Sandro Magister, décidément, s'obstine et est bien décidé à poursuivre son observation du débat au sujet de Vatican II. Sa chronique d'aujourd'hui s'intitule : "Benoît XVI "réformiste". La parole est à la défense".
Il publie la réponse de M. Introvigne à de Mattei, chef de file des anti-conciliaires. Et le professeur Rhonheimer réexplique comment et pourquoi Vatican II doit être compris et accepté. De la manière indiquée par le pape...
Nous considérons que tout cela est très intéressant parce que des personnalités bien en vue et nullement schismatiques ou excommuniées "osent" s'en prendre au dernier concile. Que des personnes plus ou moins compétentes leur répondent ou que même le pape fasse état de son sentiment à l'égard de cette question ne résout pas le problème.
Les accusations graves lancées par les adversaires de la réforme conciliaire mériteraient autre chose que des objections, des reproches ou des rappels à l'ordre, même émanant des plus hautes autorités de l'Eglise. S'agissant de la foi de l'Eglise, ne serait-il pas opportun que le magistère exceptionnel du souverain pontife, engageant son infaillibilité, ait à se prononcer sur les points litigieux?


Joseph De Veuster naît dans une famille belge de langue flamande au village de Tremelo en 1840. Il est le septième de huit enfants dont quatre entreront en religion. Il suit l'un de ses frères dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie (ou Pères de Picpus), prenant le nom de Damien.Il y développe son amour de l'adoration eucharistique qui sera son seul soutien dans les heures de solitude, et son amour de la Sainte Vierge. Dans son ardeur missionnaire, le jeune religieux s'adresse directement au supérieur général et obtient la permission de partir, à la place de son frère tombé malade, dans la mission nouvellement fondée aux îles Hawaï. Il s'embarque avant même son ordination sacerdotale qui lui sera conférée à Honolulu. Le gouvernement avait regroupé d'autorité tous les lépreux de l'archipel dans l'île Molokaï, Le Père Damien est choisi parmi d'autres volontaires pour assurer une présence sacerdotale dans cet enfer de désespoir et de misère morale. Il organise alors la vie religieuse, sociale et fraternelle dans cette île mise au ban de la société. Seul au milieu des Canaques, il souffre de ne pouvoir se confesser. Il se solidarise avec les lépreux (il aimait dire: "nous les lépreux") et même, malgré ses précautions, il est atteint à son tour par la maladie. "Qu'il est doux de mourir comme un enfant du Sacré-Cœur", disait-il à son dernier jour. Il avait souhaité que ce fut le jour de Pâques; ce fut le Lundi Saint, 15 avril 1889.
Zenit met en ligne
Le pape était aujourd'hui à Venise où il a célébré une messe devant 300 000 personnes.