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Foi - Page 960

  • Hors de Vatican II, pas de salut ? (mise à jour, 8/10/2012, 12H45)

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    C'est ce que donnerait à penser Isabelle de Gaulmyn dans cet article mis en ligne par La Croix ce dimanche 7 octobre :

    Les intégristes et la vérité d'un concile

    Le symbole est fort. Juste avant de fêter les cinquante ans de l’ouverture de Vatican II, jeudi prochain, on apprend que la réconciliation entre les intégristes de la Fraternité Saint- Pie-X et  l’Eglise catholique a échoué. Sauf retournement de dernière minute hautement improbable, les intégristes ne reviendront jamais dans le giron de l’Eglise. Et c’est précisément sur Vatican II que les discussions ont finalement achoppé.

    Le nouveau préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Gerhard Ludwig Müller, intervenant à une télévision allemande, a en effet fait savoir samedi 6 octobre qu’il n’y aurait pas de nouvelle discussion avec les lefebvristes. Ceux-ci continuent à refuser de signer un document qui reconnait l’entière validité du magistère de Vatican II. «Il ne peut y avoir d’amputation à la foi catholique, surtout si il s’agit d’énoncés qui ont été validés par le Concile Vatican II » affirme Mgr Müller. A quelques jours du cinquantenaire, l’hypothèque est donc définitivement levée, pour ceux qui en doutaient encore: le concile Vatican II ne se négocie pas. « On ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Eglise à 1962 » avait écrit le pape, qui a fait du concile la « boussole » de son pontificat.

    Ces longues négociations aux multiples rebondissements, entamées depuis la levée des excommunications des évêques intégristes en 2009, auront eu un mérite : montrer que la rupture n’est pas seulement une question de liturgie et de messe en latin, en obligeant la Fraternité Saint-Pie-X à se prononcer sur les fondements de la foi. Les intégristes ont été amené à dire clairement ce sur quoi ils n’étaient pas d’accord: l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, la liberté religieuse, et au fond, une certaine conception de la vérité telle qu’elle apparaît à travers les textes conciliaires.

    Les intégristes n’ont pas le monopole de la tradition : Vatican II fait désormais partie de la tradition de l’Eglise, et ne s’inscrit pas en rupture. Mais il s’agit d’une tradition vivante, et non figée au XIXe siècle, une tradition capable de se ressourcer à travers l’écoute de la Parole, comme elle l’a fait durant le concile. C’était, déjà, la conception développée par Benoît XVI lors de son grands discours sur l’herméneutique de Vatican II, en 2005.Certes, on peut se réjouir de cette rupture annoncée, en ce qu’elle conforte l’enseignement conciliaire. Il n’empêche. Toute rupture est amère, et celle-ci ne déroge pas à la règle. Jamais, sans doute, on n’avait été aussi près d’aboutir. Jamais un pape n’avait passé autant d’énergie à œuvrer pour la réconciliation. Lorsqu’il avait écrit aux évêques, en 2009, après la levée de l’excommunication, Benoît XVI s’en était justifié en pointant les risques de radicalisation de petits groupes exclus de l’institution. Crainte légitime.  Nul ne peut se réjouir, dans l’Eglise, d’assister ainsi à la dérive d’une minorité vers l’intolérance et la violence. Dimanche dernier, la célébration de l’anniversaire du concile à Notre Dame a ainsi été interrompue par une poignée de jeunes militants anti-conciliaires. Et depuis quelques mois, on ne compte plus les rencontres interreligieuses qu’ils tentent d’empêcher, à travers toute la France….La  religion catholique, de ce point de vue, n’est pas plus épargnée que les autres par un risque de radicalisation en interne.

