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Eglise - Page 1226

  • Le témoignage du curé de Maaloula

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    Source – Entretien avec Père Toufic Eïd : « Contre la barbarie, je n’entends pas la voix des musulmans s’élever… »

    Curé de Maaloula, village chrétien martyr, le père Toufik est en France jusqu’au 12 février. Pour témoigner de la catastrophe actuellement en cours.

    Pouvez-vous nous raconter le drame qu’a vécu Maaloula ?

    Avant Noël 2012, l’armée syrienne s’est retirée du village. Maaloula est devenu une sorte de no man’s land entre les terroristes islamistes et les forces gouvernementales. En février 2013, pour la première fois, des gens de Maaloula ont commencé à manifester contre l’État. Ils étaient armés. Ils n’étaient pas encore franchement pro-islamistes même si on sentait quelle était leur motivation. Ils ont fini par prendre la partie haute du village où se situait le monastère dans lequel je suis également moine. Je n’y suis pas retourné. Et puis des personnes ont été enlevées, on basculait dans autre chose. Néanmoins, je percevais que, dans le camp terroriste, il n’y avait pas vraiment de chef.

    Comment a réagi la population ?

    Nous espérions une médiation, un retour au calme. Le leader des musulmans locaux (1/3 de la population, NDLR) a tenté de dialoguer avec les terroristes, mais ils n’ont rien voulu entendre. Le 4 septembre, ils ont attaqué, avec un kamikaze dans un pick-up, un barrage de l’armée à l’entrée de Maaloula. Plusieurs militaires ont été tués. Le lendemain, j’ai pris la décision de faire évacuer la population, mais les gens m’avaient devancé. Lors de l’attaque finale, trois de nos jeunes paroissiens, dont mon sacristain, ont été tués lors d’un affrontement avec les rebelles… Il a fallu attendre le mois d’avril pour que l’armée reprenne le village. C’est un combat purement idéologique, car Maaloula n’a pas d’intérêt stratégique ou militaire. Les islamistes ont clairement voulu détruire ce village symbole, où l’on parle encore l’araméen, la langue du Christ !

    Qu’avez-vous trouvé à votre retour au village ?

    Je suis revenu le 20 avril. C’était un village fantôme… Des ruines, une immense tristesse. Plus de 300 maisons avaient été détruites, incendiées. Quelques personnes se sont réinstallées dans les bâtiments habitables. Nous avons dû attendre plusieurs jours avant de reprendre le culte. Mais il a repris !

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  • Le martyre en "haine de la foi", une fausse évidence

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    1d09edc20071019101003197.jpgLe 24 mars 1980, Mgr Oscar Romero était assassiné par un commando opérant sur ordre du pouvoir dictatorial qui régnait au Salvador. Trente-cinq ans plus tard, Rome vient de reconnaître qu’il est mort martyr « en haine de la foi » (in odium fidei). Martyr en haine de la foi ? La chose est évidente pour les prêtres anglais dépecés sous Elisabeth Ière au nom de la lutte contre le catholicisme, ou les multiples curés, religieux et religieuses tués en raison de leur appartenance à l’Eglise lors de la guerre civile espagnole ou sous la Révolution française. Mais elle est plus complexe dans d’autres cas. La décision que Rome vient de prendre concernant Romero ouvre-t-elle une porte ou une vanne ? Le point de vue de Jean Mercier sur le site de « La Vie » :

    « Le 24 mars 1980, Mgr Oscar Romero était assassiné par un commando opérant sur ordre du pouvoir dictatorial qui régnait au Salvador. Trente-cinq ans plus tard, Rome vient de reconnaître qu’il est mort martyr « en haine de la foi » (in odium fidei).

