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  • Le précieux travail de l'Institut Européen de Bioéthique

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    Formation de bioéthique pour les jeunes

    Les jeunes ont soif de se former sur les questions de bioéthique. C'est pourquoi l'IEB a lancé en septembre le programme "Bioethics for Millenials". Un bon groupe de jeunes vont ainsi pouvoir bénéficier d'une formation complète sur tous les thèmes que traverse la bioéthique, du début à la fin de vie. Le week-end de lancement fut un réel succès!

    Interventions et formations au sein d'institutions de soins

    Ces derniers mois, plusieurs hôpitaux et maisons de repos ont sollicité notre intervention pour répondre aux questions éthiques que se posent leurs soignants, patients ou résidents, bénévoles et aidants-proches, autour de la fin de vie.

    Formation des stagiaires

    L'IEB accueille en continu des stagiaires qui souhaitent mettre leurs compétences au service de la personne humaine tout en approfondissant leurs connaissances en matière de bioéthique. Cette vidéo vous les présente et en livre quelques témoignages ! Merci à eux, et merci à vous qui rendez possible leur stage à l'IEB.

    Le nouveau site internet de l'IEB !

    Cette plateforme entièrement renouvelée est essentielle pour mettre à disposition de tous (citoyens, dirigeants politiques, soignants, médias,...) le fruit de nos analyses et recherches. Nous voulons continuer à informer de façon fiable et complète sur l'actualité et les enjeux de bioéthique.

    Je soutiens l'IEB

  • Belgique : le culte catholique est-il "surfinancé" ?

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    De Catherine Tonero sur le site de la RTBF :

    CQFD : Le culte catholique est-il surfinancé au vu de la pratique?

    L'Eglise catholique capte environ 83% des moyens alloués aux différents cultes reconnus en Belgique, alors que moins de 10% des Belges se disent catholiques pratiquants (selon le dernier rapport annuel de l'Eglise catholique). Faut-il dès lors revoir le financement public des cultes en Belgique? C'est la question qui fait débat dans CQFD ce mercredi. Pour en parler : Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique et Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, réclamant un financement plus équitable des cultes.

    Une matière jamais réformée

    Le financement des cultes en Belgique trouve son origine dans la Constitution de 1831. Fruit d'un compromis entre catholiques et libéraux, elle prévoit l'indépendance de l'Eglise et de l'Etat, mais aussi le financement public des cultes, pour l'utilité sociale qui leur est reconnue. "Quand la Belgique a été créée en 1831, elle a conservé les instruments de financement public des cultes qui avaient été mis en place sous le régime français, explique Caroline Sägesser, chargéz d'étude au CRISP, et donc nous vivons encore aujourd'hui avec des principes très largement hérités de cette époque".

    Depuis lors, plusieurs lois ont élargi la reconnaissance (et donc le financement) à d'autres cultes. Six cultes sont ainsi financés aujourd'hui chez nous: catholique, protestant, israélite, anglican, orthodoxe et islamique. Il faut ajouter à la liste des bénéficiaires la laïcité organisée, depuis 1993. Tommy Scholtès, le porte-parole des évêques de Belgique, précise à cet égard: "nous sommes le seul pays au monde où la laïcité organisée fait partie de l'organisation des cultes".

    Pourquoi nous réduire à la pratique à l'église?

    Sur un montant global de 330 à 350 millions d'euros annuels alloués au financement des cultes (CRISP), environ 83% va au culte catholique, le plus largement implanté en Belgique. Suit la laïcité organisée avec environ 10% du montant total et l'islam (6%). Une répartition que beaucoup jugent inégale, au vu du nombre de catholiques pratiquants déclarés (10%).

    DéFI, qui revendique l'inscription de la laïcité dans la Constitution, souhaite réformer le système: "accorder la majorité du financement à un culte qui n'est pas pratiqué à la même hauteur, c'est faire fi de la réalité et de l'évolution de notre société, multiculturelle et pluraliste", explique Sophie Rohonyi. "Je ne sais pas pourquoi on veut absolument nous réduire à la pratique à l'église", rétorque Tommy Scholtès.

    "Impôt philosophiquement dédicacé"

    Parmi les modèles alternatifs, celui d'un impôt dédicacé: le contribuable décide de payer une part de l'impôt à l'organisme religieux ou laïque de son choix. Deux modèles du genre sont déjà à l'oeuvre, en Allemagne et en Italie.

    On en est pas là chez nous, mais c'est une piste clairement envisagée chez DéFI, ainsi qu'un étude scientifique rigoureuse qui déterminerait qui est croyant ou pratiquant (il n'existe pas de critères de reconnaissance formalisés dans la loi actuellement).

    CQFD, Ce Qui Fait Débat, un face à face sur une question d'actualité chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h en télé sur La Trois.

    CQFD : Le culte catholique est-il surfinancé au vu de la pratique? (avec Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique et Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, réclamant un financement plus équitable des cultes. / Partie 1 / Partie 2 / Partie 3)

  • France : face aux transgressions éthiques, les évêques ne sont pas tous des chiens muets

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    De Mélinée Le Priol sur le site du journal La Croix :

    Contre la loi de bioéthique, l’appel de plusieurs évêques

    Alors que le projet de révision des lois de bioéthique est examiné à l’Assemblée nationale à partir du mardi 24 septembre, plusieurs évêques de France ont écrit aux fidèles de leur diocèse pour exprimer leurs inquiétudes quant à ce texte, dont ils dénoncent les « transgressions éthiques ».

