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Islam - Page 3

  • Un dialogue sur les droits humains et la liberté de religion entre le pape François et le grand ayatollah Al-Sistani : un rêve ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso en traduction française sur Diakonos.be :

    François et le grand ayatollah chiite dialoguant des droits humains et de la liberté de religion…  Seulement un rêve ?

    Ce jeudi 4 février après-midi, le pape François était physiquement à Rome mais virtuellement à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour célébrer en live streaming la première Journée internationale de la fraternité humaine organisée par les Nations Unies, en compagnie de son hôte, le Sheikh Mohammed Ben Zayed, du grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb et du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

    Au cours de cette célébration, on a décerné pour la première fois le Prix Zayed pour la fraternité humaine, à Guterres lui-même et à l’activiste française d’origine marocaine Latifa Ibn Zayatin, dont le fils Imad a été tué par un jeune fanatique en 2012.

    Aussi bien cette journée et ce prix ont un antécédent et une suite.

    L’antécédent, c’est le « Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé conjointement à Abou Dhabi le 4 février 2019 par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar.

    La suite, c’est la visite que François voudrait effectuer en Irak dans moins d’un mois, du 5 au 8 mars.

    C’est une visite que le Pape souhaite de toutes ses forces.  Il l’a répété le 1er février dans une conversation avec les journalistes américains du Catholic News Service.  Il veut aller en Irak « même s’il doit prendre un avion de ligne ordinaire », parce que l’important c’est que « ce peuple voie que le Pape est là, dans leur pays », peu importe qu’ils ne le voient que par écran interposé à cause des restrictions de rassemblement liées au Covid.  Ce n’est qu’en cas de « nouvelle et grave vague de contaminations » que le voyage pourrait être reporté.

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  • France : flou autour du projet de loi sur le "Séparatisme"

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    De Louis Daufresne sur La Sélection du Jour :

    Séparatisme : le grand méchant flou

    Covid oblige, lundi sur France Inter, Gérald Darmanin usait de la métaphore médicale pour vanter la loi « confortant le respect des principes républicains » : « Notre pays, dit le ministre de l’Intérieur, est malade d'un séparatisme dont le premier d'entre eux, l'islamisme, gangrène notre unité nationale. » La laïcité qui garantit « la pluralité religieuse, la neutralité de l'État et de ses agents, et la liberté de culte », est le « remède contre une partie de ce qui nous ronge ». En gage de bonne volonté, Gérald Darmanin annonça la réouverture anticipée de la mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis), accusée d'avoir relayé l’appel au meurtre de Samuel Paty. Cette annonce a de quoi décontenancer : la mosquée était fermée pour six mois, ce qui paraît dérisoire au regard de la gravité du crime. Ensuite, la rouvrir prématurément envoie aux islamistes un double message, soit de soumission, soit de collusion. Entre les deux, il y a ce qu’on appelle l’électoralisme.

    C’est, semble-t-il, la seule ligne qui vaille à 18 mois de la présidentielle : ne pas s’aliéner le vote musulman (si tant est qu’il existe) et surfer sur du « laïquement correct » pour rassurer le reste de l'opinion. Le groupe LR voulait faire interdire le port du voile à l'université et pour les accompagnatrices scolaires. Il échoua. La réponse de Gérald Darmanin fut habile : « Humilier l'identité musulmane, c'est prendre le risque de la radicaliser (...) La laïcité c'est aussi dire à tout le monde qu'on a le droit de croire. » Et d’ajouter, un rien tartuffe : « Je ne dis pas que le voile n'est pas un moment de prosélytisme. Je dis qu'il ne l'est pas à 100 % » Poussée à la surenchère, l’opposition vogue sur le radeau idéologique du RN, à l’image de Guillaume Peltier, numéro 2 de LR, exigeant la dissolution des trois fédérations ayant refusé de signer la « charte des principes pour l'islam de France ». Sur France Inter, Gérald Darmanin débouta « ceux qui souhaitent absolument prendre des mesures encore plus dures, (…) simplement pour se refaire la cerise politique. [Ce] sont les idiots utiles de ces islamistes ».

