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Europe - Page 175

  • Dérives de la campagne pour le mariage gay; une pétition à signer

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                                                               Avenir de la Culture

                           Avenir de la Culture

                                Pour la défense de nos valeurs

    Pétition adressée à Madame le Garde des Sceaux, Christiane Taubira

    Voici les faits:

    Dans une caricature de première page parue le mercredi 7 novembre, Charlie-Hebo -- qui traîne comme un boulet sa sulfureuse réputation -- semble cette fois se délecter à mêler le blasphème et la promotion du "mariage" entre personnes de même sexe.

    Sous le titre "Mgr Vingt-Trois a trois papas", on y voit les trois figures de la Sainte Trinité entretenir des relations sexuelles. Le blasphème est manifeste, l'injure atteignant le cardinal Vingt-Trois aussi, la mise en cause de l'Eglise et de la conscience des chrétiens également. Bien que le dessin soit de nature à inspirer le dégoût, on peut constater en cliquant ici (site du journal) qu'Avenir de la Culture n'exagère nullement sa réaction .

    Avenir de la Culture vous demande de vous associer à sa protestation auprès de Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, en signant la pétition ci-jointe qui lui sera remise par une délégation de l'association. 

    Puisque le Gouvernement fait fi des aspirations de la majorité silencieuse, opposée à ce qu'on révolutionne les fondements pluri-millénaires de la famille dans notre pays, tout doit être mis en oeuvre pour faire barrage à ce projet de loi.

    Message à Madame le Garde des Sceaux, Christiane Taubira:

    Madame le Garde des Sceaux,

    Le Gouvernement agite le spectre injurieux et blasphématoire de l'homophobie pour paralyser ceux qui s'opposent à son projet de mariage entre personnes de même sexe. Mais avec la caricature blasphématoire de Charlie-Hebdo, ce qui s'est manifesté c'est bel et bien la christianophobie.

    Or, depuis que vous avez présenté votre projet de « mariage pour tous », les secteurs les plus représentatifs de la France se sont prononcés contre ses dispositions de façon digne, élevée, argumentée. La réponse du Gouvernement ainsi que du lobby homosexuel a été un silence gêné ; maintenant, le blasphème prend le relais.

    Discuter une loi et la faire voter dans ces conditions, c'est non seulement se moquer de la population mais encore placer les intérêts idéologiques d'un lobby ultra minoritaire au dessus de l'intérêt général.

    Comme Garde des Sceaux, vous avez dans les mains toutes les clefs pour rétablir les conditions normales d'une démocratie. Aussi nous vous demandons de retirer ce projet et d'organiser un vrai débat au niveau national, préalablement à toute discussion parlementaire. Nous vous demandons aussi de mobiliser les Parquets afin que les responsables soient poursuivis devant les Tribunaux.

    Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame le Garde des Sceaux, en l'assurance de ma vigilante considération.

    Accéder au site pour signer la pétition

  • Un DVD incontournable : De la Basilique à la Cathédrale

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    Cliquer sur l'image pour accéder à la fiche descriptive de ce DVD

    Extraits en video

  • Commission européenne : chrétien s'abstenir

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    De European Dignity Watch : Poste vacant à la Commission Européenne: Chrétiens s’abstenir! (12 novembre 2012)

    Le Dr. Tonio Borg, actuel ministre des affaires étrangères maltais, a été récemment désigné par son pays pour devenir Commissaire Européen à la Santé et à la Protection des Consommateurs, un poste laissé vacant il y a peu par M. John Dalli. Fort d'un parcours académique brillant (en droits administratifs et en droits de l'Homme) ainsi que de dizaines d'années d'expérience au sein des ministères de l'Intérieur et de la Justice de son pays, Tonio Borg semblait avoir tout du candidat idéal. Mais il est également chrétien avec des convictions correspondantes sur des questions sociales. Ce qui lui vaut d'être aujourd'hui la cible d'une violente campagne de coalition contre sa nomination comme Commissaire européen.

    Demain, 13 novembre, le Commissaire désigné sera auditionné pendant trois heures au Parlement Européen (le Parlement a un quasi droit de veto sur les nominations effectives des nouveaux commissaires). En temps normal, le Parlement n’aurait aucune raison de douter des qualités requises du Dr. Borg pour ce poste. Seulement voilà: depuis des semaines, une coalition de groupes d'intérêts et d'ONG ont monté une campagne négative et agressive à l'encontre du Dr. Borg.

