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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 72

  • Portes Ouvertes vient de publier l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2020 : sombre tableau !

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    Du site de "Portes Ouvertes" :

    CE QU’IL FAUT RETENIR DE L’INDEX 2020

    LES TENDANCES DE LA PERSÉCUTION AUJOURD'HUI

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    1 - L’Afrique de l’Ouest devient le nouveau foyer brûlant du terrorisme islamique

    • Le Burkina Faso, le Niger et le Cameroun entrent dans le classement. En Afrique, 1 chrétien sur 5 est fortement persécuté. La persécution y a augmenté de 2,4 % par rapport à l’année précédente et de 5,1 % si l’on considère uniquement les pays d’Afrique de l’Ouest. 
    • Cette tendance risque de s’aggraver dans les années qui viennent quand on considère le nombre de pays africains à la porte de l’Index 2020 (15 pays sur 23 où la persécution est déjà élevée). L’extrémisme islamique est le mécanisme de persécution prévalant dans ces pays.

    2- En Asie du Sud et du Sud-Est, la liberté de religion mise en danger par la violence islamiste et par les États

    • L’influence de l’idéologie islamique radicale a émergé lors d’attentats contre des églises remplies de monde. On pense particulièrement au Sri Lanka (200 chrétiens morts à Pâques) et aux Philippines (qui ne figurent pas dans l’Index 2020) où 20 personnes sont mortes et plus de 100 ont été blessées dans la cathédrale de Jolo.
    • En Chine et en Inde, de nouvelles lois refrénant la liberté religieuse ainsi que l’utilisation croissante de la technologie biométrique et de l’intelligence artificielle est un danger supplémentaire pour les chrétiens. En Chine, le nombre d’églises ciblées explose (5 576 contre 171 l’année précédente).

    3- Au Moyen-Orient, la persécution systémique confirme son emprise alors que le christianisme risque de disparaître

    • La plupart des pays de ces régions présents dans l’Index 2020 montent ou restent au même niveau de persécution. Les chrétiens y sont discriminés dans leur vie quotidienne (accès à l’éducation, à l’emploi, à un lieu de culte…).
    • Le nombre de chrétiens en Irak est passé de 1,5 million en 2003 à environ 202.000 de nos jours: soit une baisse de 87 % sur une seule génération. Les chrétiens de Syrie, épuisés par neuf ans de conflits, ne sont désormais plus que 744.000 contre 2,2 millions avant le début de la guerre.

    LES 5 PAYS OÙ LES CHRÉTIENS SONT LE PLUS PERSÉCUTÉS

    Tout découvrir de ce rapport sur le site de Portes Ouvertes

  • 9500 églises ont été ciblées à travers le monde en 2019

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    Selon le rapport de Portes Ouvertes qui ne semble pas évoquer toutes les églises qui, en Europe occidentale, notamment en France ou en Belgique, ont été l'objet de vandalisme ou même de tentatives d'incendie.

    Du site "Portes Ouvertes" :

    Le nombre d'églises ciblées augmente de façon dramatique dans le monde

    15 janvier 2020

    L'Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2020 vient de sortir. Que nous montre-t-il sur l'État de la liberté de religion?

    Plus de 260 millions de chrétiens sont fortement persécutés dans le monde. Les arrestations arbitraires de chrétiens et le nombre d'églises ciblées augmentent de manière spectaculaire.

    9500 églises ciblées

    Ce sont surtout les chrétiens en position d'autorité qui sont visés et menacés, arrêtés ou assassinés. Une grande partie des populations des pays du classement de l'Index manifeste une attitude hostile à l'encontre des chrétiens. Que ce soit dans la vie quotidienne, au travail, dans la possibilité de vivre librement leur foi ou dans leurs rapports avec les autorités, ils sont victimes de discriminations et de persécutions massives. Au cours de la période prise en compte pour ses analyses, soit du 1er novembre 2018 au 31 octobre 2019, Portes Ouvertes a répertorié quelques 9500 fermetures, attaques ou destructions d'églises et institutions religieuses, contre 1850 l'année précédente.

    Les pays les plus touchés 

    La Corée du Nord est à nouveau en tête de l'Index (depuis 2002), suivie de l'Afghanistan, de la Somalie, de la Libye et du Pakistan.