    Piégée et extrémisée, la droite essaie de nuancer. Pour Damien Abad, chef des députés LR, il ne faut pas que « la lutte contre l'islamisme radical aboutisse à un affaiblissement de la liberté pour les Français sans entraver celle des islamistes ».

    C’est tout le problème.

    Ce projet de loi vise-t-il vraiment l’islamisme, lequel n’est même pas nommé ? Comment soigner une maladie sans mettre des mots dessus ? Le gouvernement s’aligne en fait sur sa gauche. Pour ne pas discriminer les musulmans, on verse dans « l’islamalgame » : « Ce qu’on reproche à l’islam est partagé par les trois religions monothéistes », ose Éric Coquerel. « En réalité, derrière la question du voile, il y a surtout une discrimination anti-musulman », ajoute le député LFI, auteur d’une tirade mémorable : « Savez-vous que le voile d’une mariée chrétienne signifie le fait qu’il y a une soumission de la femme à son époux ? Est-ce que vous allez demander dorénavant, au nom de ce que vous pensez, à ce que les mariages religieux ne se fassent plus de la même manière ? »

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  • Le dépérissement du catholicisme en Belgique se confirme

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    De la Revue de Presse de l'Archevêché :

    Lu dans les pages de L'Avenir (2 février) :

    p. 2: Le Belge s’interroge sur le sens de la vie (Notre monde ne laisse que peu de place à la spiritualité, serait-on tenté de croire. Mais ce n’est pas ce que traduit un sondage réalisé auprès des Belges de Wallonie et de Bruxelles, à l’initiative du mensuel L’appel , «le magazine chrétien de l’actu qui fait sens» . Il a été conçu avec l’appui d’Olivier Servais et Justine Vleminckx, anthropologues à l’UCLouvain, et effectué auprès d’un échantillon représentatif de 650 Belges francophones (marge d’erreur: +/– 4%) de mai à juillet 2019. … Trois quarts (74,1%) des Belges francophones attribuent une place importante aux questionnements sur le sens de la vie. Une place «plutôt importante» pour 39,3% et «tout à fait importante» pour 34,8%. Ces questionnements occupent une place importante dans toutes les tranches d’âge, depuis les 16-25 ans jusqu’au plus de 65 ans, tant chez les femmes que chez les hommes, avec des réponses identiques chez les personnes au niveau d’enseignement du plus bas au plus élevé. / Page complète)
     
    p. 3: «Le catholicisme continue de décliner» (D’après le sondage, le catholicisme est encore l’identité confessionnelle la plus souvent citée (37%), mais la proportion du groupe constitué par les athées et les agnostiques est quasi aussi importante (35%). Plus globalement, la référence à une identité chrétienne est mentionnée dans 46% des réponses au total. L’islam arrive en troisième position. Cette «tension structurante de l’État belge entre catholiques et athées» , comme la qualifie Olivier Servais, n’est pas neuve. Elle s’inscrit même dans les origines du pays. Il n’empêche que «le catholicisme continue de décliner lentement mais sûrement, commente l’anthropologue. C’est une pente moins rapide que lors des deux décennies précédentes» , mais néanmoins un déclin, qui coïncide avec une croissance de l’athéisme. … Parmi la tranche la plus âgée (65 ans et plus), 56% se disent catholiques, 33% sont athées et/ou agnostiques, 1% sont musulmans. Les résultats sont sensiblement différents chez les 16-25 ans, parmi lesquels 65% se disent athées et/ou agnostiques. Seuls 11% se disent catholiques, mais 14% musulmans. / Page complète)

  • Pakistan : le régime est sourd aux plaintes des familles chrétiennes touchées par l'enlèvement et la conversion forcée de leurs filles à l'islam

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Le drame des familles chrétiennes lié à l'enlèvement et à la conversion de leurs filles à l'islam face à l'impunité entourant ce crime

    jeudi, 28 janvier 2021

    Rawalpindi (Agence Fides) - Rafique Masih est un chrétien pakistanais qui, en père à l'esprit déchiré, implore la police de retrouver sa fille qui a été enlevée alors qu'il se trouvait au travail. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, Rafique Masih, qui vit à Rawalpindi, a déclaré que, le 5 janvier, alors qu'il se trouvait au travail, un musulman, Muhammad Hamza, est entré de force à son domicile et a enlevé sa fille, Mashal, 17 ans, avec l'aide de deux complices. Son autre fille, de 11 ans, était à la maison et s'est enfuie épouvantée.

