et les nouvelles préfaces. Enfin, je pense au cycle des lectures : le lectionnaire actuel voulu par Vatican II est beaucoup plus riche que l’ancien. Il y aurait un vrai apport biblique pour les fidèles. Tout cela viendrait féconder le Vetus ordo. 

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  • Le grand héritage de saint Patrick (17 mars)

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    SAINT PATRICK ET L'IRLANDE (source)

    Saint Patrick pourrait être considéré comme le Père de la grande Évangélisation de l’Occident. Le roi Baudouin de Belgique y a fait allusion alors qu’il s’adressait aux Irlandais. On cite ses paroles dans ce beau livre que le cardinal Suenens a consacré à ce roi mort comme un saint en 1993. « Aux Irlandais, je leur ai dit combien nous aimions l’Irlande. Vous savez, leur dis-je, que l’Irlande est connue pour sa foi, et que ce sont des Irlandais qui ont converti l’Europe au Christianisme. Ne perdez pas votre Foi. Gardez-la précieusement. »

    Le roi Baudouin faisait allusion à ces moines irlandais qui avant l’an mille ont parcouru, comme saint Paul, des régions éloignées qu’ils ont transformées par leur prédication enthousiaste et la fondation de nombreux monastères.

    Saint Patrick (ou Patrice) serait né en Angleterre vers 385. À 16 ans, capturé par des pirates, il est vendu comme esclave en Irlande. On raconte qu’il était chrétien, mais pas très fervent. Or son exil en Irlande où il est tenu captif lui aurait permis justement de réfléchir au point que ces années « ont été les plus importantes de ma vie ». Patrick devient fervent et se décide d’apprendre la langue gaélique pour pouvoir convertir les Irlandais. Son malheur devient son bonheur. Mais il croit bon d’approfondir sa foi catholique. Il réussit donc à s’évader et à se rendre en Gaule (en France) où il reçoit une bonne formation auprès de saint Germain d’Auxerre, puis dans le célèbre monastère de l’île de Lérins qui existe toujours sur la Côte d’Azur.

    En 432, l’ancien esclave revient donc en Irlande en libérateur des âmes. Évêque d’Armagh, il sort les Irlandais de l’obscurantisme. Ce n’est pas très facile pour lui et ses compagnons de lutter contre l’influence des druides. Il a heureusement la bonne idée de commencer par amener au Christ les personnages importants, ce qui lui facilite rapidement les choses pour ouvrir le cœur des Irlandais en général et leur permettre de saisir le sens profond de la vie et de la mort et de comprendre que l’on ne peut être vraiment humain que si l’on est charitable et généreux en adhérant à l’Évangile et en vivant de la vie même du Christ. Les Irlandais se montrent en effet généreux et lui offrent des terres pour construire des églises et des monastères. Comme Patrick est un évêque convaincu et exemplaire, un grand priant et un homme plutôt ascétique, il réussit à bien évangéliser et à entraîner déjà à sa suite des foules de jeunes. Saint Patrick meurt finalement le 17 mars 461. Cette vie de saint Patrick, même si elle tient de la légende, demeure fort inspirante et même très belle.

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  • Quand les églises deviennent des cibles

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    De Robert Royal sur The Catholic Thing :

    Une église n'est pas destinée à être brûlée

    Il n'est pas surprenant que les églises chrétiennes soient fréquemment la cible d'attaques dans les pays à majorité musulmane du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie. Ces attaques durent depuis des années, avec une forte recrudescence depuis le 11 septembre et l'émergence de groupes islamistes radicaux, comme je l'ai documenté dans mon livre « Les Martyrs du nouveau millénaire » . De plus, ces attaques sont souvent ciblées lors de grandes fêtes chrétiennes comme Noël et Pâques, ce qui ajoute à l'injustice.

    Ce qui surprend, en revanche, c'est le peu d'attention que les médias occidentaux accordent aux violences en cours. Au Nigéria, le massacre de chrétiens – des milliers de victimes en 2025 –, les attaques contre les églises et les écoles chrétiennes, ainsi que les enlèvements et les demandes de rançon, ne pouvaient plus être ignorés par les médias et les gouvernements. Pourtant, le sort des chrétiens dans une douzaine d'autres pays ne suscite jamais d'attention sérieuse. Cet échec s'explique manifestement par deux raisons : la réticence des journalistes – dont les rédactions sont majoritairement progressistes – à contribuer à l'« islamophobie », et une forme latente de sectarisme anti-chrétien.

