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Foi - Page 745

  • Une priorité : retrouver une certaine virilité dans l'annonce de l'Evangile

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    Ariane Lecointre-Cloix interviewe Fabrice Hadjadj (sur le site de Famille Chrétienne) :

    « Il faut retrouver une certaine virilité dans l’annonce de l’Évangile »

    EXCLUSIF MAG - Fabrice Hadjadj est philosophe et directeur de l’Institut Philanthropos à Fribourg (1). Pour lui, l’extrémisme djihadiste qui sévit aujourd’hui est aussi le fruit du vide de l’Occident.

    Les djihadistes qui partent en Syrie sont souvent très jeunes, radicalisés rapidement, ils ont échappé à toute surveillance parentale et policière. Pour autant, ils ont des profils variés : étudiants sans histoires, lycéennes amoureuses, délinquants de quartiers… Selon vous, y a-t-il un point commun entre tous ces jeunes gens ?

    Le point commun, c’est qu’ils sont jeunes. Ils ont en eux les aspirations de la jeunesse, ses rêves, son effervescence, une certaine ingratitude à l’égard de ce qu’ont bâti leurs pères, mais aussi une énergie inaugurale, qui rouvre l’histoire là où leurs pères croyaient avoir tout planifié. La suite des générations ne se déploie pas selon un progrès linéaire, dans une continuité cumulative. Le fils ne reprend pas le fil où l’ont laissé ses parents. Non seulement parce qu’il doit tout réapprendre et réinterpréter, mais aussi parce qu’il possède une liberté critique qui le fait sortir de sa famille pour en fonder une autre : même s’il doit honorer son père et sa mère, il lui faut aussi quitter son père et sa mère…

    Or, si le sens de la tradition permet d’équilibrer ce double mouvement, le modernisme multiplie et accélère les ruptures et les retours de balancier. Ce qui est intéressant, c’est que les jeunes qui, en France, sont tentés par le djihad (mais aussi par la réaction d’un terrorisme identitaire), viennent dans un temps où les soixante-huitards ont l’âge, sinon l’art, d’être grands-pères. Ils connaissent une pulsion révolutionnaire, veulent donner un coup de pied dans la termitière, comme en 1968, mais en même temps, ils sont à l’opposé de Mai 68 et du Charlie Hebdo de papy : ils se rebellent contre le libertarisme, le pacifisme, l’athéisme, ils ont envie d’avoir des repères clairs et d’établir un ordre moral rigide.

    Cette tentation de la radicalité est-elle un effet de la crise économique et sociale ?

    Cette fois, je dois d’abord critiquer les présupposés de votre question. Il me semble en premier lieu que la radicalité n’est pas une tentation, mais un devoir. Dans la mesure où elle consiste à aller à la racine des choses (radix, en latin) et à libérer toute la vitalité dont on est capable, la radicalité est bonne. Elle nous préserve des petits compromis incessants, de ce laisser-aller de feuille morte emportée à tout vent d’opinion. Mais on peut aussi réagir à cette mollesse en tombant dans le vice contraire : l’extrémisme – qui n’est pas la radicalité, et qui est mauvais, lui, parce qu’il prétend détenir une solution finale.

    Par ailleurs, penser que le djihadisme procède simplement de la crise économique et sociale aboutit à une double méprise : d’une part, on oublie que le djihad a existé, en d’autres temps, comme une partie essentielle de l’islam ; d’autre part, on laisse croire que, si le système de valeurs technolibéral sortait de la crise, ce serait merveilleux. Or, il y a bien pire que la crise de ce système : ce serait sa réussite. Simone Weil dit que « l’enfer, c’est de se croire au paradis par erreur ».

    Ces jeunes ne sont-ils pas de purs « produits » de la société dans laquelle ils ont grandi ? Qu’est-ce que cela dit de notre société ?

    Ce serait une grave erreur, en effet, de croire que le djihadisme contemporain est la résurgence d’un obscurantisme prémoderne. Il s’agit au contraire d’un phénomène postmoderne, très conscient des impasses du progressisme. Il se situe donc en rupture, dénonçant l’individualisme et le vide religieux.

    Mais il est aussi dans une continuité assez évidente : les jeunes se laissent embrigader par Internet et par des clips tournés comme une bande-annonce de jeu vidéo, avec une mission bien déterminée (établir le califat), comme dans World of Warcraft… Ce sont des re­jetons de la société du spectacle (l’acte terroriste valant avant tout par son impact spectaculaire), des déracinés soumis à la logique de la mondialisation (car ils part ent à l’étranger et ne cherchent pas à défendre une famille ou une terre), des collaborateurs d’une puissance industrielle qui marche grâce au pétrole et au trafic d’armes…

    Enfin, ils prétendent tout résoudre par des clics et passent assez facilement de la souris au détonateur. Ils sont en cela des produits de notre push-button society, pour reprendre une expression du philosophe Günther Anders. Par-delà leur jeunesse, ils sont possédés par cette impatience que génère le dispositif technologique ambiant. Impatience qui est toujours complice de la destruction : « Il faut des mois et des mois pour pousser une moisson, dit Péguy. Et il ne faut qu’un briquet pour flamber une moisson. Il faut des années et des années pour faire pousser un homme. Et il suffit d’un coup pour tuer un homme. Un coup de sabre, et ça y est. »

    Les jeunes attirés par le djihadisme contemporain sont des déracinés de la mondialisation.

