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  • L'avortement en Pologne : d'insupportables ingérences du Conseil de l'Europe

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    De gènéthique.org :

    Avortement : la Pologne toujours dans la ligne de mire de l’Europe

    16 mars 2021

    Vendredi 12 mars, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a adopté une résolution qui exhorte la Pologne à garantir l’accès effectif à « un avortement légal » et aux examens prénataux. Le texte mentionne les possibles délais qui peuvent être occasionnés par « le refus de pratiquer [l’avortement] en raison du recours à la clause de conscience », et appelle les autorités à « adopter les réformes nécessaires » à ce sujet.

    Une ingérence de l’Europe

    Cette résolution approuvée par le Comité des ministres qui réunit 47 pays européens vient s’ajouter à celle adoptée par le Parlement européen le 26 novembre 2020. Une résolution qui avait fait réagir l’épiscopat européen. S’appuyant sur le droit, les évêques soulignent que « ni la législation de l’Union européenne ni la Convention Européenne des Droits de l’Homme ne prévoient un droit à l’avortement ». Une question « laissée aux systèmes juridiques des États Membres », rappelle la lettre adressée par la Commission des Épiscopats de l’Union européenne (COMECE) à David Sassoli, président du Parlement européen.

    « Le respect de l’État de Droit est essentiel pour le fonctionnement de l’Union » rappellent les évêques. Mais « l’État de Droit exige également le respect des compétences des États Membres et des choix qu’ils font dans l’exercice de leurs compétences exclusives », soulignent-ils.

    Une inversion du droit

    Dans son courrier du 22 février, la COMECE se disait également « alarmée par le fait que la Résolution [du Parlement européen] semble remettre en cause le droit fondamental à l’objection de conscience qui émane de la liberté de conscience (article 10.1 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne) », rappelant que « dans le secteur des soins de santé, les objecteurs de conscience font souvent l’objet de discrimination ». La résolution du Comité des ministres ne rassure pas sur ce point.

    « Lorsque l’avortement a été dépénalisé en 1975, il était bien clair dans les esprits que cette pratique est immorale même si elle devient dépénalisée. L’avortement était toléré », rappelle Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le Droit et la Justice (ECLJ). « C’est ensuite l’objection de conscience qui fut tolérée, et qu’il est aujourd’hui question de supprimer, tandis que l’avortement est présenté comme un droit fondamental », analyse-t-il. Alors que c’est bien l’objection de conscience qui est « un droit fondamental », « parce qu’elle est un devoir ». L’Europe l’aurait-elle oublié ?

  • "Chaque législateur qui prêtera la main à une loi sur l'euthanasie devra vivre avec le poids des morts"

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    Le débat sur une possible légalisation de l'euthanasie est d'actualité en France. Voici la tribune d'Erwan Le Morhedec sur le site de l'hebdomadaire La Vie.

    Le poids des morts

    Le débat sur l'euthanasie refait surface chez nos députés et sénateurs. Erwan Le Morhedec, avocat et essayiste, exprime son désaccord sur ces positions et insiste sur les possibles dérives d'une telle loi si elle venait à être votée.

    16/03/2021   

    Il faut avoir entendu sa propre mère vous dire qu’elle se sent de trop en ces temps de Covid, puisque à son âge on empêcherait les jeunes de vivre. Il faut avoir entendu ces médecins affirmer qu’en Éhpad les vieux n’attendent que la mort.

    Il faut avoir lu l’annonce de recrutement de « centaines de renforts infirmiers pour des CDD d’un mois minimum », twittée en catastrophe le 12 mars par une APHP qui a tant négligé l’accompagnement humain.

    Il faut avoir lu ces signes de la pandémie, noria de nos maux ordinaires, précipité de nos égarements, pour mesurer l’indécence du débat sur l’euthanasie qui s’ouvre encore à l’Assemblée nationale.

    Pour en peser l’indignité, il faut avoir entendu aussi, dès avant la pandémie, cette médecin responsable de soins palliatifs en Seine-Saint-Denis dire comme elle sait que ce sont encore ses patients, souvent pauvres, étrangers, sans solution de prise en charge à domicile, qui se verront proposer l’euthanasie.