    En s'adressant à la police, au sein d'un commissariat dont le personnel est composé en presque totalité de musulmans, le père de la jeune fille n'a reçu aucune aide. Lorsqu'il s'est rendu à la station de police de Bani, à Rawalpindi, pour déposer plainte suite à l'enlèvement de sa fille, au lieu d'enregistrer celle-ci, les agents de police l'ont tourné en dérision et se sont refuser de prendre la plainte en considération. « Depuis que Mashal a été enlevée, la police n'a démontré aucun intérêt pour la récupérer des mains de ses ravisseurs. Elle n'a pas levé le petit doigt » indiquent des activistes chrétiens à l'Agence Fides. Rafique Masih accuse la police de retarder délibérément la récupération de sa fille parce qu'il est chrétien.

    L'ONG CLAAS, qui défend les droits des chrétiens au Pakistan, remarque que, si rien n'est fait rapidement pour récupérer la jeune fille, les ravisseurs pourraient obtenir son certificat de conversion à l'islam et peut-être son certificat de mariage ainsi que la déclaration qui affirme qu'elle s'est convertie à l'islam et a épousé Mohammad Hamza de son plein gré.

    « Rafique Masih est un père désespéré qui supplie actuellement la police de l'aider à retrouver sa fille, de faire son devoir en matière d'assistance aux citoyens qui subissent des violences et sont victimes de crimes » note l'organisation.

    Une autre jeune chrétienne, Shiza, a récemment échappé à ses ravisseurs musulmans et a publié une vidéo dans laquelle elle menace de s'immoler par le feu et de se suicider si elle n'obtenait pas justice. Selon ses parents, la police ne collabore pas et n'est pas disposée à recevoir sa plainte pour arrêter ses ravisseurs. Le tribunal de première instance n'a, lui non plus, pas examiné sa demande. Shiza a diffusé sa vidéo en proie au désespoir en ce qu'elle est encore traumatisée et déclare avoir perdu tout espoir de justice. Elle a été enlevée le 28 septembre par cinq hommes armés qui sont entrés de force chez elle, dans un village de la zone de Faisalabad. Deux mois plus tard, elle est parvenue à s'échapper et est retournée dans sa famille en novembre. Cependant, aucun des hommes identifiés par Shiza (comme étant ses ravisseurs NDT) n'a encore été arrêté par la police.

    Nasir Saeed, Directeur de l'ONG CLAAS, déclare à Fides : « C'est une constante : la police ne prend pas au sérieux ces cas et au lieu de faire son devoir et d’être impartiale, elle se range aux cotés des ravisseurs, n'entreprenant aucune action tant qu'elle ne subit pas de pressions. La police évite souvent d'enregistrer les plaintes de ce type en pensant qu'elles pourraient ternir l'image du Pakistan au sein de la communauté internationale qui a exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation suite à l'augmentation du nombre de cas de conversions forcées au Pakistan ».

    Le Direteur de CLAAS poursuit : « Nous avons récemment suivi les cas de Huma Younis, Arzoo Raja et Maira Shahbaz qui ont eu les honneurs de la chronique dans les moyens de communication chrétiens et laïcs au niveau international. Les parents chrétiens se sentent impuissants et ont fait appel au Président, au Premier Ministre, mais sans obtenir de réponse. Les parents chrétiens désirent seulement que leurs filles mineures leur soient rendues, qu'elles reviennent à la maison mais la police et les tribunaux ne respectent la loi et la violent de manière flagrante. Cette situation fait que la communauté chrétienne est plutôt amère mais tout tombe dans les oubliettes des autorités ».

