Le dossier : à partir de 14 minutes 20
Voir aussi : belgique-frenesie-legislative-sur-la-fin-de-vie
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Qui veut acheter un enfant 120 000 euros au Hilton de Bruxelles ce week-end?
De Benjamin Coste sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :
La Belgique, triste championne du monde de l'euthanasie
Autorisée par la loi belge depuis 2014, une première euthanasie sur un mineur a été pratiquée récemment. La nouvelle a été diffusée ce week-end. Elle fait de la Belgique le triste ambassadeur mondial de cette pratique.
On ne sait presque rien concernant l'adolescent sur lequel a été pratiquée dans la discrétion une euthanasie ce week-end en Belgique. Simplement qu'il était atteint d'une maladie incurable et qu'il aurait eu bientôt 18 ans. Sa mort, donnée de main d'homme à la demande du jeune malade, fait de la Belgique la sombre championne du monde de l'euthanasie. En effet, « le royaume est le seul pays au monde à autoriser, sans limite d'âge, des mineurs "en capacité de discernement" et atteints d'une maladie incurable à choisir d'abréger leurs souffrances », explique Paris-Match.
L'hebdomadaire rappelle que l'ouverture aux mineurs de l'euthanasie en 2014 avait « causé une vive controverse en Belgique, pays de tradition catholique » et que la loi y « était passée malgré l'opposition de certains pédiatres et de la hiérarchie catholique ».
Dans les faits, multipliant pétitions et veillées de prières, il n'est que l'Église catholique à s'opposer avec force à la lente dérive belge sur la fin de vie, note Radio Vatican. En mars 2015, l'Église de Belgique avait alerté sur la possible extension de l'euthanasie aux personnes démentes. Au début de l'année, trois nouvelles propositions de loi ont été déposées pour « affiner le dispositif », explique La Croix, notamment l'obligation pour un médecin qui refuserait de pratiquer une euthanasie de l'indiquer « dans les sept jours » et d'adresser alors son patient à un confrère. Ou bien interdire que des établissements entiers refusent de pratiquer l'euthanasie. Une proposition clairement dirigée contre les hôpitaux catholiques qui entendent rester libres de leur choix.
En 2015, plus de 2000 euthanasies ont été pratiquées en Belgique.« Un chiffre impressionnant », pour l'Express qui rappelle que le seuil des 1 000 euthanasies par an a été franchi en 2011. Quelles sont ces personnes qui demandent à ce que leurs vies soient abrégées ? « L'euthanasie concerne surtout les personnes de moins de 80 ans et celles souffrant d'un cancer. Mais en dix ans, les médecins qui accompagnent l'euthanasie ont vu une augmentation des demandes chez les plus de 80 ans, les seniors vivant dans des maisons de retraite, les patients souffrant d'une maladie autre que le cancer ainsi que des personnes qui n'étaient pas en fin de vie », note la journaliste Anne-Laure Lebrun, du site Pourquoi Docteur.
L'euthanasie rallonge la durée de vie…
Observée sur le sujet par le monde entier, la Belgique « produit » également des ambassadeurs de l'euthanasie comme l'athlète belge Marieke Vervoort, médaillée d'argent du 400 m aux Jeux paralympiques de Rio. Atteinte d'une maladie dégénérative musculaire incurable, la championne de 37 ans a expliqué à Rio qu'elle serait bientôt contrainte d'arrêter le sport de haut niveau : « Ma maladie dégénérative progresse et il n'y a aucune chance que cela s'améliore […]. Je sens que mon corps n'en peut plus. J'adore être sur mon fauteuil, mais je perds souvent conscience pendant les entraînements, en raison de la douleur. » Comment Marieke Vervoort envisage l'après-compétition ? « Voyager, écrire un deuxième livre, peut-être ouvrir un musée pour raconter son histoire. Et, quand les souffrances ne seront plus supportables et que son corps sera proche de la rupture, se faire euthanasier », relate le quotidien Le Monde.