    Par le biais d'articles, de commentaires sur des blogs ou de tweets, et en premier lieu la Fédération Humaniste Européenne, ...

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  • Les délires d'une ministre hexagonale

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    Denis Tillinac fustige les suggestions ineptes de la porte-parole du gouvernement Ayrault, Madame Najat Vallaud-Belkacem (via Magistro):

    La condition de porte-parole du gouvernement est ingrate par les temps qui courent. La jolie dame commise à ce sacerdoce s’évade quelquefois de la langue de bois rituelle pour émettre des propositions pittoresques. Ainsi a-t-elle souhaité abolir la prostitution, rien de moins.

    Le vœu demeura pieux, mais l’imagination a gardé sa fertilité. À preuve cette suggestion de signaler dans les manuels scolaires les orientations sexuelles de nos personnages historiques. Il fallait y penser. Des générations de potaches ont végété dans le pire obscurantisme, ignorant si Vercingétorix était homo, Jeanne d’Arc lesbienne, Ronsard bi, Voltaire trans. Je mesure par le fait le puits sans fond de ma propre inculture : j’ai lu nos classiques, et un peu nos modernes, sans savoir à quelles sauces mes écrivains de prédilection accommodaient leurs batifolages. L’ingénieuse ministre a cru devoir citer deux exemples d’auteurs qu’on ne saurait apprécier sans connaître les labyrinthes de leur sexualité : Verlaine et Rimbaud. "Les sanglots longs /Des violons /De l’automne […]" : ces sanglots sont homos, il n’y a pas à s’y tromper. "Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course /Des rimes […]" : ce poucet ne saurait être trivialement hétéro. Pourquoi les profs ont-ils si longtemps mis sous le boisseau des vérités aussi capitales ? Il aura fallu attendre l’audace libératrice de ladite ministre pour envisager un terme à notre aliénation.

    Trêve de c…ies ! 

    Ce qui mérite d’être retenu, après cette ineptie ubuesque, c’est l’atonie du système médiatique. Journalistes et chroniqueurs auraient dû faire résonner un énorme rire rabelaisien. Or ils sont restés cois, comme s’ils ne savaient plus apprécier la différence entre une proposition politique "normale" et une vanne d’Alphonse Allais.

    Supposons que la ministre persévère dans son étrange velléité pédagogique, et prenne le temps d’apprendre le rudiment de l’histoire de France. Elle risque d’être déçue en découvrant que l’écrasante majorité de nos héros, de nos grands écrivains, de nos grands hommes d’État et de nos grandes amoureuses fut irrécusablement hétéro. Elle pourra toujours rétorquer que certains refoulaient leur homosexualité pour n’être pas stigmatisés. Nul ne connaîtra ce sort à l’avenir car la même ministre, dont les neurones ne prennent jamais de repos, suggère que la politique du gouvernement soit communiquée aux citoyens, à part égale, par des hétéros et des homos. Ainsi la verra-t-on sur les écrans coprésenter au peuple français les initiatives de Hollande, Ayrault et consorts, avec un homo breveté. Beau si possible, pour qu’ils fassent la paire. Selon cette logique – si l’on peut dire –, elle devrait exiger une nouvelle "avancée" de la parité : chaque ministre serait flanqué d’un alter ego venu de l’autre rive sexuelle. Un homo, une hétéro ; une homo, un hétéro : enfin, la France incarnerait pour de bon ce paradis de l’égalitarisme intégral dont osaient à peine rêver Robespierre, Marat, Saint-Just, Lénine, Castro, Pol Pot et même Mengistu. Peut-être parce que ces apôtres de la table rase étaient hétéros. Ou du moins croyaient l’être.