    Que recherchent les jeunes aujourd’hui qu’ils ne trouvent pas en France et de manière générale ?

    Un récit, une épopée, quelque chose qui fasse sens, c’est-à-dire pour quoi l’on peut vivre et mourir. Car le bonheur que nous recherchons profondément n’est pas dans le bien-être ni le confort, mais dans la générosité jusqu’au sacrifice. Le confort consumériste ne se maintient d’ailleurs que parce qu’il ne cesse de nous vendre des séries pleines d’actions aventureuses, qui fonctionnent comme des exutoires.

    Si nous sommes vivants, c’est pour vivre à fond. Qu’est-ce que cela veut dire ? Donner la vie et donner sa vie. Qu’on néglige cela, qui est l’aventure de la lumière, et l’on bascule aisément dans sa parodie absurde, qui est le déchaînement des ténèbres : on donne la mort et on se donne la mort.

    Comment agir concrètement, sur le terrain de l’éducation, pour enrayer ce phénomène ?

    L’éducation telle qu’elle est conçue dans notre pays ne peut plus rien. Ce n’est pas à coup de laïcisme, de civisme, de charte pour les « valeurs républicaines » que l’on arrivera à quelque chose. D’autant plus que le système éducatif n’est généralement qu’une sorte de garderie ou d’antichambre pour le marché du travail et l’ANPE.

    Du reste, à quoi sert d’avoir une tête bien pleine, à l’heure de Wikipedia ? Ce que cherche un jeune avant tout, ce n’est pas de l’instruction, mais une vocation ; ce n’est pas une orientation professionnelle, mais une espérance.

    Quelles réponses l’Église catholique peut-elle apporter à ces jeunes qui se réfugient dans l’islam – et à la jeunesse en recherche de repères, plus largement ?

    Les réponses, ou plutôt les appels… À nouveau, il s’agit d’entendre un appel plus que d’avoir des réponses… Et celui-ci se trouve dans les deux grands textes du pape François, Evangelii gaudium et Laudato si.

    Le premier souligne que ni l’évangélisa­tion ni la sainteté ne sont des spécialités. Si un dessein de la Providence vous fait naître dans cette époque et dans ce pays, c’est que vous y avez une mission, c’est que vous êtes une mission divine à travers vos limites et vos faiblesses. Mission impossible, sans doute, mais l’ange répond à Marie : Rien n’est impossible à Dieu…

    Le second texte, qui porte sur l’écologie intégrale, nous invite à lutter contre le « paradigme techno-économique » et à réinventer des petites communautés de labeur et de louange, qui, en retrouvant la proximité avec l’autre et le contact avec la terre, peuvent à nouveau nous ouvrir au Ciel.

    Pourquoi les catholiques ne sont-ils pas bien plus présents et actifs auprès de ces jeunes que ne le sont les musulmans et les évangéliques, depuis beaucoup plus longtemps ?

    Les catholiques de France ont trop été sur la défensive, et ils ont beaucoup pratiqué l’autocensure. Ce permanent profil bas vient, me semble-t-il, d’un côté, de la mystique du levain dans la pâte, qui aurait oublié la lampe qu’on ne doit pas mettre sous le boisseau ; de l’autre, d’une sorte de honte à l’égard d’un passé marqué par des échecs et des compromissions – ce qui ne nous fait que mieux entrer dans la compromission présente.

    Je crois qu’il faut retrouver une certaine virilité dans l’annonce de l’Évangile. Le Christ est l’Agneau immolé, mais il est aussi le Lion de Juda. Le chrétien est le frère universel, mais il est aussi le bon soldat de Jésus (2 Tm 2, 3). Et saint Thomas d’Aquin rappelle que l’humilité doit nous conduire à la magnanimité, cette grandeur d’âme qui nous fait tendre vers les choses grandes et ardues, parce que c’est cela qui est digne d’un fils de Dieu. 

    Cette interview est extraite du dossier "Les jeunes et le djihad, un défi pour les catholiques" dans le numéro 1984 de Famille Chrétienne. Achetez-le et consultez-le en ligne dès maintenant, et découvrez :

    • 4 pages d'enquête sur un phénomène en expansion, l'augmentation du nombre de jeunes Français convertis à l'islam, et les réponses que les catholiques peuvent y apporter;
    • le témoignage d'une mère d'une jeune fille partie en Syrie : De la France à la Syrie : l’embrigadement de Léa, 16 ans.

