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Foi - Page 946

  • France: La nouvelle religion d'Etat expliquée par Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale

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  • Foi en Dieu et foi de Dieu

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    Une très belle page sur la foi sur Metablog :

    Ayez la foi de Dieu par 

    Hier samedi, fête de saint Grégoire le Thaumaturge, étonnant faiseur de miracle qui fait penser à Padre Pio.L'Evangile de saint Marc dans le texte latin fait dire à Jésus : 'Ayez la foi de Dieu" (Mc 11). Traduction habituelle des lectionnaires : "Ayez foi en Dieu". Le Christ se serait donné loa peine de nous dire une banalité pareille ! Pas la peine de s'incarner pour si peu ! Texte latin : Habete fidem Dei. Grec : echete pistin Theou. Français : Ayez la foi de Dieu, la foi qui appartient à Dieu.

    Nous sommes obsédés par notre foi EN Dieu, par sa faiblesse souvent vacillante et nous oublions "la foi DE Dieu", nous oublions que notre foi est une vertu théologale, qu'elle a Dieu pour "auteur" comme dit l'épître aux Hébreux (12, 2) et saint Paul ajoute : Dieu comme "consommateur", comme réalisateur. Fides Dei ! On comprend mieux. La foi, notre foi est divine, divine par son origine, divine par son objet, divine par son actualisation, par sa réalisation ultime. Cela devrait pouvoir nous unir : notre foi ne nous appartient pas. Nous sommes vétilleux sur la moindre expression de cette foi ? Nous critiquons le voisin quand il ne l'exprime pas exactement comme nous ? Ne nous sentons donc pas propriétaire de cette foi qui vient de Dieu. Ne nous érigeons pas trop vite en modèle normatif de la foi : Dieu seul est le modèle de la science nouvelle que cette foi nous donne. Et l'Eglise a la charge de nous le rappeler.

    Nous avons trop souvent peur que notre foi nous échappe, qu'elle se dissolve dans le matérialisme ambiant... Il faudrait que nous ayons peur que notre foi nous dépasse. Il faudrait que nous nous disions de temps en temps que nous n'en sommes pas dignes.

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  • BXL, 30/11 - 8/12 : Neuvaine en l'honneur de l'Immaculée Conception

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    NEUVAINE À L’OCCASION

    DE L’IMMACULÉE CONCEPTION 2012

    NOVEEN TER GELEGENHEID

    VAN MARIA ONBEVLEKT ONTVANGEN 2012

    DU VENDREDI 30 NOVEMBRE AU SAMEDI 8 DÉCEMBRE,

    LA MESSE SERA CÉLÉBRÉE EN

    L’ÉGLISE SAINT-JACQUES SUR COUDENBERG, PLACE ROYALE, BRUXELLES.

    EN SEMAINE : 12H30; SAMEDIS 1 ET 8 DÉCEMBRE : 11H; DIMANCHE 2 DÉCEMBRE : 18H.

    UNE DEMI-HEURE AVANT LA MESSE, POSSIBILITÉ DE SE CONFESSER.

    VANAF VRIJDAG 30 NOVEMBER TOT EN MET ZATERDAG 8 DECEMBER

    ZAL DE MIS OPGEDRAGEN WORDEN

    IN DE SINT-JAKOB-OP-KOUDENBERGKERK, KONINGSPLEIN, BRUSSEL.

    IN DE WEEK: 12.30UUR; OP ZATERDAG 1 EN 8 DECEMBER: 11.00UUR; OP ZONDAG 2 DECEMBER: 18.00UUR.

    EEN HALF UUR VÓÓR DE MIS, BIECHTGELEGENHEID

  • Recevoir les textes liturgiques du jour et une homélie appropriée

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    ...c'est possible, grâce à homelie.fr (site de la Famille de Saint-Joseph) où l'on peut s'inscrire gratuitement pour recevoir quotidiennement un courrier électronique avec ces précieux éléments.