    "Sur le « Forum Catholique », Luc Perrin, maître de conférences à la faculté de théologie catholique de l'Université de Strasbourg, a noté les embrouilles de l’ « experte » du journal « La Croix . La journaliste ose notamment écrire : "(...) en obligeant la Fraternité Saint-Pie-X à se prononcer sur les fondements de la foi, les intégristes ont été amenés à dire clairement ce sur quoi ils n’étaient pas d’accord: l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, la liberté religieuse, et au fond, une certaine conception de la vérité telle qu’elle apparaît à travers les textes conciliaires." (I. de Gaulmyn) Et se fait naturellement reprendre de volée par le professeur : « Diantre "les fondements de la foi" ! J'aurais bêtement cru que c'était le Credo, le Pater Noster, les dogmes proclamés par les conciles (aucun à Vatican II comme chacun sait). Le désaccord entre Rome et Menzingen ne repose pas, à mon humble avis, sur les "fondements de la foi" car aucun des 3 sujets cités n'appartient aux professions de foi en usage dans l'Église avant et après Vatican II. Quant à la "conception" pour ces 3 sujets, le singulier est bien ... singulier. Mme de Gaulmyn veut-elle excommunier à titre posthume le pape Paul VI qui n'avait pas donné dans la rencontre interreligieuse type Assise ? (…) On voit combien la reprise de discussions doctrinales avec la FSSPX, sous une forme renouvelée peut-être, serait quoiqu'en pense pour le moment Mgr Müller, une impérieuse nécessité. Car je ne suis pas sûr que la lecture que fait Mme de Gaulmyn soit la même que celle du pape, des papes d'ailleurs, ni celle de Mgr Müller. A l'orée des 3 ans de commémoration (2012-2015), le flottement conceptuel règne toujours autant, la lecture de La Croix en donne presque quotidiennent un exemple »"

  • Réfléchir sur la nouvelle évangélisation avec Benoît XVI

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    Lors de la messe d'ouverture du synode consacré à la nouvelle évangélisation, le pape a prononcé une homélie dont on trouvera ci-dessous de larges extraits :

    "...je voudrais réfléchir brièvement sur la « nouvelle évangélisation », en la mettant en rapport avec l’évangélisation ordinaire et avec la mission ad gentes. L’Église existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus Christ, ses disciples sont allés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Églises bien organisées avec de nombreux fidèles. À des périodes historiques déterminées, la divine Providence a suscité un dynamisme renouvelé de l’activité évangélisatrice de l’Église. Il suffit de penser à l’évangélisation des peuples anglo-saxons et des peuples slaves, ou à la transmission de l’Évangile sur le continent américain, et ensuite aux époques missionnaires vers les populations de l’Afrique, de l’Asie et de l’Océanie. (...)

    Dans notre temps, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Église un nouvel élan pour annoncer la Bonne Nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux « branches » spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la missio ad gentes, c’est-à- dire l’annonce de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus Christ et son message de salut ; et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Église, et vivent sans se référer à la pratique chrétienne. L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes, une nouvelle rencontre avec le Seigneur, qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix ; pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale. Évidemment, cette orientation particulière ne doit diminuer ni l’élan missionnaire au sens propre, ni l’activité ordinaire d’évangélisation dans nos communautés chrétiennes. En effet, les trois aspects de l’unique réalité de l’évangélisation se complètent et se fécondent réciproquement.

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  • Pie XII, authentique rempart de la vérité et du droit

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    De l'Osservatore Romano : Le cardinal Bertone évoque la mémoire de Pie XII en l'anniversaire de sa mort :

    Une vérité confirmée par l'histoire

    « Dans les bouleversements du monde, l'Eglise, fondée sur le roc à travers la profession de saint Pierre, possède un fondement très solide qui lui permet de ne pas être ébranlée, secouée, car elle est profondément ancrée en Dieu ». En rappelant, en l'anniversaire de sa mort, le « authentique rempart de la vérité et du droit » qu'a été Pie XII, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, a dit que « la capacité de repousser les pièges du malin », propre au ministère de tout Souverain Pontife, « est assurée par la prière spéciale du Seigneur Jésus pour la foi de Pierre et de ses successeurs: 'J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Et toi, une fois converti, confirme tes frères' ». Une vérité confirmée par l'histoire. Samedi 6 octobre, dans les grottes vaticanes, le cardinal a célébré la Messe votive de saint Pierre apôtre à la mémoire du Pape Pacelli, mort le 9 octobre 1958.

