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Islam - Page 115

  • Monde arabe : vers la démocratie ?

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    En Tunisie, ce 23 octobre, en Libye, en Égypte, en Syrie, et peut-être aussi en Algérie, les fondamentalistes gagnent du terrain. Ils se veulent rassurants. Faut-il les croire ?

    Source :

    http://www.valeursactuelles.com/actualités/monde/l’heure-des-frères-sonné20111027.html

    La capture et la mort de Mouammar al-Kadhafi le 20 octobre à Syrte (blessé, sans doute lynché, il a été tué d’une balle dans la tête) ont mis fin à quarante-deux ans d’un règne sans partage, au terme de près de huit mois de guerre civile (plus de 30 000 morts et disparus). Dès le 23 octobre, le Conseil national de transition (CNT) proclamait la “libération” de la Libye et la nouvelle règle du jeu : la loi coranique (charia) devient la “source essentielle” du droit, « donc n’importe quelle loi contredisant les principes de l’islam est légalement nulle », confirmait Moustapha Abdeljalil, le président du CNT.

    L’islam modéré jusque-là pratiqué en Libye sera durci, avec le retour à la polygamie (jusqu’à quatre femmes, sans leur autorisation), l’interdiction du divorce, la répudiation, la lapidation. Une phase de doute commence, la seule certitude résidant dans la place éminente prise par les islamistes au sein du nouveau régime et de ses forces combattantes, notamment à Tripoli. On observe la même évolution en Tunisie, en Égypte et sans doute déjà en Syrie, en Algérie et ailleurs où souffle le vent des “révolutions arabes”. Partout l’heure des Frères musulmans et de leurs cousins fondamentalistes a sonné. En Libye, leur agenda est autant politique que religieux.

     

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  • Quand l'Islam est aux portes du pouvoir

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    deux-glaives_129957899962448700.gif"En Tunisie, en Libye et en Egypte, les islamistes sont les grands gagnants du printemps arabe. Faut-il s'en inquiéter? Décryptage avec Mathieu Guidère, professeur d'islamologie à l'université de Toulouse.

    Dimanche dernier fut une belle journée pour les islamistes. À Tunis, le parti Ennahda triomphe : 41,47% des voix, 90 des 217 sièges au sein de l’Assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution et de désigner ou d’élire un nouveau président de la République. À Tripoli, tandis que le cadavre de Kadhafi repose toujours dans une chambre froide, Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, proclame la "libération". Et annonçait l’instauration de la charia.

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  • L'avenir incertain de la Libye

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    En Tunisie, les urnes démocratiques ont parlé : l’ordre nouveau sera islamique. En Libye ce même ordre nouveau pourrait être la résultante autoritaire d’une explosion anarchique entre tribus et factions rivales. Les responsables du CNT (conseil national de transition) ont annoncé la fin de la révolution mais entre les différentes forces dans le pays, l'équilibre est précaire…

    A cet égard, le « Figaro » note que « la guerre a libéré les rancunes macérées pendant 42 années de dictature. Et celles-ci n'opposent pas que les civils et les combattants, les kadhafistes et les révolutionnaires. À Syrte, malgré la victoire, les rebelles venus de Misrata et ceux de Benghazi s'ignorent. Kadhafi disparu, qui unissait contre lui tous les combattants dans une même haine, les divisions risquent d'éclater. Moustapha Abdeljalil le sait et ne cache pas les difficultés que réserve l'avenir. «C'est mission impossible», clame même Mahmoud Jibril, le premier ministre.

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  • Tunisie : une "surprise" qui ne surprend que les naïfs

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    La Tunisie, berceau du "printemps arabe", a voté dimanche dernier. Certains annonçaient que ce pays allait tracer la voie de la démocratisation et de l'ouverture, prenant leurs lubies occidentales pour des réalités. Mais voilà, des urnes est sorti le verdict : le succès d'un parti islamiste qui tient un double langage comme le note le journaliste du Figaro :

    Ennahda peut pavoiser. Interdit pendant plus de vingt ans, «la Renaissance» mérite comme jamais son nom. Le parti islamiste est le grand gagnant du premier rendez-vous des Tunisiens avec la démocratie. Il sera en position de force dans l'Assemblée constituante, qui doit jeter les bases de la deuxième République tunisienne et désigner un nouvel exécutif jusqu'aux prochaines élections générales, prévues dans un an. Les islamo-conservateurs vont obtenir environ 40% des voix et récolter au moins 60 sièges sur 217, selon des projections à confirmer mardi par l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE). Ils devront toutefois nouer des alliances s'ils veulent gouverner.