    Qui est le malade en fin de vie ?

    Ses promoteurs invoquent la volonté de maîtriser sa mort comme on a conduit sa vie. Ils se prévalent du libre choix. Considérations séduisantes dans le monde des idées, à tout le moins celui des idées devenues folles pour avoir perdu de vue la chair et la souffrance.

    Car le malade en fin de vie n’est pas un militant sur un plateau de télé ou un député sur son siège de velours brossé, prenant une décision éclairée par le phare glorieux de la liberté, il est cette femme ou cet homme pris entre les douleurs physiques et les souffrances psychiques, et parfois seul, si seul, parce qu’il est sans famille, parce que les infirmiers et infirmières n’ont pas le temps.

    Il est cette grand-mère qui ne veut pas « être un poids pour les petits », elle qui les aime et se désole de « leur imposer cela », elle que notre monde a si bien convaincue que les seniors, ces « inactifs », sont une charge.

    Le « choix » de mourir par lassitude

    Alors oui, il se peut que lorsqu’on aura expliqué à cet être pris dans sa souffrance et le faisceau des contraintes familiales, culturelles et médicales, que l’on peut l’aider à « mourir dans la dignité », par lassitude ou par fierté, il acquiesce. Et l’on dira que c’est son choix.

    Il y a aujourd’hui des personnes qui voudraient mourir mais ne le peuvent pas, on les entend. Demain, certains mourront sans l’avoir voulu, personne ne les entendra plus. Cela, aucune loi ne peut l’encadrer. La loi passera pourtant, si ce n’est cette fois, celle d’après. Mais chaque législateur qui y prêtera la main devra vivre avec le poids des morts.

    Lire également :

    Portugal : la loi sur l’euthanasie jugée inconstitutionnelle

    Euthanasie : Plus ils sont formés, plus les futurs médecins s’y opposent

  • Comment le pape interprète le "tremblement de terre" qui a frappé le monde en 2020 sous la forme d'un nouveau coronavirus

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    De Vatican News (anglais) :

    Le pape François : "Nous devons sauver des vies, pas construire des armes pour les détruire".

    Un nouveau livre intitulé "Dieu et le monde à venir" sort en librairie ce mardi, dans lequel le pape François accorde une longue interview au journaliste italien Domenico Agasso (Edizione Piemme-LEV). Nous publions ici un extrait traduit de l'italien original.

    DOMENICO AGASSO

    Q : Votre Sainteté, comment interprétez-vous le "tremblement de terre" qui a frappé le monde en 2020 sous la forme d'un nouveau coronavirus ?

    "Dans la vie, il y a des moments d'obscurité. Trop souvent, nous pensons qu'ils n'arrivent qu'aux autres et pas à nous, à quelqu'un d'autre, dans un autre pays, peut-être sur un continent lointain. Au lieu de cela, nous nous sommes tous retrouvés dans le tunnel de la pandémie. La douleur et le chagrin ont franchi les portes de nos maisons, envahi nos pensées, attaqué nos rêves et nos projets. Et donc, aujourd'hui, personne ne peut se permettre de dormir tranquille. Le monde ne sera plus jamais le même. Mais c'est précisément dans cette calamité que nous devons saisir les signes qui peuvent s'avérer être les pierres angulaires de la reconstruction. Les discours ne suffisent pas à résoudre les urgences. La pandémie est un signal d'alarme sur lequel l'humanité est obligée de réfléchir. Ce temps d'épreuve peut ainsi devenir un temps de choix sages et clairvoyants pour le bien de l'humanité, de toute l'humanité."

    Q : Quelles sont les urgences que vous percevez ?