  • 26ème dimanche ordinaire : "Tous deux ne feront plus qu'un"

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    L'enseignement de Benoît XVI,  dans l'encyclique « Deus Caritas Est », § 9-11, éclaire les lectures du jour :

    « Tous deux ne feront plus qu'un »

    Dans la Bible, la relation de Dieu avec Israël est illustrée par les métaphores des fiançailles et du mariage ; et par conséquent, l'idolâtrie est adultère et prostitution. Mais l'amour-eros de Dieu pour l'homme est en même temps totalement l'amour-agapè. Non seulement parce qu'il est donné absolument gratuitement, sans aucun mérite préalable, mais encore parce qu'il est un amour qui pardonne. Dans la Bible, donc, nous nous trouvons d'une part devant une image strictement métaphysique de Dieu : Dieu est en absolu la source originaire de tout être ; mais ce principe créateur de toutes choses, la raison primordiale, est d'autre part quelqu'un qui aime avec toute la passion d'un véritable amour. De la sorte, l'amour-eros est ennobli au plus haut point, mais, en même temps, il est ainsi purifié jusqu'à se fondre avec l'amour-agapè. La première nouveauté de la foi biblique consiste dans cette image de Dieu ; la deuxième, qui lui est essentiellement liée, nous la trouvons dans l'image de l'homme.

    Le récit biblique de la création parle de la solitude du premier homme, Adam, aux côtés duquel Dieu veut placer une aide... L'idée que l'homme serait en quelque sorte incomplet de par sa constitution, à la recherche, dans l'autre, de la partie qui manque à son intégrité, à savoir l'idée que c'est seulement dans la communion avec l'autre sexe qu'il peut devenir « complet », est sans aucun doute présente. Le récit biblique se conclut ainsi sur une prophétie concernant Adam : « À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un » (Gn 2,24).

    Deux aspects sont ici importants : l'eros est comme enraciné dans la nature même de l'homme ; Adam est en recherche et il « quitte son père et sa mère » pour trouver sa femme ; c'est seulement ensemble qu'ils représentent la totalité de l'humanité, qu'ils deviennent « une seule chair ». Le deuxième aspect n'est pas moins important : selon une orientation qui a son origine dans la création, l'eros renvoie l'homme au mariage, à un lien caractérisé par l'unicité et le définitif ; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde. À l'image du Dieu du monothéisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l'icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement : la façon dont Dieu aime devient la mesure de l'amour humain.

  • Bruxelles, 9-11 novembre : week-end "Jeunesse 2000"

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    tract j2000.pngtract paint.png" Tu ne sais plus où tu en es dans ta foi?"

    "Tu veux renconter d'autres jeunes croyants?"

    "Tu veux découvrir une Eglise jeune?"

    "Tu es fatigué(e) et as besoin d'un plein d'énergie?"

    Alors viens au week-end JEUNESSE 2000.

    Jeunesse 2000, c'est un weekend pour les jeunes de 16-30 ANS organisé par des Jeunes (ce qui garantit donc un week-end vivant !) . Le week-end aura lieu du 9 au 11 novembre 2012 au centre scolaire "Marie la Sagesse" (plus d'infos en lien)

    C'est un rendez-vous immanquable pour rencontrer Dieu, découvrir d'autres jeunes (croyants ou non, pratiquants ou non), pour redécouvrir qui on est et partager ses doutes et ses joie.

    Mais parce que nous avons besoin de témoins, et de points de repères, des enseignements seront donnés par différents prêtres. Mais après, en groupe de partage, chacun aura la possibilité de donner son avis, et de se situer. Des jeunes témoigneront de leur foi. De comment ils sont devenus cathos, et comment ils vivent leur foi au quotidien. Et puis, il y a tout le reste. Des temps de louange, l’eucharistie, le sacrement de réconciliation…

    Convaincu ou pas, tu es le bienvenu. Je t’invite à être curieux, et à venir découvrir les multiples trésors dont recèle notre Eglise. N'hésite pas à venir avec tes amis...

