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Patrimoine religieux - Page 3

  • Notre-Dame des Sept Douleurs (15 septembre)

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    Notre-Dame des Sept-Douleurs

    Mémoire obligatoire

    (source : Evangile au Quotidien)

    Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5) 

    La  Mémoire obligatoire  de Notre-Dame des Sept-Douleurs - que l'Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement - a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L'Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

    1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35) 
    2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21) 
    3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51) 
    4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31) 
    5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27) 
    6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix. 
    7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

    Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

    Pour un approfondissement :&
    >>> Notre-Dame des douleurs - Missel

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  • Laetátus sum (graduel) du 24e dimanche du T.O.)

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    Graduale Graduel
    Ps. 121, 1 et 7 Ps. 121, 1 et 7
    ℟. Laetátus sum in his, quae dicta sunt mihi: in domum Dómini íbimus. ℣. Fiat pax in virtúte tua: et abundántia in túrribus tuis. ℟. Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. ℣. Que la paix soit dans tes forteresses, et l’abondance dans tes tours.
  • "Traditionis custodes" sous la loupe des "hommes en noir"

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Motu proprio Traditionis custodes,
    l'analyse du Club des Hommes en Noir

    Motu proprio Traditionis custodes, <br>l'analyse du Club des Hommes en Noir

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc. 

    Le Club des Hommes en Noir avec l'abbé de Tanouärn, le Père Viot, le Père Thomas sj et Jean-Pierre Maugendre, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le dernier motu proprio du Pape François : Traditionis Custodes.

     

  • Le sort des églises en Flandre : des dérives prévisibles

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    De John Allen Jr sur Crux :

    10 septembre 2021

    "... commençons par la Flandre, c'est-à-dire la partie nord néerlandophone de la Belgique, où l'État est traditionnellement propriétaire des bâtiments d'église et des biens immobiliers environnants. Au total, 1 768 églises appartiennent à l'État et, au cours des dernières décennies, 181 d'entre elles, qui n'étaient plus utilisées régulièrement comme lieux de culte, ont été converties à des fins civiques telles que des bibliothèques, des centres de jeunesse, des salles de concert, etc.

    Beaucoup d'autres de ces églises pourraient être converties à d'autres usages, 700 seulement étant considérées comme hors limites parce qu'elles sont encore nécessaires à des fins liturgiques et pastorales. Les maires de Flandre se sont apparemment plaints du fait que le processus d'approbation de la conversion de ces structures est trop long et trop limité, et qu'entre-temps, les villes doivent payer pour l'entretien et la maintenance.

    Aujourd'hui, le gouvernement flamand, malgré les objections de l'Église catholique locale, a approuvé un nouveau plan qui autorise la conversion à des fins commerciales, de sorte que ces anciennes églises pourraient devenir des supermarchés, des boîtes de nuit, des immeubles de bureaux ou tout ce que le marché local demande.

    L'évêque Johan Bonny d'Anvers, qui a fait des vagues pendant les synodes sur la famille pour ses positions progressistes sur l'homosexualité et le divorce, a protesté vivement contre cette décision, qui rompt avec les engagements antérieurs du gouvernement de régler ces questions par le dialogue avec l'Église.

    "Ce que les juifs jugent inacceptable pour une synagogue, les musulmans pour une mosquée et les maçons pour une loge, les chrétiens ne peuvent pas non plus le tolérer pour une église", a déclaré Mgr Bonny, en se demandant à voix haute où tout cela va s'arrêter.

    "Et pourquoi pas un refuge pour animaux, ou un magasin de vêtements, ou un théâtre, ou, pourquoi pas, un bordel ?" se demande Bonny.  Rien n'indique cependant que les autorités flamandes aient été particulièrement émues par ces protestations."

  • Lettre aux catholiques du monde entier

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    Lettre aux catholiques du monde entier

    Lettre aux catholiques du monde entier

    Quarante-deux personnalités laïcs lancent un appel pour expliquer leur incompréhension et leur souffrance devant le motu proprio Tradionis custodes du pape François qui abolit les dispositions de Summorum Pontificum de Benoît XVI, qui avait permis le retour à la paix liturgique dans l'Église, favorisant ainsi la mission et l'évangélisation.

    Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)

    Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

    C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007. Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.

    Rome viole la parole donnée par le pape Benoi?t XVI, avec brutaliteé et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.

    La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célèbration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertèbrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

    Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.

    Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Eglise, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.

    Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.

    Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.

    Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.

                              Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie        

    Jeanne Smits, journaliste - directrice de Blog

    Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique

    Philippe Maxence, journaliste et écrivain, rédacteur en Chef de L'Homme Nouveau

    Jean de Tauriers, Président de ND de Chrétienté 

    Guillaume de Thieulloy, éditeur de presse 

    Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d'Orient

    Benjamin Blanchard, DG de SOS Chrétiens d'Orient

    Christian Marquant, Président de Paix Liturgique 

    Michel De Jaeghere, journaliste et essayiste

    Hervé Rolland, Vice-Président de ND de Chrétienté

    Maike Hickson, écrivain, LifeSiteNews

    Robert Hickson, écrivain 

    Roberto de Mattei, professeur

    Michael Matt, Editor in chief The Remnant

    Marie-Pauline Deswarte, professeur

    Jean-Baptiste  Pierchon, Maitre de conférences, Docteur en Droit

    Hugues Petit, professeur, Docteur en Droit

    Jean Sévillia, journaliste, historien, écrivain

    Xavier  Arnaud, directeur du Forum catholique

    Laurent Dandrieu, journaliste

    Henri Sire, écrivain     

    Jacques Charles-Gaffiot, historien d'art 

    Victor Aubert, Président d’Academia Christiana

    Bernard Antony, Président de l’AGRIF

    Reynald  Seycher, professeur d'université

    François Billot de Lochner, Président de Fondation de Service politique

    Anne Brassié, journaliste et écrivain

    Jérôme Triomphe, avocat

    Cyrille  Dounot, professeur et avocat ecclésiastique

    Thibaud Collin, philosophe et professeur

    Alvino-Mario Fantini, Editor in chief The European Conservative

    Pawe? Milcarek, Dir. Rédaction Christianitas

    Marek Jurek, ancien Président de la Diète de Pologne

    Philippe Pichot-Bravard, Maître de conférence

    Philippe Lauvaux, professeur à ULB Paris Assas

    Claude Goyard, professeur à Paris Assas

    Philippe de Villiers, ancien ministre, écrivain

    Max Guazzini  

    Pierre  de Lauzun, Haut fonctionnaire, écrivain

    Yves Daoudal, journaliste - Directeur de Blog

    Jean-Marie Molitor, journaliste

    Michael Hageböck, Président de Summorum Pontificum Freiburg

    Stéphane Deswarte

  • France : les confidences inattendues d'Edouard Philippe sur l'Eglise

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    Dans le nouveau livre « La vérité sur Edouard Philippe » du rédacteur adjoint de Valeurs Actuelles Tugdual Denis, l’ancien Premier ministre livre quelques remarques sur l’Eglise catholique actuelle… dont certaines sont plutôt déroutantes. Lu sur le site web de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    « Édouard Philippe ne croit pas en Dieu. Il l’a écrit, répété », démine dès le début Tugdual Denis dans l’un des chapitres de son nouveau livre : « La vérité sur Edouard Philippe », paru ce mercredi 9 septembre. Dressant un portrait de l’ex Premier ministre sous toutes ses coutures au fil d’innombrables échanges avec lui et son entourage, le directeur adjoint de Valeurs Actuelles ne fait pas l’impasse de la relation d’Edouard Philippe avec les « choses d’en Haut »… et plus précisément avec l’Eglise catholique.

