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Foi - Page 947

  • 100 questions sur Dieu

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    Un livre des éditions Artège

    (12,00 € - 2012 - 148 pages)


    Présentation de l'éditeur

    Bien souvent les questions les plus simples nous laissent sans réponse… Et qui n’a pas rêvé de s’entretenir avec des spécialistes pour répondre aux questions que soulève sa foi?

    Le frère Emmanuel Pisani a réalisé ces rencontres pour interroger de façon simple et complète de grands noms de l’Église ou de la pensée contemporaine tels le cardinal Georges Cottier, Mgr Robert Le Gall, Maurice Gilbert, Pierre Gardeil et bien d’autres.

    Après s’être interrogés sur Dieu lui-même, ils répondent aux questions à propos de Sa Parole, transmise par l’Écriture Sainte. Au final sont abordées de nombreuses questions très variées comme par exemple : « La Trinité est-elle une invention des théologiens? » ; « Peut-on penser Dieu après Darwin? » ; « Y a-t-il une bonne traduction de la Bible? »

    Des réponses claires et sans détour aux questions les plus difficiles de la foi.

    L'auteur :
    Emmanuel Pisani, dominicain de Montpellier, doctorant en islamologie, est également enseignant en islamologie à l’Institut catholique de Paris. Il a pendant quatre années animé l’émission « le café théologique » sur Radio présence à Toulouse.

  • Mensuel "La Nef": le numéro de la rentrée et son dossier consacré à l'islam

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    Un certain nombre d'articles sont en ligne et donc accessibles en cliquant sur le titre.

    Sommaire du n°240 de septembre 2012

    SOMMAIRE DU N°240 DE SEPTEMBRE 2012

    EDITORIAUX

    Un peu d’espérance…, par Christophe Geffroy
    Richard Millet et la France, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Anniversaire : La mission de Jeanne d’Arc, par Michel Toda
    Les enjeux du voyage de Benoît XVI au Liban, par Annie Laurent
    Ichtus : « Apprendre à voir », entretien avec Nicole Buron
    L’apostasie silencieuse, par Karim Ouchikh
    Vie de l’Église : Mgr Gerhard Müller, par Loïc Mérian
    Rome et la FSPX : Dans l’attente d’un accord, par Christophe Geffroy
    Série Vatican II (8) : La Constitution Dei Verbum, par l’abbé Christian Gouyaud
    Les « droits reproductifs », par Pierre-Olivier Arduin
    Géopolitique d’abord : Causes et conséquences, par Paul-Marie Coûteaux
    Chronique : Lettre ouverte à… Napoléon, par Henri Hude
    Chronique Vie : L’homoparentalité discréditée, par Pierre-Olivier Arduin

    ENTRETIEN
    Se recentrer sur le Christ, entretien avec le cardinal Marc Ouellet
    Cardinal Marc Ouellet : portrait, par le Père Geoffroy de la Tousche

    DOSSIER : L’ISLAM DANS L’IMPASSE
    Le marasme de l’islam, par Annie Laurent
    Islam et islamisme, par Annie Laurent
    Islam et démocratie, par Annie Laurent
    Islam et immigration, entretien avec Christopher Caldwell
    Moderniser l’islam ?, par Annie Laurent
    Un dialogue nécessaire, entretien avec Mgr Bernard Ginoux
    L’islam est-il réformable ?, entretien avec le Père Samir Khalil Samir

    VIE CHRÉTIENNE
    Prier avec saint François d’Assise (1/2), par Falk van Gaver
    Question de foi : Devisons, par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Renan ou le clerc retourné, par Michel Toda
    Au fil des livres : Evelyn Waugh, par Philippe Maxence
    Notes de lectures, chroniques musique, cinéma, sortir, internet, livres jeunes
    Un livre, un auteur : Florian Michel
    Portrait : Frédérique Bedos, par Marine Tertrais

    BRÈVES
    Toutes nos annonces du mois en ligne

    Voir ici: Sommaire du dernier numéro

  • La polémique au sujet du testament spirituel du cardinal Martini

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    Après Martini, une dispute à propos de son testament spirituel

    "La polémique a été provoquée par sa dernière interview, publiée après sa mort et que la haute hiérarchie de l'Église a passée sous silence, à la seule exception du cardinal Ruini. Raison de plus pour en faire une analyse critique

    par Sandro Magister

    ROME, le 6 septembre 2012 – "Le cardinal Martini ne nous a pas laissé un testament spirituel, au sens explicite du mot. Son héritage tient tout entier dans sa vie et dans son magistère et nous devrons continuer à y puiser longtemps. Mais il a choisi la phrase à inscrire sur sa tombe. Elle est tirée du psaume 119 [118] : 'Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route'. Ce faisant, il nous a lui-même donné la clé qui permet d’interpréter sa vie et son ministère".