    Nasir Saeed conclut : « Les chrétiens ne se sentent pas en sécurité et sont préoccupés pour leur avenir au Pakistan à cause de l'inaction et de l'indifférence du gouvernement concernant la lutte contre ce phénomène de violence envers les minorités chrétiennes. Si l'impunité existe, les coupables sont encouragés et de tels cas continuent à augmenter diminuant l'espoir des minorités religieuses ». (PA) (Agence Fides 28/01/2021)

     
  • Les chrétiens du Nigeria gardent la foi au milieu de l'insurrection et des persécutions persistantes

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    De Valentine Iwenwanne(*) sur le site du Catholic Herald :

    Les chrétiens du Nigeria gardent la foi au milieu de l'insurrection et des persécutions persistantes
     
    19 janvier 2021

    Chaque dimanche matin à 8 heures, Daniel Musa, 32 ans, se précipite à l'église, à un demi-kilomètre de sa maison dans le quartier de Polo à Maiduguri, sa bible à la main droite. En semaine, il s'assure que rien ne l'empêche d'assister aux offices de milieu de semaine, même dans cette ville qui a été attaquée à plusieurs reprises par le redoutable Boko Haram depuis 2002.

    Sa première rencontre avec les insurgés a eu lieu le 6 janvier 2012, juste après la célébration du Nouvel An à Maiduguri. Il a commencé à entendre des cris de différentes tonalités résonnant de l'extérieur de sa maison. Il a ouvert sa porte pour savoir ce qui se passait, mais n'a rien trouvé. "Je suis donc allé chercher des paquets de nouilles pour le dîner", raconte-t-il. "Sur le chemin du retour, deux de mes amis chrétiens ont couru vers moi sans savoir qu'ils étaient suivis par trois membres du groupe redouté. Ils nous ont rattrapés, nous ont encerclés et en ont éliminé un d'une balle dans la tête", rapporte-t-il. De retour dans sa ville natale de Goza - autrefois contrôlée par les insurgés de Boko Haram - son oncle maternel, Joseph Aga, a été coupé en morceaux et laissé pour mort. "Ils l'ont molesté et l'ont laissé pour mort alors que tout le monde autour fuyait pour se mettre à l'abri." a déclaré Musa au Catholic Herald.

    Le Nigeria est divisé de façon à peu près égale : un peu plus de la moitié des 206 millions d'habitants du pays sont musulmans, un peu moins de la moitié sont chrétiens. Dans la partie nord du pays, l'islam est la religion dominante, tandis que le christianisme est présent dans le sud - mais la plupart des meurtres ont lieu dans la zone centrale du Nigeria, où les deux moitiés du pays se rencontrent. Si la religion n'était pas à l'origine une question liée au conflit au Nigeria, elle est passée au premier plan. 

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  • Le patrimoine chrétien de Turquie en péril

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    De Miriane Demers-Lemay sur le site canadien d'information catholique "Présence" :

    Urgence pour sauver le patrimoine chrétien en Turquie

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    Une touriste québécoise admire les ruines d'une église près de Göreme en Cappadoce, en mars 2020. Les églises troglodytes comme celle-ci ont été abandonnées lorsque les dernières communautés chrétiennes de la région ont été forcées de quitter le pays en 1923.   (Présence/Miriane Demers-Lemay)
    2021-01-20

    La Turquie possède l’un des plus riches patrimoines chrétiens en dehors de la Terre sainte. Or ces lieux sont peu à peu oubliés, détruits ou convertis. Une course contre la montre s’amorce pour sauver le patrimoine turc chrétien, qui s’efface peu à peu des mémoires et du paysage.

    La route de terre est trouée de cratères. Dans un lourd nuage de poussière, des camions roulent vers une carrière de pierres nichée dans les montagnes arides de lAnatolie. Des villageois nous dévisagent avec surprise; peu de visiteurs viennent dans ce hameau, situé à quelques kilomètres seulement de la ville de Şanlıurfa.