Pour l'athlète belge, « l'euthanasie ne veut pas dire “meurtre”, mais signifie “repos”. Tout le monde sait que j'ai mis en ordre mes documents pour une euthanasie en 2008. Si je ne les avais pas eus, je me serais suicidée depuis longtemps […] », explique la Belge souhaitant ainsi démontrer que l'euthanasie, en fin de compte, allonge la durée de vie. La preuve surtout que sur la fin de vie, la Belgique a complètement perdu le nord.
D'Alliance Vita :
Mobilisation contre la GPA : récidive au Conseil de l’Europe
Ce nouveau rapport hautement controversé est à nouveau présenté par Petra De Sutter, sénatrice belge et gynécologue. Il s’agit d’une récidive de cette rapporteure pour laquelle a été soulevé un conflit d’intérêts : elle pratique elle-même la GPA dans son activité professionnelle et ses liens avec une clinique indienne ont été également révélés. Son premier rapport avait été rejeté le 15 mars dernier : il entendait encadrer la GPA au niveau européen, autrement dit légitimer cette pratique contraire aux Droits de l’homme et à la dignité humaine.
Après que l’examen d’un nouveau rapport ait été suspendu en juin dernier, il a été finalement programmé au 21 septembre 2016, et aura lieu à Paris où la commission des affaires sociales se réunira, exceptionnellement à huis clos.
« Nous sommes très inquiets par cette présentation d’un rapport « révisé » dans le plus grand secret, puisque son accès n’est réservé qu’aux parlementaires de cette commission et qu’il a été décidé qu’il serait exceptionnellement examiné à huis clos. La rapporteure, Petra De Sutter, gynécologue, pratique elle-même la GPA et fait des distinctions « subtiles » entre une pratique de la GPA ou maternité de substitution qui serait acceptable car encadrée, tout en condamnant une pratique de la GPA qui serait qualifiée de commerciale. La GPA commerciale, encadrée ou non, constitue une maltraitance originelle des enfants ainsi nés qui ne pourra jamais être réparée, et une aliénation des femmes par l’exploitation de leur corps. La pratique même de la GPA estune régression absolue du droit des femmes et de l’intérêt supérieur de l’enfant. A Alliance VITA, nous accompagnons des couples confrontés à l’infertilité et la stérilité, et entendons les souffrances qu’ils nous confient. Nous sommes extrêmement sensibles à cette épreuve. Mais le Conseil de l’Europe, garant des Droits de l’Homme, ne peut pas avaliser la GPA puisque ce mode de procréation porte atteinte aux droits humains fondamentaux et a de lourdes conséquences sur les femmes et les enfants. Nous demandons aux élus de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et particulièrement aux parlementaires français, de rejeter ce texte et de travailler activement, comme s’y était engagé le Premier ministre Manuel Valls, à faire des démarches internationales pour interdire la GPA au niveau mondial. ».
Alliance VITA soutient l’appel de No Maternity Traffic dont elle est un membre actif, à manifester le mercredi 21 septembre à Paris,
de 8h15 à 9h15
devant le Conseil de l’Europe,
55 avenue Kléber 75016 Paris.
Le Collectif international No Maternity Traffic, a remis à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui l’a validée, une pétition de plus de 100 000 signatures de citoyens européens demandant l’interdiction universelle de la GPA.
Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :
Belgique : euthanasié à 17 ans
Pour la première fois, suite à l'extension de la loi relative à l'euthanasie aux mineurs, un jeune a été euthanasié en Belgique. Il a dû exprimer sa volonté en ce sens, obtenir l’accord de ses parents, être jugé capable de discernement quant à la portée de ce geste et surtout être atteint d’une maladie incurable provoquant des souffrances inapaisables. De plus, son décès devait être prévisible à brève échéance. Telles sont les conditions inscrites dans la loi évoquée. Loi qui n'avait pas manqué de susciter de vives inquiétudes lors de son adoption par le Parlement belge (Lettre ouverte des pédiatres bulletin du 12/02/2014).
L'euthanasie a été pratiquée au domicile du patient, et l'on n'en sait aujourd'hui pas plus sur les circonstances de ce cas. La Commission d’Evaluation de la loi euthanasie a confirmé le dépôt de ce dossier. Il lui revient maintenant de statuer sur la stricte application de la loi sur base de la déclaration transmise par le médecin.