    25/09/2019

    « Le calendrier parlementaire fait qu’il y a urgence à inviter les catholiques à prier pour leurs législateurs », affirme Hedwige Nicolas. Cette urgence, cette mère de famille du Var a décidé d’en faire un événement diocésain : une veillée de prière à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds de Toulon. Elle se tiendra le jeudi 26 septembre, deux jours après l’arrivée dans l’hémicycle du projet de loi de bioéthique, qui prévoit notamment l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.

    Cette veillée aura pour but de « prier pour la France », comme l’annonce l’affiche de l’événement, avec le sous-titre : « Pour que notre pays protège les plus fragiles ». Sur fond bleu, un dessin stylisé mêle la silhouette de la Vierge Marie aux contours de l’Hexagone.

    Si cette initiative du diocèse de Toulon provient d’une laïque, la majorité des prises de position exprimées ces derniers jours dans l’Église de France sont le fait d’évêques : ceux de Bayonne, Pamiers, Versailles, Beauvais ou encore Cambrai ont publié sur le site de leurs diocèses des communiqués alertant sur les « transgressions éthiques » que comporte ce projet de loi, « gravement défaillant » selon Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre.

    Un « devoir » d’évêque

    Ces déclarations font suite à la soirée organisée au Collège des Bernardins, le 16 septembre, par la Conférence des évêques de France (CEF), au cours de laquelle trois poids lourds de l’épiscopat avaient déjà émis leurs réserves et inquiétudes face au projet de loi.

    Quelques mouvements d’Église ont aussi pris publiquement la parole sur ces questions, à l’instar du Mouvement chrétien des retraités (MCR), qui invite ses membres à « savoir à quels risques nous exposent les choix dénués de toute reconnaissance de la dignité de la personne ».

    « Il n’est sans doute pas très utile d’ajouter une nouvelle prise de parole à celles, nombreuses, pertinentes, élaborées, que l’on peut aisément trouver dans la presse et sur les réseaux sociaux », estime pour sa part Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers. Se demandant même s’il n’y a pas « une sorte de narcissisme à vouloir coûte que coûte apporter son grain de sel », il dit tout de même vouloir attirer l’attention des fidèles sur quatre points, qu’il détaille en quelques paragraphes.

    Mgr Marc Aillet, lui, « (croit) de (son) devoir d’évêque » d’adresser un message – long de six pages – aux prêtres, consacrés et laïcs de son diocèse de Bayonne, tandis que Mgr Éric Aumonier, évêque de Versailles, considère aussi qu’« en tant qu’évêques, nous devons éclairer les consciences »« Nous ne cherchons pas une victoire politique, assure-t-il, nous parlons et agissons pour les générations qui viennent ».

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  • Une voie synodale allemande ouvrant la voie à Vatican III ?

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    De Maike Hickson sur LifeSiteNews :

    Cdl Marx: «pas de signal d’arrêt» du pape François pour notre voie synodale allemande sur le célibat et la morale sexuelle

    24 septembre 2019 (LifeSiteNews)

    Le cardinal Reinhard Marx a donné hier, le premier jour de l'assemblée d'automne des évêques allemands à Fulda, une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué sa récente rencontre avec le pape François et le cardinal Marc Ouellet et ses plans pour le prochain chemin synodal allemand, qui, comme il le souligne, n'est «pas un synode» ou un «concile particulier» qui serait soumis au droit canonique.

    S'exprimant au sujet de sa visite et de ses conversations à Rome qui se sont terminées le 20 septembre, le président de la Conférence des évêques allemands et archevêque de Munich-Freising a insisté sur le fait qu'ils avaient été «globalement positifs et encourageants».

    «Il n'y a pas de signal d'arrêt», a expliqué Marx, «c'était une rencontre constructive» avec Ouellet et le pape, de sorte que «je ne peux pas considérer que la voie synodale serait en quelque sorte menacée».

    C'est-à-dire que le pape François n'a pas dit au cardinal Marx d'arrêter un projet qui envisage de remettre en question les enseignements de l'Église sur le célibat, la morale sexuelle, le sacerdoce exclusivement masculin et aussi le lien entre ordination et pouvoir dans l'Église.

    Poursuivant ses commentaires sur le pape François et sa lettre de juin aux catholiques allemands, le cardinal Marx a déclaré que «le pape a vraiment ouvert les portes avec sa lettre, et telle que nous la comprenons, telle que je la comprends - et ce que j’ai également trouvé confirmé dans ma conversation [avec lui] - il souligne des aspects que nous devons garder à l'esprit, qui ne sont pas nouveaux pour nous et que nous acceptons.»

    Interrogé pour savoir si les statuts finaux de la voie synodale allemande - comme les participants les voteront lors de leur réunion du 23 au 26 septembre - doivent être approuvés, le cardinal Marx répond: «Une condition exigeant une approbation plus élevée? - Je n'ai pas entendu ça.»

    Cela voudrait dire que Rome laisse les Allemands faire ce qu’ils veulent. LifeSiteNews a demandé à Matthias Kopp, le porte-parole presse du cardinal Marx, de fournir des explications plus détaillées sur les commentaires du cardinal Marx, mais jusqu'à présent, Kopp n'a pas encore répondu à la question.

    Un chemin synodal allemand menant à Vatican III?

    Le cardinal Ouellet, responsable de la Congrégation pour les évêques, avait écrit une lettre datée du 4 septembre - accompagnée d'une critique de la Congrégation pour les textes législatifs - aux évêques allemands, indiquant que la voie synodale allemande entendait «convoquer un concile particulier» sans en utiliser le terme. ”Un tel concile particulier, cependant, est soumis au droit canonique. Qu'une telle voie synodale ait un caractère contraignant serait «en dehors de sa compétence [de la Conférence des évêques allemands]», indique la lettre. Les documents soulignent également que la prise de décision doit être en lien avec les «structures hiérarchiques» de l'Église.

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