    « J’aime aller dans les églises »

    Partant de son absence de foi en Dieu, « qu’est ce qui le dépasse ? » s’interroge Tugdual Denis au sujet d’Edouard Philippe. « Plein de choses, répond ce dernier. Dans le coeur de l’humanité, je crois qu’il y a une notion d’absolu et d’éternité. C’est pour ça que j’aime aller dans les églises. C’est pour cela que j’aime le sacré. Mon principe d’explication n’est pas divin. Je ne crois pas en Dieu – ça viendra peut-être –, mais je crois au sacré. Je crois même au fait que ce soit l’homme qui ait créé Dieu, puisque le sacré existe depuis le début de l’humanité. Ce qui ne signifie aucunement de l’irrespect. »

    Et le maire du Havre à la barbe grisonnante de poursuivre : « Je ne suis pas mal à l’aise à la messe. Quand j’y suis, à la traditionnelle cérémonie de la Mer au Havre, ou aux enterrements, ou aux mariages, j’essaie d’écouter ce qu’on me dit. Certains curés sont passionnants […] D’autres sermons n’ont aucun intérêt. D’une manière générale, moi, durant les messes, je pense aux morts. Et parfois à la mienne : la seule chose qui m’angoisse, ce serait de mourir après mes enfants. »

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    « L'Église est trop exigeante ! » Et si c'était pour notre bien ?

    Edouard Philippe défenseur de la messe « tradi » ?

    Décidé à titiller davantage Edouard Philippe sur son rapport avec les catholiques, Tugdual Denis raconte : « Initialement, j’avais noté chez lui quelques remarques faciles sur la nullité de l’Église catholique et son rigorisme. J’ai compris après qu’on a connu dans son univers familial élargi des comportements déviants de prêtres. Et que cela avait été mal géré par la hiérarchie ecclésiastique. Sans savoir cela, je lui ai fait remarquer que je le trouvais anticlérical. ‘’Moi ? Anticlérical ? Au Havre, j’ai des relations très respectueuses avec l’évêque ! Je ne suis pas du tout anticlérical, mais je ne suis pas béat d’admiration devant ce que le clergé a fait de l’Église catholique. Le niveau du clergé français a globalement baissé, je trouve.’’ »

    Une dernière remarque d’Edouard Philippe en surprendra sans doute plus d’un. Tugdual Denis lui-même fait part de sa surprise dans son récit : « Mon frère, prêtre portant la soutane et célébrant ses messes en latin, serait comblé d’aise en entendant la suite, inattendue : ‘’Je trouve qu’il y a depuis quelques années une forme de désinvolture liturgique. Qui me choque. La guitare à la messe, je n’ai jamais compris. Pour moi le sacré est soit très sobre, tel le dénuement que l’on retrouve dans les monastères, soit très pompeux.’’ » Dès lors on a presque envie de lire la réponse à cette question : comment Edouard Philippe a-t-il perçu le récent Motu Proprio du Pape François restreignant l’usage de la messe tridentine, souvent considérée comme plus solennelle ? Les échanges de l’auteur avec l’ex Premier ministre s’étant échelonnés entre l’automne 2020 et la fin du printemps 2021, inutile de chercher entre les lignes une allusion à cet événement…

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    Le pape François restreint fortement l'usage de la messe tridentine

    Camille Lecuit

    Ref. France : les confidences inattendues d'Edouard Philippe sur l'Eglise

    Inutile, en effet, de chercher entre les lignes une allusion au motu proprio « Traditionis custodes » : mais les considérations  émises par l’ancien premier ministre laissent deviner ce qu’eût été sa réponse si l’interview avait eu lieu quelques mois plus tard : comme celle de Michel Onfray. Décidément les « périphéries » des uns ne sont pas celles des autres…

    JPSC

  • 11 & 12/9 : Journées "Patrimoine et Femmes": 15 activités avec sainte Julienne

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    11 & 12/9 : Journées "Patrimoine et Femmes": 15 activités avec sainte Julienne

    La 33e édition des Journées du Patrimoine met en valeur des femmes dans le patrimoine – dans leur rôle, leur fonction, leur apport, leur gestion, leur empreinte, leur souvenir. A Liège et ailleurs, Sainte Julienne est mise à l'honneur avec plus de 15 activités proposées par 7 associations ! Directrice de l'hospice-léproserie de Cornillon vers 1230 et instigatrice de la Fête-Dieu, c'est une des plus grandes figures féminines liégeoises. A découvrir ou redécouvrir.