La nouvelle, qui a été reprise dans la presse du monde entier, n'a pas manqué de provoquer une certaine commotion. La Belgique est en effet le seul pays au monde a avoir ouvert la porte à l'euthanasie des mineurs sans limite d'âge. Aux Pays-Bas, cette possibilité existe pour les jeunes à partir de 12 ans. En 10 ans, 5 cas seulement y ont été recensés.
Source: Le Soir, De Morgen, Het Laatste Nieuws
L’euthanasie des mineurs en Belgique : dossier de l'IEB
Le 28 février 2014 était promulguée la loi « modifiant la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie, en vue de l'étendre aux mineurs». La Belgique devenait ainsi le premier et seul pays au monde à autoriser l’euthanasie de mineurs sans qu’aucune condition relative à l’âge de ceux-ci ne doive être rencontrée.
Certains s’en sont félicités, rappelant le rôle « pionnier » joué par la Belgique dans la mise en place d’un cadre légal pour l'euthanasie, présentée comme ultime « acte d’humanité » dont tout patient, majeur ou mineur, devrait pouvoir bénéficier. D’autres, en revanche, au Parlement et au sein de la société civile, se sont opposés à l’extensionde la loi. Parmi ceux-ci, près de deux cents pédiatres et spécialistes de soins palliatifs pédiatriques.
De toute évidence, les questions éthiques, juridiques et médicales que suscite l’euthanasie ne sont pas moindres lorsqu’il s’agit d’accéder à une demande provenant d’un patient mineur.
Ce dossier de l'IEB en offre un aperçu et, après avoir dressé les contours des nouvelles dispositions légales, propose quelques considérations critiques.
Le 20 septembre, le pape François sera de nouveau à la rencontre avec des gens de toutes les religions que Jean-Paul II avait inaugurée il y a trente ans. Mais les observations de celui qui était alors le cardinal préfet de la doctrine existent toujours. Et elles sont encore plus radicales. Lu sur le site « Chiesa » de Sandro Magister :
« La mémorable rencontre entre Jean-Paul II et des gens de toutes les religions qui eut lieu à Assise il y a trente ans, fut peut-être le seul moment de désaccord entre le saint pape polonais et celui qui était alors son très fiable maître de doctrine, le cardinal Joseph Ratzinger, qui ne fit même pas le déplacement.
C’est Ratzinger lui-même qui rappelle ce fait dans son livre d’entretiens publié ces jours-ci : "Il savait – affirme-t-il – que je suivais une autre ligne".
Cependant, maintenant que le pape François, leur successeur à tous les deux, est sur le point de renouveler cet événement à Assise, le 20 septembre, le contraste apparaît encore plus fort.
Un dialogue paritaire entre les religions – Ratzinger a en effet lancé cet avertissement à plusieurs reprises, y compris depuis qu’il a renoncé au souverain pontificat – serait "mortel pour la foi chrétienne". Parce que chaque religion "serait réduite à n’être qu’un symbole interchangeable" d’un Dieu supposé identique pour toutes :
"La renonciation à la vérité est mortelle pour la foi"
Bien entendu, Jorge Mario Bergoglio ne se reconnaît pas dans ce type de dialogue paritaire, de même qu’il n’a jamais pensé que l’Église catholique devait renoncer à prêcher l’Évangile à chaque être humain.
Toutefois certains de ses gestes et de ses propos ont effectivement servi de point d’appui à de telles dérives, à commencer par sa définition du prosélytisme comme "une solennelle sottise", sans qu’il ait jamais indiqué en quoi celui-ci se différenciait de l’authentique mission. Il y a un assez grand nombre de missionnaires de terrain qui, ayant passé toute leur vie à prêcher et à baptiser, ont aujourd’hui comme l’impression d’être trahis au nom d’un dialogue qui rend inutile toute conversion.
Avec les autres chrétiens aussi, qu’ils soient protestants ou orthodoxes, François se comporte autrement que ses prédécesseurs.
