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  • L'Eglise catholique sous le feu des médias

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    D'Aline Lizotte sur "Smart Reading Press" :

    L’ÉGLISE CATHOLIQUE FACE À LA CRISE MÉDIATIQUE

    Parmi les réactions récentes aux scandales dans l’Église, plusieurs livres ont été publiés, qui proposent des réformes pour y remédier et ouvrir à un nouvel avenir. En pointe, celui de Marie-Jo Thiel, L’Église catholique face aux abus sexuels sur mineurs, propose des analyses fondées sur la sociologie et la psychologie systémiques, qui voudraient orienter ces réformes vers une profonde remise en cause d’un système autoritariste et sacralisant, présenté comme la cause structurelle de ces déviances. Réforme véritable ou leurre dangereux ? Aline Lizotte propose des clefs pour un discernement.

    Tel que promis, je fais. La semaine dernière, après la condamnation du cardinal Barbarin, nous avons vécu une semaine quasi hystérique d’opinions diverses. Tout s’est passé comme si cette condamnation et la décision de l’archevêque d’offrir sa démission au pape avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Les protestations sont venues de toute part, souvent erronées ou naïves ou idéologiques.

    On a lu par exemple dans plusieurs journaux que quarante-huit prêtres du conseil presbytéral du diocèse de Lyon auraient voté un sorte de demande pressante au pape pour qu’il accepte la démission de l’archevêque afin, disait-on, de pouvoir «tourner la page». Mais cette information est fausse. Le message de rectification du Père Yves Baumgarten, vicaire général, désigné pour diriger provisoirement le diocèse de Lyon, publié sur le site du diocèse, dit le contraire : «Les conseils du diocèse ont été entendus le 26 mars dans un très bel esprit de communion, de paix et d’unité. Les débats ont été riches et sereins. Je ne peux pas accepter que ce beau travail de communion soit réduit aux quelques lignes écrites dans certains médias qui ne reflètent absolument pas l’esprit de cette assemblée et qui présentent une interprétation partiale des avis responsables qui ont été demandés et donnés. Les membres des conseils ont exprimé les souffrances et incompréhensions ressenties actuellement par les laïcs et les prêtres de notre diocèse. Beaucoup ont également souligné la richesse du travail pastoral réalisé par notre cardinal depuis 17 ans.»

    Par contre, l’opinion de Danièle Hervieu-Léger, directrice d’étude de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, transmise par La Croix1, émet un tout autre son : Mgr Barbarin «a perdu sa dignité d’évêque, dont la première responsabilité est d’assurer l’unité du peuple qui lui est confié. Il était peut-être légitime de faire appel comme citoyen, mais pas comme évêque. L’archevêque de Lyon aurait eu la dignité de ne pas faire appel, le pape aurait pu accepter sa démission, celle de quelqu’un qui s’est simplement tu et qui porte les fautes morales et juridiques commises par ses prédécesseurs. Le cardinal Barbarin serait alors sorti par le haut».

    On ne peut qu’être étonné de cette remarque. Même Jésus Christ n’a pas fait cela. Il n’a jamais acquiescé à la condamnation prononcée par le Sanhédrin qui l’accusait d’avoir blasphémé, ni n’a confirmé l’autorité de Pilate le condamnant injustement. A-t-il perdu pour autant sa dignité ? Il n’est jamais demandé de donner son assentiment à une injustice !

    Fait surprenant, l’opinion de Chantal Delsol, publiée dans le Figaro Vox2, qui définit l’Église comme un «société holistique», et lui fait la leçon : elle «se voit obligée, sous peine de reproches intolérables, de se porter à la défense des individus contre l’institution. Cela est nouveau, inédit. C’est un pas important franchi dans la défense de l’individualisme. L’abandon du secret revient à rejoindre la société moderne, dans laquelle l’individu vaut davantage que la communauté ».

    L’Église une société holistique ! Surprenant ! On est attardé si, avec saint Paul, on la considère comme un «corps mystique» ou, avec Lumen gentium, comme une «Communion». Quant à considérer que la personne, dans son individualité, vaut mieux que l’institution, on réfléchit face à cette assertion qui vient en droite ligne du personnalisme d’Emmanuel Mounier et qui met le bien de la personne individuelle au-dessus du Bien commun. Et comment devrait faire le Politique si sa tâche consiste d’abord à poursuivre le bien de chacune des personnes individuelles, en tenant compte d’abord des individualismes égoïstes, dont la primauté devrait être satisfaite contre le Bien commun qui, bien défini, est le meilleur bien de la personne3.