    Bloquez les samedi 11 et dimanche 12 septembre.

    Inscriptions nécessaires pour les activités guidées : Informations et inscriptions

    Voici déjà quelques idées...

    Balades guidées dans Liège au Moyen-Âge, sur les pas de sainte Julienne : samedi 11 à 14h00 et dimanche 12 à 14h00. 

    Inscriptions : info@circuits-sainte-julienne.be, sinon, informations

    RTC Liège vient de réaliser un beau reportage : Balade guidée familiale pour découvrir la magnifique vallée creusée par le ruisseau sainte Julienne: samedi 11 à 14h00 ou dimanche 12 à 14h00. 

    Inscriptions : info@circuits-sainte-julienne.be, sinon, informations

    Visites guidées du sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, de la basilique saint-Martin avec la bienheureuse Eve, Exposition à la cathédrale de Liège. 

    Informations et inscription

    Venez découvrir l'histoire du vieux puits retrouvé lors des travaux au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon. Il est témoin du plus vieil hôpital de Liège.

    Informations

  • Pakistan : des églises menacées de destruction

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Pakistan : plusieurs églises menacées de démolition

    À Karachi, au Pakistan, plusieurs églises sont menacées de destruction dans le cadre d’une campagne anti-empiètement menée par le gouvernement.

    L’église catholique Saint-Joseph de Karachi, au Pakistan a échappé à la démolition. Mais pour combien de temps ? Plusieurs démolitions ont été lancées dans le quartier où elle se situe dans le cadre d’une campagne anti-empiètement visant à supprimer les empiètements illégaux de bâtiments sur des cours d’eau, ces derniers pouvant faire l’objet de crues soudaines. Selon les experts de l’ONU, cette action pourrait affecter jusqu’à 12.000 logements abritant près de 100.000 personnes. Deux autres églises ont déjà été détruites, détaille UCA News. Au total, quelque 500 familles chrétiennes sont concernées.

    Les lieux de culte des minorités ne peuvent pas être tout simplement anéantis.

    Si l’église Saint-Joseph est pour le moment épargnée, d’autres églises sont menacées par cette campagne. « Nous vivons dans une société musulmane où la démolition des mosquées est considérée comme un péché majeur », a souligné auprès de UCA News le père Shehzad Anwar, prêtre de la paroisse Saint-François d’Assise à Loralai, dans la province du Baloutchistan (nord-est du Pakistan). « Les mosquées déplacées sont reconstruites plus spacieuses et modernes. Les lieux de culte des minorités ne peuvent pas être tout simplement anéantis ».

    Lire aussi : Birmanie : l’armée réquisitionne et profane deux églises

  • Communiqué des communautés ex-Ecclesia Dei suite au motu proprio Traditionis Custodes

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Communiqué des communautés ex-Ecclesia Dei suite au motu proprio Traditionis Custodes

    Rédigé par Supérieurs de communautés ex-Ecclesia Dei le Communiqué des communautés ex-Ecclesia Dei <br>suite au motu proprio Traditionis Custodes

    « La miséricorde de Dieu sur toute chair »
    (Si 18, 13) 

    Les Instituts signataires veulent avant tout redire leur amour de l’Eglise et leur fidélité au Saint-Père. Cet amour filial se teinte aujourd’hui d’une grande souffrance. Nous nous sentons soupçonnés, mis en marge, bannis. Cependant, nous ne nous reconnaissons pas dans la description donnée par la Lettre d’accompagnement du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021.