Par exemple, alors que Benoît XVI encourageait et facilitait le retour dans l’Église catholique de ceux des anglicans qui étaient en désaccord avec le virage "liberal" pris par leur Église, François ne le fait pas. Il préfère qu’ils restent au sein de leur Église, comme l’ont révélé deux évêques anglicans de ses amis, Gregory Venables et Tony Palmer, qu’il a dissuadés de se faire catholiques :
Mais c’est surtout une courte vidéo diffusée très largement, en dix langues, au mois de janvier de cette année, qui a le plus donné à penser qu’il cédait au syncrétisme, à la mise à égalité de toutes les religions :
"Nous sommes tous des enfants de Dieu"
Dans cette vidéo, François invite les hommes de toutes croyances à prier ensemble, par amour de la paix. Et en effet on voit apparaître, en plus du pape, une bouddhiste, un juif, un musulman, chacun avec ses symboles, tous présentés sur un pied d’égalité. Le pape affirme : "Beaucoup de gens cherchent Dieu ou trouvent Dieu de différentes manières. Dans cette vaste gamme de religions, il y a une seule certitude pour nous : c’est que nous sommes tous des enfants de Dieu".
De belles paroles, effectivement. Mais elles ne coïncident pas avec celles du Nouveau Testament, en particulier avec celles de l’Évangile de Jean selon lesquelles tous les êtres humains sont des créatures de Dieu, mais seuls ceux qui croient en Jésus-Christ deviennent ses "enfants".
À Assise, le 20 septembre, François se retrouvera de nouveau à côté de bouddhistes, de juifs, de musulmans, et d’autres encore. Et on peut prévoir que son langage sera plus contrôlé que celui qu’il a tenu sur la vidéo.
Cependant il y a un impact des images qu’il sera difficile de contrôler et de rationaliser. C’est ce que beaucoup de gens ont valorisé, depuis 1986, sous le nom d’"esprit d’Assise", une expression que Ratzinger, en tant que cardinal puis en tant que pape, s’est toujours efforcé, mais sans succès, de désamorcer afin qu’elle ne soit pas comprise dans le sens que lui donnent beaucoup de gens, c’est-à-dire un sens "syncrétiste" et "relativiste" :
"L'esprit d'Assise" dont Benoît XVI se méfie
Par conséquent Assise est le lieu où va se produire à nouveau, avec une grande intensité dramatique, la véritable tempête qui avait secoué l’Église catholique pendant l’été 2000, lorsque la congrégation pour la doctrine de la foi, présidée par Ratzinger, avait publié la très contestée déclaration "Dominus Jesus" précisément pour s’opposer à l'idée que toutes les religions sont égales et pour rappeler, au contraire, qu’il n’y a qu’une seule voie de salut pour toute l’humanité : Jésus :
Ref. Avec Bergoglio, c’est le triomphe de l’"esprit d’Assise". Mais Ratzinger gâche la fête
Sandro Magister note par ailleurs que le Dalaï-Lama, qui était présent à la rencontre de 1986 avec Jean-Paul II, ne figure en revanche pas parmi les personnes invitées à celle du 20 septembre à Assise. Le Saint-Siège n’a rien dit pour expliquer cette exclusion. Mais une confirmation indirecte du fait qu’elle a été dictée par la volonté de ne pas irriter les autorités chinoises est ce qui s’est passé ces jours derniers à la suite d’une invitation adressée au Dalaï-Lama par un haut responsable politique de Taïwan qui lui a demandé de venir faire une série de conférences sur cette île. Ma Xiaoguang, le porte-parole du bureau chinois pour les affaires taïwanaises, a réagi en brandissant la menace de "conséquences très graves", qu’il a motivées de la manière suivante : "Le Dalaï-Lama est un loup vêtu d’une robe de moine qui, avec sa clique d’indépendantistes et de terroristes, cherche à déstabiliser la Chine et à en détacher le Tibet. Mais nous ne resterons pas inertes : quiconque le soutient est notre ennemi”.