    Le politologue américain Samuel Huntington affirmait que l'islam a des « frontières sanglantes », comme en témoignent non seulement l'histoire récente, mais aussi les interactions de longue date entre l'islam et les chrétiens, les hindous, etc. Les analystes modernes tentent souvent de nier la dimension religieuse de ces conflits ; à l'ère du matérialisme, les causes politiques et économiques sont considérées comme les véritables causes, les motivations religieuses étant au mieux secondaires. Mais croire cela, c'est ignorer des siècles d'histoire – et le Coran lui-même.

    Il est néanmoins surprenant que ces mêmes médias passent rapidement sous silence, ou plus généralement ignorent, les actes ouvertement antichrétiens, même en Occident.

    Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour trouver des exemples frappants. Plus tôt ce mois-ci, lors des « célébrations » de la Journée internationale des femmes, des églises au Mexique – au Mexique catholique ! – ont été littéralement prises pour cibles par des féministes extrémistes (voir la vidéo ici ). Mais ce n'est pas un cas isolé. Partout en Amérique latine, y compris en Argentine sous le pontificat du pape François, des incidents similaires se sont produits, alimentés par la colère féministe et des idéologies radicales de toutes sortes. Au Venezuela, au Nicaragua et à Cuba, nous assistons même à la persistance de la répression marxiste contre l'Église – un héritage des cauchemars totalitaires du siècle dernier. Et ces régimes sont soutenus par le communisme d'État traditionnel en Chine, qui est tristement célèbre pour sa persécution des religions.

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  • Léon XIV : un moment de grands changements ?

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV, les premiers changements

    16 mars 2026

    L'emménagement de Léon XIV dans les appartements pontificaux a coïncidé cette semaine avec une nomination importante.

    Le cardinal Konrad Krajewski a été nommé archevêque de Łódź. Cette nomination met fin à plus de trente ans de collaboration avec le Vatican. Avant tout, il cède la direction du Bureau des œuvres de charité apostoliques.

    Pour le remplacer, Léon XIV a fait appel à un augustinien, Mgr Luis Marin de San Martín, qui se voit désormais attribuer le titre d’archevêque. Jusqu’à présent, Marin de San Martín était sous-secrétaire du Synode des évêques. Le pape lui confère le titre d’« archevêque », titre qui revient à un aumônier.

    Ce changement est important pour quatre raisons distinctes, chacune marquant un changement d’approche.

    La première raison concerne la manière dont le pape constitue son équipe. Un augustinien est nommé aumônier et chef du Dicastère de la Charité, renforçant ainsi la présence des augustins au sein de la famille pontificale. La sacristie de la basilique Saint-Pierre et la paroisse de Sant’Anna au Vatican sont également confiées aux augustins. Léon XIV ajoute un autre augustinien, donnant l’impression de former sa propre famille pontificale qui partage la même langue et les mêmes connaissances. Lors d’une future transition, le pape pourrait rétablir la charge d’aumônier en tant que fonction personnelle plutôt que comme dicastère de la Curie, revenant ainsi à l’ancienne tradition de la charité papale et la libérant de la bureaucratie.

    Lors des visites d'État, l'aumônier siège à la gauche du pape, tandis que le préfet de la Maison pontificale siège à sa droite. Ce poste était vacant sous le pape François, mais il pourrait bientôt être pourvu par l'archevêque Petar Rajić, nonce en Italie.

    Rajić, issu de la diplomatie papale, fera le lien avec la Secrétairerie d’État. Léon XIV trouve un équilibre entre la nomination d’un préfet lié à la Secrétairerie d’État et celle d’un aumônier en qui il a entièrement confiance. Marin est venu à Rome en tant que bibliothécaire des Augustins à la demande du père Robert Prevost, qui était alors prieur général.

    En bref, la famille papale est en train d’être reconstituée.

    Léon XIV semble très attentif à l'équilibre entre les deux. Tout d'abord, il a rééquilibré le groupe de ses collaborateurs en nommant un ancien garde suisse aux côtés d'un ancien gendarme. À présent, il reconstitue les rangs de l'ancienne Maison pontificale en plaçant un membre de son propre ordre aux côtés d'une personnalité de rang diplomatique.

    La deuxième raison est que Léon XIV commence à constituer sa propre équipe, et surtout, qu'il le fait en dehors du cercle qui entourait autrefois le pape François. Krajewski était très estimé en tant qu’aumônier. Son rôle d’aide et de soutien aux pauvres faisait de lui un excellent candidat à ce poste et le rendait cher au pape François. En conséquence, le pape a décidé de le nommer cardinal pour souligner que même la « charité » du pape devait avoir un chapeau rouge aux côtés de la « foi » — c’est-à-dire aux côtés du préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi.