    « Si nous disons que nous n’avons pas de péché… » (I Jn 1, 8)

    Nous ne nous considérons aucunement comme la « vraie Église ». Au contraire, nous voyons en l’Eglise catholique notre Mère en qui nous trouvons le salut et la foi. Nous sommes loyalement soumis à la juridiction du Souverain Pontife et à celle des évêques diocésains, comme l’ont montré les bonnes relations dans les diocèses (et les fonctions de Conseiller presbytéral, Archiviste, Chancelier ou Official qui ont été confiées à nos membres) et le résultat des visites canoniques ou apostoliques des dernières années. Nous réaffirmons notre adhésion au magistère (y compris à celui de Vatican II et à ce qui suit) selon la doctrine catholique de l’assentiment qui lui est dû (cf. notamment Lumen Gentium, n° 25, et Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 891 et 892) comme le prouvent les nombreuses études et thèses de doctorat faites par plusieurs d’entre nous depuis 33 ans. 

    Des fautes ont-elles été commises ? Nous sommes prêts, comme l’est tout chrétien, à demander pardon si quelques excès de langage ou de la défiance vis-à-vis de l’autorité ont pu s’introduire chez tel ou tel de nos membres. Nous sommes prêts à nous convertir si l’esprit de parti ou l’orgueil a pollué nos cœurs.

    « Accomplis tes vœux au Très-Haut » (Ps 49, 14)

    Nous supplions que s’ouvre un dialogue humain, personnel, plein de confiance, loin des idéologies ou de la froideur des décrets administratifs. Nous voudrions pouvoir rencontrer une personne qui sera pour nous le visage de la Maternité de l’Eglise. Nous voudrions pouvoir lui raconter la souffrance, les drames, la tristesse de tant de fidèles laïcs du monde entier, mais aussi de prêtres, religieux, religieuses qui ont donné leur vie sur la parole des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI.

    On leur avait promis que « toutes les mesures seraient prises pour garantir l’identité de leurs Instituts dans la pleine communion de l’Église catholique [1] ». Les premiers Instituts ont accepté avec gratitude la reconnaissance canonique offerte par le Saint-Siège dans le plein attachement aux pédagogies traditionnelles de la foi, notamment dans le domaine liturgique 
    (sur la base du Protocole d’accord du 5 mai 1988 entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre). Cet engagement solennel a été exprimé dans le Motu Proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988 ; puis de façon diversifiée pour chaque Institut, dans leurs décrets d’érection et dans leurs constitutions approuvées définitivement. Les religieux, religieuses et prêtres engagés dans nos Instituts ont prononcé des vœux ou émis des engagements selon cette spécification. 

    C’est de cette manière que, confiants dans la parole du Souverain Pontife, ils ont donné leur vie au Christ pour servir l’Eglise. Ces prêtres, religieux et religieuses ont servi l’Église avec dévouement et abnégation. Peut-on aujourd’hui les priver de ce sur quoi ils se sont engagés ? Peut-on les priver de ce que l’Eglise leur avait promis par la bouche des Papes ?

    « Sois patient envers moi ! »  (Mt 18, 29)

    Le pape François « invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église » (Amoris Laetitia, n° 312). Nous sommes désireux de confier les drames que nous vivons à un cœur de père. Nous avons besoin d’écoute et de bienveillance et non de condamnation sans dialogue préalable. 
    Le jugement sévère crée un sentiment d’injustice et produit les rancœurs. La patience adoucit les cœurs. Nous avons besoin de temps.

    On entend parler aujourd’hui de visites apostoliques disciplinaires pour nos Instituts. Nous demandons des rencontres fraternelles où nous puissions expliquer qui nous sommes et les raisons de notre attachement à certaines formes liturgiques. Nous désirons avant tout un dialogue vraiment humain et miséricordieux : « Sois patient envers moi ! » 

    « Circumdata varietate » (Ps 44, 10)

    Le 13 août dernier, le Saint-Père affirmait qu'en matière liturgique, « l'unité n'est pas l'uniformité mais l'harmonie multiforme que crée l'Esprit-Saint [2] ». Nous sommes désireux d'apporter notre modeste contribution à cette unité harmonieuse et diverse, conscients que comme l’enseigne Sacrosanctum Concilium « la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (SC, n° 10).

    Avec confiance, nous nous tournons tout d’abord vers les évêques de France afin qu’un vrai dialogue soit ouvert et que soit désigné un médiateur qui soit pour nous le visage humain de ce dialogue. « Il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations… Il s’agit d’intégrer tout le monde, on doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite » (Amoris Laetitia, n° 296-297).