JPSC
Lu sur le site « aleteia »
La nomination des évêques, un sujet sensible qui revient ponctuellement sur la table du Conseil des cardinaux (C9) chargé d’aider le pape François dans sa volonté de réforme au sein de l’Église.
Lors de sa 16e réunion, du 12 au 14 septembre, le C9 s’est notamment penché sur « le profil spirituel et pastoral nécessaire pour un évêque aujourd’hui » et « la formation et le rôle spécifique des nonces apostoliques », dans le choix des candidats, rapporte l’agence I. Media.
Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, bien que ne faisant pas partie du C9, a participé à l’une des sessions pour présenter le travail de son dicastère mais aussi celui de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, dont il est aussi le président. Les cardinaux ont réfléchi à la façon dont « les différents dicastères de la curie pouvaient mieux servir la mission de l’Église », faisant un tour d’horizon des initiatives prises au sein des Congrégations pour le clergé, pour les évêques, pour l’éducation catholique et au Conseil pontifical chargé de la promotion de l’unité des chrétiens.
Signe d’insatisfaction ?
Le Saint-Père ne serait-il pas toujours satisfait des candidats qu’on lui présente tout au long de l’année ? « La nomination des évêques est quelque chose qui touche tous les fidèles, “Qui sera notre pasteur ?” C’est certainement un point clé de la réforme », a souligné le porte-parole du Saint-Siège, Greg Burke, en évoquant ce nouveau round de discussions. Il n’aurait pas exclu, selon La Croix, que le travail du C9 aboutisse sinon à une réforme, du moins à un « aggiornamento » de la procédure de nomination des évêques.
« L’évêque idéal existe il faut le chercher ! », avait laissé entendre le pape François dans un discours musclé, 27 février 2014, devant les membres de la Congrégation pour les évêques. Il avait ajouté en guise de recommandation: « Nous n’avons pas besoin de chefs d’entreprises ou d’administrateurs délégués, d’apologètes, ni de croisés, mais de pasteurs authentiques qui prennent soin de leur troupeau, tous les jours, avec assiduité (…) Quand je signe une nomination d’évêque, je voudrais pouvoir toucher du doigt l’autorité de votre discernement ».
Les évêques que nous voulons, avait-il décrit, sont : « des témoins humbles et courageux du Ressuscité, non pas de manière isolée, mais avec l’Église », des hommes « à la hauteur du regard de Dieu », « des semeurs confiants de la vérité », et capables de « prendre de la hauteur par rapport à nos bassesses et nos petites prétentions », prêts « à renoncer, à se sacrifier, à mourir, à se consumer » pour Dieu et son troupeau.
Pas de favoritisme
Le Souverain Pontife ne propose pas de « modèle standard » car il sait bien que cela dépend de la spécificité de chaque Église particulière. Pour lui, le défi commun est que chacune se libère de toute « préférence, sympathie, appartenance ou tendance » ; évite « les camaraderies, les clans et les hégémonies » qui conditionnent parfois le choix des évêques.
Bref, comme il l’a encore répété ce mercredi à l’audience générale, place Saint-Pierre, le pape recherche pour son Église des « pasteurs crédibles », des « serviteurs » et non « des propriétaires » de la Parole de Dieu, des hommes qui ne se prennent pas pour « des princes, loin des gens et des plus pauvres, en totale opposition avec l’esprit du Christ », a-t-il souligné devant les quelque 20 000 pèlerins, au cours de sa catéchèse hebdomadaire.
« Ne soyez pas des fonctionnaires paresseux (…) ouvrez vos cœurs, vos mains et vos portes en toute circonstance (…) Ne soyez pas des patrons mais des modèles », avait été son premier appel fort à tous les évêques du monde, au cours d’une rencontre avec les évêques italiens, en mai 2013.
Quand le Pape s’en mêle
Les évêques disposent d’un long directoire, Apostolorum successores, pour les guider dans leurs devoirs et missions. Publié en 2004, sera-t-il touché ou complété ? Pour l’instant le Pape se limite à rappeler ponctuellement ses différentes règles, de manière simple et concise. Et si une nomination d’évêque ne lui convient pas trop, il lui arrive de s’en mêler et d’en chercher un autre, comme ce fut le cas pour Mgr Blase Cupich, qu’il a nommé archevêque de Chicago « contre toute attente » en 2014, et en juillet dernier, membre de la Congrégation pour les évêques.