    PS : inscriptions et plus d'information: www.jeunesse2000.org (weekend - novembre- Bruxelles)

  • 262 évêques participeront au Synode sur la nouvelle évangélisation

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    Le synode s'ouvre demain. C'est un évènement de toute première importance. Qui ne ressent chaque jour les progrès de la désertification spirituelle de notre société ? Au point, parfois, d'être tenté par la désespérance. Nous serons donc extrêmement attentifs au déroulement de ces assises romaines dont nous attendons des signaux très forts.

    Selon ZENIT.org, "le nombre des pères synodaux participant à l’assemblée générale ordinaire du synode des évêques sur la Nouvelle évangélisation sera de 262 : « le chiffre le plus élevé de l’histoire des synodes », a expliqué Mgr Eterovic. Il a aussi souligné que la source du synode c’est la prière : une chapelle a été installée près de la salle du synode, quatre grandes assemblées eucharistiques et la liturgie des heures rythmeront les travaux.

    Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du synode des évêques, a en effet présenté le prochain synode (7-28 octobre) lors d’une rencontre avec la presse, au Vatican, ce vendredi matin, 5 octobre.

    Ces membres du synode sont 103 d’Europe, 63 d’Amérique, 50 d’Afrique, 39 d’Asie, et 7 de l’Océanie. La majorité des pères synodaux (soit 182) a été élue, 172 par les Conférences épiscopales et 10 par l’Union des supérieurs généraux ; 3 ont été désignés par les Eglises orientales catholiques sui iuris ; 37 y participent d’office ; 40 ont été nommés par Benoît XVI.

    Présentation du synode par Mgr Nikola Eterovic :

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  • Jean d'Avila et Hildegarde de Bingen, docteurs de l'Eglise

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    Le dimanche 27 mai dernier, lors du Regina Coeli, Benoît XVI a annoncé qu’il proclamera sainte Hildegarde de Bingen (1089-1179) docteur de l’Eglise, le 7 octobre 2012, en même temps que saint Jean d’Avila. (cfr ZENIT.org)

    Sainte Hildegarde sera la quatrième femme à être proclamée docteur de l’Eglise, après sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila et sainte Thérèse de Lisieux.

    « Je suis heureux d’annoncer que le 7 octobre prochain, au commencement de l’Assemblée ordinaire du synode des évêques, je proclamerai saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen docteurs de l’Eglise universelle », a déclaré Benoît XVI sous les applaudissements.

    « Hildegarde, a ajouté Benoît XVI, fut une moniale bénédictine au cœur de l’Allemagne médiévale, authentique maîtresse en théologie et grande experte des sciences naturelles et de la musique ».

    Pour le pape, la « sainteté de la vie et la profondeur de la doctrine » de Jean d’Avila et Hildegarde les rendent « toujours actuels »: par l’Esprit-Saint, ils sont témoins d’une « expérience de compréhension pénétrante de la révélation divine » et d’un « dialogue intelligent avec le monde ».

    Ces deux expériences, a précisé Benoît XVI, « constituent l’horizon permanent de la vie et de l’action de l’Eglise ». C’est pourquoi « ces deux figures de saints et docteurs sont d’une importance et d’une actualité majeures ».

    Benoît XVI a récemment étendu à toute l’Eglise le culte rendu à sainte Hildegarde (cf Zenit du 10 mai 2012), reconnaissant ainsi la tradition multiséculaire qui avait inscrit la mystique rhénane au martyrologe romain, sans même que son procès de canonisation n’ait abouti. Sainte Hildegarde de Bingen est fêtée le 17 septembre.

    Avec Hildegarde de Bingen et Jean d’Avila, les docteurs de l’Eglise seront au nombre de 35.

    A propos de Hildegarde de Bingen, la philosophe Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz insiste sur sa prise en compte de la nature et de la corporéité.

    Aujourd’hui, cette sainte bénédictine, qui sera déclarée docteur de l’Eglise dimanche prochain, 7 octobre, par Benoît XVI, à Rome, trouve « un surprenant large écho parmi nous grâce à la «médecine verte alternative » » constate Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz.

    « Beaucoup admirent l’amie de la nature, la poétesse, la musicienne », poursuit-elle, mais le « noyau central » d’Hildegarde est « la science joyeuse » (laeta scientia) d’une théologie de la création.