    En s’exprimant ainsi, le 3 septembre, au cours de l’homélie qu’il a prononcée pour les funérailles de son prédécesseur le cardinal Carlo Maria Martini, le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, a refusé la qualité de "testament spirituel" à l'interview de Martini publiée au lendemain de sa mort par le "Corriere della Sera" :

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  • Retour sur le rapprochement entre orthodoxes russes et catholiques polonais

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    Sur Realpolitik.tv, on peut lire, avec intérêt, cette analyse qui aborde des aspects peu explorés par les commentateurs :

    L’actualité de la relation russo-polonaise prolonge ce que nous écrivions il y a deux ans, à la fois sur la réconciliation souhaitable entre les deux nations slaves et sur la nécessité pour les Églises orthodoxes et catholique de mettre fin à la division qui déchire l’Europe depuis près de 1000 ans. (...)

    Le voyage du patriarche Kirill a été précédé le 18 juin dernier de la bénédiction d’une chapelle orthodoxe à Katyn. Le Patriarche a rappelé que plus de dix mille Russes avaient été exécutés dans ce lieu avant la deuxième guerre mondiale. Une manière pour lui de souligner que la Russie et les Russes furent les premières victimes des bolchéviques, dont peu d’entre eux, d’ailleurs, étaient russes. (...)

    La presse polonaise n’a pas manqué de présenter l’événement sous un jour plein de promesses, qui n’est pas sans rappeler ce mouvement de sympathie de la population russe, au moment de l’accident de l’avion du Président polonais à Smolensk. L’accueil de cette visite par les milieux atlantistes polonais a été très négatif comme il fallait s’y attendre, ces derniers considérant le Patriarche Kirill, comme un agent de Vladimir Poutine. (...)

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  • Une chapelle orthodoxe bientôt consacrée à Banneux

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    02.jpgConsécration de la chapelle orthodoxe et célébration de la Divine Liturgie 

    30 septembre 2012 

    En célébration avancée de la fête de la Protection de la Mère de Dieu (1er octobre), SE l'archevêque Gabriel procèdera à la consécration de la chapelle orthodoxe avant de présider la Divine Liturgie -en présence de Mgr Aloys Jousten, évêque de Liège.

    Date(s), horaire(s) et lieu(x) : Le 30/09/2012 à 10:00
    Où ?: Sanctuaire de Banneux - chapelle orthodoxe de la Mère de Dieu de toute Protection

    "...c’est un événement particulier. Non seulement ça ne se vit pas tous les jours, mais en plus, ici, ce sera une grande première. Il n’y a pas d’autres lieux, dans d’autres pays, où un lieu de culte non catholique (ici, orthodoxe) s’ouvre dans un sanctuaire catholique. Avec ses grandes icônes visibles de l’extérieur, la chapelle est une véritable œuvre d’art. Et l’événement, ce sera pour le dimanche 30 septembre avec l’inauguration (la dédicace, pour parler le vocabulaire religieux) de la chapelle orthodoxe à Banneux. L’archevêque (orthodoxe) venu de Paris officiera en présence de l’évêque de Liège."

    Personne de contact: père Guy FontaineTéléphone de contact: 04.252.06.35

    E-mail de contact : gfo@scarlet.be / Site web: http://www.doyenne-orthodoxe.org


       Invitation 30 sept.pdf : Invitation 30 septembre Banneux

    La genèse et l'historique du projet : Dossier presse-Banneux-30Sept.pdf

  • Paris : hausse de la pratique religieuse

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    Cette bonne nouvelle nous vient de La Croix qui, soulignant la pénurie de prêtres qui frappe également la capitale française, attire l'attention sur cette réalité méconnue :

    Hausse de la pratique

    Paradoxalement, cette relative pénurie s’explique aussi par une augmentation de la pratique religieuse dans la capitale, bien loin des idées reçues sur le déclin de l’Église catholique. Le diocèse s’adapte, et a par exemple fait le choix de maintenir quatre jeunes prêtres de 35 à 52 ans dans la paroisse populaire et très fréquentée de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, dans le nord de Paris (19e), qui propose désormais deux messes quotidiennes pendant la semaine. 