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    (1) L’Institut Philanthropos accueille chaque année une cinquantaine de jeunes entre 18 et 35 ans pour les former à la philosophie, à la théologie et aux arts (notamment le théâtre) dans le cadre d’une vie fraternelle et spirituelle.www.philanthropos.org

  • Bruxelles, UOPC, 23 janvier (15H00) : Bernard Noirot-Nérin : "Vous aviez dit que j'allais mourir"

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    Librairie UOPC : Accès à la Librairie
    Avenue Gustave Demey 14-16 Métro : Ligne 5 station Herrmann-Debroux
    B-1160 Bruxelles Bus, Tram : 34 - 41 - 42 - 72 - 94
    Tel: 02/663 00 40 Bus Tec Lignes : C, E, 341, 343, 344, 345, 348, 349
    Fax: 02/648 61 72 Train : Delta

    Samedi 23 Janvier à 15h

       Bernard Noirot-Nérin   

    "Vous aviez dit que j'allais mourir!"

    Salle de conférence, 1er étage

    unnamed.jpgLigne après ligne, l’auteur nous livre le témoignage bouleversant du long combat de son épouse pour la vie. Itinéraire parsemé de doutes, de souffrances, d’épuisement. 

    Voie escarpée qu’ils gravissent avec courage et persévérance pour nous emmener là où conduisent les chemins les plus raides : vers la lumière et les paysages d’exception ; ceux qui nous font croire à la vie, à l’homme, à Dieu.

    Réservation:    event@uopc.be      ou       02/663.22.50

     

  • L'étonnante compassion de Marie à Cana (Jn 2, 1-11); l'homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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    Prédication (20 janvier 2013) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 2, 1-11) (site Internet : http://www.delamoureneclats.fr et http://www.unfeusurlaterre.org)

    Évangile : Les noces de Cana (Jean 2, 1-11) (http://aelf.org/)

    Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

  • Le "merci" de Mgr Léonard aux messages de sympathie

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    Merci !

             Comme vous pouvez le deviner, j’ai été ces dernières semaines et suis encore aujourd’hui submergé de messages de sympathie à l’occasion de ma fête patronale (saint André le 30 novembre !), de mes célébrations d’adieu à Malines, Bruxelles et Nivelles et, bien  sûr, de la fête de Noël et la nouvelle année 2016. Cela va des simples cartes de vœux à ce rouleau de 9 mètres de long qui me fut offert à la Cathédrale de Bruxelles, contenant sur trois colonnes des centaines et des centaines de messages, en français et néerlandais, recueillis sur un site « Merci, Monseigneur ! » 

             Il m’est matériellement impossible de répondre à tous ces messages de manière personnalisée. Mais je tiens à vous dire combien ces messages m’ont touché. Je ne suis habituellement ému que lorsqu’il s’agit de l’amour de Dieu pour nous ou de la détresse humaine, très rarement quand il s’agit de moi-même. Mais aujourd’hui je tiens à vous dire que j’ai été souvent bouleversé jusqu’aux larmes en lisant vos mots de gratitude à mon égard. Vous avez si bien compris le fond de mon âme ! Mon attachement à la personne de Jésus en qui se résume tout l’amour de Dieu pour nous. Et comment aimer Jésus sans aimer aussi sa mère et notre mère, la Vierge Marie ? Vous avez vibré à mon grand amour pour la liturgie célébrée avec cœur et respect. Vous avez saisi ma pédagogie de prêtre et d’évêque : ne jamais classer les gens avec des étiquettes, mais toujours leur offrir un avenir par la confiance que nous leur faisons. Vous avez perçu ma prédilection spontanée pour les personnes dont la vie a été blessée ou abîmée. Vous avez compris mon désir obstiné de rencontrer, sur le terrain, le peuple qui m’était confié, spécialement à travers mes longues visites pastorales. Et enfin vous avez sympathisé avec mon effort résolu de donner des prêtres à l’Église. Et le Seigneur m’a exaucé pour votre plus grande joie. 

             Merci d’avoir dit tout cela avec vos mots si simples et si beaux ! 

             Il me reste à vous souhaiter un beau et saint temps de Noël et une heureuse année nouvelle. 

             Je vous bénis de tout cœur.

    Mgr André LÉONARD.

  • Le pape s'est rendu au chevet de malades en état végétatif

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    Lu sur ihsnews.net :

    Le Pape rend visite à des malades en état végétatif

    Le 16/01/2016 Hier le Pape a visité la Casa Iride, une maison de soins dans laquelle sont hospitalisées six personnes en état végétatif, assistées par leurs proches. Cette maison n’est pas organisée comme un hôpital, mais comme une maison familiale, permettant ainsi aux proches des personnes malades de continuer à prendre soin d’eux et de leur préserver une certaine intimité.

    Ce geste manifeste l’opposition du pape aux pratiques médicales visant à abréger la fin de vie, y compris lorsque les personnes sont plongées dans un coma irréversible. Pour le pape, opposé à l’euthanasie, il faut respecter le terme naturel de la vie.

    Cette visite surprise dans un quartier périphérique de Rome est une des initiatives privées que le pape entend prendre, hors caméra, dans le cadre du Jubilé de la miséricorde, mais surtout elle fait bien comprendre combien les paroles de François contre la culture du déchet sont importantes. C’est ce qu’indique le compte Twitter du Jubilé de la Miséricorde, qui précise que cette initiative du Pape s’inscrit dans les signes de charité que le Pape accomplira durant toute la durée du Jubilé un vendredi par mois, comme cela avait été annoncé lors de l’ouverture de la Porte Sainte de la Charité, dans un centre de la Caritas, le 18 décembre dernier. Le pape avait, avant de se rendre auprès de ces malades, d’abord visité la « Casa Bruno Buozzi » où résident 33 personnes âgées, afin de montrer la grande importance et le prix des personnes âgées, des grands-parents, et la valeur et la dignité de la vie dans toute situation.