Ref. Cherche évêques désespérément
L’évêque « idéal » n’existe pas. Les profils changent selon les lieux et les époques. Après le concile Vatican II la mode était au « tout-pastoral », puis des choix plus « intellectuels » ont refait surface. Maintenant, le pape François cherche des « icônes de la miséricorde » et invite à se méfier des prêtres et séminaristes « rigides » qui, selon lui, cachent toujours « quelque chose de mauvais ».
Et si l’on privilégiait des hommes de foi ?
JPSC
Lu en tribune sur Figaro Vox :
Conseil de l'Europe : le piège de la GPA « altruiste »
FIGAROVOX/TRIBUNE - Un rapport condamnant la GPA «commerciale» et vantant la GPA «altruiste» est présenté devant le Conseil de l'Europe. Pour le collectif «No Maternity Traffic», cette distinction sert à avaliser le principe même de la GPA.
Gregor Puppinck est directeur du Centre européen pour le droit et la justice. Ludovine de la Rochère est présidente de La Manif pour Tous. Caroline Roux est déléguée générale d'Alliance Vita. Ils sont tous les tois membres du collectif «No Maternity Traffic», qui a remis au Conseil de l'Europe plus de 110 000 signatures pour l'abolition de la GPA.
La parlementaire et gynécologue belge Petra De Sutter revient à la charge. Après le rejet de son rapport le 15 mars dernier, puis son report en juin dernier doublé d'une accusation de conflit d'intérêt, elle va tenter une nouvelle fois, le 21 septembre, de faire adopter un rapport favorable à la maternité de substitution (GPA) par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Une fois encore, contre toute transparence parlementaire, les débats seront à huis clos et le projet de rapport est tenu secret. Rappelons que la rapporteur est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand, en outre, elle collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence). Elle a donc tout intérêt à faire accepter la GPA.
La forte opposition à laquelle elle est confrontée semble l'avoir conduite à adopter une position de repli: renoncer à demander explicitement la légalisation de la GPA, et condamner uniquement la GPA commerciale tout en invoquant «l'intérêt de l'enfant». Cette approche, apparemment consensuelle, est un piège.
Le piège repose sur une opposition largement fictive entre GPA altruiste et commerciale: la première serait bonne, et la seconde mauvaise. D'altruiste, la GPA deviendrait commerciale lorsque la somme versée à la mère porteuse serait supérieure aux «frais raisonnables» causés par la GPA, or ceux-ci incluent nourriture, logement, perte de revenus, etc, ainsi que l'indemnisation de «l'inconvénient d'être enceinte». Autant dire que, le plus souvent, ces frais raisonnables sont une rémunération déguisée.
La dialectique opposant GPA commerciale et altruiste est un piège qui réduit et enferme l'appréciation morale de la GPA à l'un de ses aspects secondaires: l'argent. De fait, le problème avec la GPA, ce n'est pas tant l'argent que la situation de l'enfant et de la mère qui le porte. Une GPA moins chère n'en serait pas moins préjudiciable et condamnable.
Plus encore, l'opposition entre GPA commerciale et altruiste est fictive: la seule différence porte sur le nom donné à la rétribution de la mère: on parle d'un paiement pour la GPA commerciale et d'une indemnité pour la GPA altruiste. Mais notez que le montant de l'indemnité peut être très supérieur à celui du paiement! Alors qu'une mère porteuse reçoit environ 20 000 € «d'indemnités» au Royaume Uni, elle ne reçoit que 10 000 € de «paiement» en Europe de l'Est et 2 000 € en Asie. Verser 20 000 € «d'indemnités» serait plus éthique que 10 000 € de «paiement»…
En tout état de cause, une GPA dite altruiste génère plus de flux financiers qu'une GPA dite commerciale.
