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Foi - Page 957

  • Un pape accusé de laxisme

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    Saint Callixte 1er, pape et martyr

    Missel.free.fr propose une note biographique qui nous présente la figure d'un pape accusé de laxisme et d'indulgence outrancière :

    La principale source biographique de saint Callixte, le livre IX des Philosophoumena, attribuées à saint Hippolyte, est un pamphlet, une caricature qui le présente comme homme industrieux pour le mal et plein de ressources pour l'erreur, qui guettait le trône épiscopal.

    D’abord esclave de Carpophore, chrétien de la maison de César, qui lui confia des fonds importants pour ouvrir une banque dans le quartier de la piscine publique (les futurs thermes de Caracalla). Des chrétiens lui remirent leur économies qu’il dilapida avant de fuir pour s'embarquer à Porto. Rejoint par Carpophore, Callixte se jeta à l'eau, mais repêché, il fut condamné à tourner la meule. Carpophore, poursuivi par les créanciers de Callixte, l’envoya récupérer de l'argent déposé chez des Juifs. Les Juifs traînèrent Callixte comme chrétien et perturbateur de l'ordre public devant le préet Fuscien (185-189) ; Carpophore protesta que Calliste n'était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Callixte fut flagellé et envoyé comme forçat aux mines de Sardaigne.

    Marcia, maîtresse de l'empereur Commode et chrétienne de cœur, demanda au pape Victor la liste des déportés en Sardaigne. Un eunuque, le prêtre Hyacinthe, se rendit dans l'île et fit libérer tous les détenus mais Callixte qui était absent de la liste n’obtint que plus tard son élargissement. Le pape Victor lui donna une pension mensuelle et l’envoya à Antium où, pendant une dizaine d'années, Callixte se cultiva. Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit rentrer Calliste à Rome, l'inscrivit dans son clergé et le nomma diacre, chargé de gérer le cimetière. Callixte organisa un nouveau cimetière via Appia, sans pour autant fermer les catacombes de Priscille sur la via Salaria. Calliste lui a laissé son nom.

    Financier, un homme d'action, d'administration et de gouvernement, plutôt que théologien, Callixte était l’opposé d’Hippolyte, prêtre de brillante doctrine. Lorsque Callixte fut élu à la succession de Zéphyrin, Hippolyte rallia une partie du clergé romain et fit opposition jusqu'en 235.

    Pour parer les accusations d'Hippolyte qui l’accusait de montrer le Père comme souffrant avec le Fils, Callixte condamna Sabellius, père du monarchianisme où l’on distinguait mal les personnes de la Trinité. Sans condamner Hippolyte à proprement parler, Callixte s'éleva contre ses théories qui semblaient subordonner le Logos, le Christ, à Dieu : elles lui paraissaient suspectes de dithéisme, c’est-à-dire d'introduire une dualité entre la nature divine du Père et celle du Fils. De son mieux, avec une terminologie encore incertaine, Callixte proclamait la foi traditionnelle.

    Selon Hippolyte, Callixte était d'un laxisme écœurant, pardonnant sur tout pour grossir son parti ; il accueillait les transfuges des sectes, admettait dans son clergé les bigames (les remariés), laissait des clercs prendre femme, reconnaissait (contre la loi civile) les mariages entre hommes de vile condition et femmes nobles. Autant d’accusations dont nous n’avons pas de preuves.

    Callixte mourut très probablement le 14 octobre 222, si l’on en croit la table philocalienne des Depositiones martyrum (336) où il est mentionné avec les papes Pontien, Fabien, Corneille, et Xyste II. Callixte mourut sous l'empereur Alexandre Sévère, qui ne persécuta point les chrétiens, mais sa Passio le fait jeter dans un puits, au Transtévère, par des furieux.

    Il se pourrait donc que saint Callixte ait péri lynché dans une bagarre : cela expliquerait son absence, vraiment surprenante, du cimetière qui était sa chose, son entreprise de prédilection, de la catacombe où reposent les papes du troisième siècle.

    Les chrétiens le portèrent au plus près, via Aurelia, au cimetière de Calépode, le iuxta Callistum où le pape Jules I° (337-352) éleva la basilique Sainte-Marie au Transtévère. Son corps aurait été porté en France à Cysoing (Nord) au IXe siècle. Avant 900, un abbé de Cysoing le donna à Notre-Dame de Reims.