    Dans la pensée d’Hildegarde, commente la philosophe, « Dieu a mis toutes les créatures dans le filet de l’amitié, surtout dans l’amitié avec l’homme » : ainsi, « le pommier incline ses branches au printemps, afin que ses pommes puissent être cueillies plus facilement ».

    Selon elle, Hildegarde est une « grande visionnaire de la création, dans sa force originelle, d’abord brisée, puis libérée » : de la même façon que la personne est entraînée « avec le monde entier » dans la chute, de même « la création tombée attend aussi le retour, la conversion qui vient avec le Fils de l’homme », le « Médecin ».

    Hildegarde est « profondément liée à saint François d’Assise comme une “grande sœur” », fait observer la philosophe.

  • Changer de regard sur Vatican II

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    En promulguant, dans son motu proprio Porta Fidei, l’Année de la foi qui commence le 11 octobre prochain, le pape avait déjà annoncé la couleur :« l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde » (n. 6) . A cet égard, Jean Mercier développe ici son point de vue (extraits):

    “(…) Je suis né en 1964 et, au fil de mon parcours d’enfance et de jeunesse dans l’Eglise catholique, on m’a expliqué surtout que Vatican II avait été une sorte de tabula rasa contre l’obscurantisme du Concile de Trente et de Vatican I, une rupture cultuelle et culturelle, une révolution. 

    Benoît XVI, lui, s’oppose à cette idée de rupture. Il introduit la notion de “réforme dans la continuité et le renouveau (…). Rompre, c’est vouloir se séparer du passé dans l’oubli. Se convertir est autre chose.(…) . L’expérience montre pourtant qu’à la base, l’Eglise a davantage retenu Vatican II comme table rase que comme retournement du coeur. La première est évidemment plus facile que le second. Pour les 40 ans du Concile, en 2002, j’avais réalisé une enquête en pays nantais en 2002, où mes interlocuteurs, des paroissiens du pays de Machecoul, me résumèrent Vatican II comme le moment où les prêtres avaient quitté la soutane, et où l’Eglise avait instauré les absolutions collectives, où la messe était passée du latin au français... La vérité est qu’aucun texte de Vatican II n’a pas instauré l’absolution collective. Ni aboli la soutane ou le chant grégorien... Le Concile n’a pas davantage décidé la relativisation de la doctrine de la présence réelle du Christ dans le pain et le vin consacrés et de la dimension sacrificielle de la messe, ni voulu l’abandon de la confession ou la relativisation de l’enseignement de l’Eglise sur les fins dernières, (le jugement post-mortem des âmes, le purgatoire, l’enfer, etc...) Ces “ruptures” symboliques, culturelles ou doctrinales ont été introduites avant, pendant, et après la tenue du concile.(…)

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  • Quand des théologiens planchent sur Vatican II

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    En cette année du cinquantenaire de Vatican II, une cinquantaine des meilleurs théologiens de la sphère francophone catholique se sont retrouvés en juillet dernier aux “rencontres de Moulins 2012”, une sorte d’université d’été pour évoquer le bilan du concile et de sa transmission.

    Une note très complète de Jean Mercier en a rendu compte, le 2 octobre, ici: Quand des théologiens planchent sur Vatican II

    Une des interventions remarquées de ce symposium a été celle de l’évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Jean-Pierre Batut. Ne jouons pas les mauvais esprits en disant que celui-ci était tout désigné pour faire un exposé sur la théologie d’un échec. La réalité est toujours faite d’ombres et de lumières. Avec le recul du temps, il est toutefois devenu difficile de nier aujourd’hui  que le grand événement religieux des “golden sixties” n’a pas vraiment apporté dans l’Eglise ce “gulf stream” de la grâce prophétisé à l'époque par l’un de ses grands “modérateurs”, le cardinal belge Léon-Joseph Suenens (qui s’en souvient encore ?) . Mais telle est la force des images médiatisées que le propos de Mgr Batut relaté ci-dessous  a encore pu paraître dérangeant en 2012 pour la pensée convenue:

    “Le Concile a été lancé dans une phase historique où l’Eglise croyait encore à sa grandeur dans un monde qui, lui était en crise. Mgr Jean-Pierre Batut, dans l’intervention qu’il a faite, a rappelé que Jean XXIII avait évoqué, dans sa bulle de convocation :” un double spectacle, d'une part un monde souffrant d'une grande indigence spirituelle, d'autre part l'Eglise du Christ resplendissante de vitalité”.