Si l'opposition entre GPA commerciale et altruiste est fictive, elle recouvre en fait une autre distinction, bien réelle: entre la GPA «low cost» d'Europe de l'Est, et la GPA «premium» d'Europe de l'Ouest, telle qu'elle se pratique notamment dans le service de Petra De Sutter. Ainsi, condamner la GPA commerciale, revient en fait à promouvoir la GPA «premium», présentée en outre comme une pratique exemplaire.
En invitant les autres députés à condamner avec elle, de façon véhémente, la GPA lorsqu'elle est commerciale, Petra De Sutter fait porter la condamnation sur le seul caractère commercial de la GPA et épargne ainsi la GPA en elle-même. Elle tend ainsi aux députés un autre piège: celui d'entériner le principe même de la GPA, puis la nécessité de l'encadrer, c'est-à-dire de la légaliser. Il est à craindre que certains députés, heureux de condamner avec force la GPA commerciale ne se rendent pas compte du pot aux roses.
Plus encore, la situation préjudiciable dans laquelle la GPA place l'enfant ne change pas selon qu'elle est qualifiée de commerciale ou d'altruiste. Dans tous les cas, l'enfant est l'objet d'un contrat, donné ou vendu comme un bien, objet d'un droit de propriété, ce qui le place objectivement en situation d'esclavage au sens du droit international. Dans les deux cas, l'enfant est abandonné par la mère porteuse, et les risques de rejet de l'enfant, par exemple en cas de divorce des commanditaires ou de malformation, sont les mêmes. Les conséquences sur la filiation ne sont pas moins graves, mais pires lorsque l'enfant a été porté par une tante ou sa grand-mère!
En réalité, le problème avec la GPA, c'est la GPA elle-même.
La seule démarche réaliste est de s'engager à combattre cette forme de trafic humain, ou alors il faut se résigner à ce que l'homme soit une marchandise pour l'homme.
Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude.
Lu sur le site de « riposte catholique » :
La récente réaction du pape François à un document de l’épiscopat argentin concernant l’interprétation de l’exhortation apostolique Amoris Lætitia perturbe. Pour La Vie, Mgr Aillet explique :« Là où beaucoup se situaient, en amont de cette intervention pontificale, dans la logique du permis ou du défendu, qui est celle de la discipline sacramentelle, c’est-à-dire du for externe régi par la loi canonique en vigueur, ordonnée au Bien commun de l’Église, le pape se situe là où il n’était pas attendu, c’est-à-dire précisément au for interne, dans le colloque intime avec le prêtre, qui est le lieu par excellence du discernement des cas particuliers ».
« Sans remettre en cause la loi canonique, le pape insiste sur une pastorale du discernement et de l’accompagnement des processus de croissance, pour une meilleure intégration des fidèles concernés. S’il s’agit de se déterminer sur un état de vie ou une situation objective, alors la loi canonique oblige toujours. Et en l’occurrence, le Pape François n’a pas changé la discipline sacramentelle de l’Église rappelée par ses prédécesseurs. »
« Si l’on vient à reconnaître des limitations qui atténuent la responsabilité et la faute, alors demeure la nécessité que cela se fasse de manière privée, pour que les fidèles ne soient pas induits en erreur sur l’indissolubilité du mariage ». « Le pape lui-même n’a-t-il pas pris soin de préciser qu’il ne fallait pas attendre de ce document une nouvelle législation de type canonique applicable à tous les cas ? »
Sur l’importance de la lettre du pape, Mgr Marc Aillet ajoute :
« ils ne sauraient en aucun cas se substituer à elle et encore moins nous dispenser de la lire avec attention et dans le contexte de l’enseignement du Magistère qui l’a précédée ».
Ref. François et Amoris laetitia : for interne et for externe
JPSC
D'Action pour la Famille :
Ecrivez à Egbert Buursink directeur du Hilton pour demander qu’il n’accueille pas le salon Men having babies. C’est URGENT
Un collectif de citoyens contre toute forme de GPA lance une campagne de mails adressés au directeur du Hilton. Envoyez un mail ou écrivez à M. Egbert Buursink, directeur du Hilton pour qu’il ne permette pas la tenue de la conférence Men having babies dans son hôtel. De tels envois ont un impact fort ! Ci-dessous un exemple, mais c’est mieux d’utiliser vos propres termes.