    Soit Mme Najat Vallaud-Belkacem tâche d’amuser la galerie avec du "sociétal", à l’injonction de sa hiérarchie, pour escamoter de mauvaises nouvelles sur le front économique. Auquel cas elle s’acquitte d’un job moralement discutable. Soit elle croit à ce qu’elle nous raconte, et c’est un triste symptôme d’une intelligence dévoyée par sa soumission à l’air du temps. Beaucoup d’homos commencent à s’aviser qu’ils sont otages d’un parti pris d’indifférenciation. Ils perçoivent la manip d’une sollicitude qui les enrôle en vue de promouvoir une société où aucune norme n’aura plus droit de cité. Aucune frontière, dirait Régis Debray. Une société dont l’unique credo sera la morne équivalence de tout et de rien. Un androgynat au ras des pâquerettes, gris comme un ciel de novembre. Moins qu’une société : un agrégat informe d’individus sans domiciliation affective, spirituelle, esthétique. À la limite : sans désir et sans prochain. On n’est pas très pressé de choir dans cet enfer.
    Paru dans Valeurs actuelles, 31 octobre 2012

  • Belgique : il y a communautés et communautés…

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    Selon la « Libre » de ce jour :

    "Les études statistiques tablent sur une forte progression de la population belge de confession musulmane d’ici à 2030. Jusqu’à 10 %.

    En 2008, le sociologue et anthropologue des religions à l’UCL Olivier Servais craignait que des partis communautaristes ne se présentent aux élections belges en capitalisant notamment sur le taux de chômage très élevé qui frappe la population musulmane. Quatre ans plus tard, l’élection de deux élus du parti Islam à Bruxelles lui donnait raison.

    L’un des deux élus de ce parti affiche en effet sa volonté d’imposer la charia en Belgique, entre autres joyeusetés. “À long terme, au moment où les gens vont prendre conscience que les lois islamiques sont bénéfiques pour le peuple belge, on s’acheminera vers un État islamique” ,déclarait le néoconseiller communal anderlechtois Redouane Ahrouch sur Télé-Bruxelles.

    Olivier Servais craignait que la capitale européenne ne devienne majoritairement musulmane d’ici à 15 ou 20 ans. D’après les extrapolations statistiques effectuées par un autre sociologue, Jan Hetogen, Bruxelles compte 22 % de musulmans. En 2030, la communauté musulmane devrait atteindre un petit 30 % de la population bruxelloise, avec de fortes disparités selon les communes, révèle ce vendredi La Dernière Heure.

    Au plan national, l’augmentation de la population musulmane grimpera elle aussi fortement, pour atteindre 10 % de la population totale dans une vingtaine d’années. Un peu plus de 627.000 musulmans en 2010 (5,8 % de la population) contre 1,17 million en 2030, soit 9,3 % de la population.

    L’extrapolation effectuée par Jan Hetogen (publiée sur le site www.npdata.be et en partie dans le livre Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ? ) rejoint l’étude mondiale menée mi-2012 sur l’évolution du peuple musulman dans le monde du Pew Forum of religion and public life . D’après leur enquête, la Belgique comptera 1,149 million de musulmans en 2030 (10,2 % de la population), soit une hausse de 80,1 % par rapport à 2010 (638.000 musulmans en Belgique).

    Bruxelles et a fortiori la Belgique ne deviendront donc jamais majoritairement musulmanes, constate Jan Hertogen. “Avec la meilleure volonté du monde, nous ne réussirons pas à calculer une majorité musulmane à long terme, ni en 2040 ni en 2050 ni plus tard” , commentait le sociologue lors du colloque Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ?, organisé en 2010 par l’ASBL La pensée et les hommes. “On arrive tout au plus à 35 %.”

    Sur Bruxelles, le calcul est vite fait : “À l’heure actuelle, 71,6 % de la population est d’origine étrangère dont 22 % de musulmans. Obtenir, au sein des 28,4 % restants de la population qui n’est pas d’origine étrangère une dynamique démographique entièrement remplie par des musulmans est exclu. Ce n’est que dans certains esprits que ce fantôme des 50 % continue d’exister.”

    Référence : La Belgique ne sera jamais majoritairement musulmane

    Mais 10 % (30 % à Bruxelles) de citoyens belges d'origine musulmane, ce n’est pas rien ! La Belgique de demain, comme toute l’Europe,  sera celle de la diversité : patchwork ou meltingpot ? Voilà l’enjeu, plus important que la question des «  nationalismes » flamand, basque, écossais ou autres..

  • Quand l'écologisme s'oppose à l'immigration...