    Le respect aux personnes âgées est un thème cher au pontife argentin, qui a selon ses biographes toujours effectué de nombreuses visites aux personnes en fin de vie à Buenos Aires. Rappelons que si l’Eglise est favorable aux soins palliatifs et contre l’acharnement thérapeutique, elle s’oppose à toute forme d’euthanasie, sans exception…

    P. M. Astiguerta

  • Des pénitents à foison au confessionnal, cela existe !

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    Le témoignage éloquent d'un prêtre de paroisse paru ICI :

    Depuis que je suis arrivé à Dieppe en septembre 2013, en plus des 2 jours annuels déjà existant de confession sur la journée entière avec les prêtres du doyenné,  j’ai annoncé 4 heures de confession par samedi de l’Avent et du Carême, toutes les soirées de la Semaine Sainte ainsi que toutes les soirées entre le dernier dimanche de l’Avent jusqu’au 24 décembre après la messe du matin. Pas une minute de répit ne m’a été accordée, même pas pour prier un peu le bréviaire ou réciter le chapelet en prenant à mon compte quelques pénitences à la manière du curé d’Ars !

    Si, par grâce pour eux, un certain nombre de pénitents est régulier pour les fêtes – et leur confession est assez rapide -, un grand nombre d’autres se sont présentés à la Miséricorde de Dieu avec une immense espérance.

    Impossible, parce que je n’ai pas compté, de vous dire le nombre d’hommes et femmes qui ne s’étaient pas confessés depuis des décennies et pourtant communiant chaque dimanche !

    Impossible de vous dire le nombre de ceux qui entrant « par hasard » dans l’église ont senti un appel à se confesser !

    Impossible d’entrer dans les détails de l’aveu des fautes, mais je peux vous assurer que le Pape François a aussi de l’influence pour les pénitents, y compris à partir de « qui suis-je pour juger ? » ! En effet, ces fidèles revenant à ce sacrement savaient dire qu’ils s’en remettaient à Dieu par ce sacrement et que si l’Eglise le proposait, c’était bien parce qu’il y avait une raison. Que de larmes, notamment chez beaucoup d’hommes, bouleversés par la vie et heureux de recevoir une parole les remettant debout !

    Permettez-moi encore d’ajouter que si la parole fréquente du curé sur la vie sacramentelle peut avoir un effet, Internet peut en avoir aussi un autre. Ils sont nombreux ceux qui viennent avec un papier dans la main avec l’acte de contrition (« excusez-moi je ne le connais pas !) mais aussi avec une réflexion profonde et particulièrement juste sur leurs péchés, grâce à leurs recherches sur différents sites catholiques. Ils sont nombreux aussi ceux qui découvrent alors qu’ils ne pourront pas recevoir l’absolution sacramentelle mais qui supplient le prêtre de prier pour eux et avec eux, afin qu’ils entendent une parole non-sacramentelle de libération. Ils pleurent de joie et d’émotion ceux qui récitent avec le prêtre : « Notre Père… pardonne-nous nos offenses ».

    Enfin, comment ne pas vous témoigner de l’intensité de la confession des enfants du catéchisme (de l’école catholique ou de la paroisse), dès la première année (et non pas la veille de leur première communion, qui sera souvent la dernière comme la confession). Ils sont honorés de cet entretien privé avec le prêtre. Ils savent particulièrement bien décrire les péchés commis, sans détour ! Ils deviennent ensuite non pas des enfants sages mais des témoins de la miséricorde auprès de leurs amis et parents. Ces derniers me demandent souvent avec un sourire en coin, « ce qu’ils ont bien pu vous dire » !

    Au moment où l’on enterre le vieux prêtre curé du village de mes vacances, qui su jusqu’à ces jours derniers se rendre disponible pour les pénitents, j’espère que d’autres prêtres vont se manifester pour confirmer mon témoignage. Merci d’en rendre compte !

    Geoffroy de la Tousche
    Curé de Dieppe
    Archidiocèse de Rouen, France

  • Messe de la Nativité à Moscou : c’était le 9 janvier dernier, selon le calendrier orthodoxe

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    Vu sur le site du petit Placide :

    Ref. Messe de la Nativité

    Une liturgie qui nous parle. A Poutine aussi, semble-t-il.