  • La dictature du relativisme

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    Le relativisme, un des grands défis de l'Année de la foi, évoqué par le P. Piero Gheddo (sur ZENIT.org - Traduction d’Océane le Gall)

    ROME, vendredi 16 novembre 2012 (ZENIT.org) – Le croyant est appelé à relever le défi du relativisme du monde moderne, "d'abord en lui-même, au fond de sa conscience", souligne le père Piero Gheddo, de l’Institut pontifical des missions étrangères de Milan (PIME). Ce défi est selon lui « le plus provocateur de cette Année de la foi ».

    Il part de cette remarque d'un auditeur le 4 octobre dernier, alors qu’il tenait, en Italie, une conférence sur les chrétiens persécutés au Nigeria, à Rovereto, près de Trente: « Vous dites que les missionnaires apportent la vérité du Christ à qu’ils meurent parfois en martyrs. Mais dans le monde moderne il n’existe pas de vérité absolue, il existe la dialectique. Chacun dit ce qu’il pense et respecte les autres, ne peut imposer aux autres une vérité qui n’existe pas », lui a dit ce spectateur.

    P. Gheddo commente : «  Dans notre monde sécularisé et laïcisé, je crois que cette mentalité est assez répandue. Je réponds que s’il n’existe pas de vérité absolue, que tout est relatif et change  au fil du temps, alors il n’y a pas de Dieu non plus, Il ne peut changer d’avis à chaque génération humaine qui passe; et si Dieu n’existe pas, il n’y a pas non plus de loi morale mais chacun fait sa morale, selon ses propres idées et tendances ; enfin, chez les baptisés qui ont perdu le sens de la foi, il n’y a plus non plus de fois en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, le « roc solide » de l’Evangile sur lequel bâtir notre vie".

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  • Benoît XVI invite les jeunes à la XXVIIIe Journée Mondiale de la Jeunesse

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    XXVIII JOURNEE MONDIALE DE LA JEUNESSE

    Cité du Vatican, 16 novembre (VIS). "Allez! De toutes les nations faites des disciples", tel est le thème de la XXVIII Journée mondiale de la jeunesse, qui se déroulera en juillet prochain à Rio de Janeiro (Brésil). Voici de larges passages du document de Benoît XVI, diffusé ce jour:

    Je voudrais tout d’abord, écrit-il aux jeunes, "renouveler mon invitation à participer nombreux à cet événement important. La célèbre statue du Christ qui surplombe Rio de Janeiro en sera le symbole. Ses bras ouverts sont le signe de l’accueil que le Rédempteur réservera à tous ceux qui viendront à lui, et son cœur représente l’immense amour qu’il a pour chacun et chacune d’entre vous. Laissez-vous attirer par lui. Vivez cette expérience de rencontre du Christ avec de nombreux autres jeunes qui convergeront vers Rio... Laissez-vous aimer par lui et vous serez les témoins dont le monde a besoin.

    Un appel pressant: L’histoire nous a montré combien de jeunes ont contribué grandement, par le don généreux d’eux-mêmes, à l’avènement du Royaume et au développement de ce monde par l’annonce de l’Evangile. Avec un grand enthousiasme, ils ont porté la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ, avec des moyens et de facilités bien inférieurs à ceux dont nous disposons aujourd’hui... Aujourd’hui tant de jeunes doutent profondément de la bonté de la vie et cherchent comment avancer. Plus généralement, face aux difficultés que traverse le monde, nombre de jeunes s’interrogent sur quoi faire. La lumière de la foi éclaire cette obscurité et nous fait comprendre que toute existence a une valeur inestimable parce qu’elle est le fruit de l’amour de Dieu. Il aime aussi celui qui s’est éloigné de lui et l’a oublié. Avec patience, il l’attend. Bien plus, il a donné son Fils, mort et ressuscité, pour nous libérer radicalement du mal.

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  • De Marx à Jésus en passant par Ratzinger...

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    C'est à lire sur le site chiesa.espresso de Sandro Magister :

    De Marx à Ratzinger. Le manifeste du tournant

    Il n'y a pas que le Parvis des Gentils. Dans les milieux où se côtoient foi et incroyance, c'est de nouveau le temps des conversions. C'est aussi celui d'une "nouvelle alliance", avec Benoît XVI comme phare

    ROME, le 16 novembre 2012 – Tandis qu’ont lieu, l’une après l’autre, les manifestations organisées dans le cadre du "Parvis des gentils" par le cardinal Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la culture, d’autres événements remarquables se produisent dans le milieu où se côtoient foi et incroyance.