    Il y avait ici un village arménien, autrefois. À présent, des chèvres broutent les herbes autour des quelques bicoques ayant survécu à l’histoire. Les ruines du village et d’une chapelle jonchent le sol, leurs pierres ayant vraisemblablement été utilisées pour construire de nouvelles maisons. L’imposante église Germüş tient encore debout, décapitée de son clocher. Peu de traces de travaux de restauration sont visibles entre la nef qui tombe en morceaux et les décombres jonchant le sol. À quelques mètres seulement, on a construit une mosquée toute neuve, comme un rappel de la religion dominante en Turquie. L’église fera les manchettes quelques semaines après notre passage, après qu’un homme décide d’y organiser une soirée barbecue diffusée sur les réseaux sociaux.

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  • Pakistan : une chrétienne de 12 ans enlevée, convertie de force à l'islam, violée et réduite en esclavage

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Pakistan : Farah, chrétienne de 12 ans, enlevée, violée et réduite en esclavage

    WEB2-Farah Shaheen-ACN

    Farah Shaheen (Aid to the Church in Need)

    20/01/21

    Farah Shaheen, une fillette chrétienne de 12 ans, a été libérée fin décembre 2020 après avoir passé cinq mois d'une violence indicible. Enlevée, mariée et convertie de force à l’islam, elle a été violée à de nombreuses reprises et enchaînée dans un enclos à bétail.

    C’est un effroyable témoignage qu’a livré le pakistanais Asif Masih à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur le calvaire qu’a subi sa fille, Farah Shaheen, chrétienne âgée de 12 ans, pendant cinq mois. Cinq mois de souffrance, de torture et de désespoir auquel il a réussi à mettre un terme fin décembre après de nombreuses alertes auprès de la police.

    Farah Shaheen a été enlevée le 12 juin 2020 par un homme âgé de 45 ans, Khizar Ahmed Ali. Ce dernier, après l’avoir forcé à se convertir à l’islam, l’a épousé. Commence alors une vie de terreur pour la fillette. « Elle a été agressée sexuellement par son ravisseur et violée à plusieurs reprises par d’autres hommes », rapporte son père. Tout au long de ces cinq mois, Farah Shaheen est enchaînée et forcée à travailler toute la journée dans un enclos à bétail.

    Trois mois pour enregistrer sa disparition

    Après une première alerte lors de son enlèvement en juin, Asif Masih n’a eu de cesse de se battre pour retrouver sa fille. L’affaire est finalement enregistrée après trois mois et il aura fallu attendre cinq mois pour que la police intervienne. « Quand j’ai signalé à la police que Farah avait été enlevée, on m’appelait ‘churrah’, ce qui signifie sale, un terme de réprimande souvent utilisé contre les chrétiens », a-t-il expliqué à l’AED. Il a également dénoncé un rapport médical réclamé par la justice pakistanaise affirmant que la jeune fille est âgée de 17 ou 18 ans… alors que son certificat de naissance délivré par l’état civil ne laisse aucun doute sur ses 12 ans.

    D’après plusieurs ONG dont le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

  • Ne pas oublier les chrétiens persécutés du Kosovo

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    La persécution silencieuse des chrétiens au Kosovo

    Arnaud Gouillon, 34, a naturalized Serb since 2015, was recently appointed secretary of state in charge of the diaspora in the Serbian government.

    Arnaud Gouillon, un humanitaire chrétien et ministre nouvellement nommé par le gouvernement serbe, évoque la situation critique des communautés serbes chrétiennes au Kosovo et explique pourquoi leur disparition de cette région serait un terrible signal pour toute la chrétienté.

    15 janvier 2021

    Les Serbes chrétiens du Kosovo ont subi des persécutions sévères et presque systématiques depuis les années 1990 dans le contexte des guerres yougoslaves (1991-2001), en particulier depuis la guerre du Kosovo en 1999. 