    JPSC

  • Mariage gay : la Communion anglicane prend des "sanctions"

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    L’ "Église" épiscopale des États-Unis vient d’être exclue des réunions et événements officiels de la Communion anglicane pour une durée de trois ans. Cette décision collégiale fait suite à des prises de positions contestées sur la question du mariage homosexuel, qu’elle accepte de célébrer depuis un an. Hugues Lefèvre dans « famille chrétienne :

    « Justin Welby, l’archevêque de Cantorbéry, avait annoncé la semaine dernière sur Twitter que la Communion anglicane allait être secouée. Il ne s’est pas trompé. À l’issue d’un sommet rassemblant à huis clos les prélats des trente-huit provinces de la Communion anglicane, l’Église épiscopale – qui représente dans les faits la branche américaine de l’Église anglicane – a été sanctionnée. « Pendant trois ans, l’Église épiscopale ne sera plus considérée comme un de nos membres. […] Ses dirigeants ne prendront plus part aux décisions sur les sujets doctrinaires ou de règlements », peut-on lire dans un communiqué en date du 14 janvier.

    Cette suspension est justifiée par les positions très libérales de l’Église épiscopale sur la question du mariage homosexuel. « En changeant récemment ses règles sur le mariage, l’Église épiscopale a créé une rupture fondamentale sur la foi et l’enseignement de la doctrine du mariage portée par la majorité de nos Provinces », détaille le communiqué.

    L’année dernière, après un vote interne, l’Église épiscopale avait en effet décidé d’autoriser les mariages entre les personnes de même sexe. Elle avait également adopté un nouveau rite afin de pouvoir marier aussi bien les couples hétérosexuels qu’homosexuels. Ces décisions avaient alors choqué certaines Églises de la Communion anglicane, notamment en Afrique.

    Le communiqué stipule également que « la majorité » des prélats rassemblés à Cantorbéry réaffirme que « la doctrine traditionnelle de l’Église en ce qui concerne l’enseignement des écritures considère le mariage comme l’union à vie entre un homme et une femme ».

    Ref. Mariage gay : la Communion anglicane prend des sanctions 

    La communion anglicane est l’équivalent religieux du commonwealth britannique : un club sans portée contraignante autre que celle d’exclure les membres qui contreviennent à son règlement d’ordre intérieur.Comme l’a précisé l’ « archevêque » Welby, primat de l’Eglise anglicane, «  nous n’avons pas le pouvoir de sanctionner une Eglise (sic) dans ses activités, seule sa participation à la vie de communion sera impactée », une  « vie commune » qui représente bien peu de chose…

    JPSC  

  • Téqui propose des livres pour l'Année de la Miséricorde

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    I-Grande-8010-mon-jubile-de-misericorde-avec-marie.net.jpgMon Jubilé de miséricorde avec Marie

    Père Guénolé Feugang, C.M.
    Recteur de la chapelle de la Médaille miraculeuse

    Le sanctuaire de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse invite à vivre la tendresse de Dieu en contemplant la Vierge Marie, première disciple du Seigneur. Le père Feugang propose un chemin de miséricorde qui guidera le pèlerin pour mieux vivre le sacrement de Réconciliation, en laissant résonner dans son cœur les paroles de l'Écriture sur Marie, Mère de toute miséricorde, et le message du pape François sur l'indulgence.
    Diffusion Téqui 

     

    Le visage de la miséricordeI-Grande-7698-le-visage-de-la-misericorde.net.jpg

    Bulle d'indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde Misericordiæ vultus

    Pape François

    Misericordiæ vultus est la bulle d'indiction proclamant une année sainte extraordinaire, sous le signe d'un jubilé de la Miséricorde. La bulle donne des explications théologiques et spirituelles sur la miséricorde et y souligne le « mystère de la miséricorde ». Elle s'élève ensuite contre la corruption et appelle à la combattre.
    Elle proclame le 8 décembre 2015, jour marquant le 50e anniversaire de la clôture du concile Vatican II comme date d'ouverture de l'Année Sainte car, selon François, « l'Église ressent le besoin de garder vivant cet événement. » 

     

    I-Grande-7531-sainte-faustine-la-messagere-de-jesus-misericordieux.net.jpgSainte Faustine, la messagère de Jésus miséricordieux

    Francine Bay
    illustrations : Anne-Charlotte Larroque

    Hélène doit arrêter l'école pour aider ses parents, qui ont besoin d'argent. Comment fera-t-elle pour leur dire qu'elle aimerait tant suivre Jésus et ne vivre que pour lui ? Comment Jésus l'aidera-t-il et la guidera-t-il dans la grande ville où elle fuira, où tout lui sera inconnu ?
    Album illustré en couleurs - dès 7 ans 

     

     

    I-Grande-7302-c-est-la-misericorde-que-je-veux.net.jpgC'est la miséricorde que je veux !
    Les plus belles citations des papes

    Collectif

    Depuis le Concile Vatican II, les papes n'ont cessé de manifester au monde l'aspect miséricordieux de l'amour de Dieu.
    « L'Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l'Évangile. » (Pape François)

     

     

    I-Grande-7638-la-misericorde-divine.net.jpgLa Miséricorde divine
    Ultime planche du Salut

    Nicolas Journé

    Cet ouvrage voudrait contribuer à propager le culte de la Miséricorde tel qu'il a été transmis par Jésus. Dictée par Jésus à sainte Faustine, voici la démarche de prière, composée de cinq points : le Dimanche de la Miséricorde (Neuvaine), la vénération de l'image du Christ, le chapelet, l'heure de la Miséricorde et la propagation de la mission de sainte Faustine
    Éditions Saint-Paul

     

     

     

    I-Grande-1900-la-spiritualite-de-sainte-faustine.net.jpgLa spiritualité de sainte Faustine

    Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde

    Sainte Faustine compte aujourd'hui parmi les saints les plus renommés de l'Église du IIIe millénaire. C'est par son intermédiaire que le Seigneur Jésus transmet au monde le grand message de sa Miséricorde divine.
    Ainsi pouvons-nous, grâce à Sœur Faustine, avoir une confiance d'enfant envers Dieu et un cœur miséricordieux à l'égard de nos proches. Sa spiritualité s'enracine dans la contemplation du mystère de la Miséricorde divine.