    Cette précision du martyre « en haine de la foi » fait parfois débat en raison de la dissymétrie que l’on rencontre fréquemment dans le cas du martyre intervenu dans un contexte politique : si le martyr verse son sang au nom de sa foi et de Dieu, ses persécuteurs et ses bourreaux n’opèrent pas nécessairement, eux, selon la haine assumée de la foi chrétienne et de l’Eglise catholique. Dans le cas de Mgr Romero, c’est son prophétisme évangélique qui dérangeait le pouvoir politique. Mais il a été abattu en représailles à un plaidoyer très spirituel, la veille de son assassinat : « Il est temps d’obéir à votre conscience plutôt qu’à l’ordre du péché. Au nom de Dieu, au nom de ce peuple souffrant, dont les lamentations montent jusqu’au ciel et sont chaque jour plus fortes, je vous prie, je vous supplie, je vous l’ordonne, au nom de Dieu : arrêtez la répression ! » Par ailleurs, le fait qu’on l’ait tué en pleine messe lève l’ambigüité sur la haine contre la foi.

    A priori, le martyre présuppose la haine contre la foi, même si celle-ci n’est pas toujours spécifiée clairement dans le décret proclamant le martyre. La chose est évidente pour les prêtres anglais dépecés sous Elisabeth Ière au nom de la lutte contre le catholicisme, ou les multiples curés, religieux et religieuses tués en raison de leur appartenance à l’Eglise lors de la guerre civile espagnole ou sous la Révolution française. Mais elle est plus complexe dans d’autres cas... Thomas More meurt pour sa fidélité envers Dieu et l’Eglise, mais Henri VIII l’envoie à l’échafaud pour haute trahison. L’autrichien Franz Jägerstätter préfère mourir en 1943 pour ne pas désobéir à son Dieu, mais le Reich le condamne à mort parce qu’il refuse de porter les armes.

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  • Le pape favorable à la fessée; buzz sur le net

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    Lors de l'Audience générale de mercredi dernier, le pape a laissé entendre qu'une correction - pourvu qu'elle soit juste et digne - pouvait être administrée aux enfants. Cette déclaration suscite l'émoi comme on pourra s'en rendre compte en introduisant les termes "pape" et "fessée" dans un moteur de recherche : https://www.google.be/search?q=pape+fess%C3%A9e&oq=pape+fess%C3%A9e

    Lire : ce-que-le-pape-n'a-pas-dit-sur-la-fessee-

  • Saint Amand de Maastricht (6 février)

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    invisible2.jpg(source) Ce Saint naquit aux environs de Nantes, de parents recommandables par leur piété, et qui étaient Seigneurs du pays. Il quitta le monde à l'âge de vingt ans, et choisit pour sa demeure un monastère de la petite île d’Oye, voisine  de celle de Rhé. Il y avait à peine un an qu'il y goûtait les douceurs de la retraite, lorsqu'il se vit exposé à une tentation fort délicate. Son père l'ayant découvert, l'alla voir, et employa les raisons les plus pressantes pour le porter à sortir du monastère ; il le menaça même de le déshériter, s'il ne reprenait l'habit séculier : mais le Saint lui répondit respectueusement qu'il n'avait d'autre prétention que celle de vivre pour Jésus-Christ, qu'il avait choisi pour son unique partage. Il alla quelque temps après visiter le tombeau de saint Martin à Tours. L'année suivante, il se retira à Bourges, où il vécut près de quinze ans dans une petite cellule voisine de la cathédrale, sous la direction du saint évêque Austrégisile. Il y pratiqua tout ce que la pénitence a de plus austère, portant continuellement le cilice, et ne prenant pour toute nourriture que du pain d'orge et de l'eau. Il fit ensuite un pèlerinage à Rome, puis revint en France, où il fut sacré évêque en 628. On ne l'attacha à aucun siège particulier, et sa fonction devait être de prêcher la foi aux infidèles.