    http://www.lefigaro.fr/international/

  • Maltraitance des mineurs dans les écoles coraniques de Grande-Bretagne

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    Voici une réalité sur laquelle nos médias, si soucieux de l'enfance maltraitée, se montrent bien peu diserts. Natalia Trouiller en fait état dans les Matinales de La Vie de ce matin :

    "400 CAS DE MALTRAITANCE DANS LES MADRASAS DE GRANDE-BRETAGNE
    C'est la BBC qui le révèle - et ce pourrait être, selon un procureur anglais, "la partie émergée de l'iceberg". 250.000 enfants sont actuellement scolarisés dans des écoles coraniques outre-Manche. Un exemple du "choc des cultures"? L'enseignement religieux tolère en effet les châtiments corporels "dans la limite du raisonnable". Le président du Conseil consultatif national des mosquées et imams a vivement réagi, promettant que le problème serait traité "de façon urgente" et qualifiant ces chiffres d'"extrêmement inquiétants et choquants". Le procureur royal pour le Nord-Ouest de l'Angleterre, Nazir Afzal, a quant à lui allégué que ces chiffres représentaient sans doute "une sous-estimation importante du problème". Le ministre de l'Enfance a refusé de répondre aux journaliste, se contentant d'un communiqué précisant que le gouvernement anglais "n'approuve pas les châtiments corporels". Ces derniers n'ont été interdits dans les écoles publiques britanniques qu'en 1986, et dans les écoles privées en 1999."

  • L’automne du printemps arabe

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    En Egypte, alors que le régime militaire matraque toujours sa version de la répression des coptes le 9 octobre, le sort de deux blogueurs, l'un chrétien et l'autre musulman, montre le vrai visage de la junte “démocratique”  au pouvoir.

    Selon “La Vie” Ayman Youssef Mansour, un blogueur musulman, vient d'être condamné à 3 ans de prison, assortis de travaux forcés, pour blasphème. Autre actualité dramatique pour les blogueurs égyptiens: ce samedi, Mark Sanad, le frère du blogueur chrétien Mikail Nabil Sanad a voulu rendre visite à son frère à la prison d'El Marg. Surprise: il apprend alors que son frère a été transféré à l'hôpital psychiatrique Abbasiya du Caire, établissement de sinistre réputation "réservé aux patients les plus gravement atteints et connu pour traiter les malades de façon inhumaine", nous apprend l'Assyrian International News Agency. Motif officiel: le tribunal militaire qui a décidé de ce tranfert voulait "évaluer le degré de responsabilité de ses actes". Il doit y rester 45 jours, durant lesquels "il recevra certainement des électrochocs afin de lui faire perdre la raison, ce qui permettrait de le libérer", selon plusieurs militants d'une association de défense des droits de l'homme, le Dr. Weesa et l'avocat Mamdouh Nakhla. Le procès en appel de Mikail Sanad, ajourné une première fois la semaine dernière, devait reprendre le 1er novembre, mais l'internement du blogueur repousse la tenue du procès à une date extrêmement incertaine. Lire ici: Sale printemps pour l'Egypte

    Fêtant à Bengazi l’assassinat de Khadafi comme l’acte fondateur de leur démocratie, les dirigeants lybiens ont annoncé par la voix de  Mustapha Abdeljalil, président du “conseil national de transition”, que la loi fondamentale de la Lybie  serait désormais la charia islamique, ce qui promet là aussi de beaux jours aux minorités religieuses et politiques.

    … Et en attendant de connaître le résultat des élections en Tunisie. Ces résultats ne seront annoncés que mardi après-midi, mais les premières tendances donnent déjà la victoire au parti Ennahda (Renaissance) fondé avec le concours d’intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens.

  • La Libye "libre", vraiment ?