  • L’ « année de la miséricorde » portera-t-elle de bons fruits ?

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    Nous sommes entrés depuis le 8 décembre dernier dans l’Année de la Miséricorde comme l’a voulu le Pape François. Cette année jubilaire, année de grâce, de joie et de pénitence, donne le vrai « ton » à 2016 et sa véritable orientation. Mais de quelle « miséricorde » s’agit-il ? Extrait de l’éditorial de Philippe Maxence dans le bimensuel « L’Homme Nouveau » (14 janvier 2016) : 

    L’Homme Nouveau a consacré en novembre dernier un numéro hors série aux jubilés, qui aborde dans sa première partie ce qu’est la miséricorde et son rôle dans l’économie du Salut (1). Aussi, ne devrais-je pas revenir plus avant sur ce sujet, pourtant par nature inépuisable tant il invite à plonger dans les mystères de Dieu lui-même et à les méditer.

    Il faut cependant parfois constater chez certains catholiques un double mouvement étonnant vis-à-vis de la miséricorde. Certains s’en méfient, la réduisant à une notion vague et floue, propre au sentimentalisme, une sorte d’irénisme moderne, dissolvant de la force et du jugement. Parallèlement, d’autres chrétiens, certainement les plus nombreux, évacuent sous prétexte de miséricorde tout l’ordre moral, toute notion d’efforts, de réparation et jusqu’à l’idée même de justice divine.

    Les deux erreurs sont évidemment symétriques et pèchent en raison d’un fondement identique : un dévoiement de ce qu’est réellement la miséricorde. Dans la Catena Aurea, merveilleux recueil de commentaires des évangiles par les Pères et divers auteurs spirituels, saint Thomas d’Aquin rapporte cette sentence dans les pages consacrées aux Béatitudes : « La justice sans la miséricorde n’est que cruauté, et la miséricorde sans justice n’est que faiblesse. » (2)

    C’est une indication assez claire de cet équilibre que nous avons perdu, oscillant sans cesse d’une erreur à l’autre, rejetant la miséricorde auquel nous appelle pourtant le Christ (cf. les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles), dans une dénaturation de cette vertu morale (du côté de l’homme) qui finit par atteindre dans notre perception la miséricorde divine elle-même. Saint Augustin nous avertit pourtant à propos de la séparation radicale que notre époque veut introduire entre la miséricorde et la justice divine : « Toutefois, mes frères, gardez-vous de croire que ces deux attributs puissent être séparés en Dieu. Il semble, en effet, qu’ils soient contradictoires, et que la miséricorde ne devrait point se réserver le jugement, comme le jugement devrait se faire sans miséricorde. Dieu est tout-puissant, et dans sa miséricorde Il exerce la justice, comme dans ses jugements il n’oublie point la miséricorde. » 

    Tout l’article ici : Dans la perspective de la miséricorde     

    JPSC

  • Avec Jésus à Manhattan ou quand une élue démocrate athée se convertit au catholicisme

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    De Jules Germain sur aleteia.org :

    Kirsten_Powers.jpgAvec Jésus à Manhattan, la conversion d’une élue démocrate athée

    "Demain, je serai catholique !" Très appréciée des médias new-yorkais, l’athée revendiquée Kirsten Powers était une des voix montantes du parti démocrate. Elle s'est convertie l'an dernier.

    Début octobre dernier, alors qu’elle se trouvait dans un studio de télévision de Manhattan, la journaliste a fait une surprenante annonce à ses téléspectateurs : « Demain, je serai catholique ! ». C’était la dernière étape d’un voyage spirituel qui aurait difficilement pu être plus inhabituel.

    Kirsten Powers est née en 1969 en Alaska. Si sa famille appartenait à l’Église épiscopalienne, elle-même ne montrait aucun intérêt pour la foi. En étudiant les sciences politiques et le journalisme à l’Université du Maryland dans la banlieue de Washington, elle s’était construite une vision du monde complètement coupée de Dieu. Entre 1992 et 1998, elle a travaillé pour le gouvernement de Bill Clinton. « À la Maison-Blanche, j’étais entourée de personnes très intellectuelles qui, si elles avaient des croyances, ne souhaitaient pas en parler », explique-t-elle dans le magazine Christianity Today. À New York, où elle a ensuite travaillé pour l’entreprise AOL Time Warner puis pour le parti démocrate en tant que consultante en stratégie, elle a vécu dans un environnement agressivement athée. L’expression de toute foi en Dieu y était la cible de moqueries et d’un profond rejet.