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  • Si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on ? (Matthieu, 5,13)

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    Le père Gitton, fondateur de la communauté apostolique Aïn Karem, nous appelle à abandonner la tiédeur : « la vocation du chrétien, c’est que le Christ transparaisse à travers lui ». Pour certains, cela passera par le choix radical et incarné de la vie consacrée. Le Père Gitton donne des conseils pour discerner cet appel particulier. Vu sur le site de « Famille chrétienne »  (JPSC):

  • Priez avec sainte Thérèse de Lisieux pour le prochain synode sur la famille

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    C005_Novice1889.jpgRejoignez la neuvaine mondiale d'adoration eucharistique en vue du synode sur la famille en octobre prochain, sous le patronage eucharistique de sainte Thérèse de Lisieux. Lu sur  le site "aleteia ", sous la signature d’Elisabeth  de Lavigne :

    « Et si vous répondiez à l'appel du pape François ? Le Saint-Père a invité les fidèles à prier tout spécialement au cours de cette année pour le synode sur la famille, qui se déroulera en octobre 2015. Comment ? Par exemple en rejoignant une neuvaine mondiale d'adoration eucharistique afin de confier l'Église, le Pape, les pères synodaux et toutes les familles au Sacré Cœur de Jésus dans le Saint-Sacrement.

    Société d'adoration eucharistique pour le synode sur la famille 2015, une initiative laïque née l'an dernier à Rome, invite le clergé, les religieux et les fidèles du monde entier à participer à cette neuvaine. Cofondée par deux laïques catholiques, Christine McCarthy, mère de six enfants et auteur d'un livre de prières et méditations pour l'adoration eucharistique, et par moi-même, la Société d'adoration eucharistique propose de consacrer tous les premiers jeudis du mois à une adoration eucharistique mondiale, du 5 février au 1er octobre, fête de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, à trois jours de l'ouverture du synode.


    Christine McCarthy dit avoir eu l'inspiration de lancer cette initiative suite au synode sur la famille en octobre 2014. « Il y a eu de nombreuses discussions au sein de la hiérarchie, parmi les officiels de la Curie, les jeunes prêtres, les séminaristes, les religieux étudiants et les laïcs, non seulement à Rome mais dans beaucoup d’endroits du monde », explique-t-elle. « Je crois qu’il est juste de dire que beaucoup ont été et sont toujours très désorientés par la direction que prend actuellement l’Église à propos des thèmes du mariage et de la Sainte Eucharistie. » Et elle ajoute : « Le pape François a accueilli la discussion, mais il a également demandé à ce que l'on prie pour le synode de la famille qui se tiendra dans neuf mois ». Cette neuvaine mondiale d’adoration eucharistique est donc née de la demande du Saint-Père de prier pour l’Église et pour les pères synodaux.  

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  • Le roi et la reine seront reçus par le pape le 9 mars prochain

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    de lalibre.be (Belga)

    Le couple royal reçu par le pape en mars

    Le roi Philippe et la reine Mathilde seront reçus par le pape François le lundi 9 mars au Vatican, a annoncé jeudi le Palais Royal. Il s'agit de la première rencontre entre le couple royal et le pape. Le couple royal aurait dû rencontrer le pape le 12 décembre dernier. 

    Or les funérailles de la reine Fabiola décédée une semaine plus tôt étaient célébrées ce jour-là. La visite avait donc été repoussée, a-t-on encore appris auprès du Palais.

  • L'Inde, terre d'intolérance ?

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    Lu sur le site de La Croix (Claire Lesegretain) :

    En Inde, la police arrête 200 chrétiens

    Alors qu’ils manifestaient pacifiquement à New Delhi, jeudi 5 février, pour protester contre les attaques d’églises, plus de 200 catholiques ont été retenus dans un commissariat.

    « Ils n’avaient aucune permission de protester là », a justifié Mukesh Kumar Meena, officier de police à New Delhi, pour expliquer l’arrestation, jeudi 5 février, de 200 chrétiens. Ceux-ci venaient de commencer une « marche pacifique de protestation » dans les rues de la capitale indienne, au départ de la cathédrale catholique du Sacré Cœur vers la résidence du ministre de l’intérieur, Rajnath Singh.

    LES HOSTIES À TERRE

    Cette manifestation avait été convoquée par le diocèse de New Delhi après l’attaque, lundi 2 février, de la paroisse Sainte-Alphonse, dans le quartier Vasant-Kunj, au sud de Delhi, au cours de laquelle des individus avaient vandalisé l’église et profané le tabernacle, en répandant les hosties à terre. Cette attaque d’une église catholique, aggravée d’une profanation, était la cinquième dans la capitale de l’Inde depuis deux mois. « Le gouvernement fédéral doit prendre immédiatement toutes les mesures appropriées pour empêcher le renouvellement de tels actes contre les minorités religieuses », avait demandé dès le 2 février Mgr Kuriakose Bharnikulanagara, archevêque de l’éparchie syro-malabare de Faridabad.