    • En Corée du Nord, la dynastie au pouvoir perpétue une exigence de vénération absolue de la part de son peuple. Le calendrier national se calque sur la naissance du fondateur du pays, Kim Il Sung. Le dirigeant actuel, Kim Jong Un, maintient des dizaines de milliers de chrétiens en prison ou internés dans des camps de travail.
    • En Afghanistan et en Somalie (deuxième et troisième rangs), les chrétiens sont généralement des convertis d'arrière-plan musulman. Ils ne peuvent vivre leur nouvelle foi qu'en secret, car le rejet de l'islam est considéré comme un crime passible de mort. Les chrétiens libyens sont confrontés à une situation similaire, encore aggravée par l'instabilité et les conflits que traverse leur pays. 
    • Au Pakistan aussi, la violence contre les chrétiens reste au plus haut niveau. Les attaques contre les filles et les femmes chrétiennes sont toujours d'actualité et les lois antiblasphèmes en vigueur les obligent à être extrêmement prudentes. La situation est telle que les menaces d'assassinat s'étendent à quiconque s'engagerait à faire évoluer ces lois. La mobilisation des chrétiens du monde entier a conduit à l'acquittement de la chrétienne pakistanaise Asia Bibi, qui avait été condamnée à mort suite à une accusation de blasphème montée de toute pièce, et avait passé 9 ans en prison. Du Canada, où elle a trouvé refuge, elle déclarait avoir pardonné à ceux qui l'avaient emprisonnée et exigé sa mort. Elle a demandé au peuple pakistanais de ne pas oublier ceux «qui souffrent en prison depuis des années».

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  • 2019 : une année de martyrs

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    2019 a été une année de martyrs

    Pour Thomas Heine-Geldern, président de la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), « 2019 a été une année de martyrs, l’une des plus sanglantes dans l’histoire des chrétiens. Les attentats commis contre trois églises au Sri Lanka, qui ont coûté la vie à plus de 250 personnes, en a été la terrible apogée. Nous sommes également très préoccupés par la situation en Chine ou en Inde. »

    Selon Mr Heine-Geldern, un aspect positif est qu’ « en Europe occidentale, les personnalités politiques et les leaders d’opinion parlent désormais beaucoup plus de la liberté religieuse ». À titre d’exemple particulièrement encourageant, il cite le message vidéo du Prince Charles, héritier du trône britannique, enregistré à Noël pour l’Aide à l’Église en Détresse. Dans ce message, le prince attire l’attention sur la souffrance et la persécution croissantes des chrétiens dans le monde entier et lance un appel à la solidarité.

    Thomas Heine-Geldern, président exécutif de l’AED, à côté du portrait du père Werenfried, fondateur de l’oeuvre internationale

    Dans ce contexte, le président de l’AED rappelle la demande faite aux organisations multinationales et intergouvernementales – comme l’Union européenne ou l’ONU – de permettre et de protéger la liberté religieuse en tant que droit humain fondamental à tous les niveaux et dans tous les pays. « Ce sujet est abordé plus souvent, mais on entreprend encore toujours trop peu. Il est difficile de croire que dans un pays comme la France, on a encore enregistré cette année plus de 230 exactions commises contre des institutions chrétiennes. Les événements au Chili, où quarante églises ont été profanées et endommagées depuis la mi-octobre, sont aussi choquants. »

    En ce qui concerne l’Afrique, le président de l’AED est particulièrement préoccupé par la situation des chrétiens au Nigeria, où des terroristes islamistes de Boko Haram sévissent dans le nord du pays et le long de la frontière avec le Cameroun. « La veille de Noël, le village chrétien de Kwarangulum, situé dans l’État fédéral de Borno, a été attaqué par des djihadistes qui ont abattu sept personnes, enlevé une jeune femme et incendié les maisons et l’église. Un jour plus tard, un groupe dissident de Daesh a diffusé une vidéo qui, selon eux, montre l’exécution de dix chrétiens et d’un musulman dans le nord-est du Nigeria. Nous sommes profondément accablés par tous ces événements. Pendant que nous célébrons Noël, d’autres sont endeuillés et vivent dans la crainte. »

    L’année 2019 a également été fatale pour les chrétiens du Burkina Faso, poursuit Thomas Heine-Geldern. Dans certaines régions du pays, les chrétiens sont peu à peu expulsés, des établissements scolaires et des chapelles ont dû y être fermés. « Selon nos informations, au moins sept attaques ont été perpétrées contre des communautés catholiques et protestantes, durant lesquelles 34 chrétiens – dont deux prêtres et deux pasteurs – ont été assassinés. Nos partenaires de projet nous parlent d’une tentative de déstabiliser le pays, d’attiser des conflits religieux et d’enflammer la violence. »

    La situation des chrétiens au Proche-Orient a toujours été présente dans les pensées et les prières. À ce sujet, Mr Heine-Geldern revient sur les propos de l’archevêque d’Erbil, Mgr Bashar Matti Warda, qui a attiré l’attention sur le danger planant sur les chrétiens en Irak et sur leur situation : « l’invasion du groupement terroriste Daesh n’a été qu’une des nombreuses attaques contre cette communauté de chrétiens ». Avant l’émergence de Daesh, il y en avait déjà eu plusieurs autres « et à chaque attaque, le nombre de chrétiens en Irak – et en Syrie – diminue de façon spectaculaire». L’intensification de la crise au Liban aggrave également la situation des chrétiens dans le pays et crée en même temps, comme effet secondaire, de nombreux obstacles pour l’aide humanitaire à la population en Syrie.