    C’est l’amour qui lui a fait opérer un tournant. Pour son partenaire de rêve, elle avait un critère principal : « Qu’il ne soit pas croyant pratiquant ». Quand celui qu’elle commençait à fréquenter lui demanda : « Crois-tu que Jésus est ton Sauveur ? », elle fut très surprise. Elle pensa d’abord : « Oh non, il est fou lui aussi ! ». Et le voilà qui tentait de lui raconter l’évangile et la passion du Christ ainsi que sa résurrection.  Elle restait persuadée qu’elle ne pourrait jamais croire de telles absurdités. Mais un nouveau sentiment prenait progressivement forme en elle : « Et si c’était vrai ? Devrais-je au moins prendre en considération cette potentialité ? ».

    Elle retrouva alors son compagnon pour une célébration dans une église presbytérienne. « Ce que j’ai vu alors m’a paru choquant et répugnant ». Un groupe jouait de la musique – elle apprit plus tard qu’il s’agissait de louanges. Puis vint l’homélie et elle fut fascinée. C’était la paroisse de Timothy Keller, un auteur mondialement connu, apologète du christianisme et spécialiste de la pastorale auprès des jeunes urbains embourbés dans la postmodernité. « Son prêche était bâti avec une grande précision intellectuelle. On y sentait l’amour de l’art, de l’histoire et de la philosophie ». Kirsten Powers revint dans cette paroisse où Keller s’était fait le champion pour détecter les points faibles d’une vision toute déchristianisée du monde. Ce n’est que lorsqu’il parlait du Christ que la journaliste démocrate retrouvait son scepticisme habituel.

    Elle commença alors à lire la bible. Huit mois plus tard, elle arriva à la conclusion que sa réflexion et ses interrogations s’étaient faites au bénéfice du christianisme. Elle vécut une expérience forte lors d’un voyage à Taiwan, au beau milieu d’une nuit : « Je m’éveillai et semblai entre le rêve et la réalité », raconte-t-elle. « Jésus vint à moi et me dit : “Me voilà” et cela me semblait si réel ! ».

    À son retour à New York, elle se sentait désemparée : « Je sentais Dieu partout et c’était angoissant. J’ai cru devenir folle ». Elle a alors participé à un groupe de prière avec Eric Metaxas, un auteur chrétien lui aussi sensible aux âmes perdues de notre temps troublé. Elle ne se rappelle plus du sujet de réflexion. Tout ce dont elle se souvient, c’est qu’elle en fut toute retournée : « J’ai enfin reconnu que Dieu était la seule vérité. Ce fut une paix indescriptible, j’avais l’impression de voir le monde avec de tout autres yeux ». Mais de peur de devenir comme ces chrétiens qu’elle trouvait ridicules, elle continuait d’essayer d’ignorer Dieu. « Mais cela n’avait aucun sens. Peu importe où j’allais, il était déjà là ».

    Pas plus de gauche que conservatrice

    Cette femme à la carrière bien tracée et couronnée de succès devait alors, à près de 40 ans, trouver ses repères en tant que chrétienne. Sa famille, ses amis, ses collègues ne comprenaient pas pourquoi tout à coup, elle s’était mise à croire en Dieu. « Mon plus gros souci, dit-elle, c’était que les chrétiens tentaient de faire de moi une partisane du camp républicain. » Pourtant, Powers est restée fidèle au parti démocrate, elle défend ses positions dans des talkshows et des éditoriales. Mais elle n’est pas pour autant devenue ce qu’on pourrait appeler en France une « catho de gauche ». Elle se positionne ouvertement pour la protection de la vie dès sa conception. Dans son livre The silencing. How The left is killing Free Speech – que l’on peut traduire par Condamnant au silence. Comment la gauche anéantit la liberté d’expression – elle tente une autocritique de son propre camp, mais sans le fuir. C’est de ce point de vue qu’elle dénonce la profonde intolérance de nombreux libéraux de gauche et notamment un certain féminisme qui se prend pour une véritable police de la pensée. Le politologue Charles Krauthammer, une icône pour les républicains, voit ainsi en Kirstin Powers la personnalité de gauche la plus fidèle aux principes qu’elle promeut et l’une des plus justes dans ses jugements. C’est très certainement l’une des grandes consciences catholiques qui va compter aux État-Unis dans les années à venir.

  • 10 extraits à retenir du livre-entretien du pape intitulé "Le nom de Dieu est miséricorde"

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    Source : i.media :

    “Le nom de Dieu est miséricorde“ : les 10 extraits à retenir du livre-entretien du pape François

    S’il ne contient pas de grandes révélations, le livre d’entretiens entre le pape François et le vaticaniste italien Andrea Tornielli publié à travers le monde à compter du 12 janvier 2016 est un guide idéal pour vivre le Jubilé de la miséricorde. Le nom de Dieu est miséricorde (éditions Robert Laffont et Presses de la Renaissance) permet d’approfondir l’intime conviction de ce pape pasteur d’une Eglise qu’il veut toujours plus au contact des pécheurs. Une Eglise “en sortie“, comme il l’aime à le répéter, tel un véritable “hôpital de campagne“ pour aider ceux qui tombent à se relever. Voici 10 extraits significatifs de cet ouvrage qui sort dans plus de 80 pays.