    Fait à Courtalain (France), le 31 août 2021

    M. l’abbé Andrzej Komorowski, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

    Mgr Gilles Wach, Prieur Général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre

    M. l’abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur Général de l’Institut du Bon Pasteur

    Père Louis-Marie de Blignières, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

    M. l’abbé Gerald Goesche, Prévot Général de l’Institut Saint-Philippe-Néri

    Père Antonius Maria Mamsery, Supérieur Général des Missionnaires de la Sainte-Croix

    Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux

    Père Emmanuel-Marie Le Fébure du Bus, abbé des Chanoines de Lagrasse

    Dom Marc Guillot, abbé de l’abbaye Sainte-Marie de la Garde

    Mère Placide Devillers, abbesse de l’abbaye Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux

    Mère Faustine Bouchard, Prieure des Chanoinesses d’Azille

    Mère Madeleine-Marie, Supérieure des Adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre

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    [1] Note d’information du 16 juin 1988, in Documentation Catholique, n° 1966, p. 739.

    [2] Videomensaje del Santo Padre Francisco a los participantes en el congreso virtual continental de la vida religiosa, convocado por la CLAR, 13-15 août 2021.

  • Ne tuez pas, ne tuez plus les prêtres !

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    Rédigé par Philippe Maxence le 20 août 2021 pour l’éditorial du bimensuel « l’Homme Nouveau » :

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    L’assassinat d’un homme est toujours une tragédie. La mort violente d’un prêtre apparaît, elle, toujours comme une double catastrophe : humaine et spirituelle.

    Non contente d’enlever la vie à un être humain, elle prive l’Église d’un ouvrier pour la moisson, même si nous ne devons pas oublier que pour porter du fruit, il est nécessaire que le grain meure.

    Terrible paradoxe de l’Évangile qui s’est appliqué à tant de prêtres depuis le début du christianisme et qui s’est renouvelé plus récemment pour le Père Hamel (2016) et le 9 août dernier pour le Père Olivier Maire, supérieur provincial des montfortains. Tué par l’immigré qu’il hébergeait, ce prêtre a été fidèle à l’idée qu’il se faisait de la charité.

    Bien commun et confusion mentale

    Beaucoup ont mis en cause le principe même de cet accueil parce que, en situation illégale, l’assassin avait fait l’objet de plusieurs avis d’expulsion et qu’il devait être jugé pour l’incendie de la cathédrale de Nantes. S’il apparaît logique qu’un acte criminel qui s’est déroulé en France soit jugé selon les lois françaises, il semble moins normal que le suspect, atteint de défaillances psychologiques, se promène en liberté et ne trouve de refuge qu’auprès de la charité d’un prêtre. La faillite ne se trouve donc pas d’abord du côté de ce dernier, mais de l’État et de la justice, empêtrés à la fois dans l’idéologie et dans des textes juridiques contradictoires. Plus profondément, ce fait tragique oblige à s’interroger à nouveau sur notre conception de la politique. Celle-ci vise-t-elle le bien commun ou se limite-t-elle à permettre à chaque individu d’agir à sa guise ?

    Les différentes politiques migratoires de ces dernières décennies vont malheureusement dans ce dernier sens, en traduisant au plan judiciaire l’absolutisation des droits de l’individu. À force d’ignorer la primauté du bien commun (1), un prêtre a été assassiné, tué vraisemblablement dans un moment de folie. Il n’est pas mort seulement des coups mortels à la tête portés par son agresseur, ni encore de la défaillance pratique de l’État et de la justice. Il est mort aussi de la confusion mentale, fruit de philosophies qui ne sont, hélas, pas seulement mortifères intellectuellement, moralement et spirituellement.

    Il existe malheureusement d’autres manières de tuer des prêtres : l’étouffement dans l’œuf des vocations sacerdotales qui ont besoin d’être entourées.