    On n’en parle pas autant. Ils ne sont pas très spectaculaires. Mais ils sont efficaces et impliquent les gens. Ils ne se bornent pas à monter en épingle les opinions des porte-parole les plus connus de la culture de notre époque, personnages révérés et intouchables. Ils mettent sérieusement en question les prises de position de chacun, lancent de véritables parcours de recherche et on n’y est pas effrayé par le mot "conversion".

    Une preuve ? Les taux d’écoute, élevés et en progression, enregistrés par une émission de TV 2000, la chaîne de télévision qui appartient aux évêques italiens, intitulée "La svolta" [Le tournant]. À chaque fois, celle-ci présente un converti, arrivé à la foi chrétienne par des chemins qui, de l’un à l’autre, sont d’une très grande diversité.

    Au sein de l’Église catholique, les convertis ont eu un rôle de première grandeur entre le XIXe siècle et la première moitié du XIXe siècle. Mais, par la suite, une chape de silence est tombée sur les conversions. Celles-ci sont presque devenues un sujet tabou, dont il ne fallait pas parler. L’émission "Le tournant" marque un véritable regain d’intérêt. Les convertis qui y ont été interviewés sont les Italiens Pietro Barcellona, philosophe du droit, Giovanni Lindo Ferretti, auteur-compositeur-interprète, Cristina Alfano, chanteuse lyrique, Guido Chiesa, metteur en scène, Claudia Koll, actrice ; les Français Jean-Claude Guillebaud, journaliste, Fabrice Hadjadj, philosophe, François Taillandier, écrivain, Patrick Kéchichian, critique littéraire, Claire Gibault, chef d'orchestre ; l’Allemande Gabriele Kuby, sociologue ; le Britannique Alister McGrath, théologien ; le Japonais Etsuro Sotoo, sculpteur ; la Russe Tatiana Goritcheva.

    L’un de ces convertis, Pietro Barcellona, est également l'auteur, avec trois autres penseurs post-marxistes, d’un manifeste, consacré à "l'urgence anthropologique", qui a suscité un vif étonnement.

    Et il s’agit là du second fait notable. Les trois autres auteurs du manifeste sont les professeurs Giuseppe Vacca, historien, Mario Tronti, philosophe et politologue, et Paolo Sorbi, sociologue. Ce dernier est catholique, les deux autres non. Tous les quatre ont milité au Parti communiste et aujourd’hui ils sont membres du Parti démocratique, le principal parti de gauche italien. Vacca est le directeur de l'Institut Gramsci. Tronti est le président du Centre pour la réforme de l’État et il a été le plus grand théoricien italien de l'ouvriérisme, mais il a aussi toujours montré un très vif intérêt pour la théologie politique de Carl Schmitt et il a fréquenté le cénacle intellectuel de la revue catholique "Bailamme" ainsi que le monastère camaldule de Monte Giove.

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  • Pratique de la religion en France: les jeunes sont majoritaires

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    Oui, mais c’est chez les musulmans: une étude inédite conclut que le degré de pratique est plus important chez les musulmans de moins de 25 ans, alors qu’il est stable ou en recul pour les autres confessions. C’est ce que rapporte Tristan Denonne sur le site du Monde des religions:

    “Contrairement aux catholiques, aux juifs ou, dans une moindre mesure, aux protestants, les jeunes musulmans sont de plus en plus fidèles à l’islam. C’est l’une des conclusions du sociologue Hugues Lagrange, directeur de recherche au CNRS, dans le cadre d’une étude à paraître en 2013. Présentée en avant première par Le Monde, elle s’appuie sur le croisement inédit de différentes enquêtes statistiques. Hugues Lagrange constate ainsi que « l’affirmation musulmane » se généralise chez les Français de 18 à 25 ans issus de l’immigration du Maghreb, du Sahel et de la Turquie. Surtout : « l’importance accordée à l’éducation religieuse », comme au mariage, augmente chez les 21 – 25 ans, plus encore chez ceux nés ou arrivés jeunes en France.