    "Nous ne pouvons plus accepter allègrement les inégalités et les perturbations de l'environnement. La voie du salut de l'humanité passe par la création d'un nouveau modèle de développement, qui se concentre incontestablement sur la coexistence entre les peuples en harmonie avec la Création. Nous devons être conscients que chaque action individuelle ne reste pas isolée, en bien ou en mal, mais a des conséquences sur les autres, car tout est lié : Tout ! En changeant les modes de vie qui poussent des millions de personnes, surtout des enfants, à la famine, nous pourrons mener une existence plus austère qui rendra possible une répartition équitable des ressources. Cela ne signifie pas qu'il faille diminuer les droits de certaines personnes pour favoriser un nivellement par le bas, mais plutôt qu'il faut garantir des droits plus nombreux et plus larges à ceux qui n'en ont actuellement aucun."

    Q : Voyez-vous des signes encourageants ?

    "Il existe déjà aujourd'hui des mouvements populaires qui tentent de promouvoir ces notions et opérations "par le bas", ainsi que certaines institutions et associations. Ils tentent de concrétiser une nouvelle façon de voir notre maison commune : non plus comme un entrepôt de ressources à exploiter, mais comme un jardin sacré à aimer et à respecter, à travers des comportements durables. Il y a aussi une prise de conscience chez les jeunes, notamment au sein des mouvements écologiques. Si nous ne retroussons pas nos manches et ne prenons pas immédiatement soin de la Terre, avec des choix personnels et politiques radicaux, avec un tournant économique "vert" en orientant les développements technologiques dans cette direction, tôt ou tard, notre maison commune nous jettera par la fenêtre. Nous ne pouvons plus perdre de temps."

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  • Des activistes écologistes saluent "la jeunesse d'esprit" du pape

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    D'Antoine Mekary sur Aleteia.org :

    La « jeunesse d’esprit » du pape François saluée par des activistes écologistes

    16/03/21

    Le pape François a reçu trois jeunes activistes écologistes Français lors d’une audience privée lundi 15 mars.

    Une rencontre sous le signe de l’engagement pour la « maison commune » ? Le pape François a échangé ce lundi 15 mars en fin de matinée avec une délégation française emmenée par l’eurodéputé Pierre Larrouturou (S&D) – qui n’a finalement pas pu venir en raison d’un test positif au Covid-19 – composée de trois jeunes activistes : l’écrivain et réalisateur écologiste Cyril Dion, garant de la Convention Citoyenne pour le climat décidée par Emmanuel Macron, l’entrepreneur Eva Sadoun et le fondateur du mouvement Coexister Samuel Grzybowski.

    La raison de cette audience, qui aura duré 45 minutes, tient de la conjonction du calendrier politique européen et la volonté d’un homme. En tant que rapporteur général du budget pour le Parlement européen, Pierre Larrouturou demande depuis plusieurs mois la mise en place d’une taxe sur les transactions spéculatives financières en Europe. Il a fait une grève de la faim de deux semaines cet automne pour alerter sur les risques de voir cette mesure, pourtant adoptée par le Parlement européen, être refusée par le Conseil européen.

    La « jeunesse d’esprit » du pape François

    Si les échanges ont essentiellement porté sur l’écologie, les trois Français ont salué « une vraie liberté de parole » et une « jeunesse d’esprit » chez le pontife. Après avoir eu un compte-rendu de la rencontre, Pierre Larrouturou, co-président du parti Nouvelle Donne, s’est félicité de la teneur des échanges. « Le Pape est engagé depuis très longtemps sur les questions de climat, de justice sociale et justice fiscale », a-t-il rappelé.

  • La culture du cannabis : moins écolo que ça...

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    De Judikael Hirel sur La Sélection du Jour :

    Le cannabis, une culture tout sauf écolo

    C’est parfois le paradoxe d’une idée préconçue : présenté comme un produit hautement naturel, le cannabis se voit associé à un imaginaire de liberté, de révolte et d’écologie. Mais dans la réalité, le panorama est loin d’être aussi idyllique, et sa culture se révèle en fait des plus génératrice de gaz à effet de serre.