    Cependant, Mr Heine-Geldern regarde aussi l’année avec gratitude : « Ce qui est magnifique dans notre travail, c’est qu’en sus de la croix et de la souffrance dont nous sommes témoins, il nous est aussi permis d’éprouver de très près l’immense dévouement et le grand amour de nombreuses personnes. Prenons par exemple la Syrie, un pays qui est toujours en guerre et qui en subit les conséquences. Au cours des dernières années, nous nous y sommes rendus à plusieurs reprises et avons été profondément impressionnés par la manière dont tous – laïcs engagés, religieuses, prêtres et évêques, soutenus par la générosité de nos donateurs – entreprennent tout leur possible et parfois même l’impossible pour atténuer la détresse spirituelle et matérielle des gens ».

    Par Maria Lozano & Jürgen Liminski

  • Une lettre du cardinal Zen dénonçant le "meurtre de l'Eglise de Chine" fait des remous

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    De Claire Lesegretain sur le site du journal La Croix :

    Polémique autour d’une lettre du cardinal chinois Zen

    Publiées ces jours-ci sur divers réseaux sociaux plutôt hostiles au pape François, une lettre et deux annexes que le cardinal Zen avait envoyées en septembre dernier aux membres du Collège des cardinaux, remettent en cause l’accord signé en septembre 2018 entre le Vatican et la Chine.

    09/01/2020

    « C’est en conscience que je vous écris à propos de problèmes qui ne concernent pas seulement l’Église en Chine mais toute l’Église, car nous, cardinaux, avons la lourde responsabilité d’aider le Saint-Père à diriger l’Église. » Ainsi commence la lettre, datée du 27 septembre 2019, que le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, 88 ans, évêque émérite de Hong Kong et connu comme l’un des principaux opposants au régime communiste chinois, a envoyée à tous les membres du Collège des cardinaux.

    Dans cette lettre, qui vient d’être rendue publique par des réseaux sociaux et agences plutôt hostiles au pape François, le cardinal Zen reprend l’analyse qu’il avait faite des « Orientations pastorales à propos de l’enregistrement civil du clergé en Chine », initialement publiées par le Vatican le 28 juin 2019, puis mises à jour le 8 juillet 2019.

    Cette lettre remet en cause l’accord signé entre le Saint-Siège et Pékin

    Rome voulait répondre aux évêques de Chine continentale qui demandaient quelle attitude adopter face à l’obligation d’un enregistrement civil - selon la nouvelle réglementation sur les activités religieuses. « Cet enregistrement civil implique presque toujours, rappelle le cardinal Zen, la signature d’un document dans lequel, malgré l’engagement pris par les autorités chinoises de respecter également la doctrine catholique, il faut déclarer accepter le principe d’indépendance, d’autonomie et d’auto-administration de l’Église en Chine ».

    Selon le cardinal chinois, « il est tout à fait clair qu’il (ce document) encourage les fidèles en Chine à entrer dans une Église schismatique, c’est-à-dire indépendante du pape et aux ordres du Parti communiste chinois » (PCC).

     À LIRE. Le Vatican en défense de la « liberté de conscience » des catholiques chinois

    Le cardinal Zen rappelle qu’il avait présenté le 10 juillet dernier sa « dubia » (doutes) au pape et que celui-ci lui avait promis de s’y intéresser : « mais à ce jour, je n’ai encore rien entendu ».

    Plus profondément, cette lettre aux cardinaux remet en cause l’accord (ad experimentum de deux ans) signé entre le Saint-Siège et Pékin en septembre 2018.

    « Rien n’a changé dans la politique religieuse du PCC »

    Dénonçant le fait que cet accord reste secret - y compris pour lui, cardinal chinois -, le cardinal Zen « espère pouvoir démontrer un jour (avec des documents d’archives) que l’accord signé est le même que celui que le pape Benoît XVI avait, à l’époque, refusé de signer ». Il cite d’ailleurs à plusieurs reprises la « Lettre de Benoît XVI aux catholiques de Chine » de 2013.

    Le cardinal Zen estime surtout que « rien n’a changé dans la politique religieuse du PCC » depuis cette signature. Et d’interpeller les membres du Collège cardinalice : « pouvons-nous assister passivement à ce meurtre de l’Église en Chine par ceux qui devraient la protéger et la défendre contre les ennemis ? »

    Dans les deux annexes qui suivent cette lettre, et qui sont des relectures comparatives des deux versions des « Orientations pastorales du Saint-Siège concernant l’enregistrement civil du clergé en Chine », le cardinal Zen veut donc démontrer que Pékin « nie ses promesses de respecter la doctrine catholique et l’état civil du clergé ».