    Le 4 janvier, c’était l’église catholique de la Résurrection dans le Secteur 6 de Rohini, au nord-ouest de New Delhi. Et le 1er décembre 2014, la paroisse Saint-Sébastien avait été victime d’un incendie, soupçonné d’être criminel. Pour protester contre l’augmentation de ces violences et contre la passivité de la police, le diocèse a donc appelé, jeudi 5 février, les fidèles à manifester « pour exiger du gouvernement que tous les lieux de culte soient sécurisés et que les enquêtes de justice soient menées jusqu’au bout afin d’arrêter les coupables », comme l’indique le communiqué diocésain.

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  • Islam : faire confiance au pape François

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    D'Henri Hude sur Liberté Politique :

    Le pape François et l’islam : l'enjeu, c'est la paix

    Quel doit être aujourd’hui notre rapport à l’islam ? C’est une des questions qui importent le plus au bien commun. Voici quelques remarques sur la façon dont le pape François touche la question et sur la façon dont sa réponse est reçue.

    Certains demandent pourquoi le pape ne dénonce pas chaque jour à plus haute voix les cruelles persécutions que des groupes islamistes font subir aux chrétiens et à d’autres minorités, au Proche-Orient et en Afrique. La réponse est d’abord que le pape est déjà allé loin en justifiant en août, à son retour de Corée, l’idée d’une intervention internationale.

    Mais enfin, François est tenu à une certaine réserve. Il se trouve dans une situation analogue à celle de Pie XII durant la Seconde Guerre mondiale. Il parle avec grande prudence, n’agit pas en partisan, et stimule énormément ses subordonnés sur le terrain pour qu’ils diminuent les souffrances des persécutés. Tout bien considéré, c’est là ce qui est juste et raisonnable.

    Chacun se souvient des réactions disproportionnées au discours pourtant si rationnel et apaisé de Benoît XVI à Ratisbonne. Chacun vient d’être témoin de l’hypersensibilité de toute une partie du monde musulman à quelques stupides caricatures. Que ne dirait-on donc pas, si à la suite d’un discours trop énergique de François, des centaines de chrétiens étaient lynchés en terre d’islam ?

    L’analogie des deux situations me paraît frappante. Aussi je renvoie aux citations choisies du livre de Pierre Blet sj, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale, Perrin, 1997, 2005 (un concentré de ses études monumentales [1]).  

    Une interprétation réaliste de la doctrine de la guerre juste

    François n’est pas un utopiste pacifiste. 

    Du point de vue de la doctrine sur la guerre, son enseignement marque même une inflexion par rapport au pacifisme plus marqué de ses prédécesseurs, un certain retour à une application plus « réaliste » de la doctrine classique de la guerre juste. Au cours de sa conférence de presse dans l’avion de retour d’Asie, il n’hésite pas à dire que l’agression injuste doit être « arrêtée », sans entrer dans la détermination des moyens.

    Tout en démarquant la théorie de la guerre juste de l’impérialisme qui peut en abuser, il légitime le recours à la force armée contre le terrorisme islamiste. Il ajoute que c’est aussi un droit pour l’agresseur que de se voir opposer une résistance, sans laquelle il deviendrait toujours plus mauvais. 

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  • Pakistan : les minorités religieuses sans protection

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    Lu sur le site de La Vie :

    La situation délicate des minorités religieuses

    Selon l'ONG Human Rights Watch (HRW), le gouvernement du Pakistan doit assurer la sécurité des minorités religieuses du pays. C’est ce qu’affirme un nouveau rapport international de l’ONG, rapporte l'agence Fides ce samedi 31 janvier.