    Krajewski incarnait le pontificat du pape François. Il a mené des missions humanitaires très médiatisées et adressé des lettres de remerciement aux donateurs. Sa notoriété l’a même conduit à rétablir illégalement l’électricité pour un groupe occupant un immeuble à Rome. Après avoir côtoyé Jean-Paul II, servi sous Benoît XVI et être devenu le bras droit du pape François, Krajewski est retourné dans son pays natal. Pour la première fois, il est archevêque d’un diocèse.

    Il a été envoyé à Łódź, un archidiocèse complexe laissé vacant par le cardinal Ryszard Ryś, qui a été nommé archevêque de Cracovie.

    Il ne s’agissait pas d’un promoveatur ut amoveatur — littéralement « promouvoir pour écarter » — ne serait-ce que parce que Krajewski était déjà cardinal. On peut néanmoins se demander comment Léon XIV allait constituer son équipe. Il semble le faire sans heurts, en tirant parti des opportunités et en recherchant l’harmonie.

    La troisième raison montre la volonté du pape de rétablir un profil plus institutionnel et de s’entourer d’hommes adaptés à cette fin.

    Cette volonté était évidente dès le début de son pontificat, lorsqu’il a décidé de revêtir la mozzetta. Par exemple, Mgr Luis Marín a expliqué dans une interview que le pape François avait constitué une exception ; néanmoins, la tenue de chœur du pape reste blanche et rouge, reflétant, entre autres, une manière typiquement augustinienne.

    La nomination de l’archevêque Filippo Iannone au poste de préfet du Dicastère pour les évêques est une nomination institutionnelle. La nomination de Mgr Marin au poste d’aumônier est également une question institutionnelle. La nomination de quatre nouveaux évêques auxiliaires du diocèse de Rome, tous originaires de Rome, ainsi que la restructuration du secteur central, sont des questions institutionnelles. Prochainement, une nomination institutionnelle désignera un nouveau préfet de la Maison pontificale.

    Beaucoup plus de choses seront possibles lorsque Léon XIV choisira le remplaçant du sostituto, une figure clé de la Secrétairerie d’État et, en fait, le premier collaborateur du pape.

    La quatrième raison concerne l’avenir du Synode des évêques.

    Le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode, a immédiatement insisté pour que le calendrier du processus synodal soit maintenu tel qu’il avait été conçu. Léon XIV a d’emblée évoqué la « synodalité » comme une marque distinctive de son pontificat. Le Secrétariat général du Synode a continué à publier des documents, à animer des groupes de travail et à avancer sur sa voie sans interruption.

    Mais la décision de démettre Marin revêt une importance considérable. Léon XIV retire un homme de confiance du Synode au moment même où celui-ci cherche un nouvel élan. Reste à voir qui le pape choisira pour succéder à Marin au poste de sous-secrétaire.

    Le départ de Marin laisse également entrevoir, avant tout, un démantèlement de la structure du Secrétariat du Synode. Quoi qu’il en soit, cette décision laisse entendre – à tort ou à raison – que le Pape n’a pas l’intention d’accorder au Secrétariat du Synode toute l’importance qu’il avait autrefois sous le pape François.

    Assistons-nous à une dynamique synodale nouvelle et différente ? Il est certain que quatre points d’intérêt accompagnent la nomination du nouvel aumônier et le départ de Krajewski. Ils donnent matière à réflexion. Pendant ce temps, le pape poursuit son parcours institutionnel et retourne vivre au Palais apostolique. Cela semble être un moment de grands changements.

  • Réjouis-toi, Jérusalem ! et rassemblez-vous, vous tous qui l'aimez !

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    Introitus Introït
    Isai. 66, 10 et 11  
    LAETÁRE, Ierúsalem: et convéntum fácite, omnes qui dilígitis eam: gaudéte cum laetítia, qui in tristítia fuístis: ut exsultétis, et satiémini ab ubéribus consolatiónis vestrae. Ps. 121, 1 Laetátus sum in his, quae dicta sunt mihi: in domum Dómini íbimus. V/. Glória Patri. Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez ; tressaillez de joie avec elle, vous qui avez été dans la tristesse afin que vous exultiez et soyez rassasiés à la mamelle de vos consolations. V/. Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

    Graduale Graduel
    Ps. 121, 1 et 7  
    R/. Laetátus sum in his, quae dicta sunt mihi: in domum Dómini íbimus. V/. Fiat pax in virtúte tua: et abundántia in túrribus tuis. R/. Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. V/. Que la paix soit dans tes forteresses, et l’abondance dans tes tours.
  • Les moines de la Trappe annoncent leur départ en 2028