  • Le Père Zanotti et les personnes portant en elles "le désir de similitude"

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    Nous tâchons, sur ce blog, d'éviter les discours "carrés" sur l'immigration, l'Islam, l'homosexualité, etc., et nous évitons de relayer les appels de mouvements qui semblent ne pas toujours bien distinguer le prochain de ses erreurs ou de ses fautes. La lecture de ces paroles fortes du Père Zanotti-Sorkine dans une interview que nous avons recensée rendent un son très évangélique et nous y souscrivons pleinement.

    "Ces personnes, qui portent en elles le désir de «l'amitié de similitude», terme qu'employaient les grecs et que je préfère à celui d'homosexualité, sont des enfants de Dieu et ne sont pas laissées en bord de route. Elles ne sont pas condamnées non plus à ne pas aimer. Leurs vies, en toutes leurs composantes, peuvent être réussies, surtout dans la mesure où leurs cœurs se tourneraient vers Jésus et Marie qui les aiment comme ils aiment tous les hommes de la terre, sans faire de différence aucune, s'adaptant à leur être sans doute plus que nous, rêvant de les guider sur un chemin juste et beau. Voilà ce que je crois que nous devrions dire avant toute autre considération, nous qui, normalement, à cause du Christ, estimons chaque personne au-delà de ses caractéristiques particulières. Si tous les hommes se regardaient entre eux avec le regard profond du Christ, personne ne se sentirait exclu, floué dans ses droits, et chacun serait heureux de la place qu'il occupe sans rêver d'en occuper une autre qui, en l'occurrence, ne lui va pas. Mais dans ce débat, ce qui me révolte aussi c'est de voir les êtres se définir ou être définis en fonction d'une tendance, fût-elle déterminante! A bas les groupes, à bas les chapelles! Vive les hommes qui se ressemblent beaucoup plus qu'on ne le croit!"

  • Synode, Nouvelle Evangélisation, Année de la Foi... (suite)

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    ZENIT.org. met en ligne les INTERVENTIONS du pape et des evêques presents au synode

    « Nous étions heureux et enthousiastes » : souvenirs de Benoît XVI
    Retraite aux flambeaux place Saint-Pierre, 11 octobre 2012

    Le « bonheur » d'évangéliser, par Mgr Lacroix
    De la rencontre du Christ à la transmission de cette expérience

    Le "feu" des nouveaux évangélisateurs à l'ère post-communiste
    Par Mgr Baxant évoque la situation en Tchéquie et en Moravie

    L'ordre des sacrements de l'initiation chrétienne
    Baptême, confirmation, eucharistie, par Mgr Sanguinetti

    La communion n'est pas un slogan, mais la condition de la mission
    Une spiritualité "trinitaire", par Mgr Corriveau

    Composition de la Commission du Message du synode
    Douze membres du synode, 8 élus par l'assemblée

    Ouverture de l'Année de la Foi : hommage de Bartholomaios Ier
    La foi, "signe évident du chemin parcouru ensemble"

    Bartholomaios Ier, témoin dexception de l'ouverture du Concile
    Prier pour les chrétiens du Moyen-Orient

    Le dialogue de vie, au coeur du témoignage en Algérie
    Par Mgr Desfarges

    Le synode plaide pour la paix au Nigeria et pour les chrétiens
    Trouver des voies de dialogue

    La pédagogie de Jésus, selon un archevêque indien
    La méthode de la découverte "par soi-même"

    Des remèdes à la "crise" des vocations
    Appel du card. Piacenza

    Bartholomiaos Ier et le Rév. Williams déjeunent avec Benoît XVI
    Et avec les 12 représentants des membres du Concile

    Pour annoncer le Christ, dépasser des débats internes
    Par Mgr Müller, préfet de la Doctrine de la foi

    Numéro spécial de L'Osservatore Romano sur Vatican II
    Avec un texte inédit de Benoît XVI

    L'impact de Vatican II sur le monde anglican
    Par le Rév. Rowan Williams

    Repartir de la « miséricorde de Dieu »
    Par Mgr Jozef Michalik

    L'unité de l'Eglise et l'unité de la vie du baptisé
    Par le métropolite roumain orthodoxe Nifon Mihaita

    La contemplation, clé de l'annonce de l'Evangile
    Par l'archevêque anglican Rowan Williams

    DOCUMENTS

    « Nous sommes en marche vers l'unité », affirme Benoît XVI
    Déjeuner "oecuménique" et synodal, 12 octobre 2012 [13-10-2012]

    Ouverture de l'Année de la foi : homélie de Benoît XVI
    Un "pèlerinage dans les déserts du monde contemporain" [11-10-2012]

    Audience du 10 octobre 2012 : la leçon de Vatican II
    Le christianisme, foi en Dieu et rencontre avec le Christ [10-10-2012]

  • Vatican II: une interview de Gérard Leclerc, éditorialiste de France Catholique

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    Emission "Histoire" - 10 octobre 2012 - Vatican II

    A l'occasion des 50 ans du concile Vatican II, Histoire propose une soirée spéciale Vatican II le 10 octobre 2012.