     « Si certains peuvent ressentir une pénurie de prêtres, cela s’explique d’abord par la croissance du nombre des fidèles »,  constate ainsi le P. Henri de l’Eprevier, curé de la paroisse voisine de Notre-Dame-de-l’Assomption des Buttes-Chaumont, qui note lui aussi l’essor des demandes de baptêmes d’adultes et la hausse de la pratique dominicale.

  • Foy-Notre-Dame, 16 septembre : 19e Pèlerinage de Tradition

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    Foy 2012 affiche avec logo.jpg

    Pour accéder au site, cliquer sur l'image.

  • Une prière qui soit accueil de Dieu qui nous parle

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    LA PRIERE DANS L'APOCALYPSE

    Cité du Vatican, 5 septembre 2012 (VIS). Benoît XVI a repris ce matin les audiences générales au Vatican, abordant devant les fidèles rassemblés Salle Paul VI la prière dans l'Apocalypse, "livre difficile mais d'une grande richesse...qui nous met en contact avec la profonde prière de l'assemblée chrétienne rassemblée le jour du Seigneur". Ce texte, a poursuivi le Saint-Père, expose le message que Dieu confia à l'évangéliste Jean, un dialogue "d'où jaillit une véritable symphonie de prière, développée jusqu'au bout avec une grande variété de formes". La première partie de l'Apocalypse décrit trois phases de l'assemblée priante, montrant d'abord que "notre prière est avant tout écoute de Dieu qui parle. Submergés de paroles, nous sommes peux attentifs à écouter et à nous mettre dans l'état de silence qui favorise l'accueil de ce que Dieu veut nous dire. Ces versets indiquent ensuite que notre prière, trop souvent de simple requête, doit se transformer en louange afin de remercier Dieu du don du Christ qui nous apporte force, espérance et salut... Se révélant être le début et la fin de l'histoire, Dieu reçoit et prend en compte les demandes de l'assemblée".

    Une prière constante, a poursuivi le Pape, "réveille en nous le sentiment de la présence du Seigneur dans nos vies et dans l'histoire, une présence qui nous soutient, nous guide et nous rassure dans les ténèbres de certains moments de l'existence, y compris dans la solitude la plus profonde. Ainsi n'est-on jamais totalement isolés et stérile, puisqu'il est la lymphe vitale d'une existence chrétienne plus cohérente et plus engagée". Ensuite, "la prière de l'assemblée approfondit le rapport avec Jésus-Christ car il se manifeste, parle et agit. De plus en plus proche lui, la communauté écoute alors et réagit" à sa parole. Enfin, l'Apocalypse montre "l'Eglise en prière, qui est transformée par l'accueil de la parole du Seigneur...sa repentance, sa conversion, sa persévérance, son amour croissant et sa recherche du bon chemin. L'Apocalypse nous montre une communauté en prière car c'est précisément dans la prière que l'on ressent le mieux la présence de Jésus en nous. Plus on prie avec constance et intensité, plus nous nous assimilons à lui, qui pénètre et guide notre vie... Plus nous le connaissons plus nous l'aimons, plus nous ressentons de besoin de prier avec lui et de recevoir la sérénité et la force de vivre".

  • La grand’messe du Père Delhez

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    logo.pngCe sera très prochainement, du 2 au 4 novembre, à Namur, et cela s’appelle « RivEspérance 2012 ».

    La revue de spiritualité « RiveDieu » est à la base de cette initiative et l’on devine que son rédacteur en chef, le Père Charles Delhez s.J., en est l’organisateur principal, flanqué de quelques autres personnalités amies et complices. Qui d’autre que lui, bien introduit dans le monde médiatique, universitaire, associatif, ecclésiastique, aurait pu en effet battre le rappel de tant d’associations et de communautés catholiques (et même protestantes) de la Belgique francophone recrutées comme « mouvements partenaires » et disposer de toutes les infrastructures nécessaires à une organisation d'une telle ampleur ?

    Cet évènement a déjà été annoncé par le chroniqueur religieux de la Libre au mois de juillet sous un titre qui en dit long : « Un plan de relance aussi pour l’Eglise » Bigre ! Un projet bien ambitieux, donc ! Il suffit d’ailleurs de se rendre sur le site de RivEspérance pour s’en rendre compte : http://www.rivesperance.be/, et prendre la mesure de l’importance que les organisateurs veulent donner à ce rassemblement. N’en doutons pas, les médias lui réserveront les échos les plus favorables ; on peut déjà compter sur Pascal André qui fait partie du comité organisateur, et sur Christian Laporte, bien entendu.