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    Grâce à l'intervention internationale, y compris celle de la Belgique, la Libye a été débarrassée du régime dictatorial de Kadhafi. A présent, la "démocratie" (?) va pouvoir y être installée, mais pas n'importe laquelle : une démocratie où le droit et les lois devront être régies par la loi islamique : la charia. C'est ce que confirme cet article publié sur Euronews et bizzarement intitulé "La Libye est libre" :

    "Les nouvelles autorités du Conseil national de transition ont rendu hommage aux combattants, aux victimes et aux disparus de ce conflit. Moustapha Abdeljalil, le président du CNT a appelé à la réconciliation nationale, il a encouragé les Yéménites et les Syriens dans leur mouvement en faveur de la démocratie. Il annonce aussi l’instauration de la charia, la loi coranique :“En tant que nation musulmane dit-il, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n’importe quelle loi contredisant les principes de l’islam est également nulle.” http://fr.euronews.net/2011/10/23/la-libye-est-libre/

  • L'évêque de Tournai et l'Islam

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    Lors des Etats Généraux du christianisme qui se sont tenus à Lille il y a une dizaine de jours, Monseigneur Harpigny - qui est expert en islamologie - y a fait une communication intitulée "Faut-il avoir peur de l'Islam". L'agence cathobel en a fait le compte-rendu qui a été publié dans l'Avenir.net, le 19 octobre dernier :

    "Inquiétante Histoire

    « Si l’on s’en réfère à l’Histoire, il y a de quoi craindre l’islam », dit l’évêque de Tournai.

    Beaucoup de facteurs poussent à avoir peur de l’islam. L’islam a blessé les Églises orientales du Proche-Orient, il a envahi l’Espagne en grande partie chrétienne, entraînant la reconquista et les croisades. L’islam a pris la place de l’empire romain d’Orient (chute de Constantinople), coupant l’Église latine des Églises orientales. L’islam a menacé l’Europe centrale (Vienne). La situation en Méditerranée était dangereuse (razzias, prises d’otages, conversions de force). Le péril turc était conjuré jusqu’à l’ouest de l’empire des Habsbourgs.

    Au XXe siècle, des régions à majorité musulmane sont en marche vers l’indépendance. De l’ouverture aux techniques du monde occidental au refus de l’impérialisme occidental (américain), un abîme se creuse entre la manière de vivre l’islam dans les pays à majorité musulmane et les démocraties basées sur les Droits de l’Homme.

    Avec la question d’Israël, on assiste à un durcissement de certains groupes musulmans à l’égard de ce qui n’est pas musulman. Dès lors, beaucoup de communautés chrétiennes du Proche-Orient sont obligées de quitter leur terre d’origine.

    Et aujourd’hui ?

    Que constatons-nous à l’heure actuelle en France et en Belgique ?

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  • L’athéisme et l'indifférence religieuse en Europe pèsent sur la situation des chrétiens qui vivent aux quatre coins du monde

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    Anne Kerjean, sur Nephtar & Nephtali, relaie cet article paru dans l'Orient Le Jour:

    Lu ici :

    Jamais nous n’oublierons le douloureux et tragique passé avec le Baas syrien et les Assad.

    C’est dans une optique d’un changement violent du régime Assad que nous comprenons les craintes exprimées par le patriarche Raï. Les retombées de la chute du régime et son remplacement par un autre qui ne protégerait pas les minorités, toutes les minorités et pas seulement la minorité chrétienne, est hautement probable. La mainmise des fondamentalistes risque de remplacer une dictature par un régime plus tyrannique. Il est aussi nécessaire d’attirer l’attention sur les risques de dérapages graves vers une guerre civile entre les différentes communautés musulmanes. Le projet de mini-États confessionnels est toujours à l’ordre du jour. À l’ONU, les Américains, les Israéliens et les Européens mettent leur veto à la reconnaissance de l’État palestinien. Nous pouvons entrevoir les conséquences graves d’une telle attitude sur la situation au Proche-Orient et sur le statut des 400 000 Palestiniens résidant dans les camps au Liban.

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  • La Jordanie, à son tour, va-t-elle sombrer dans l'islamisme ?

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    Jordanie : Les islamistes au gouvernement


    Il est évident que l’islamisme est la fatalité du “printemps arabe”. Ceci est valable même dans les pays musulmans qui n’ont pas encore connu de révoltes populaires. Les forces islamistes jordaniennes vont semble t-il prendre une place de plus en plus importante dans le pays.
     