    Vincent Roux reçoit Gérard Leclerc.

  • Religio depopulata: les Etats-Unis ne sont pas l’Europe

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    De l’historien Lauric Henneton, maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin et auteur d’une Histoire religieuse des Etats-Unis (Flammarion, 2012), ce commentaire sur une étude du Pew Forum on Religion and Public Life, publiée le 9 octobre. Extraits:

    On a beaucoup glosé sur le déclin des protestants, historique puisqu'ils passent pour la première fois sous la barre symbolique des 50%. Les effectifs sont tirés vers le bas par les protestants modérés, mainline, par opposition aux évangéliques. Les Etats-Unis ont longtemps été un des principaux bastions du protestantisme et leur histoire a été marquée au fer de l'antipapisme le plus virulent : le passage de ce cap statistique a donc valeur de symbole. Cependant, le pays reste chrétien à près de 75%. Le spectre de la déchristianisation n'est pas pour demain, si l'on ajoute les chiffres de la pratique religieuse, bien supérieurs à ce qui a cours de notre côté de l'Atlantique.

    Bien plus important :
    les « non affiliés » sont dorénavant aussi nombreux que les protestants évangéliques blancs (19%) et un peu moins que les catholiques (22%), dont les effectifs sont stables. Il s'agit en fait d'un groupe extrêmement hétérogène, dont le point commun est de ne faire partie d'aucune structure ecclésiastique organisée, qui regroupe à la fois des athées et des agnostiques (6%) ainsi que des Américains qui ne croient en « rien de particulier » (14%) mais qui ne sont pas pour autant incroyants.

    Un point important : 88% de ces « nones » ne sont pas en recherche d'une Eglise, mais plus des deux tiers (68%) croient en Dieu et 21% disent prier tous les jours. Il s'agit donc d'un net affranchissement des structures institutionnelles, dont ils ont une image contradictoire. Ils déplorent le légalisme, la cupidité et l'implication politique outrancière des pasteurs (67-70%), mais reconnaissent volontiers (78%) le rôle social positif des églises (resserrer les liens entre les gens, venir en aide efficacement aux plus démunis).

    Un des principaux enseignements de l'étude est d'ordre sociologique. Cette désaffection des structures est nettement plus marquée chez les jeunes (32% chez les 18-29 ans contre 15% chez les 50-64 ans et 9% au-delà de 64 ans). Ce qui inquiète dans les milieux religieux : les chiffres concernant la religiosité des baby-boomers sont restés constants, les jeunes sont-ils perdus pour la religion ? Pendant longtemps, on a assisté à un retour au religieux une fois passés les caps du mariage et de la naissance du premier enfant. Il semblerait que ce ne soit plus vrai, mais c'est ici une tendance qu'il faudra surveiller.

    Difficile d'établir un profil précis : l'augmentation des « non affiliés » se vérifie chez les hommes comme chez les femmes, chez les Blancs comme chez les Noirs (pas chez les Hispaniques), indépendamment du niveau d'étude mais aussi des revenus, et aucune des grandes régions n'est épargnée.

    L'étude revient bien entendu sur les orientations politiques de ces « non affiliés », qui sont très majoritairement démocrates (63%) et ont voté à 75% pour Barack Obama en 2008. Ils sont proportionnellement bien plus favorables au droit à l'avortement ou au mariage des homosexuels que la moyenne des Américains. L'augmentation de leurs effectifs semble donc être une excellente nouvelle pour les candidats démocrates dans les années à venir. Cependant, 26% se disent républicains et 20% se décrivent comme « conservateurs », 24% sont opposés à l'avortement et 20% au mariage « gay ». Ces chiffres ne sont pas négligeables. De même, il serait inopportun de renvoyer dos à dos un Parti républicain qui serait le « Parti de Dieu », ou tout du moins des croyants, et les Démocrates comme un parti hostile à la religion. En effet, si les « non affiliés » représentent 24% des électeurs démocrates, cela signifie que les 76% restants sont croyants et affiliés à des églises. La part de l'incroyance, même au sein des Démocrates, reste bien plus faible qu'en Europe.