    Nous nous réjouirions volontiers de la chose si le choix tendancieux des personnalités invitées à tenir la vedette lors de cet évènement ne faisait preuve, de façon aussi flagrante, d’un véritable esprit de parti dont se trouvent exclus, ipso facto, tous ceux qui nourrissent un sentiment d’attachement et de fidélité à l’égard de Rome. C’est ainsi que l’on retrouve parmi les orateurs : Olivier Legendre qui n’aime l’Eglise que de la façon dont il la rêve, Christine Pedotti qui appelle de ses vœux un Vatican III qui romprait définitivement avec la tradition catholique, Armand Veilleux et Dominique Collin dont on  connaît les positions peu « romaines ».

    C’est dommage parce que d’autres aspects de cette organisation méritent respect et considération. La participation de « priants » (Tibériade, l’Emmanuel…), celle de gens engagés dans des actions indiscutables au service des pauvres et des exclus, méritent d’être mentionnées*. Quant à la prestation musicale du samedi soir, elle promet d’être d’une très grande qualité…

    Hélas, la tonalité donnée à cette organisation par les têtes d’affiche nous met sur nos gardes et nous amène à déplorer ces choix tendancieux qui hypothèquent la possibilité d’une véritable communion ecclésiale en ces circonstances. C’est donc bien en vain que l’on nous annonce « un programme varié (qui) permettra à chaque participant d’être rejoint dans ses attentes et sa sensibilité. » Curieuse conception d’une communion entre catholiques qui devrait se faire en excluant de celle-ci le pape ou l’archevêque.

    Comme disait le cardinal Barbarin, "Il faut de l’enthousiasme, oui ; dépoussiérer l’Église, oui, mais en se méfiant comme de la peste de l’orgueil "

     

    * Même si on peut émettre des réserves sur l’animation de certains ateliers par des gens qui s’éloignent ostensiblement des positions de l’Eglise. Ainsi, sur la question de l’homosexualité.

  • Prier pour l'avenir de la présence religieuse à Chèvremont

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    Chèvremont_basilique01.jpgDu  31  août ( fête de « Marie Médiatrice »)

    au 08  septembre 2012 (fête de la « Nativité de la Vierge »)

    Neuvaine de prière préparatoire à la fête de

    Notre-Dame de Chèvremont :


    Intention : «  Je veux que tu vives ! » Ezekiel 16, 6b

    Durant ces 9 jours, chacun est invité à prier chez lui,

    de la manière qui lui convient, pour confier à la Ste Vierge

     l’avenir de  « Chèvremont » et celui de la communauté des Carmes.  

      ENSEMBLE, nous clôturerons  la neuvaine le

    Samedi  08 Septembre :

    14h : Rendez-vous à la chapelle de Nd. de Chèvremont

    Célébration mariale et procession jusqu’à la basilique.

    14h30 : Exposition du Saint Sacrement  et chapelet médité.

    15h à 16h : Adoration silencieuse.

    16h : chapelet médité.

    17h : Eucharistie.

    Priez et faites prier !

    ¤¤¤¤

  • Les catholiques progressistes doivent-ils rester dans l'Eglise ?

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    Nous lisons sur l'excellent site "Benoît-et-moi" cette note rédigée par notre amie :

    "Et si les progressistes quittaient l'Eglise?

    C'est la question posée sur le ton de l'humour par une star du journalisme américain, et relayée par La Vie. Les réponses et les explications de Louis-Marie Lamotte, sur le remarquable blog de réflexion Contre-débat (20/7/2012)

    Le 22 juin dernier, La Vie ouvrait une nouvelle rubrique, intitulée "Chrétiens en débat".

    Elle est présentée ici.
    Le 6 juillet, l'un des thèmes débattus était "Les catholiques progressistes doivent-ils quitter l'Eglise ?".
    Suite à la rebellion des religieuses américaines de la LCWR (cf. benoit-et-moi.fr/2012(II)), c'était la question-provocation posée par Bill Keller, "ex-rédacteur-en-chef du New York Times, dans une des tribunes en ligne les plus discutées entre catholiques américains actuellement (315 commentaires modérés en dix jours)".
    Le journaliste du NYT, écrivait: Et si les catholiques qui ne sont pas d'accord avec la ligne du Vatican s'en allaient ? Après tout, il y a plein d'autres Eglises, y compris des communautés catholiques non romaines. Cela résoudrait la crise du catholicisme contemporain.