    Le nouveau Premier ministre jordanien désigné, Aoun Khassawneh, a exprimé lundi 17 octobre 2011, sa volonté de faire participer les Frères musulmans à son futur gouvernement.
     
    Le roi Abdallah II de Jordanie a révoqué l'ensemble de son gouvernement, et notamment son Premier ministre Maarouf Bakhit, un ancien général de l'armée de tendance conservatrice, dont l'opposition réclamait le départ.
     
    Marouf Bakhit, un loyaliste du palais, a joué un rôle essentiel dans l’accord de paix de 1994 entre Israël et la Jordanie.

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  • Après Kadhafi, une Libye laïque ?

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    Que nenni! Le 16 septembre dernier, "Maghreb émergent" soulignait déjà le caractère islamique de la Libye après Kadhafi malgré toutes les déclarations faites à Paris par des représentants du C.N.T. pour flatter et amadouer les naïfs qui rêvent d'installer une "démocratie à la française" de l'autre côté de la Méditerranée. L'avenir nous dira si l'engagement de l'OTAN dans cette aventure douteuse fut vraiment une bonne idée.

    "Malgré leurs déclarations au printemps en faveur de l'instauration d'un régime civil, le CNT vient de confirmer que la loi islamique serait la principale source de législation en Libye. L’information ne surprendra (et ne dérangera) que les naïfs et les intrigants, pour qui il existe en Libye un courant politique d’envergure se réclamant de la laïcité à la française. Mardi 13 septembre, le président du Conseil national de transition (CNT) Mustafa Abdel Jalil a mis les choses au point. Il a ainsi confirmé que l’islam serait la principale source de législation dans la Libye post-Kadhafi. Dans le même temps, sur Al Jazeera et d’autres chaînes satellitaires arabes, plusieurs responsables du CNT ont adopté le même discours, expliquant que la Charia (la loi islamique) servirait de base à l’élaboration des nouveaux textes fondamentaux et qu’il était hors de question de mettre en place une séparation du religieux et du politique. Déjà, en août dernier, le CNT avait rédigé une ébauche de Constitution où était rappelé le caractère «arabe et musulman» du peuple libyen. Ce texte (PDF), mis en ligne par l’hebdomadaire français L’Express, affirme que la Libye «est un État démocratique indépendant où tous les pouvoirs dépendent du peuple. Tripoli est la capitale, l’Islam est la religion, la Charia Islamique est la source principale de la législation»."

    http://www.maghrebemergent.com/

     

  • Le monde arabe est en train de virer dans l'islamisme avec la bénédiction des puissances occidentales

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    Aide à l'Eglise en Détresse - 19 octobre 2011

    Il y a quelques mois, le père Henri Boulad, jésuite égyptien habitant au Caire, manifestait déjà ses inquiétudes à propos des tournures que prenaient la révolution (cf vidéo) Suite aux tragiques événements du 9 octobre dernier, et à l’approche des élections législatives, il nous livre à nouveau ses impressions. Entre crainte et espérance, entretien sans concession.

    AED: Quelle a été votre réaction suite à l’attaque des coptes le 9 octobre dernier, alors que ces derniers  manifestaient pacifiquement ?
    J’ai été peiné, outragé, furieux. Je pense que l’armée est infiltrée par des islamistes. Nous sommes à un tournant inquiétant. Il y a une vraie récupération de la révolution par les fondamentalistes. C’est d’ailleurs la même chose qui se passe en Libye et en Tunisie. Pour moi, il est clair que le monde arabe est en train de virer dans l’islamisme avec la bénédiction des puissances Occidentales. A croire que l’Occident n’a rien appris du passé. Qu’a-t-on fait de l’expérience de l’Irak ? Il faut dire aussi qu’il y a une manipulation médiatique de l’opinion. Les rebelles sont unanimement présentés comme des libéraux qui veulent la démocratie. Au lieu de démocraties, se sont des régimes islamistes qui vont se mettre en place.  Je pense que l’intervention de l’Occident dans les scénarios des pays arabes est dictée par des intérêts économiques et financiers. Il y a un manque d’objectivité total. Est-ce que l’Occident se rend compte qu’en mettant en place tous ces régimes dans le monde arabe, il se prépare à un avenir amer ? Personne n’a pas pris la véritable mesure de la puissance, de l’organisation et de la détermination des islamistes.

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