    Situé au centre des Balkans dans le sud-est de l'Europe et bordé par la Serbie, l'Albanie, le Monténégro et la Macédoine, le Kosovo a longtemps été un territoire contesté, pour des raisons ethniques, religieuses et culturelles. 

    Lorsque le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance de la Serbie en 2008, 100 000 à 150 000 Serbes - dont la plupart sont des chrétiens orthodoxes - ont choisi de rester sur cette terre, qu'ils considèrent comme le berceau de leur culture et de leur foi, malgré le contexte économique difficile qui y règne et la coexistence difficile avec la majorité albanaise musulmane (représentant 90 % de la population). 

    Les chrétiens, qui ont été majoritaires sur ce territoire pendant des siècles, ne représentent aujourd'hui qu'environ 6 % de l'ensemble de la population. Pourtant, ce territoire concentre toujours une part impressionnante de l'héritage orthodoxe, ainsi que les plus anciens monastères de Serbie.

    Alors que les persécutions sous-rapportées contre la minorité chrétienne du Kosovo se sont produites au cours des 20 dernières années, depuis que la Serbie a perdu le contrôle du territoire, la violence à leur encontre a atteint son apogée avec les pogroms de mars 2004, au cours desquels 935 maisons et une trentaine d'églises et de monastères orthodoxes ont été brûlés, laissant environ 4 000 Serbes déplacés.

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  • Les intentions expansionnistes turco-azerbaïdjanaises ne s’arrêtent pas au Haut-Karabakh

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    De Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, sur le Figaro Vox :

    Haut-Karabakh:«Une attitude ferme des pays européens est indispensable pour freiner l’interventionnisme turc»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient, Benjamin Blanchard, rappelle que les intentions expansionnistes turco-azerbaïdjanaises ne s’arrêtent pas au Haut-Karabakh et représentent un grand danger pour la population civile arménienne.

    L’armée islamique du Caucase, quant à elle, est une armée turque ayant mené l’offensive ottomane dans le Caucase en 1918. Le but de l’offensive était de parachever le génocide arménien en appliquant dans le Caucase l’extermination des populations chrétiennes, extermination qui avait déjà eu lieu en Anatolie. Ainsi, 10% de la population arménienne du Caucase, soit 150 000 personnes, ont été tuées en 1918. Le reste de la population n’ayant été sauvée du génocide que par la résistance acharnée des forces arméniennes et par la reddition de l’empire ottoman. Voilà l’armée dont Erdogan fait l’éloge.

    La Turquie assume donc une visée expansionniste et panturquiste s’appuyant sur l’éloge de dirigeants génocidaires. En outre la situation sur le terrain, même en Artsakh, reste très préoccupante. Les troupes azerbaïdjanaises se sont livrées à une série de crimes de guerre incluant la décapitation de civils arméniens âgés qui refusaient de fuir leurs terres, la mutilation des cadavres, la destruction et la profanation du patrimoine culturel arménien, notamment des tombes, des églises et des monuments aux morts. On peut penser particulièrement à Vahram Lalayan historien spécialiste de la pensée théologique de saint Grégoire de Narek, torturé et tué dans sa maison par les forces azerbaïdjanaises. Des soldats de l’armée azerbaïdjanaise seraient même entrés sur le territoire de la République d’Arménie, par exemple dans le village de Vorotan qui est dans la région du Syunik.

    Les ventes d’armes à la Turquie et à l’Azerbaïdjan doivent être suspendues et l’appartenance de la Turquie à l’OTAN doit être remise en question

    Que fait l’Union européenne? Elle a des réunions diplomatiques avec l’Azerbaïdjan, où l’on parle d’un accord offrant notamment des visas européens aux Azerbaïdjanais et une aide économique à l’Azerbaïdjan. Le budget militaire de ce pays s’élèvera à 2,7 milliards de dollars pour 2021 soit 20% de plus qu’en 2020 et près de quatre fois plus que celui de l’Arménie… Preuve, s’il en fallait, que l’Azerbaïdjan n’a guère besoin d’une aide économique! L’UE n’a pas même imposé d’embargo sur la vente d’armes avec lesquelles la Turquie et l’Azerbaïdjan ont combattu les Arméniens. Certes, l’UE et les différents pays européens apportent une aide humanitaire en Artsakh. Mais cela s’accompagne d’une neutralité qui revient à favoriser l’agresseur turco-azerbaïdjanais.