    La place centrale de la miséricorde
    La miséricorde, qui représente pour moi le message le plus important de Jésus, a pris, peu à peu, une place de plus en plus centrale dans ma vie de prêtre ; elle est le fruit de mon expérience de confesseur, de toutes les expériences, belles et positives, que j’ai connues.

    D’où vient le Jubilé de la miséricorde ?
    Avant d’arriver ici, quand je vivais à Buenos Aires, j’ai participé à une table ronde avec des théologiens, et elle est restée gravée dans ma mémoire : nous nous demandions ce que pouvait faire le pape pour être plus proche des gens, face à une multitude de problèmes qui semblaient insolubles. L’un des participants a répondu : “Un jubilé du pardon“. Cette phrase m’a beaucoup marqué.

    Définition de la miséricorde
    La miséricorde, c’est l’attitude divine qui consiste à ouvrir les bras, c’est Dieu qui Se donne et qui accueille, qui Se penche pour pardonner. Jésus a dit qu’Il n’était pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs. Il n’est pas venu pour ceux qui sont en bonne santé, qui n’ont pas besoin d’un médecin, mais pour les malades. On peut donc dire que la miséricorde est la carte d’identité de notre Dieu.

    Conseil aux confesseurs
    Aux confesseurs, j’ai envie de dire : parlez, écoutez patiemment, dites avant tout, à ceux qui viennent vous voir, que Dieu les aime. Et si le confesseur ne peut pas absoudre, qu’il explique pourquoi, mais qu’il donne une bénédiction, quoi qu’il en soit, même sans absolution sacramentelle.

    La curiosité des confesseurs
    Un jour, j’ai entendu une femme, mariée depuis des années, dire qu’elle ne se confessait plus parce que, quand elle était une adolescente de treize, quatorze ans, le confesseur lui avait demandé où elle mettait les mains lorsqu’elle dormait. Il peut y avoir un excès de curiosité, surtout sur le plan sexuel. Ou une insistance qui pousse à expliciter des détails qui ne sont pas nécessaires. Il est bon que celui qui se confesse ait honte de son péché : la honte est une grâce à demander, c’est un facteur positif, parce qu’elle nous rend humbles. Mais dans le dialogue avec le confesseur, on a besoin d’être écouté, pas interrogé. C’est ce que je voulais dire en parlant des confessionnaux qui ne doivent jamais être des chambres de torture.

    Beaucoup pardonner
    J’ai toujours essayé de consacrer mon temps aux confessions, même quand j’étais évêque ou cardinal. Aujourd’hui, je confesse moins, mais il m’arrive encore de le faire. Parfois, j’aimerais pouvoir entrer dans une église et m’asseoir de nouveau devant un confessionnal. (…) En ce qui me concerne, quand j’ai confessé, j’ai toujours pensé à mes propres péchés, à mon besoin de miséricorde ; et donc, j’ai cherché à beaucoup pardonner.

    Les prisonniers
    J’ai une relation spéciale avec ceux qui vivent en prison, privés de leur liberté. J’ai toujours été très attaché à eux, justement à cause de la conscience que j’ai d’être un pécheur. Chaque fois que je franchis le seuil d’une prison, pour une célébration ou pour une visite, je me demande toujours : pourquoi eux et pas moi ? Je devrais être ici, je mériterais d’y être. Leurs chutes auraient pu être les miennes, je ne me sens pas meilleur que ceux qui sont en face de moi.

    Dire la vérité
    L’Eglise condamne le péché parce qu’elle doit dire la vérité : ceci est un péché. Mais en même temps, elle embrasse le pécheur qui se reconnaît tel, elle est proche de lui, elle lui parle dans l’infinie miséricorde de Dieu. Jésus a pardonné même à ceux qui L’ont crucifié et méprisé.

    Les homosexuels
    Avant tout, j’aime que l’on parle de “personnes homosexuelles“ : il y a d’abord la personne, dans son intégrité et sa dignité. Et la personne ne se définit pas seulement par sa tendance homosexuelle ; n’oublions pas que nous sommes tous des créatures aimées de Dieu, destinataires de Son amour infini. Je préfère que les personnes homosexuelles viennent se confesser, qu’elles restent proches du Seigneur, que nous puissions prier ensemble. On peut leur conseiller la prière, la bonne volonté, leur indiquer le chemin, les accompagner.

    Les docteurs de la loi
    Dès que quelqu’un se sent un peu plus sûr de lui, il commence à s’emparer de facultés qui ne sont pas les siennes, mais celles du Seigneur. (…) Et si quelqu’un est un ministre de Dieu, il finit par se croire différent du peuple, propriétaire de la doctrine, détenteur d’un pouvoir, fermé aux surprises de Dieu. La “dégradation de l’étonnement“ est une expression qui me parle particulièrement. Parfois, je me suis surpris à penser qu’une bonne glissade ferait du bien à certains personnages si rigides, car ainsi, en se reconnaissant pécheurs, ils rencontreraient Jésus.