Envoyez aux DEUX adresses mail. Sujet : conference Men having babies
reservations.brusselsgrandplace@hilton.com
events.brusselsgrandplace@hilton.com
« Cher Monsieur Buursink,
J’ai appris que le Hilton de Bruxelles accueille la conférence de l’organisation américaine Men having babies les 24 et 25 septembre. En mettant en contact des parents d’intention avec des organisations qui leur fournissent des enfants via des mères porteuses, Men having babies promeut la gestation pour autrui.
Cette pratique porte une atteinte grave au respect des femmes. Dans la GPA la mère porteuse est employée comme un moyen de production d’un enfant. A sa naissance le bébé - qui s’est attaché à sa mère pendant la grossesse - sera abandonné pour être livré aux parents d’intention. Fin 2015 le parlement européen a fermement condamné toute forme de gestation pour autrui comme étant contraire à la dignité de la femme. De nombreux pays, dont la France, la Suède et la Norvège, interdisent la pratique de la GPA.
Des associations de sensibilités politiques différentes se mobilisent contre la gestation pour autrui sous toutes ses formes et l’organisation de la conférence. Il n’est pas exclus que des associations issues de la société civile lancent un appel international à ne plus réserver de chambre dans les hôtels du groupe Hilton.
Pour ces raisons, je me permets de vous demander de revenir sur votre décision de permettre l’utilisation des installations du Hilton Bruxelles par Men having babies. Ce faisant, vous serviriez la défense des droits des femmes et des enfants.
En vous remerciant pour votre attention, je vous prie, cher Monsieur Buursink, d’agréer l’expression de mes salutations distinguées. »
Vous pouvez aussi envoyer une lettre par la poste à :
Monsieur Egbert Buursink
Hilton Grand Place
Carrefour de l’Europe 3
1000 Bruxelles
02-5484211
Agissez avec rapidité. La presse est remplie d’articles qui font de la publicité pour ce salon de Men having babies
Les 21, 24 et 25 septembre : manifs contre la GPA et la conférence de Men having babies
Mercredi 21 à 16h : action veilleurs
Samedi 24 à 15h : action veilleurs
Dimanche 25 à 9h : manifestation
Lieu : devant le HILTON Grand place, en face de la Gare centrale (place du carrefour de l’Europe, Bruxelles)
Merci de relayer ces informations sur vos réseaux !
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Action pour la famille est une association pluraliste et indépendante gérée par des bénévoles. Elle ne reçoit aucun subside ni subvention, et est exclusivement financée par des dons de personnes privées.
Par Arnaud Dumouch le dimanche 04 Septembre 2016
Depuis quelques temps, la mémoire de nombreux témoins du Christ est attaquée « post mortem » sur Internet, et les rumeurs les plus insensées sont lancées, sachant qu’elles auront leur vie propre dans les réseaux sociaux. Mère Teresa est attaquée plus que tout autre. Passons sur les accusations de malversations financières. Sa vie modeste de religieuse témoigne pour elle.
Les attaques viennent de sa droite et de sa gauche.
Les milieux sédévacantistes (ceux qui affirment que tous les papes depuis Jean XXIII ne sont pas de Dieu) lui reprochent d’avoir accompagné les mourants dans leur propre religion de naissance (hindouisme ou islam) sans avoir cherché à les convertir dans leurs derniers moments. Selon eux, elle a imité en cela un autre saint « douteux » d’après eux, saint Maximilien Kolbe, mort à Auschwitz en accompagnant les Juifs avec les psaumes du roi David.
Les milieux humanistes l’accusent d’avoir volontairement privé les mourants d’analgésique au prétexte que la souffrance serait rédemptrice.
Qu’en est-il vraiment ? Quel rapport ont ces attaques avec son discours à l’ONU : « Mais aujourd’hui on tue des millions d’enfants à naître et nous ne disons rien. Tout le mal qui se répand dans le monde vient de cela. »