    Face au discours panturquiste faisant l’éloge des génocides de 1915, il faut une réaction politique. D’autant que cet expansionnisme menace également les frontières grecques, Chypre et, en Syrie, la ville chrétienne de Tell Tamer. Les ventes d’armes à la Turquie et à l’Azerbaïdjan doivent être suspendues et l’appartenance de la Turquie à l’OTAN doit être remise en question. Un soutien diplomatique ferme devrait être assuré à l’Arménie contre la volonté azerbaïdjanaise d’annexer le Synuik.

    L’aide humanitaire aux Arméniens est aussi grandement nécessaire. Une attitude ferme des pays européens est indispensable pour freiner l’interventionnisme turc dans le Caucase et en Méditerranée, alors qu’aujourd’hui les Russes se retrouvent être quasiment les seuls interlocuteurs des Turcs, et ont beau jeu de se comporter en arbitre.

  • Noël devient jour férié sur tout le territoire irakien

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    Une dépêche de l'Agence Fides (avec un peu de retard) :

    ASIE/IRAQ - Accueil favorable de l'appel du Patriarche de Babylone des Chaldéens de la part du Parlement irakien reconnaissant Noël comme jour férié pour l'ensemble du pays

    17 décembre 2020

    Bagdad (Agence Fides) – A compter de cette année, Noël devient jour férié sur tout le territoire irakien. C'est ce qu'ont décidé les membres du Parlement irakien, exprimant à l'unanimité leur accord à la proposition faite au cours de ces derniers mois et devenue publique à l'occasion d'une rencontre entre le Président irakien, Barham Salih, et le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I° Sako. La mesure prend une importance particulière notamment dans la perspective de la visite apostolique que le Pape François a prévu d'effectuer en Irak du 5 au 8 mars prochains.

    Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, immédiatement après avoir appris la nouvelle de cette décision unanime du Parlement, a diffusé un Message dans lequel il remercie le Président irakien, Barham Salih, le Président du Parlement, Muhammad al Halbousi, et tous les parlementaires « pour le vote exprimé pour le bien de leurs compatriotes chrétiens », invoquant sur eux tous la bénédiction et la récompense de Dieu.

    Le 17 octobre dernier, ainsi que l'a indiqué en son temps l'Agence Fides (voir Fides 19/10/2020), le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I° Sako, a adressé au Président irakien, Barham Salih, lors d'une réunion intervenue à la résidence du Chef de l'Etat le 17 octobre. Au cours de l'entretien – indiquent les sources officielles du Patriarcat chaldéen et de la Présidence de la République irakienne – le Président Barham Salih – ingénieur kurde diplômé en Grande-Bretagne où il se trouvait expatrier aux temps de Saddam Hussein – a reconnu et exalté le rôle des communautés chrétiennes dans la reconstruction du pays, réaffirmant son engagement à favoriser de toutes les manières le retour des chrétiens évacués dans leurs territoires de provenance, à commencer par Mossoul et la plaine de Ninive, qu'ils ont dû abandonner au cours des années de l'occupation djihadiste.

    Le gouvernement avait déjà déclaré Noël jour férié una tantum en 2008 mais les années suivantes, la disposition en question n'avait pas été officiellement renouvelée au niveau national, étant appliquée au cours des années récentes dans la seule province de Kirkuk.