    Le cardinal redoute que les « Orientations pastorales » soient « inversées »

    Ce que le gouvernement chinois demande, selon lui, n’est pas une simple déclaration mais « tout un système, dans lequel il n’y aura plus de liberté pastorale », et où tous les ordres du PCC devront être respectés, « y compris l’interdiction pour les moins de 18 ans de participer à toute activité religieuse ». Finalement, le cardinal Zen redoute que ces « Orientations pastorales » soient « radicalement inversées » par Pékin, « ce qui est normal devenant anormal, ce qui est légitime devenant toléré ».

    Parallèlement depuis plusieurs jours, plusieurs médias américains publient des informations à propos des mesures de normalisation - ou sinisation - que prépare Pékin pour contrôler plus étroitement les groupes et institutions religieux.

    Selon certaines fuites, ces nouvelles règles, attendues début février, seraient organisées en six sections et en 41 articles. L’article 5 stipulerait ainsi : « Les organisations religieuses doivent adhérer à la direction du PCC, respecter la Constitution, les lois, les règlements et les ordonnances politiques. Ils doivent également adhérer au principe d’indépendance et d’autonomie, adhérer aux directives sur les religions, mettre en œuvre les valeurs du socialisme. »

  • Endoctrinement : des mots tels que "Dieu", "Christ" ou "Bible" sont exclus des écoles chinoises

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Pékin continue sa répression sur l’éducation en bannissant les manuels étrangers des écoles

    10/01/2020

    Le parti communiste chinois a publié de nouvelles directives interdisant l’usage de manuels scolaires étrangers dans les écoles primaires et secondaires. Ces directives imposent aux auteurs, aux éditeurs et aux enseignants de soutenir « l’esprit de la pensée de Xi Jinping » dans tous les manuels. Cette décision souligne le contrôle strict imposé sur l’éducation des jeunes, qui ne se limite pas aux salles de classe. Ainsi, au Tibet pour la 3e année consécutive, les autorités ont rappelé aux familles de Lhassa l’interdiction de toute activité religieuse pour les enfants durant les vacances d’hiver.

    Le 19 décembre, le parti communiste chinois a annoncé de nouvelles directives sur l’usage de manuels étrangers et autre matériel pédagogique. Elles ont été publiées sur le site internet officiel du ministère de l’Éducation, afin de demander aux enseignants, aux auteurs et aux éditeurs de respecter « l’esprit de la pensée de Xi Jinping »« Les supports pédagogiques utilisés par les écoles primaires et secondaires doivent refléter la volonté du parti et de l’État », est-il affirmé, en stipulant que tous les textes pédagogiques doivent être soumis à l’analyse politique d’experts sur le marxisme, sur la culture traditionnelle chinoise et sur les valeurs révolutionnaires. Les manuels scolaires et tout autre matériel pédagogique seront abandonnés en cas de « problèmes vis à vis de la direction politique et des valeurs contenues dans les manuels »« Les écoles obligatoires [jusqu’à l’âge de 16 ans en Chine] ne peuvent utiliser de matériel pédagogique étranger » poursuivent les nouvelles orientations. À propos des élèves en dernière année de lycée, elles ajoutent que « les établissements doivent suivre la politique nationale quant à la sélection de manuels scolaires étrangers ».

    Sinisation et endoctrinement

    Le 9 décembre 2016, les autorités chinoises ont lancé une campagne afin d’accentuer l’éducation idéologique et politique, lors d’une conférence sur le travail idéologique et politique dans les universités (思想 政治 教育, IPE). À cette occasion, le président Xi Jinping avait pris la parole en réaffirmant la suprématie du marxisme et du socialisme dans les établissements supérieurs chinois, et en faisant pression pour poursuivre les efforts dans ce but afin d’endoctriner les 37 millions d’étudiants universitaires chinois. En août dernier, les autorités ont également banni des mots tels que « Dieu », « Bible » et « Christ » des manuels destinés aux écoles primaires. Ces mots ont même été supprimé des manuels étrangers, dans une tentative de réduire l’influence des religions (en particulier du christianisme) et de poursuivre la sinisation des religions.

    Certaines références ont également été retirées des traductions chinoises de quatre contes classiques, publiés par la People’s Education Press, dont La petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, et Robinson Crusoé de Daniel Defoe. La politique de Pékin concernant l’éducation au Tibet est également étroitement surveillée ces derniers temps. Ainsi, la Campagne internationale pour le Tibet (ICT), une ONG internationale basée à Washington, a dénoncé une directive datée du 31 décembre, envoyée par l’école primaire Chengguan Haicheng de Lhassa aux parents d’élèves, contenant des recommandations sur les projets et devoirs scolaires à effectuer durant les vacances d’hiver, ainsi que sur la santé et sur les comportements interdits, dont les activités religieuses. La directive a également invité les parents à soutenir les « quatre interdits » – à savoir patiner sur les rivières, entrer dans les cybercafés ou autres lieux de divertissement, porter des couteaux et autres objets dangereux, et sortir seul.