    Quant à notre inénarrable Véronique Margron, je laisse à Jérôme Fouquet le soin de l’analyse de son «moment de vérité4», qui sera publié la semaine prochaine. Pour ma part, je me suis surtout occupée du livre de Marie-Jo Thiel5 : L’Église catholique face aux abus sexuels6.

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  • Quand la pratique de l'euthanasie transforme la gestion de la douleur en ordonnance de mort

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    De Lillian Quinones sur le site anglophone "The Federalist" :

    Cette infirmière belge a observé l'euthanasie transformer la gestion de la douleur en ordonnance de mort

    Sophie Druenne a été témoin du fléau du cadre légal de l'euthanasie légalisé en Belgique et de la dévalorisation de la vie humaine par des médecins chargés de la protéger.

    Après avoir administré une dose mortelle, le médecin a quitté la pièce. Mais le patient ne mourait pas. Pour Sophie Druenne, une infirmière en soins palliatifs exerçant sous l'autorité du médecin belge qui avait approuvé la demande d’euthanasie, ça a été un point de rupture.

    «La situation était tellement absurde que nous riions», m'a confié Sophie au début de notre entretien. «Nous avons dû rappeler le praticien pour lui dire que le patient était toujours en vie et qu'il fallait lui faire une injection supplémentaire. Et je me suis surprise à rire tout en me protégeant de ce qui se passait.

    Racontant l’histoire à ses amis et à sa famille à l’extérieur de l’hôpital, Sophie a pris conscience de l’horreur de cette situation et a commencé à remettre en question la soi-disant expérience sociale de la Belgique en matière d’euthanasie. Légalisée en 2002, l'euthanasie a été décriminalisée sous certaines conditions. Son champ d'action continue de s'élargir, avec l'inclusion des mineurs en 2016, et les législateurs envisagent maintenant d'élargir ce champ pour inclure les patients psychiatriques. Cependant, ce ne sont pas ces lois qui ont changé l’opinion de Sophie sur la politique de son pays en matière d’euthanasie, mais le système de soins palliatifs intégrés tel qu'il fonctionne en Belgique.

    Les soins palliatifs sont une aide médicale qui traite les symptômes d'une maladie généralement grave plutôt que la maladie elle-même, qui parfois ne peut pas être traitée ou pas facilement. Les soins palliatifs intégrés (IPC) englobent les soins palliatifs traditionnels dans le cadre de la pratique de l’euthanasie au XXIe siècle en Belgique. Dans ce nouveau modèle de soins pour les mourants, médecins et infirmières sont formés pour discuter de l'euthanasie en tant que dernière option médicale avec leurs patients. Les partisans des IPC le décrivent comme un «rapprochement».

    Historiquement, les soins palliatifs étaient définis par les convictions anti-euthanasie de sa fondatrice, Cicely Saunders, une infirmière britannique qui avait mis au point une méthode holistique de prise en charge des mourants dans les années 1940. Témoin de l’apparition de stratégies et de médicaments efficaces pour la gestion de la douleur au cours de sa vie, elle estimait que la demande d’euthanasie d’un patient traduisait un manque de prise en charge adéquate de ses besoins spirituels, émotionnels et sociaux.

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  • Dans le monde, il y a aujourd'hui plus de grands-parents que de petits-enfants

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Le monde a maintenant plus de grands-parents que de petits-enfants

    Pour la première fois dans l’histoire, il y a plus de personnes âgées dans le monde que de jeunes enfants, selon les Nations Unies.

    Selon un récent rapport de l’ONU, le nombre de personnes de plus de 65 ans dépassait celui des moins de 5 ans à la fin de 2018.

    Il y a aujourd’hui environ 705 millions de personnes de plus de 65 ans sur la planète, tandis que les 0-4 ans sont environ 680 millions.

     Les tendances actuelles indiquent une disparité croissante entre les plus âgés et les plus jeunes d’ici 2050 — il y aura deux personnes de plus de 65 ans pour chaque enfant de 0 à 4 ans.

    Cet écart grandissant symbolise une tendance que les démographes suivent depuis des décennies : dans la plupart des pays, nous vivons tous plus longtemps et nous ne faisons pas assez d’enfants.

    « Il y aura très peu d’enfants et beaucoup de gens de plus de 65 ans, ce qui rend très difficile la survie de la société au niveau mondial », a déclaré à la BBC Christopher Murray, directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation à l’Université de Washington.