    L'an dernier (voir Fies 04/12/2019), le Cardinal avait donné des dispositions afin que Noël soit célébré de manière sobre, sans moments conviviaux publics en signe de proximité vis-à-vis des familles des centaines de morts sur l’ensemble du territoire national et se poursuivent même après la démission du Premier Ministre, Adel Abdel Mahdi. Pour cette raison furent également annulés les traditionnelles réceptions qui voient autorités politiques et religieuses se rendre au siège du Patriarcat pour l’échange de vœux avec le Patriarche et ses collaborateurs. (GV) (Agence Fides 17/12/2020)

  • Inde : les minorités religieuses, dont les chrétiens, victimes d'intolérance et de discrimination

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    De Vatican News :

    Inde : l’intolérance religieuse envers les minorités croît

    L'intolérance religieuse se développe en Inde et les musulmans, mais aussi les chrétiens, en sont les principales victimes. C’est ce que confirme le rapport sur la situation des minorités en Asie du Sud 2020 publié par le Minority Rights Group International (MRG).

    C’est le dernier rapport du Minority Rights Group International (MRG), une ONG britannique présente aujourd'hui dans 150 pays, et qui travaille depuis plus de 50 ans contre la discrimination et les violations des droits de l'Homme des minorités dans le monde.

    Parmi les pays examinés par le rapport, qui montre une aggravation générale dans tous les pays de la région, l'Inde se distingue cette année. L’ONG y constate une augmentation de la violence, des mesures discriminatoires prises par les autorités, mais aussi des discours de haine contre les minorités.

    Le gouvernement pointé du doigt

    C'est un phénomène auquel le revirement nationaliste imposé par le gouvernement de Narendra Modi, dominé par le parti hindou Bharatiya Janata (Parti du peuple indien - BJP), a sans doute contribué, comme le confirme A.C. Michael, coordinateur national du Forum chrétien unifié, à l'agence Ucanews: «l'action du gouvernement est systématique : en fait, ils ont commencé à adopter des lois qui contrastent avec le caractère laïque et démocratique de la République indienne», dit-il.

    «Propager la haine contre les minorités est devenu un moyen pour les politiciens de ce parti de rester au pouvoir et d'en acquérir plus. S'ils continuent à réussir et à gagner des élections, cette tendance à la violence contre les minorités se poursuivra», ajoute A. C. Michael.

    Selon le rapport de MGM, «les crimes haineux contre les minorités ont augmenté, prenant la forme de lynchages et de violences visant les musulmans, les chrétiens et les dalits». En outre, le gouvernement indien a promulgué ou renforcé des lois discriminatoires visant spécifiquement les minorités, notamment des lois controversées contre les conversions forcées présumées, dont les chrétiens sont souvent accusés à tort. Dernièrement, des lois ont également été ajoutées qui punissent sévèrement l'abattage des vaches, un animal sacré pour les hindous mais consommé par les musulmans et les chrétiens. 

  • Haut-Karabakh : le silence des pays occidentaux face à des décapitations

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    Décapitations au Haut-Karabakh : le silence des pays occidentaux

    Article rédigé par infochretienne.com, le 18 décembre 2020 (via Liberté politique)

    Source [infochretienne.com] « Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques. Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

    Le Guardian a révélé l’identité de deux victimes arméniennes dont les décapitations ont été filmées. Il s’agit de Genadi Petrosyan, 69 ans, et de Yuri Asryan, 82 ans. Deux arméniens chrétiens, selon International Christian Concern, qui auraient refusé de quitter leurs villages à l’arrivée des forces azerbaïdjanaises.

    Selon des témoignages locaux, les victimes arméniennes identifiées n’étaient pas des combattants.

    Les vidéos de ces décapitations, commises par des hommes portant l’uniforme des forces armées azerbaïdjanaises, ont été rapidement relayées via des applications de messagerie, telles que Telegram.

    Amnesty International a étudié 22 vidéos de ce type d’exactions. L’organisation évoque notamment deux vidéos qui « montrent des exécutions extrajudiciaires par décapitation par des militaires azerbaïdjanais, tandis qu’une autre vidéo montre un garde-frontière azerbaïdjanais dont la gorge a été tranchée, ce qui a conduit à sa mort ». Denis Krivosheev, directeur adjoint d’Amnesty International pour la région Europe et Asie Centrale, dénonce « la dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos ».

    Retrouvez l'intégralité de l'article en cliquant ici