    L'augmentation des chiffres ne reflète peut-être pas tant une augmentation des effectifs qu'une plus grande honnêteté des sondés, affranchis de la pression sociale et de la stigmatisation d'antan, quand l'irréligion était synonyme d'immoralité, sinon de subversion communiste et d'antipatriotisme. Si ces chiffres traduisent un recul du conformisme social, alors c'est une bonne nouvelle pour la société américaine.

     C’est ici, sur le site de « La Vie » : Etats-Unis : moins de protestants, plus de "sans religion"

    Bref, la religion continue d’occuper une place très importante dans la société américaine mais jusqu’à quand ? Un noniste peut en cacher un autre. Affaire à suivre…

  • Vatican II : le regard nuancé de Benoît XVI

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    Sandro Magister revient sur les différents messages émis ces derniers jours par le pape au sujet de Vatican II :

    Les cinq journées "conciliaires" du pape

    Au cours des cinq jours qui ont été marqués à la fois par le début du synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation et par l’ouverture de l'année de la foi, Benoît XVI est intervenu six fois à propos de la question la plus controversée et la plus brûlante de toutes : le concile Vatican II.

    Avec des accents différents à chaque fois. Et parfois surprenants.

    1. L'HOMÉLIE DU DIMANCHE 7 OCTOBRE

    Lors de la messe d’ouverture du synode, au cours de laquelle il a mis saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen au nombre des docteurs de l’Église, le pape a remarqué qu’"une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de l’appel universel à la sainteté".

    "Les véritables protagonistes de l’évangélisation", ce sont les saints. Et Benoît XVI de poursuivre :

    "La sainteté ne connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques, religieuses. Son langage – celui de l’amour et de la vérité – est compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les rapproche de Jésus-Christ, source intarissable de vie nouvelle".

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  • Michel-Marie Zanotti-Sorkine, un prêtre qui ne mâche pas ses mots

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    Le Figaro a rencontré le Père Zanotti qui vient de publier un nouveau livre intitulé "Au diable la tiédeur":

    INTERVIEW - Dans son livre Au diable la tiédeur, le père Zanotti dit ce qu'il pense du mariage homosexuel, de l'Eglise de France et de la place du prêtre dans la cité.

    En exergue de son nouveau livre, le père Zanotti-Sorkine cite Saint-Exupéry: «À la tête de ma cité, j'installerai des prêtres et des poètes ; ils feront s'épanouir le cœur des hommes.» Ce ministre de l'Église catholique est aussi un artiste des mots,un prêtre qui, en chaire, réveille ses ouailles de son verbe grave, vivant et vibrant ; un poète en soutane, intrépide, qui prêche au bistrot et dans la rue. DansAu diable la tiédeur, il secoue les clochers de France comme des cocotiers. Avec une liberté qui n'est pas du goût de tous, il appelle l'institution ecclésiastique à sortir de sa torpeur, dans le sillage du pape Benoît XVI : «Debout les prêtres et tous les passionnés du Christ» ! Une voix qui plaira à ceux qui aiment être dérangés.

    «Au diable la tiédeur», de Michel-Marie Zanotti-Sorkine, Robert Laffont, 190 p., 14,90.


    LE FIGARO. - Vous dénoncez la tiédeur de l'Église. Pourtant évêques et prêtres montent au front contre le projet de loi sur le mariage homosexuel?

    ZANOTTI. - Ce n'est pas la tiédeur de l'Église que je vise, Dieu m'en garde! Le pape est brûlant et avec lui bien des serviteurs de l'Évangile. Ce que je dénonce, c'est le risque pour les prêtres (et ce risque, je le sens poindre en moi) de mener une vie pastorale entièrement tournée vers des communautés plus ou moins mourantes, sans être tourmentés par la brebis perdue, que dis-je, par les troupeaux entiers de brebis et d'agneaux qui à l'heure présente s'éloignent de plus en plus du bercail de l'Église et mettent en péril, je le crois, jusqu'à leur bonheur le plus temporel. Le monde a besoin de la présence quotidienne du prêtre. Il faut qu'on le voie dans les rues, qu'on le reconnaisse, qu'on entende sa voix dans les bars et dans les magasins, qu'il prenne sans complexe sa place de guide et de père ; il n'est pas un homme de structures, il est un apôtre, ne l'oublions pas, et le repli, c'est le fruit de la tiédeur! Quant aux évêques qui prennent position sur les lois qui se préparent, ils ne font que leur devoir!