    (Avec Asianews, Pékin)

  • Débordements antichrétiens au Chili : une église incendiée

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    De Vatican News :

    Église incendiée au Chili : «Ils ont brûlé le temple mais ils n’ont pas brûlé la foi»

    Lors de la première manifestation de l'année contre le gouvernement du président Piñera, des manifestants ont brûlé l'église San François Borgia et son mobilier le vendredi 3 janvier. L'évêque du diocèse aux armées, Mgr Santiago Silva Retamales, a célébré la messe de réparation pour cette église rattachée à sa juridiction.

    Alina Tufani - Cité du Vatican

    L'évêque du diocèse aux Armées du Chili, Mgr Santiago Silva, a présidé une messe de réparation devant l'église de San Francisco Borgia, dédiée à la gendarmerie, qui a été incendié vendredi dernier par un groupe d'hommes cagoulés qui manifestaient sur une place voisine.

    «Ils ont brûlé le temple, mais ils n'ont pas brûlé la communauté, ils n'ont pas brûlé la foi», a dit Mgr Silva pendant l'homélie de la messe à laquelle ont participé le nouveau nonce apostolique au Chili, Mgr Alberto Ortega Martin, les évêques auxiliaires de l'archidiocèse de Santiago, les aumôniers des trois branches des Forces armées, le directeur général des carabiniers et des centaines d'officiers et de civils.

    Le besoin d’une «conversion du cœur»

    Dans un autel improvisé devant les portes brûlées de l'église, l'évêque aux Armées a réfléchi sur «la violence, les justes désirs du peuple, le manque de dialogue, le manque de respect pour les personnes et les institutions», qui se sont exprimés à travers les manifestations et les émeutes de rue qui, depuis octobre 2019, ont plongé dans le chaos plusieurs villes du pays, en particulier la capitale. «Nous avons besoin d'une conversion du cœur, afin que le Seigneur, face à cette église institutionnelle détruite des carabiniers, ne nous fasse jamais perdre le désir d'avoir un Sauveur pour que nous puissions reconstruire notre société, comme une société dans la justice, la paix et la loi», a souligné Mgr Silva.

    L'église saint François Borgia, construite à la fin du XIXe siècle et assignée aux gendarmes en 1976, a été attaquée par un groupe d'hommes cagoulés qui participaient à une manifestation sur une place toute proche. Les manifestants ont sorti des chaises, des meubles et des Bibles qui ont été brûlés devant l'enceinte alors que l'intérieur de l'église était complètement détruit, car les vandales ont bloqué l'action des pompiers pour maîtriser le feu.

    À la fin de la messe de réparation, en même temps que la prière de l'Ave Maria, la communauté a été invitée à ouvrir et à passer les portes de l'église brûlée.

  • Nouvelle répression de la liberté religieuse en Chine

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    Catholic Church of the Saviour in Xicheng District, Beijing, China
    Église catholique du Sauveur dans le district de Xicheng, Pékin, Chine (Shutterstock)

    La Chine annonce une nouvelle répression de la liberté religieuse

    Les nouvelles «mesures administratives pour les groupes religieux» contrôleront tous les aspects de l'activité religieuse en Chine et exigeront que toutes les religions et les croyants en Chine se conforment aux réglementations émises par le Parti communiste chinois, qui doit être reconnu comme l'autorité supérieure.

    Catholic News Agency - 1er janvier

    BEIJING, Chine - La Chine appliquera de nouvelles restrictions aux groupes religieux, organisations, réunions et autres événements connexes à partir du 1er février.

    Les médias contrôlés par l'État du pays ont annoncé la nouvelle politique le 30 décembre, après que les autorités chinoises ont décidé de réprimer davantage les catholiques de l'archidiocèse de Fuzhou qui refusent de rejoindre l'Association patriotique catholique chinoise.

    Selon UCA News, les nouvelles «Mesures administratives pour les groupes religieux», qui se composent de six sections et 41 articles, contrôleront tous les aspects de l'activité religieuse en Chine, et exigeront que toutes les religions et les croyants en Chine se conforment aux réglementations émises par le Parti communiste chinois, qui doit être reconnu comme l'autorité supérieure.

    «Les organisations religieuses doivent adhérer à la direction du Parti communiste chinois, respecter la constitution, les lois, les règlements, les ordonnances et les politiques, adhérer au principe d'indépendance et d'autonomie gouvernementale, adhérer aux directives sur les religions en Chine, mettre en œuvre les valeurs de socialisme », précise l'article 5 des nouvelles politiques.