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    De Vincent Guerrier sur Le Perche :

    Présents depuis 900 ans dans le Perche, les moines de la Trappe annoncent leur départ en 2028

    Neuf siècles d’histoire qui pourraient s’achever. C’est ce qu’annoncent les moines de la communauté de la Trappe, à Soligny-la-Trappe (Orne). L’abbaye n’est toutefois pas vendue

    6 mars 2026

    « Si ce n’est pas une catastrophe, c’est évidemment une page d’histoire qui s’apprête à se tourner. » Dans un communiqué transmis à la presse ce vendredi 6 mars 2026, les moines de l’Abbaye de la Trappe, à Soligny-la-Trappe (Orne) annoncent qu’ils « envisagent un départ à l’horizon 2028 ».

    Une prise de parole qui fait suite à des mois de rumeurs sur une hypothétique mise en vente de cet emblème du Perche. « Non, l’abbaye de La Trappe n’a pas fermé et n’est pas vendue », réplique le Père Abbé. « Les frères sont toujours là, fidèles à la prière et au travail, et les activités (accueil, magasin…) se poursuivent normalement. »

    Un projet qui n’a pas abouti

    En 2024, les moines avaient présenté un grand projet d’ouverture au public et de restauration d’un bâtiment historique. Un premier projet était chiffré à 12 millions d’euros. Les soutiens ne viendront pas, et le projet sera abandonné en 2025. Malgré tout, pour la première fois de son histoire, l’abbaye s’était ouverte chaque semaine pour des visites publiques qui ont remporté un franc succès.

    Le Père Abbé ne cachait pas, à l’époque, sa volonté de trouver une solution pour sa communauté, même si le problème n’était pas uniquement financier. Le départ prévu en 2028 serait malheureusement une conséquence de « la rareté des vocations et de la charge de plus en plus lourde du patrimoine foncier ».

    La question est désormais de savoir où la communauté pourrait s’installer, même si le domaine n’est « pas encore mis en vente ». « Une réflexion est en cours avec d’autres communautés pour trouver des solutions plus adaptées, plus pertinentes économiquement et spirituellement. Le contexte est dur, depuis plusieurs décennies déjà, et bien d’autres abbayes ont déjà changé de mains. »

    Les moines ne sont désormais plus que 12 au sein de leur vaste abbaye. Le contexte est difficile pour de très nombreuses communauté monastiques en France.

    La belle saison sera cette année encore l’occasion de visites guidées sous la conduite des frères. Ceux-ci escomptent votre compréhension et votre soutien dans cette étape importante de leur cheminement. […] Le départ des frères, très exigeant et douloureux pour eux, ne sera pas sans bouleverser toutes les personnes attachées, parfois depuis des générations, à la communauté.

    Père Thomas Georgeon

    Hasard du calendrier, de grands panneaux ont été posés par le Département de l’Orne le long des axes près de Soligny-la-Trappe. Une pose qui fait suite à une demande de l’abbaye il y a un an environ.

    Avec l’annonce de ce départ, les panneaux, représentant un moine et l’abbaye, pourraient vite figer dans le temps l’image de la communauté cistercienne présente sur le site depuis neuf siècles. Rien que ça.

    Contacté, le maire de Soligny-la-Trappe, Thierry Cortyl, n’a pas souhaité réagir à l’annonce de ce départ.

  • Dum sanctificatus fuero (Introit du 3ème dimanche du Carême)

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  • Félicité et Perpétue... (7 mars)

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    Des martyrs qui ont été semence d'évangélisation, dont on se souvenait avec reconnaissance à chaque messe, aujourd'hui passés sous silence...

    Source : missel.free

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    Saintes Félicité & Perpétue

    Lors de la persécution ordonnée par Septime‑Sévère[1], Perpétue et Félicité furent arrêtée à Thuburbo, ville épiscopale de la Proconsulaire (aujourd’hui Tebourba, en Tunisie). Perpétue, âgée de vingt‑deux ans, était patricienne ; elle était encore catéchumène et mère d’un tout jeune enfant. Félicité qui était esclave, était enceinte et elle accoucha d’une fille dans la maison. Malgré les supplications de son père qui l’implore de se soumettrez et malgré son angoisse d’avoir à priver son enfant de sa mère, Perpétue demeure ferme jusqu’au bout. Perpétue et Félicité sont martyrisées dans l’amphithéatrum Castrense de Carthage, le 7 mars 303, avec Saturus, Satuminus, Revocatus et Secundulus.

    Lire la suite