    On me permettra de dire mon inquiétude devant une des conséquences probables du motu proprio Traditionis Custodes remettant en cause Summorum Pontificum de Benoît XVI. En affirmant l’existence légale de la seule messe de Paul VI pour le rite latin, ce texte vise sans le dire mais directement les séminaires constitués sous Jean-Paul II et Benoît XVI pour former de futurs prêtres selon la tradition latine.

    Comme l’a très bien vu le Père Daniel-Ange dans un texte très émouvant et animé d’une charité véritable, ces lieux de formation donnent à l’Église un grand nombre de vocations qui ne cherchent ni le confort ni une carrière ecclésiastique mais sont animées le plus souvent d’un idéal surnaturel et d’un vrai zèle missionnaire.

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  • Traditionis Custodes : le cri de détresse des supérieurs « tradis » aux évêques

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    « Les supérieurs des communautés « Ecclesia Dei » ont adressé le 1er septembre une lettre aux évêques de France pour solliciter leur soutien « dans leur désir de paix et d’unité » après la publication du motu proprio Traditionis Custodes sur la messe tridentine. L’hebdomadaire « Famille Chrétienne » rend compte ici de cette démarche que les autorités ecclésiastiques, romaines ou autres, auraient tort de mésestimer.

    « Alors que cette rentrée devrait être marquée par des échanges dans plusieurs diocèses sur l’application du motu proprio Traditionis Custodes restreignant l’usage de la messe tridentine, les supérieurs généraux des principales communautés « Ecclesia Dei » ont pris les devants. Réunis le 31 août septembre à Courtalain, dans la maison générale de l’Institut du Bon Pasteur (Eure-et-Loir), ils ont adressé une lettre aux évêques de France que Famille Chrétienne retranscrit dans son intégralité. Cette lettre, qui a été remise aux représentants des évêques français mercredi 1er septembre, est co-signée par les supérieurs de douze de ces principaux instituts – neuf masculins, trois féminins.

    Une lettre « filiale et confiante »

    Il s’agit d’une lettre « filiale et confiante pour solliciter [l’] aide [des évêques] dans [notre] désir de paix et d’unité », a écrit sur Facebook la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, publiant le 1er septembre une photo des membres présents à la réunion. Dans la lettre, les signataires réaffirment leur fidélité au Saint Père et leur « adhésion au magistère (y compris à celui de Vatican II et à ce qui suit) selon la doctrine catholique de l’assentiment qui lui est dû ». Si des fautes ont été commises, ils se disent « prêts, comme l’est tout chrétien, à demander pardon si quelques excès de langage ou de la défiance vis-à-vis de l’autorité ont pu s’introduire chez tel ou tel de nos membres. Nous sommes prêts à nous convertir si l’esprit de parti ou l’orgueil a pollué nos coeurs. »

    Les signataires appellent à un véritable dialogue, « humain, personnel, plein de confiance, loin des idéologies ou de la froideur des décrets administratifs », et demandent de pouvoir « rencontrer une personne qui sera pour nous le visage de la Maternité de l’Eglise. » Par cette phrase, ils font entendre qu’ils espèrent la nomination d’un médiateur entre Rome et les Instituts ‘’Ecclesia Dei’’, précise une source à Famille Chrétienne. Pour la France, la CEF avait nommé avant l’été et avant la parution du motu proprio, deux évêques responsables du dialogue avec les communautés « Ecclesia Dei », et une réunion avait été organisée le 14 juin.

    Une lettre qui traduit aussi une « grande souffrance »

    Appelant à l’unité et au dialogue, les Supérieurs des communautés ''Ecclesia Dei'' font aussi part de leur profond désarroi face aux mesures du motu proprio et à la dureté de la lettre qui l’accompagne. « Cet amour filial [qu’ils renouvellent explicitement au Saint-Père dès le début de la lettre, ndlr] se teinte aujourd’hui d’une grande souffrance. Nous nous sentons soupçonnés, mis en marge, bannis. Cependant, nous ne nous reconnaissons pas dans la description donnée par la Lettre d’accompagnement du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021. » Répondant à l’un des reproches qui leur sont faits, ils assurent : « Nous ne nous considérons aucunement comme la « vraie Église ». Au contraire, nous voyons en l’Eglise catholique notre Mère en qui nous trouvons le salut et la foi ».