    À l'article 17, il est stipulé que «les organisations religieuses doivent diffuser les principes et les politiques du Parti communiste chinois», tout en exigeant que «le personnel religieux et les citoyens religieux soutiennent la direction du Parti communiste chinois, soutiennent le système socialiste, adhèrent et respectent la voie du socialisme aux caractéristiques chinoises. »

    D’autres articles des nouvelles mesures stipulent que les organisations religieuses «doivent mettre en place un système d’apprentissage» pour former les employés à l’alignement sur les politiques du Parti communiste chinois, et exigent également que les autorités gouvernementales soient impliquées dans la sélection des responsables religieux et impliquées dans les débats.

    L'article 34 stipule que «sans l'approbation du département des affaires religieuses du gouvernement populaire, ni l'enregistrement auprès du département des affaires civiles du gouvernement populaire, aucune activité ne peut être menée au nom des groupes religieux». Cela signifie que les «églises de maison» ou toute forme d'églises souterraines est illégale.

    Pendant des décennies après la révolution communiste en Chine, l'Église catholique «souterraine» a existé en pleine communion avec Rome, tandis que l'Association patriotique catholique chinoise parrainée par l'État (CPCA), a consacré des évêques choisis par les autorités gouvernementales et a existé dans un état de schisme.

    En septembre 2018, un accord provisoire entre Pékin et les responsables du Vatican a été annoncé, destiné à unifier l'Église clandestine et la CPCA. Bien que les termes de l'accord aient été gardés confidentiels, il donnerait à la CPCA le droit de choisir une liste de candidats à l'épiscopat, parmi lesquels le pape ferait un choix.

    Depuis l'accord, les églises et évêques clandestins de Chine ont été soumis à une campagne coercitive pour s'aligner sur la CPCA. Certaines églises ont été fermées ou détruites par le gouvernement pour ne pas avoir adhéré à la CPCA.

    Dans l'archidiocèse de Fuzhou, situé dans le sud-est de la Chine, plus de 100 églises ont été fermées par le gouvernement depuis août 2019. La répression a commencé après que seulement cinq membres du clergé ont assisté à une «conférence de formation» parrainée par le United Front Work Department et le Bureau des affaires ethniques et religieuses.

    Les églises catholiques de la ville de Fuqing ont été fermées à clé et des caméras de surveillance ont été installées pour éloigner les paroissiens. Fuqing est la ville natale du père Lin Yuntuan, qui était l'administrateur apostolique de l'archidiocèse de Fuzhou.

    Selon la publication Bitter Winter, le gouvernement considère le Père Lin comme une «figure charismatique et influente» qui empêche la fusion de l'Église clandestine avec la CPCA.

    Un prêtre de Fuqing a déclaré à Bitter Winter que le gouvernement visait ce qu'ils ont appelé des "prêtres rebelles" dans la province qui refusent de rejoindre la CPCA.

    D'autres prêtres ont déclaré qu'il leur était interdit de se rencontrer et faisaient l'objet d'un harcèlement constant de la part du gouvernement.

  • 2019 : l'année où les attaques anti-chrétiennes en Europe ont battu tous les records

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    De Soeren Kern sur le site du Gatestone Institute :

    Europe : les Attaques Anti-Chrétiennes ont Battu Tous les Records en 2019

    • Les médias européens font rarement mention du vandalisme anti-chrétien ; mais en février 2019, ils ont commencé à s'y intéresser quand neuf églises ont été attaquées en l'espace de deux semaines. L'incendie suspect qui a ravagé l'emblématique Notre-Dame de Paris en avril 2019, a de nouveau ramené le sujet à la Une. Mais la chape de silence est depuis, retombée.
    • « Chercher à détruire ou endommager des édifices chrétiens est une manière de faire « table rase » du passé. » - Annie Genevard, députée Les Républicains, entretien accordé au Figaro, le 2 avril 2019.
    • « Dans le passé, même si l'on n'était pas chrétien, l'expression du sacré était respectée. La liberté religieuse est aujourd'hui clairement menacée. La laïcité ne doit pas être un rejet du religieux, mais un principe de neutralité qui laisse chacun libre d'exprimer sa foi. » - Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, entretien accordé au magazine italien Il Timone, 5 août 2019.

    L'hostilité anti-chrétienne se répand en Europe occidentale. En 2019, jour après jour, des églises et des symboles chrétiens ont été délibérément attaqués. Le problème a fait la une des journaux en avril 2019, quand un incendie suspect a ravagé l'emblématique cathédrale Notre-Dame de Paris (photo). Mais depuis, la chape de silence médiatique est à nouveau retombée. (Photo de Véronique de Viguerie / Getty Images)

    L'hostilité anti-chrétienne se répand en Europe occidentale. En 2019, jour après jour, des églises et des symboles chrétiens ont été délibérément attaqués.