    De sa part, il s'agissait peut-être d'humour, mais je suis persuadée que, de la part de beaucoup de catholiques 'normaux', c'est une question qui n'a rien d'une boutade! Personnellement, en lisant les Gaillot, Noyer, Soupa, Hans Kung et autres Pietro di Paoli, je me la suis déjà plus d'une fois posée. Et je m'étais spontanément apportée la réponse qu'il est toujours plus facile de saper une institution de l'intérieur: que seraient ces "opposants" s'ils n'étaient plus dans l'Eglise? Que vaudrait leur parole? Leur ouvrirait-on encore toutes grandes les portes des studios de radio et des plateaux de télévision pour cracher leur venin? Il est permis d'en douter.

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  • L'Eglise serait-elle faite pour être minoritaire ?

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    C'est l'avis de Joël Rochette, président du Séminaire de Namur, interviewé aujourd'hui (4 septembre) par le Soir (version papier). Le quotidien consacre généreusement deux pleines pages au séminaristes, "ces jeunes qui ont choisi Dieu", et en fait une présentation assez objective, avec de sympathiques témoignages des intéressés. Ouf! Mais revenons à l'interview de l'abbé Rochette dont les propos satisferont les âmes bienveillantes :

    Combien de séminaristes avez-vous accueillis cette année ?

    Nous avons accueilli huit nouveaux séminaristes pour la Belgique francophone.

    Peut-on dire que l'on assiste à une crise des vocations ?

    Oui, mais ce n'est pas nouveau. Cette crise est là depuis les années soixante et septante. On a diminué par cinq ou par six les chiffres d'entrées.

    Pour quelles raisons les jeunes se détournent du séminaire selon vous?

    C'est assez complexe. Il y avait plus d'entrées par le passé mais il y avait aussi plus de sorties. Dans les années septante, seuls un ou deux séminaristes étaient ordonnés chaque année, comme aujourd'hui. La crise est donc profonde depuis longtemps. Mais je pense surtout que la société a changé. Nous ne sommes plus dans une société chrétienne avec des chemins tout tracés. Avant, beaucoup de jeunes considéraient comme posiible de devenir prêtre. Nous ne sommes plus dans cette possibilité-là. Ajoutez à cela une société qui promeut l'érotisation, une individualité forte, ... des valeurs qui ne sont pas liées au sacerdoce. (...)

    La prêtrise est également un engagément au célibat...

    Le futur prêtre doit accepter le célibat. Pas simplement du bout des lèvres. Il faut qu'il l'intègre, que ce soit un choix volontaire  et pas imposé de l'extérieur.

    Que répondez-vous aux personnes qui pensent que la position de l'Eglise ne sera plus tenable à terme si l'on ne réforme pas le célibat des prêtres ?

    Je crois qu'ils se trompent. Je pense que le célibat convient bien dans la société d'aujourd'hui. C'est un signe clair, le signe de quelqu'un qui s'engage totalement. Je pense que ce signe-là est plus utile aujourd'hui, dans une société qui est tellement sécularisée, dominée par une pensée unique, où tout le monde doit avoir un conjoint, une belle voiture, une maison... Il est possible qu'un jour, on ordonne des gens mariés comme c'est le cas en Orient. Mais je ne suis pas sûr que l'on aura plus de prêtres pour autant... Est-ce qu'un jeune de 18 ans accepterait d'être prêtre même s'il était marié? (...)

    Selon une enquête* (réalisée l'année dernière), on remarque qu'il n'y a plus que 4% de catholiques engagés. Un constat qui vous inquiète pour l'avenir?

    Je pense que l'Eglise est faite pour être minoritaire. La foi chrétienne est exigeante. Elle nécessite un choix, un discernement, qui n'est pas facile. Si tout le monde acceptait l'Eglise et l'Evangile, c'est que l'Evangile n'a rien à dire finalement. Je ne suis pas inquiet car c'est le propre de l'Evangile d'annoncer à l'autre la bonne nouvelle. Cela veut simplement dire que l'on aura plus de travail.

    * L'enquête : "En 2011, il n'y a plus que 50% de la population belge qui se définit comme catholique. Ils étaient encore 72% en 1982. Les catholiques actifs (qui vont à l'église au moins une fois par mois et sont membres d'un groupement catholique) ne représentent plus que 4% de la population. (...) Selon les checheurs qui ont réalisé cette enquête, l'explication principale est à trouver du côté de la transmission religieuse qui se tarit peu à peu. Les jeunes générations sont éduquées en dehors de la religion et ont peu de chance d'en retrouver le chemin." (Enquête "Autres temlps, autres moeurs", Liliane Voyé, Karel Dobbelaere et Koen Abts, FRB et Racine Campus)