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    L'écologisme est une curieuse idéologie qui peut prendre de singulières tournures. Ainsi, des écologistes suisses envisagent de limiter l'immigration dans la Confédération Helvétique pour protéger la nature : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/des-ecolos-suisses-veulent-stopper-l-immigration-pour-sauver-la-nature_1182474.html

  • Une sorte de terrorisme domestique qui germe dans notre propre cour...

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    De François Bousquet, dans Valeurs Actuelles : "Banlieues, les convertis d'Allah"

    "Ils sont de plus en plus nombreux, reconnaissables à leur profil européen dans les mosquées et dans les rues. Frappés d’amnésie, ils ne se reconnaissent que dans le Coran et tiennent la loi française pour illégitime. Certains basculent dans le djihadisme, comme Jérémie Louis-Sidney, récemment tué par la police.

    Désormais, les frontières de l’État passent à l’intérieur des villes, avait lâché le maire de Philadelphie, il y a presque un demi-siècle, après plusieurs nuits d’émeutes dans sa ville. Il ne croyait pas si bien dire. S’il y a une catégorie de la population qui lui donne raison, ce sont les convertis à l’islam. Amis ou ennemis ? Pour les djihadistes, la réponse ne laisse planer aucun doute. Le phénomène s’observe un peu partout : en France, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne. C’est « une sorte de terrorisme domestique qui a germé dans notre propre cour », selon les mots de Wolfgang Schäuble, aujourd’hui ministre des Finances du gouvernement Merkel. ... "

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  • Attendre les moudjahidines et le Saint Esprit ?

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    Nous Belges, nous savons depuis longtemps ce qu'il en est. Les dérives concernant le couple, la famille, l'adoption sont déjà tellement bien inscrites dans nos réalités sociétales qu'elles ne scandalisent plus personne, ou presque. Les lois n'ont fait qu'entériner cet état de fait et on vous dira que c'est bien ainsi, que les lois ne sont là que pour évoluer avec les moeurs et non pour les sanctionner au nom de préceptes prétendûment intangibles.

    Nos amis français, avec un certain "retard", sont en train de faire l'amère expérience de cette évolution des lois. Des dizaines d'évêques ont beau avoir pris position, des associations avoir protesté par tous les moyens, des milliers de personnes descendre dans la rue, rien n'y fait. Un président "normal" et un gouvernement "normal" ont pris la température de l'opinion "normale" et en ont conclu que le mariage pour tous et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe, quoiqu'en disent des "attardés" (qu'ils soient évêques, sociologues, psychanalystes, pédopsychiâtres ou moralistes), devaient être reconnus par la loi. Et basta.

    Cela nous interroge sur l'opportunité de ces mobilisations qui épuisent les énergies et produisent, après l'échec (prévisible) de leurs objectifs, une fatigue, une exaspération, un sentiment d'impuissance dommageables. Nous ne sommes plus dans une société chrétienne ni dans une société qui reconnaît l'existence d'une loi naturelle. Tout y est considéré comme relatif et évolutif. A quoi bon faire semblant de croire que l'on pourrait bloquer ou entraver une dynamique de libéralisation des moeurs toujours inventive et toujours prête à faire reculer plus loin les frontières de l'acceptable? Nos protestations font rire nos adversaires qui tournent en dérision ceux qui veulent défendre "les valeurs du couple et de la famille". Il suffit de constater l'effet obtenu par une seule photo provocatrice prise lors d'une manifestation de l'Alliance Vita.

    Tout semble à refaire et à reconstruire. A commencer par notre conversion personnelle, pour aller puiser là où elles se trouvent les grâces qui ont fait les évangélisateurs, les martyrs et les saints. Sert-il encore à quelque chose de se mobiliser pour maintenir quelques pans branlants des murs disloqués d'une cité ouverte à tous les vents de la déchéance et qui a tourné le dos, une fois pour toutes, à ses racines chrétiennes et humanistes?

    On serait tenté, parodiant Léon Bloy, de ne plus attendre que les moudjahidines et le Saint-Esprit.