    Le Gatestone Institute a passé en revue des milliers d'articles de presse, de rapports de police, d'enquêtes parlementaires, de publications sur les réseaux sociaux et de blogs spécialisés tant en Grande-Bretagne, qu'en France, Allemagne, Irlande, Italie et Espagne. Notre recherche a établi qu'environ 3000 églises, écoles, cimetières et monuments chrétiens ont été vandalisés, pillés ou dégradés en Europe, en 2019 - ce qui constitue une année record pour les sacrilèges anti-chrétien sur le continent.

    La violence contre les sites chrétiens est la plus répandue en France. Si l'on en croit les statistiques gouvernementales, les églises, écoles, cimetières et monuments chrétiens sont vandalisés, profanés et brûlés au rythme de trois par jour en moyenne. En Allemagne, les attaques contre les églises chrétiennes se produisent à un rythme moyen de deux par jour, selon les déclarations de police.

    Les attaques contre les églises et les symboles chrétiens sont également monnaie courante en Belgique, en Grande-Bretagne, au Danemark, en Irlande, en Italie et en Espagne. Les sites et symboles du catholicisme romain sont visés en premier, mais en Allemagne, les temples protestants sont également pris pour cible.

    Les auteurs de violences antichrétiennes - qui vont des incendies criminels au vandalisme en passant par la défécation, le sacrilège, le pillage, la moquerie, la profanation, le satanisme, le vol, et le crachat - sont rarement arrêtés. Lorsqu'ils le sont, la police et les médias censurent leur identité et leur origine ethnique. Les suspects sont la plupart du temps traités en déséquilibrés ; si bien que les attaques anti-chrétiennes ne sont pas classées comme des crimes de haine.

    En France et en Allemagne, cette envolée des attaques antichrétiennes a coïncidé avec l'immigration de masse en provenance du monde musulman. L'absence de statistiques officielles sur les auteurs et les motivations empêche de savoir précisément combien d'attaques peuvent être attribuées à l'antichristianisme musulman ou à la cause jihadiste.

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  • Chine : hors de l'Eglise patriotique, pas de salut

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    De Ye Ling sur le site Bitter Winter :

    La pression augmente sur les objecteurs de conscience catholiques

    05/01

    Le gouvernement a fermé plus de 100 lieux de culte dans l'archidiocèse de Fuzhou dirigés par des prêtres qui ne se résignent pas à rejoindre l'Église patriotique. (APCC : l'Eglise de l'Association patriotique catholique de Chine fait allégeance au Parti communiste chinois.)

    Pour endoctriner et "transformer" les objecteurs de conscience catholiques, à la fin du mois d'août, les sections du Département du travail du Front uni et du Bureau des affaires ethniques et religieuses de Fuzhou, capitale de la province sud-est du Fujian, ont organisé une formation de trois jours, dédiée au clergé de l'archidiocèse de Fuzhou. Cependant, seulement cinq prêtres étaient présents et cela a irrité le régime.

    En représailles, l'administration a saisi plus d'une centaine de salles de réunion utilisées par l'archidiocèse. Dans la ville ayant le statut de comté de Fuqing, administrée par Fuzhou et le lieu de naissance de Don Lin Yuntuan (l'ancien administrateur apostolique et commissaire du Vatican à Fuzhou), tous les lieux de culte catholiques ont été fermés.

    L’amministrazione cittadina di Fuqing ha chiuso numerose sale cattoliche e vi ha installato telecamere di sorveglianza

    L'administration de la ville de Fuqing a fermé plusieurs salles catholiques et y a installé des caméras de surveillance

    Un prêtre de Fuqing a déclaré à Bitter Winter que le gouvernement est convaincu que Don Lin, une figure charismatique et influente de l'archidiocèse, dirige les objecteurs de conscience catholiques qui refusent de rejoindre l'Association patriotique catholique chinoise (APCC). Le PCC le voit comme un obstacle au processus de "standardisation et transformation" du clergé catholique. C'est pourquoi le Parti veut faire pression sur Don Lin, fermant tous les lieux de culte à Fuqing et espérant que le prêtre commencera par conséquent à collaborer avec l'administration.

    I fedeli della comunità raccolti nella chiesa Haiyan nel distretto di Jin’an a Fuqing
    Les fidèles de la communauté se sont réunis dans l'église Haiyan dans le quartier Jin'an de Fuqing

    Selon nos sources, tous les locaux appartenant à ce qui était connu comme l'Eglise catholique clandestine des districts de Jin'an et Gulou à Fuzhou ont été fermées. En octobre, l'administration a déposé une notification de démolition dans la célèbre église Haiyan (海燕 教堂 haiyàn jiàotáng) du district de Jin'an, déclarant qu'il s'agissait d'une "salle de réunion illégale". Quatre caméras de surveillance ont ensuite été installées dans l'église.