    En ligne de mire de ce rapport : les attaques contre les minorités religieuses au Pakistan, qui ont augmenté de manière significative en 2014. « Le gouvernement du Pakistan a fait bien peu de choses en 2014 pour arrêter le nombre croissant d’homicides et la campagne de répression des groupes extrémistes qui frappent les minorités religieuses »déclare à Fides Phelim Kine, vice-directeur de Human Rights Watch pour l’Asie. Et d'ajouter : « Le gouvernement ne parvient pas à respecter son devoir fondamental, qui est de protéger la sécurité de ses ressortissants et de faire respecter l’Etat de droit ».

    Disparitions forcées et exécutions sommaires

    D'après les données du rapport, à Karachi – plus grande ville du pays – la violence sectaire a causé « au moins 750 homicides ciblés l’an dernier ». La province du Baloutchistan représente une « zone chaude » dans laquelle ont été enregistrées des « disparitions forcées, des exécutions sommaires et des tortures qui demeurent impunies », note également le rapport.

    Le rapport met aussi en évidence des « abus notables » envers les femmes, « alors même que les femmes des minorités religieuses sont particulièrement vulnérables », complète Fides« Chaque année, rappelle le rapport, au moins 1.000 jeunes filles appartenant aux communautés chrétiennes et hindoues sont contraintes à se marier avec des musulmans. »

    Une école chrétienne « saccagée »

    Ce lundi 2 février, dans la foulée de la publication de ce rapport, leCatholic Herald relate (en anglais) qu’une école chrétienne du nord du Pakistan a été « saccagée » mercredi 28 janvier par « des centaines d'étudiants musulmans », en signe de protestation aux caricatures de Charlie Hebdo.

    Les manifestants, qui demandent la fermeture de l'établissement, « auraient blessé quatre étudiants », précise le Catholic Herald« Il est très triste de voir les musulmans radicaux attaquer les chrétiens pakistanais à cause de Charlie Hebdo, confie (en anglais) Nasir Saeed, directeur de l'ONG chrétienne Centre for Legal Aid Assistance and Settlement (CLAAS). Les chrétiens condamnent les caricatures blasphématoires. 67 ans après la naissance du Pakistan, c'est une honte que les chrétiens ne soient toujours pas considérés comme des citoyens pakistanais, mais comme des “alliés occidentaux” ».

  • Toute famille a besoin d'un père

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    La présence du père est fondamentale

    Cité du Vatican, 4 février 2015 (VIS). A l'audience générale, tenue Salle Paul VI, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur la figure du père, abordant après l'absence la question de son rôle: "Toute famille a besoin d'un père", a-t-il affirmé d'emblée. Citant un passage du livre des proverbes, témoignant de l'émotion d'un père satisfait d'avoir transmis à son fils la première valeur qu'est la sagesse du coeur. "Je serai heureux chaque fois que tu agiras avec sagesse... C'est le témoignage que ce père avait désiré transmettre..., la capacité à penser et agir, à parler et à juger avec sagesse et rectitude. Pour cela", dit-il à son fils, "je t'ai enseigné ce que tu ignorais, j'ai corrigé les erreurs que tu ne voyais pas... J'ai du moi-même me mettre à l'épreuve de la sagesse et éviter tout excès de sentiment ou de ressentiment afin de gérer d'inévitables compréhensions et de trouver les mots justes pour me faire comprendre... Tout père sait combien il est difficile de transmettre cet héritage...mais connaît aussi la consolation et la satisfaction lorsque ses enfants montrent de l'avoir bien acquis... Mais la première condition" à la réussite "est la présence du père au sein de la famille, aux côtés de la mère, afin de partager la vie et toutes les tâches de la famille. Le père doit être présent tout au long de la croissance des enfants, partager leurs jeux, répondre à leurs questionnements, corriger leurs erreurs. Présent, le père ne doit cependant pas être un patron étouffant ses enfants, qui les empêche de grandir.