  • Nouvelle évangélisation : une question de foi

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    Après un Synode catholique romain sur la nouvelle évangélisation dont le message est un peu diffus et sans grande envolée, l’abbé Guillaume de Tanoüarn livre ici ses réflexions :

    « Il y a en Russie en ce moment un vent de véritable nouvelle évangélisation. Un chiffre résume tout. Dans le seul diocèse de Moscou, on compte mille séminaristes. Autre exemple : François Lespès m'offrait ce matin une cassette qu'il a tournée pour KTO au monastère de Valaam. Valaam ? "Archipel d'une cinquantaine d'îles, figées six mois par an dans les glaces de l'immense Lac Lagoda". "En 1989, six moines accostent à Valaam, pour restaurer une vie monastique dont le fil avait été brisé. 23 ans plus tard, ils sont près de 150 et la plupart des églises dévastées ont été rebâties".

    La nouvelle évangélisation a plus de mal à se faire en Occident où l'on ne voit rien de tel... Pourquoi ?

    J'ai coutume d'écrire ici que l'homme religieux (homo religiosus) est mort en Occident. Le laïcisme - idéologie française - a tué l'élan spontané, l'hommage immédiat que chaque homme dans le secret de son coeur, mais aussi dans le concret de la vie sociale ordinaire, rendait à la Puissance supérieure.

    Il est clair que la demande de religieux est faible en Occident. Faible mais pas éteinte, comme le prêtre que je suis peut en témoigner. La grâce de Dieu ne cesse jamais d'appeler. Comment ?

    Nous savons tous, même si nous sommes isolés, que nous ne sommes pas seuls. Mais nous ne savons pas quoi faire de cette évidence secrète. Nous ne savons pas quoi dire de cette Présence silencieuse.

    Comme l'avoue le malade de la Piscine de Bethesda, qui ne parvient pas à se guérir lui-même de cette maladie non identifiée dont il souffre : "Je n'ai pas un homme qui puisse me pousser dans la piscine" (Jo 5), pas un homme pour profiter du moment où l'eau, lorsqu'elle bouillonne, a des vertus curatives. Vous connaissez la suite : Jésus est obligé de faire le boulot lui-même, puisque aucun homme ne se présente pour rendre ce service. Il guérit donc lui-même le paralytique, par un miracle un peu exceptionnel. Eh bien ! Je crois qu'il en est ainsi, en ce moment. Pour beaucoup qui sont paralysés par le péché ou par les préjugés, "il n'y a pas un homme" pour les pousser au bon moment. Oh ! Ce n'est pas que les chrétiens soient moins serviables, moins empressés qu'autrefois. Au contraire ! Sans doute surtout ne savent-ils pas s'y prendre. Ceux qui frappent à la porte des églises, souvent c'est Jésus lui-même qui les a pris par les cheveux pour les amener à lui.

    Encore faut-il que ceux-là trouvent des hommes qui les accueillent et ne les repoussent pas. Un christianisme qui les nourrisse et qui ne les empoisonne pas. Il me semble que cette évangélisation occidentale qui ose s'intituler nouvelle (comme si l'Esprit saint avait besoin de se renouveler depuis la Pentecôte : il ne cesse de le faire) souffre de deux défauts humains, trop humains.

    Premier défaut : les charismatiques étant la seule aile marchante issue du Concile, on tend à proposer une approche de la foi qui est très charismatique, fondée sur l'expérience personnelle sensible que chacun ferait de Dieu. Je ne dis pas que cette expérience-là n'existe pas : joie, joie, pleurs de joie. Mais je dis que la ferveur ne se décrète pas, que l'expérience de Dieu ne se commande pas, qu'elle n'est pas universelle, qu'elle est particulièrement difficile dans notre société où le désir est athée. Et puis... la vie surnaturelle est quelque chose de profondément personnel. Chacun grandit dans l'esprit de Dieu selon "la riche diversité" dont parle saint Paul aux Ephésiens, celle qui est propre à l'Eglise justement.

    En revanche, il est une expérience que nous avons tous faite, celle du péché, celle de notre faiblesse, de notre insuffisance. Celle de nos blessures et de notre mort annoncée. Au fond, tant que nous n'avons pas fait l'expérience de notre faiblesse, nous ne pouvons pas accéder aux consolations de Dieu. Faut-il parler davantage du péché ? Sans doute. Précisons cependant : sans aucune moraline. Il faut surtout aider les hommes à se connaître eux-mêmes. "Que je me connaisse et que je vous connaisse !" dit saint Augustin. Il faut cesser de regarder la condition humaine avec des lunettes roses et revenir à la prédication du péché originel. Peut-on être vraiment chrétien sans cela ?