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  • Sainte Marie-Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde Divine

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    SAINTE MARIE FAUSTINE KOWALSKA (1905-1938) (fêtée ce jour)

             Soeur Marie Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.

             Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Świnice Warckie, elle a reçu le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle a fréquenté l'école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle a quitté la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.

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  • Newman et sa "voie de la conscience" pour conduire à Dieu

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    Sur ZENIT.ORG, de Robert Cheaib (Traduction d’Hélène Ginabat) :

    Il y a quinze ans, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, considérait Newman comme l’un des plus grands personnalistes du christianisme. Le cardinal théologien voyait dans son œuvre une envergure d’attention et d’examen du sujet humain qui n’avait pas été aussi présente dans l’histoire de la pensée chrétienne depuis le temps d’Augustin d’Hippone. (...)

    Le génie religieux de Newman a élargi les perspectives et offert ses intuitions perspicaces et éclairantes à de nombreux milieux d’une grande actualité spirituelle, théologique et sociale. Que l’on pense simplement à sa théologie du laïcat, à la théorie du développement des dogmes, à la théologie de l’imagination religieuse et à la vision élargie de l’intellect (implicit reasonexplicit reason).

    Il est difficile de couvrir en quelques paragraphes le vaste et magnifique spectre de ce que Newman a donné à la raison théologique et au chemin de l’homme vers Dieu. Mon intention est d’inviter le lecteur à connaître Newman à partir d’un aspect fascinant de sa vision : celui du chemin de l’homme vers Dieu à partir de sa conscience, ce que Ratzinger a défini comme « la voie de la conscience » (Gewissensweg) de Newman.

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  • Du blasphème contre Dieu à l’insulte contre l’homme

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    Lu sur le blog du chanoine Eric de Beukelaer :

    « Ce mardi 2 octobre, une interview dans le quotidien « La Libre »  a retenu mon attention.  “La Libre” a rencontré Sewif Abdel Hady, imam et orateur du Centre islamique et culturel de Belgique, qui est aussi le représentant en Belgique de la prestigieuse université/mosquée Al Azhar. Fondée au Xe siècle au Caire, Al Azhar est aujourd’hui l’institution sunnite la plus influente du monde musulman. Elle forme une bonne part des religieux du Moyen­-Orient.
    Le commentaire de La Libre ajoute: « Al Azhar promeut un islam modéré et ouvert sur le monde. Les paroles de cet homme de 43 ans, qui est aussi directeur de l’Institut islamique européen de Bruxelles, sont empreintes de sagesse et de tolérance. Des principes consubstantiels à l’islam, rappelle­-t-il » .

    Deux sagesses

    En lisant cette interview, je suis d’accord  que l’imam Sewif est un homme au propos sage et modéré. Il se situe à des années-lumières des furies ultra-salafistes ou de la caricature d’islam qu’offre « Sharia4belgium ». Ceci rend l’analyse de son propos d’autant plus intéressante. La sagesse dont il témoigne fut sans doute celle d’un certain catholicisme pré-conciliaire, mais elle n’est plus celle de l’Occident ou de l’Eglise catholique d’aujourd’hui. Imaginons un seul instant Mgr Léonard déclarant lors d’une interview à « La Libre »: « Le catholicisme refuse toute sorte de critique contre sa foi et les autres religions. Dès qu’il y a une insulte à l’égard d’une religion, quelle qu’elle soit, il est normal de se mettre en colère ». Ce n’est pas du tout ce que pense l’archevêque, qui est un homme de débat. Mais, s’il l’avait fait, cela ferait un beau pétard. Les médias en feraient leur « une » pendant des semaines, s’indignant à qui mieux-mieux. Pourtant, c’est exactement ce qu’à dit l’imam, en parlant des musulmans.

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