Le dialogue inter-religieux existait avant le Concile Vatican II. Mais il a pris un essor nouveau avec l'accentuation donnée par ce concile à la liberté religieuse. Dans un discours donné le 19 novembre lors de sa rencontre au Palais de Cotonou avec les membres du gouvernement, les représentants des institutions de la république, le corps diplomatique et les représentants des principales religions du Bénin, le pape Benoît XVI a une nouvelle fois précisé sa pensée à cet égard :
"Je voudrais maintenant aborder le second point, celui du dialogue interreligieux. Il ne me semble pas nécessaire de rappeler les récents conflits nés au nom de Dieu, et les morts données au nom de Celui qui est la Vie. Toute personne de bon sens comprend qu’il faut toujours promouvoir la coopération sereine et respectueuse des diversités culturelles et religieuses. Le vrai dialogue interreligieux rejette la vérité humainement égocentrique, car la seule et unique vérité est en Dieu. Dieu est la Vérité. De ce fait, aucune religion, aucune culture ne peut justifier l’appel ou le recours à l’intolérance et à la violence. L’agressivité est une forme relationnelle assez archaïque qui fait appel à des instincts faciles et peu nobles. Utiliser les paroles révélées, les Écritures Saintes ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave.

Le Cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris est de ces évêques qui fustigent volontiers les chrétiens lorsqu’ils manifestent sur la place publique contre les pièces de théâtre déformant ou insultant la personne du Christ. Il était jusqu’ici demeuré bien plus discret sur ces spectacles eux-mêmes. Mieux vaut tard que jamais : il rectifie aujourd’hui le tir dans un communiqué paru sur le site du diocèse de Paris :