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  • Souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton Royaume

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    Missel.free.fr propose en ce jour où l'on fait mémoire du "bon larron" cet extrait d'une homélie de saint Jean Chrysostome :

    Homélie sur la Croix et le Bon Larron

    « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume » (Luc, XXIII 42). Le larron n'a pas osé faire cette prière avant d'avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession ! II a avoué ses péchés et le paradis s'est ouvert. II a avoué ses péchés et il a eu assez d'assu­rance pour demander le Royaume après ses brigandages.

    Songes-tu à tous les bienfaits que la croix nous procure ? Tu veux connaître le Royaume ? Dis-moi : Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame roi. Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l'a dit : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jean X 11). C'est également vrai pour un bon roi : lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc roi à cause du don qu'il a fait de sa vie. « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume ».

    Comprends-tu maintenant comment la croix est le signe du Royaume ? Si tu le veux, voici encore une autre preuve. Le Christ n'a pas laissé sa croix sur la terre, mais il l'a soulevée et emportée avec lui dans le ciel. Nous le savons parce qu'il l'aura près de lui quand il reviendra dans la gloire. Tout cela pour t'apprendre combien est vénérable la croix qu'il a appelée sa gloire (...)

    Lorsque le Fils de l'homme viendra, « le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat » (Matthieu XXIV 29). Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées. Les étoiles tomberont du ciel. « Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Matthieu XXIV 29-30).

    Tu vois quelle est la puissance du signe de la croix ! (...) Quand un roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée. C'est ainsi que des légions d'anges et d'archanges précéderont le Christ, lorsqu'il descendra du ciel. Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi.

    Saint Jean Chrysostome

  • Synode à Rome sur la « nouvelle évangélisation » : sombre bilan pour Vatican II

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    Lu dans « Le Figaro » de ce jour, sous la plume de Jean-Marie Guénois :

    « À Rome, l'anniversaire du concile Vatican II n'est pas marqué par l'euphorie. Les cérémonies romaines, en ce 11 octobre, donneront le change mais, cinquante ans après l'ouverture de ce concile, le cœur n'y est pas. Car le bilan est plutôt sombre: l'“aggiornamento” de l'Église catholique voulu par Jean XXIII pose aujourd'hui plus de questions qu'il n'a pu en résoudre. Jusque-là relativement tabou, ou confisqué par les traditionalistes, le discours critique sur les fruits du concile est désormais publiquement porté par des évêques modérés. Une digue du silence semble même avoir cédé comme viennent de le démontrer les trois premiers jours de débat au synode sur «la nouvelle évangélisation» en cours à Rome jusqu'à la fin octobre.

    Bien sûr, le concile Vatican II n'est pas sur toutes les lèvres dans la salle du synode qui réunit 250 évêques choisis et une centaine d'experts et d'auditeurs venus de toute la planète. Mais si Benoît XVI les a convoqués pour stimuler la «nouvelle évangélisation» - déjà lancée par Jean-Paul II en 1983 - c'est parce que l'Église catholique souffre de «tiédeur» comme il l'a dénoncé lui-même en ouvrant les travaux lundi: «Le chrétien ne doit pas être tiède, a insisté le Pape. C'est le plus grand danger du chrétien.»

    «Faire l'Église»

    Il a aussi fustigé une grande idée, fausse à ses yeux, mais issue de l'esprit de ce concile, selon laquelle les chrétiens pouvaient désormais «faire l'Église», c'est-à-dire inventer une nouvelle Église catholique. Nul ne peut «faire l'Église», a-t-il rétorqué en improvisant devant les membres du synode. Chacun doit seulement «faire connaître ce que le Christ a fait». «L'Église, a-t-il ajouté, ne commence pas avec ce que nous faisons, mais avec ce que nous disons de Dieu.» Et Benoît XVI de conclure: «Les apôtres n'ont pas créé l'Église avec une Constitution, mais ils ont prié et attendu, car ils savaient que seul Dieu lui-même peut créer son Église.»

    Une idée sur laquelle il revient encore dans le texte inédit publié mercredi. Il y relate ses propres souvenirs du concile Vatican II qui demeure une «boussole» pour les chrétiens. Il a encore insisté, mercredi matin, lors de l'audience générale: «Il faut revenir aux textes du concile en le libérant d'une masse de publications qui, souvent, au lieu de les faire connaître, les ont cachés.»