    Ni le chômage ni les inégalités ne suffisent à l’expliquer, affirme le sociologue. Notamment, le fait que « le sentiment de relégation sociale » soit très sensible chez les secondes générations les éloignerait de la culture européenne. Aussi, « les valeurs traditionnelles et familiales des pays d’origine en sont plus prégnantes et pérennes, et les jeunes en ressentent une forte exigence d’affirmer leur identité. » En outre, faute de mixité sociale, de « brassage des manières de vivre et des croyances », ceux vivant dans les quartiers à forte population immigrée seraient sensiblement plus religieux que les autres. À l’inverse, les enfants nés dans un couple mixte seraient de plus en plus nombreux et de moins en moins religieux.

    Si l’islam est loin de devenir « la première religion de France », en termes de démographie, son poids qualitatif va donc croissant.
    Le Figaro évoque par exemple un chiffre à l’appui : dans les églises, le dimanche, 65 % des catholiques pratiquants ont 50 ans et plus ; à la mosquée, le vendredi, 73 % des musulmans pratiquants ont moins de 54 ans. Deux principes généraux doivent cependant nuancer cette perspective : d’une part, à plus long terme, la montée de l’athéisme — qui touche toutes les religions en Europe — pourrait frapper plus intensément l’islam à plus long terme ; d’autre part, si ça n’était pas le cas, on pourrait assister à un retour en force de la pratique dans les autres cultes. Réponse dans quelques dizaines d’années.

    Voir ici : Les jeunes musulmans, les plus fidèles de France

  • Pourtant, nous sommes avertis...

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    Le Père Joseph-Marie Verlinde commente l'évangile du jour (homélies.fr)

    Il est toujours difficile d’interpréter les passages annonçant la fin des temps et le jugement final, car ils utilisent un langage « codé » dont il faut posséder la clé pour accéder au sens des énoncés. « Les jours du Fils de l’homme » est une expression qui désigne la manifestation finale de la seigneurie du Christ. Cette mise en lumière de la vérité de sa Parole dénoncera par le fait même le mensonge de ceux qui se sont opposés à lui et dévoilera le jugement qui leur est réservé, ou plutôt qu’ils se sont eux-mêmes préparés par leur obstination.

    Les hommes mangent, boivent, procréent ; cultivent, font du commerce, construisent des maisons : rien de répréhensible dans ces activités indispensables pour la survie des individus et de l’espèce. Sauf qu’elles se déploient dans l’oubli de la finalité de cette existence, finalité qui va se manifester à l’improviste alors que plus personne n’y prêtait attention. Dieu avait averti de ce qui allait advenir « dans les jours de Noé ou de Loth », mais personne n’en avait tenu compte – sauf les deux personnages mentionnés. De même le Seigneur nous prévient des événements dramatiques qui auront lieu « le jour où Fils de l’homme se révèlera » ; mais nous vivons comme s’il n’avait rien dit, afin de ne pas avoir à nous convertir.

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  • Le nouveau livre du pape sur l'enfance du Christ bientôt en librairie

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    (Radio Vatican) Le troisième tome de "Jésus de Nazareth" du Pape en librairie le 21 novembre 


    Le troisième tome de l’ouvrage signé "Joseph Ratzinger-Benoît XVI" sur Jésus de Nazareth sera publié le 21 novembre 2012 dans plusieurs pays et dans les langues de grande diffusion, une information confirmée par le Vatican le 14 novembre. ’Ce troisième volume, qui est centré sur « L’enfance de Jésus », un ouvrage très attendu et best-seller annoncé, sera présenté le 20 novembre à la presse. 

    Le Pape a achevé l’écriture en allemand de cet ouvrage l’été dernier, lors de son congé estival à Castelgandolfo. Le premier volume de cette étude du Pape sur la personne du Christ, publié en 2007 était consacré à la période allant du baptême dans le Jourdain à la Transfiguration, le deuxième, sorti en 2011 couvrait la période de l’entrée à Jérusalem jusqu’à la Résurrection. 

    Un best-seller annoncé

    « La recherche scientifique et l’œuvre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI visent à faire connaître la figure et le message de Jésus », avait souligné le Saint-Siège, dans un communiqué publié au mois de septembre, et avait mentionné un livre “d’une grande importance d’un point de vue théologique et scientifique“ la Librairie éditrice du Vatican (LEV) avait officiellement confié à la maison d’édition italienne Rizzoli le mandat de vendre les droits de l’ouvrage dans le monde entier. 