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  • Espagne : de sombres perspectives ?

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    Lu sur kath.net :

    Formation du gouvernement espagnol - Les catholiques tirent la sonnette d'alarme

     
     
     
     
     
    La coalition de gauche proposée est toute récente, mais elle suscite déjà de grandes inquiétudes: l'avortement et l'euthanasie vont-ils augmenter, y aura-t-il davantage d'idéologie de genre, va-t-on exproprier des biens de l'Eglise?

    Madrid (kath.net/pl) / Les dirigeants des deux partis PSOE (socialistes) et Podemos (extrême gauche) ont approuvé un programme de base pour une éventuelle coalition de gauche pour former un gouvernement espagnol. Cependant, ces deux partis ont encore besoin d'un autre parti dans leur coalition pour pouvoir gouverner, et il n'est pas certain qu'un autre parti puisse être trouvé.

    Les parents, les enseignants et les écoles catholiques tirent déjà l'alarme. Cette coalition pourrait signifier que l'avortement et l'euthanasie seraient légalisés dans une plus large mesure qu'auparavant, que l'idéologie de genre recevrait plus de place, que les chrétiens catholiques seraient attaqués dans divers domaines. Il pourrait même y avoir une expropriation des biens de l'Eglise.

    Les élections législatives espagnoles du 10 novembre 2019 n'ont pas abouti à une majorité claire. Le PSOE socialiste est sorti des élections comme le parti le plus fort, ayant remporté 28%, le Partido Popular chrétien-démocrate 20,8%. Podemos a gagné 12,86% et était ainsi derrière le VOX national conservateur (15%). La formation du gouvernement est considérée comme difficile.

  • Des crèches de Noël vandalisées en Flandre

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    De Veerle Deblauwe sur le site de la VRT (vrtNEWS) :

    Crèches à Ypres et Marke endommagées par des vandales

    Plusieurs crèches en Flandre occidentale ont été victimes de vandalisme ces derniers jours. Les personnages ont été endommagés pour la troisième fois dans la crèche d'Ypres. Et à Marke, l'enfant était même suspendu au-dessus d'un tunnel.

    Mar 31 déc 2019

    Le week-end dernier, la crèche de la cathédrale d'Ypres a été endommagée pour la troisième fois. Des vandales ont enduit les personnages de ketchup et ont complètement démantelé l'enfant Jésus. Plus tôt, les autres personnages ont été démantelés et le chapeau de Joseph a déjà disparu deux fois. Sœur Lieve Desodt est fatiguée de répèter: "Je voudrais en rester là. Les gens peuvent constater que certains n'ont aucun respect." Sœur Lieve va maintenant rendre aux personnages leur ancien lustre. "Les gens m'ont dit qu'ils pensaient que c'était trop choquant pour les enfants." Elle dépose maintenant une plainte auprès de la police. Il n'y a aucune trace des auteurs pour le moment. 

    Enfant Jésus pendu

    L'enfant Jésus a également disparu de la crèche dans un quartier de Marke. Il a soudainement disparu le lendemain de Noël. Ce matin, le petit personnage a été retrouvé, suspendu par la tête dans le passage donnant accès au quartier, dans l'Aardweg. On ne sait pas précisément qui a fait cela. 

  • L'année 2020 s'annonce mal pour les chrétiens de Chine

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    De Daniel Hamiche sur le site christianophobie.fr :

    Chine : l’année 2020 s’annonce mal pour les chrétiens

    De nouvelles mesures prises par les communistes chinois, vont encore aggraver la situation des croyants, et notamment de chrétiens. Les autorités communistes viennent d’annoncer le 30 décembre 2019, de nouvelles mesures administratives qui entreront en vigueur dès le 1er février prochain. Elles complètent et aggravent celles prises voici deux ans et mises en application le 1er février 2018. Le document Mesures administratives pour les groupes religieux, rendu public par l’agence officielle Xinhua, se compose de six chapitres et de quarante-et-un articles traitant de tout ce qui relève de l’administration et de la gestion des communautés de croyants dans tout le pays et à tous les niveaux. Qu’il s’agisse de formation, de rassemblements de projets à long terme ou au jour le jour, tout doit être approuvé par le département des Affaires religieuses du gouvernement chinois. Outre ce nouveau carcan destiné à contrôler les communautés de croyants, les nouvelles dispositions obligent les dirigeants religieux à soutenir, promouvoir et appliquer une soumission totale au Parti communiste chinois auprès de tous leurs membres. Tous doivent reconnaître le caractère dirigeant du Parti, adhérer et diffuser les principes qu’il édicte. Comme l’a commenté un prêtre catholique chinois : « Pratiquement, peu importe votre religion. Que vous soyez bouddhiste, taoïste, musulman ou chrétien, la seule religion permise c’est la foi dans le Parti communiste chinois »…