    Redécouvrir donc le vrai concile mais, en attendant, le tableau dressé en introduction des travaux du synode par les rapporteurs continentaux sur la situation de l'Église catholique est inquiétant. Le cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest en Hongrie et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe, l'a constaté crûment: «Dans la plus large partie du continent, c'est l'ignorance à propos de la foi chrétienne qui se répand», avec «une perte de la mémoire et de l'héritage chrétiens».

    De fait, ce sont «les évêques européens» qui apparaissent «les plus déprimés et les plus démoralisés», rapportent les observateurs du Vatican chargés de relater les débats à la presse. D'où la nécessité de retrouver une nouvelle vigueur, ce qui a poussé Benoît XVI à lancer en ce 11 octobre une «année de la foi» car il lui apparaît capital qu'un demi-siècle après le concile, les catholiques puissent redécouvrir leur foi qu'ils connaissent mal.

    Il en a confié l'animation à Mgr Rino Fisichella, un brillant prélat italien qui en a résumé l'esprit, mardi: «On a trop bureaucratisé la vie sacramentelle», assure-t-il. Conséquence: «nous apparaissons fatigués, répétant des formules obsolètes qui ne communiquent pas la joie de la rencontre avec le Christ et nous sommes incertains sur le chemin à prendre. Nous nous sommes renfermés sur nous-mêmes, montrant une autosuffisance qui empêche les autres de nous aborder comme une communauté vive et féconde, générant des vocations». Il précise: «nous avons perdu la crédibilité. Oppressés par le contrôle de notre langage, nous sommes craintifs dans nos prises de paroles». Il a donc appelé le synode à ne pas regarder «le passé avec nostalgie», ni le futur avec «utopie» mais à mener une «analyse lucide».

    LIRE AUSSI:

    » Fin de la récréation doctrinale dans l'Eglise catholique?

    » «Rome veut sortir de l'impasse

    Référence ici  Vatican II: le bilan sans concession de l'Église

  • Dans le désert, on redécouvre ce qui est essentiel

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    "Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce qu’on en a besoin, plus encore qu’il y a 50 ans ! (...) Les dernières décennies une « désertification » spirituelle a progressé. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie témoigner d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin."

    Benoît XVI, dans son homélie pour l'ouverture de l'Année de la Foi (11/10/2012)

  • Ce que vient nous rappeler l'"Année de la Foi"

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    Sur Métablog, l'abbé Guillaume de Tanoüarn nous propose cette réflexion intitulée "Aujourd'hui, l'année de la foi"

    "La perspective que Benoît XVI exposait le 11 octobre 2011 dans la belle Exhortation apostolique Porta fidei est mise en oeuvre aujourd'hui, jour anniversaire du concile Vatican II, jour inaugural de l'année de la foi et de la nouvelle évangélisation.

    Cette année de la foi - l'encyclique sur la foi, achevant la trilogie des vertus théologales, que l'on nous promet et qui serait "déjà terminée" - tout cela a une importance considérable pour l'avenir de l'Eglise. A force de se présenter comme une stratégie pour l'Eglise dans le monde de ce temps, Vatican II nous a fait oublier que la foi est une grâce, la première grâce efficace, celle qui fait entrer l'âme dans le Royaume de Dieu. Porta fidei : on pourrait traduire par un génitif explétif : la foi est une porte, elle est la porte qui nous introduit dans l'intimité divine. "Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu" (Hébr. 11, 6). Voilà ce que vient nous rappeler l'année de la foi.

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  • Mgr Léonard sur KTO : "le feu de l'Evangile"

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    Alors que le Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation vient de s'ouvrir à Rome, KTO vous propose un entretien avec Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et Primat de Belgique, dans le cloître de l'église Saint-Louis-des-Français. L'évangélisation est "nouvelle par son contexte", mais elle est inscrite "dans la nature même de l'Eglise", explique-t-il. Et si "les méthodes, les langages, les techniques sont importants", l'Eglise a d'abord besoin "de saints, d'hommes et de femmes passionnés et habités par la flamme" de la Foi. Abordant sans tabou la place des femmes dans l'Eglise, "les accidentés du mariage", le rôle des familles et des paroisses, l'évêque belge livre avec enthousiasme son amour de l'Eglise, sa bienveillance pour le monde et sa joie de croire.