    Ils rappellent les promesses qui leur ont été faites par Rome à plusieurs reprises, et voudraient « pouvoir raconter » au médiateur qu’ils espèrent voir nommé « la souffrance, les drames, la tristesse de tant de fidèles laïcs du monde entier, mais aussi de prêtres, religieux, religieuses qui ont donné leur vie sur la parole des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI », et à qui on avait « promis que ‘’ toutes les mesures seraient prises pour garantir l’identité de leurs Instituts dans la pleine communion de l’Église catholique [1]’’ ».

    Une ombre plane sur ces Instituts, alors que des rumeurs circulent sur des « visites apostoliques pour nos Instituts ». « Nous demandons des rencontres fraternelles où nous puissions expliquer qui nous sommes et les raisons de notre attachement à certaines formes liturgiques. Nous désirons avant tout un dialogue vraiment humain et miséricordieux : « Sois patient envers moi ! », supplient les signataires.

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  • Motu proprio "Traditionis custodes" : une ignorance de l'histoire de la liturgie ?

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    Du site "Esprit de la Liturgie" :

    Traditionis custodes ignore-t-il l’histoire de la Liturgie ?

    Note d’Esprit de la Liturgie : Nous proposons dans ce qui suit, avec la permission de l’auteur, une traduction d’une tribune de Dom Alcuin Reid O.S.B. , publiée le 6 août dernier dans le journal catholique en ligne Catholic World Report. Dom Alcuin Reid est historien de la liturgie, spécialiste du Mouvement Liturgique et des réformes du rite romain au XXème siècle. Il est également le prieur du Monastère Saint-Benoît de Brignoles, une communauté bénédictine de droit diocésain du diocèse de Fréjus-Toulon


    Le cardinal Walter Brandmüller élève l’hostie consacrée lors d’une messe selon le missel préconciliaire célébrée à l’autel de la Chaire à Saint-Pierre de Rome, le 15 Mai 2011. (CNS photo/Paul Haring)

    Dans le brouhaha qui a suivi la promulgation du Motu Proprio Traditionis custodes le 16 juillet, nous avons eu droit à un torrent de commentaires de la part des vainqueurs. Ceux-ci déforment tant l’Histoire de la liturgie qu’on ne peut s’empêcher de les comparer aux journalistes les moins scrupuleux qui encensent de commentaires révisionnistes leur candidat favori le matin après sa victoire dans une élection quelconque. Ne prétendons pas maintenant qu’il s’agit d’autre chose que d’une guerre politique ecclésiastique, aussi perturbante que soit cette réalité – d’autant plus qu’il y a trois semaines, la tolérance liturgique, à défaut d’une vraie paix, s’était enracinée, avait grandi et porté ses fruits dans de nombreux diocèses, sinon la plupart.

    Le pape François est “revenu avec force aux paroles de Vatican II a dit et les a appliquées », nous dit-on. « Une partie de ce que Benoît XVI a fait était contraire au Concile Vatican II », affirme-t-on encore. « L’Église tout entière reviendra à la messe de 1970 « , claironne-t-on. On dit allègrement que « le missel de 1970 » est « en un sens supérieur, plus fidèle à la volonté du Seigneur telle qu’elle est comprise par le Concile Vatican II ». La « participation active » à la liturgie et la liturgie de Vatican II « sont synonymes », assène-t-on. Nous devons être soulagés que les éléments « médiévaux » corrompus de la liturgie aient été écartés une fois pour toutes.

    De même, le tout premier article du Motu Proprio lui-même, qui cherche à établir les livres liturgiques modernes comme « l’unique expression de la lex orandi du rite romain », trahit une compréhension fondamentalement défectueuse de l’histoire de la liturgie, de la relation entre la lex orandi et la lex credendi et du pouvoir de ceux dont le ministère dans l’Église est effectivement de veiller sur sa Tradition vivante.

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