    Deuxième défaut, que j'ai constaté récemment chez tel prêtre au cours d'un débat : l'idéologie, la tendance à "sécuriser" la foi, à la "mettre sous contrôle" dans un discours parfaitement rodé, qui a hélas un premier défaut rédhibitoire ; ce discours ne mord pas sur le réel. Il pèche le plus souvent par un optimisme résolu, professé en dépit de tout. Nous sommes tout près de l'idéologie.

    Il enferme dans une surréalité rhétorique en produisant d'ailleurs sur demande toutes les excuses du monde aux ouvriers de la moisson qui n'ont pas de succès dans leur ministère parce qu'ils n'ont pas accès aux âmes ; accessoirement cette idéologie chrétienne fournira toutes les "raisons" du monde aux autorités trop faibles et donc injustes, que Cajétan n'a pas hésité à nommer "despotiques" (dans son Commentaire sur le schisme). Comme disait mons. Ducaud-Bourget de manière un peu brutal à propos de cette culture de l'excuse : "Il y a toujours un motif "surnaturel" pour faire une saloperie".

    Ne croyez pas que ce discours soit amer... Mais tant que la lucidité n'est pas interdite, autant s'y essayer.

    Référence ici : Nouvelle évangélisation et examen de conscience

    Idéologiser la foi, une tentation largement répandue à la gauche comme à la droite du Seigneur...

  • Obsession des sociétés post-modernes ?

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    L’érotisation de la société post-moderne a quelque chose d’obsessionnel comme le relève ici le blog du "salon beige" à propos de la politique libertaire du  gouvernement socialiste de la France:   

    « On va finir par le croire à en juger par les seules actions menées par les socialistes depuis mai : Entre l'enfermement pour faire passer en force le mariage des homosexuels, l'entêtement pour poursuivre la licence des moeurs par le remboursement de la pilule et de l'avortement et encore l'obsession renouvelée de mettre à nu "l'orientation sexuelle" de certains auteurs et personnages historiques ou enfin enseigner sa vision de la sexualité dès l'école primaire, ce Gouvernement ne s'en sort jamais de ses considérations qui s'arrêtent au niveau la ceinture.

    La dernière en date vient de tomber : le ministre de l'éducation dite nationale confie à Michel Teychenné, co-créateur en 1984 de l’organisation « Homosexualité et Socialisme » et partcipant à la Gay-Pride de 2009 à Bucarest, une mission sur l'homophobie à l'école. Juge et parti! Sans s'étendre sur cette mission dont on jugera une fois de plus l'opportunité dans la conjoncture de la France d'aujourd'hui.

    "Vincent Peillon a souhaité débuter ce mois-ci la réflexion sur la lutte contre l’homophobie à l’école. Le ministre de l'Éducation nationale a demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, de lui remettre un rapport à ce sujet.

    Cette requête du ministre intervient alors que Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, présentera bientôt au Premier ministre son rapport sur la lutte contre l’homophobie et la transphobie en général. Pas de collision entre ces deux rapports, assure Michel Teychenné à Yagg, puisque dans la lettre de mission qui lui a été adressée par Vincent Peillon (cliquer sur l'image pour l'agrandir), le ministre indique qu'il entend s'inscrire dans «le cadre des actions du gouvernement pour la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre».

    Il s'agirait donc pour l'élu de Pamiers de prolonger le travail accompli par Najat Vallaud-Belkacem et de l'appliquer spécifiquement à l'école. Le sujet de l'homophobie et de la transphobie à l'école englobe un grand nombre de problématiques et soulève diverses questions".

    Et si nos politiciens élevaient un peu le débat en France? »

    Ici: Une nouvelle mission ordonnée par le Gouvernement : tous des obsédés sexuels?

     Ailleurs c’est pareil et même parfois avec quelques longueurs d’avance, si l’on peut dire 

  • L'Occident aurait-il évacué la notion de sacré ?