    Ainsi, de plus en plus d’états américains, près d’une quarantaine à l'heure actuelle, ont autorisé l’usage et la culture du cannabis, tant à des fins récréatives que médicales. Avec à la clé, espèrent-ils, de généreuses recettes fiscales engendrées par cette légalisation. Il faut dire que l’industrie du cannabis légal représente désormais plus de 50 milliards de dollars (42 millions d'euros) de chiffre d’affaires outre-Atlantique. De quoi attiser bien des convoitises… Mais jusque-là, nulle étude ne s’était penchée sur la pollution engendrée par ce nouveau type de culture. Une équipe de chercheurs de la Colorado State University a récemment pensé à en évaluer l’impact environnemental, et il est surprenant : selon les conditions de culture et le climat des états, il représente « de 2 283 à 5 184 kg d’équivalent CO2 par kilo de fleurs séchées »Dans les fermes du Colorado, cultiver le cannabis émet même plus de gaz à effet de serre que l’industrie minière : environ 2,6 mégatonnes d’équivalent CO2, contre seulement 1,8 mégatonne pour l’extraction du charbon…

    « La légalisation du cannabis a entraîné une augmentation substantielle de la production commerciale. Cependant l’ampleur de l’impact environnemental de l’industrie n’a pas été pleinement quantifiée », expliquent les chercheurs, dans les colonnes de la revue Nature Sustainability. Or, tant pour éviter les vols que pour contrôler les conditions climatiques propices à la pousse des plans, « une quantité considérable de cannabis légal est cultivée à l’intérieur. » 

    Pourquoi des rejets de CO2 aussi élevés ? La culture du cannabis en intérieur se révèle en fait au quotidien des plus gourmandes en énergie, entre le niveau d’humidité nécessaire à une bonne croissance, les lampes puissantes permettant de créer de la chaleur et des équipements spéciaux tout autant énergivores. « Les émissions de gaz à effet de serre sont en grande partie dues à la production d’électricité et à la consommation de gaz naturel provenant des contrôles environnementaux intérieurs, des lampes de culture à haute intensité et de l’approvisionnement en dioxyde de carbone pour une croissance accélérée des plantes », détaille l’étude. À titre de comparaison, la culture de plants en intérieur peut nécessiter un éclairage 50 à 200 fois plus intense que celui d’un bureau traditionnel, fonctionnant 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

    Moralité : difficile de militer à la fois contre le réchauffement climatique et pour la légalisation de la culture et de la consommation de cannabis !

  • L'évêque d'Anvers indigné par la position romaine sur les unions homosexuelles

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    L'homosexualisme a très largement pignon sur rue en Flandre, y compris dans les milieux ecclésiastiques. La déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les unions homosexuelles a suscité l'ire de Mgr Bonny, évêque d'Anvers. Et il n'est pas seul. Les journaux flamands publient diverses interventions allant toutes dans le même sens, jusqu'à réclamer la fin des subsides pour une institution (l'Eglise) coupable de discrimination. On ne s'étonne guère de ces prises de position quand on voit le premier ministre lui-même faire flotter le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBTQ au 16 de la rue de la Loi.

    Mgr Bonny sur De Standaard, p. 34 (extrait) :

    "Comment je me sens après le communiqué ? Mal. Je ressens une honte par procuration pour mon Église, comme l'a dit la ministre Hilde Crevits (CD&V) sur Twitter. (*) Et surtout, je ressens une incompréhension intellectuelle et morale. Je tiens à m'excuser auprès de tous ceux pour qui cette réponse est douloureuse et incompréhensible : les couples homosexuels de foi et d'engagement catholique, les parents et grands-parents de couples homosexuels et leurs enfants, les agents pastoraux et les conseillers des couples homosexuels. Leur douleur pour l'Église est la mienne aujourd'hui. ... Les couples gays ne sont pas dignes de participer à une prière liturgique sur leur relation, ou de recevoir une bénédiction liturgique sur leur relation. De quelle arrière-boutique idéologique provient cette déclaration sur la 'vérité du rite liturgique' ?". ... Ce communiqué n'est pas un exemple de la manière dont nous pouvons parcourir un chemin ensemble. Le document sape la crédibilité à la fois de la 'voie synodale' pour laquelle le pape François plaide, et de l'année de travail annoncée avec Amoris laetitia." 

    (*) "L'homosexualité n'est PAS un péché. J'éprouve une honte indirecte devant la déclaration du Vatican. Cela doit cesser !"