    Mi-octobre, les visiteurs de la Foire internationale du livre de Francfort –le plus grand salon du livre au monde- avaient pu découvrir en exclusivité « L’enfance de Jésus » de Benoît XVI.

  • L'oecuménisme à l'épreuve de la crise de la foi

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    Cité du Vatican, 15 novembre (Vatican Information Service - VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, réuni pour son assemblée annuelle. Prenant prétexte du thème choisi, "l'importance de l'oecuménisme dans la nouvelle évangélisation", il a d'emblée souligné l'importance de l'un pour l'autre. On saurait parcourir le chemin de l'oecuménisme, a souligné Benoît XVI, "en ignorant la crise de foi qui frappe plusieurs régions du monde et notamment celles qui furent les premières à répondre à l'annonce évangélique et où la vie chrétienne a fleurit pendant des siècles. On ne peut pas non plus ignorer les nombreux signes témoignant d'une attente spirituelle. La pauvreté spirituelle de nombre de nos contemporains, qui ne perçoivent pas l'absence de Dieu comme une privation, constitue un enjeu pour l'ensemble des chrétiens. Or le Christ nous demande de retourner à l'essentiel, au coeur de notre foi, afin de témoigner au monde du Dieu vivant... Il ne faut pas l'oublier, ce qui nous unit est la foi en Dieu le Père et Créateur, révélé dans le Fils et manifesté dans l'Esprit... C'est la foi du baptême reçu, que nous pouvons professer ensemble dans l'espérance et la charité. Le caractère prioritaire de la foi nous permet de comprendre l'importance du dialogue théologique et des débats entre les diverses confessions chrétiennes, dans lesquels l'Eglise catholique est engagée. Même si on entrevoit pas à brève échéance un rétablissement de la pleine communion, et au-delà des résistances et des obstacles, on enregistre les progrès et les expériences d'une vie spirituelle et d'une réflexion théologique qui stimulent l'approfondissement du témoignage" de tous les chrétiens.

    Le but de l'oecuménisme, a ajouté le Saint-Père, "est l'unité visible entre les chrétiens aujourd'hui divisés... De toutes nos forces, il faut agir en reconnaissant qu'au bout du compte l'unité sera un don de Dieu. Elle ne peut venir que du Père à travers le Fils" et par le biais de son Eglise. "Dans cette perspective, il est fondamental de prier le Seigneur de nous accorder l'unité. Cette recherche apparaît comme capitale pour la nouvelle évangélisation. Avancer côte à côte vers ce but est positif, à condition que les diverses communautés chrétiennes ne s'arrêtent pas en chemin, acceptant que les diversités et les contradictions soient un fait normal . Or c'est dans la pleine communion de foi, dans les sacrements et dans le ministère, que se concrétisera la force et la présence active de Dieu dans le monde... L'unité est à la fois fruit de la foi et moyen d'annoncer celle-ci de manière crédible à qui ne connaît pas le Sauveur ou l'a oublié. L'oecuménisme véritable, qui reconnaît le primat de l'action divine, demande avant tout de la patience, de l'humilité, et l'abandon à la volonté du Seigneur. En fin de compte, oecuménisme et nouvelle évangélisation requièrent l'un comme l'autre le dynamisme de la conversion, une sincère volonté de suivre le Christ en adhérant pleinement à la volonté du Père".

  • Vatican II a aujourd'hui cinquante ans: 1962, la révolution de 1789 dans l'Eglise ?

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    Pour l'antidote à ces clichés journalistiques: Abbé de Tanoüarn, Luc Perrin, Denis Sureau, sur Radio Courtoisie :

    Deuxième partie du Libre Journal de Catherine Rouvier du 8 novembre 2012, sur Radio Courtoisie, animé par l'abbé Guillaume de Tanoüarn. L'abbé y recevait Luc Perrin, historien, et Denis Sureau, journaliste et éditeur, à l'occasion du 50e anniversaire du concile Vatican II. Ecouter le débat, en cliquant ici : Radio Courtoisie