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    Telle est la question que soulève Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE sur son blog :

    " Le sacré est ce qui donne vie et ce qui la ravit " ( Roger Caillois)


    L'Occident a-t-il évacué le sacré de ses préoccupations ? Certaines orientations pourraient nous le laisser craindre.  Il semblerait, en effet, que le  questionnement existentiel qui incitait l'homme à s'interroger avec perplexité sur ses origines et sa finalité ne soit plus d'actualité, puisque l'opinion en vogue tente d'accréditer avec force argumentation l'idée que nous descendons du singe et roulons vers le néant, nous condamnant, si nous n'y prenons garde, à n'être plus que des animaux supérieurs ou, mieux, des citoyens consommateurs qu'il serait aisé d'asservir comme une masse humaine aussi homogène que possible, astreinte à un prêt-à-penser égalitaire. Voilà ce qui risque de se produire, à plus ou moins brève échéance, si l'homme s'éloigne de ce qui, jusqu'alors, en avait fait une créature à part sur notre planète, pour la raison qu'elle peut, tout à la fois, se penser et penser l'univers, se tourner vers le passé aussi bien que se projeter dans l'avenir, et s'imaginer un destin qui outrepasse les frontières fixées par la matière. Un être qui unit chair et esprit.


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  • la famille tribale n’est plus ce qu’elle était

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    Lorsqu’au temps jadis où le Congo était belge, un villageois de la brousse venait présenter son frère à l’embauche agricole, la question rituelle était toujours la même  « ndeko na yo mpinza ? mama moko, tata moko ? ton frère vraiment ? Même mère, même père ? »

    On pourra désormais poser la même question aux Hollandais, dans un contexte différent, disons tribal postmoderne :   

    Pour protéger les familles construites autour d'un mariage entre homosexuels, le royaume néerlandais va examiner les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parents d'un même enfant.

    C’est sur le site du « Figaro » aujourd’hui :

     Pionniers en matière de légalisation du mariage homosexuel, les Pays-Bas veulent maintenant l'être en matière de reconnaissance des parents non-biologiques. Pour refléter «la situation des familles modernes», indique Liesbeth van Tongeren, députée du parti écologiste, «un enfant devrait pouvoir avoir plus de deux parents officiels»…

    Les Pays-Bas ont été le premier État au monde à légaliser le mariage homosexuel en 2001. Environ 25.000 enfants vivent aujourd'hui dans ce que l'on appelle poétiquement des «familles roses». Mais il n'y a actuellement pas de reconnaissance juridique spécifique ni pour les donneurs de sperme qui voudraient être impliqués dans la vie d'un enfant, ni pour les beaux-parents.

    Pour protéger ces familles «roses», plusieurs partis politiques, dont les écologistes de GroenLinks mais aussi les formations qui négocient actuellement une coalition gouvernementale, les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD, réclament une enquête du ministère de la Justice: ils veulent que soient examinées les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parents d'un même enfant.

    Casse-tête juridique

    «En ce moment, la parentalité juridique est presque toujours la conséquence de la parentalité biologique», indique-t-on chez Groenlinks, en regrettant que «cela ne représente pas la diversité des familles aux Pays-Bas». Pour Liesbeth van Tongeren, «la manière dont vit une famille est plus importante que la lignée biologique. La réalité juridique doit prendre en charge ce qui est le mieux pour tous ceux qui sont concernés.»

    L'idée est venue du COC, une association de défense des droits des homosexuels. «En pratique, des enfants sont déjà élevés par plus de deux parents, explique Philip Tijsma, son porte-parole. Par exemple, un couple de lesbiennes et un donneur, et quelquefois le partenaire du donneur. J'en connais qui vivent dans une même maison! Cela concerne aussi les couples hétérosexuels, quand par exemple les parents se séparent et se remarient… L'idée est d'épargner à ces personnes une procédure d'adoption longue, difficile et coûteuse.» La perspective de casse-tête juridiques n'effraie pas l'association: «Je ne doute pas que cela créera des conflits, assure Philip Tijsma, mais cela arrive dans tous les foyers… Ce qui est grave actuellement, c'est qu'un enfant peut voir disparaître un parent de sa vie, car les liens ne sont pas juridiquement protégés.»

    Lors d'un récent débat à la chambre basse du parlement néerlandais, Fred Teeven, le secrétaire d'État à la Justice, avait souligné qu'il voyait beaucoup d'objections pratiques à une telle reconnaissance, mais qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête avant de prendre des décisions.

    Ici : Aux Pays-Bas, bientôt trois parents pour un enfant