    L’universitaire est également l’auteur d’un article paru en 2018, dans lequel il suggère que près de la moitié des pays du monde est confronté à un « un effondrement de la natalité », ce qui signifie qu’il n’y a pas assez d’enfants pour maintenir une population suffisante.

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  • Le temps des saints évêques est-il révolu ?

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    D'Arthur Herlin sur Aleteia.org :

    Cardinal Sarah : « La peur est la grande faiblesse de l’Église aujourd’hui »

    © Antoine Mekary / ALETEIA

    Crise de la foi, crise de l’Église, déclin de l’Occident, le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin, se penche sur toutes les crises du monde contemporain dans son nouveau livre-entretien : "Le soir approche et déjà le jour baisse", co-écrit avec l’essayiste Nicolas Diat. Rencontré par Aleteia, le haut prélat estime cependant que l’issue n’est pas fatale, si toutefois pasteurs, prélats et baptisés parviennent à s’affranchir de leurs peurs.

    Aleteia : Que répondre à ceux qui pourraient estimer que votre livre est pessimiste voire alarmiste ?

    Cardinal Robert Sarah : J’ai fait ce constat avec beaucoup de prudence et un grand désir de précision. Il me semble, par conséquent, qu’il ne se situe pas loin de la vérité. Bien sûr, le tableau peut paraître sombre, mais le pape Benoît XVI disait lui-même, juste avant son élection au Siège de Pierre, que l’Occident traverse une crise qui ne s’est jamais vérifiée dans toute l’histoire. La réalité est là : on ne peut pas dire qu’il n’y a pas une crise de la foi alors que les églises se vident. Je ne pense pas que par le passé nous avons assisté à des accusations telles que celles dirigées actuellement contre des cardinaux, des évêques, des prêtres, parfois même condamnés à des peines de prison… Dans la société, je ne sais pas quelle civilisation a légalisé l’avortement, l’euthanasie, a cassé la famille et brisé le mariage à ce point. Ce sont pourtant des aspects essentiels de la vie humaine. Nous sommes dans une situation difficile et la crise est profonde et grave, mais j’ai également consacré la dernière partie du livre à une longue réflexion sur l’espérance car chaque crise comporte en elle une dimension nouvelle, le début d’une renaissance.

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  • "Grand remplacement", réalité ou intox ?

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    Du site "Boulevard Voltaire" :

    Jean-Paul Gourévitch : « Le changement de population est indiscutable »

    Ā l’occasion de la parution, chez Pierre-Guillaume de Roux, de son dernier ouvrage, Le Grand Remplacement, réalité ou intox ?, Jean-Paul Gourévitch a donné un entretien à Boulevard Voltaire. Alors, le Grand Remplacement : réalité ou intox ?

    Vous publiez Le grand remplacement, réalité ou intox ? Aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux.
    La sortie de votre livre tombe très bien dans l’actualité puisque nous sommes une semaine après la tuerie de Christchurch. Le tueur s’est revendiqué de Renaud Camus et a notamment cité la théorie du grand remplacement.
    Grand remplacement, réalité ou intox ?

    J’ai écrit cet ouvrage non pas par rapport à la tuerie de Christchurch puisque c’est un ouvrage que j’ai commencé il y a une bonne année. Je l’ai fait pour essayer de montrer ce qu’il y avait à la fois d’exact et d’erroné dans cette théorie du grand remplacement. D’où le titre réalité ou intox.

    Il est vrai que cette tuerie, et surtout l’instrumentalisation qui en a été faite, laisse entendre que finalement l’extrême droite, et en particulier Renaud Camus, serait coupable d’inciter à la haine et aux attentats. C’est quelque chose d’inadmissible.

    Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas Renaud Camus qu’il faut l’accuser de pousser à la rébellion. C’est un homme tout à fait pacifique. Le grand remplacement est un concept, une thèse, mais pas un outil de combat.

    Peut-on parler d’un changement de population en Europe occidentale ?

    Le changement de population est indiscutable. Je prends les chiffres très officiels. Ceux de l’office français de l’immigration et de l’intégration. Il y a en France 11 % d’immigrés au sens du mot immigré, c’est-à-dire né étranger dans un pays étranger et de parents étrangers. Si on y ajoute les descendants directs, qu’ils soient issus de deux parents étrangers ou d’un couple mixte, on arrive à 24 %. C’est une proportion beaucoup plus importante que la proportion qui existait autrefois. Transformation oui, cela ne veut pas dire automatiquement grand remplacement.

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