    L'Evangile parle de l'exemplarité du père céleste, le seul nous dit Jésus que l'on peut définir Père Bon. La parabole du fils prodigue, ou mieux du père miséricordieux, montre toute la délicatesse et la patience d'un père dans l'attente du retour de son fils. Le père doit être patient. En effet, un bon père doit savoir attendre et pardonner. Corriger avec fermeté ne veut pas dire humilier. Oui, les pères doivent faire preuve de patience, et se limiter à espérer lorsqu'ils ne peuvent rien faire de plus. Ils doivent prier est espérer, faire preuve de douceur, de magnanimité et même de miséricorde". Dans le Pater, Jésus nous enseigne ce qu'est la paternité. Sans la grâce qui vient du père céleste, tout père perd courage et abandonne ses responsabilités. Or ses enfants ont besoin d'avoir un père présent lorsqu'ils prennent conscience de leurs faux pas. S'ils feront tout pour ne pas le manifester, ils ont besoin de ce père qui saura soigner des blessures difficiles à traiter. Notre mère l'Eglise soutient de toutes ses forces la présence positive des pères au sein de leurs familles car ils sont pour la nouvelle génération, à l'instar de Joseph, des guides et des diffuseurs indispensables de la foi, de la bonté et de la justice".

  • Inde : sale temps pour les chrétiens

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    Inde : le nonce appelle à l'apaisement après les violences anti-chrétiennes (Radio Vatican)

    (RV) Au lendemain d’une énième attaque visant une église catholique, le nonce apostolique en Inde est sorti de sa réserve pour appeler à la lutte contre les discriminations et à la promotion du dialogue et de l’harmonie. Cet appel intervient dans un climat de fortes tensions et de violences anti-chrétiennes. Dernier épisode en date : une église catholique de New Delhi a été saccagée lundi matin par des assaillants qui ont ouvert le tabernacle, volé le ciboire et jeté les hosties à terre. Incendies criminels, messes perturbées par des jets de pierre, autels brisés, statues renversées… c’est la cinquième profanation en l’espace de deux mois contre un lieu de culte catholique, dans la capitale indienne. Les églises de New Delhi ont commencé à s’équiper en urgence de caméras de surveillance.

    Le nonce s’est donc efforcer d’apaiser les esprits. S’adressant aux 140 évêques indiens réunis en assemblée plénière à Bangalore, Mgr Salvatore Pennachio leur a rappelé que le témoignage chrétien doit toujours être offert dans un esprit de dialogue sincère et de respect, en harmonie avec les autres croyants, pour construire des ponts de fraternité et de solidarité pacifique dans une société meilleure. Le représentant du Saint-Siège s’est également adressé aux chrétiens pour qu’ils œuvrent en faveur de la communion entre tous les membres de la société civile, sans discriminations ni favoritismes.

    Les évêques demandent des mesures urgentes

    « L’Eglise indienne, a-t-il dit, doit continuer à lutter contre toutes les formes d’injustices et agir pour que tous les fidèles aient les mêmes droits et les mêmes chances ». Après les attaques contre les lieux de culte catholique, qui blessent les sentiments religieux, les évêques indiens ont publié une note demandant aux autorités de prendre des mesures urgentes et efficaces pour empêcher les actes de violences contre les minorités religieuses. Ils pressent les autorités de garantir la sécurité et la protection des chrétiens, d’autant que la recrudescence des violences anti-chrétiennes intervient alors que des élections locales sont prévues le 7 février.

    Le Secrétaire de la Commission épiscopale « Justice, paix et développement » s’est dit consterné par le silence du gouvernement. « L’Eglise élève la voix, mais elle n’obtient pas de réponse », a-t-il dit. De son côté, l’archevêque de New Delhi s’est dit convaincu que ces agressions sont bien planifiées et qu’elles s’inscrivent dans une campagne de haine et de propagande, menée par des groupes qui ont intérêt à briser l’harmonie religieuse et la paix sociale de la nation.

    Dans le reste du pays également, les chrétiens font face à différentes sortes d’agression. A la suite de l’arrivée au pouvoir en mai dernier de la droite nationaliste hindoue, les communautés chrétiennes se sentent à la merci des exactions commises par les hindouistes. De grandes campagnes de conversion à l’hindouisme ont d’ailleurs été lancées, encouragée par des parlementaires.