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Livres - Publications - Page 164

  • Une approche de la question du Mal

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    C'est le péché qui convertit

     

     
    Un entretien avec l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur son dernier livre, paru dans le numéro de janvier de Monde et Vie...
    M. l’abbé, vous venez de publier Une histoire du mal
     
    , aux éditions Via romana. J’ai cru comprendre que, sous ce titre, vous entendiez traiter du problème du mal. Mais sur un tel sujet – un sujet aussi rebattu - vous avez vraiment du nouveau à apporter ?
    Je crois qu’il y a moyen de proposer au lecteur une approche enfin radicale de la question. 
     
    Aujourd’hui les théologiens, à la suite du Père Jean-Miguel Garrigues, sont très soucieux d’insister sur le fait que Dieu est innocent du mal, dont il n’aurait même pas connaissance. On est dans une culture de l'excuse ! Mon postulat de départ est exactement inverse : c’est le péché de l’homme qui a entraîné Dieu à se faire homme et à vouloir mourir sur la Croix, pour partager avec nous tout le mal du monde. Il aurait pu nous racheter autrement. Il a pris au sérieux, il a pris au tragique l’existence du mal, il en a pris... sa part de responsabilité au point de vouloir en subir les affres dans son humanité. Voilà la réponse chrétienne, telle qu’elle est enseignée par Thomas d’Aquin. 
     
    Duns Scot et tant d’autres, eux, veulent faire du mal une simple question académique, une « problématique » consciencieusement posée, qui ne change rien à rien, suscite au mieux l’indifférence, au pire le scandale, par des « explications » toutes marginales. En contraste avec les finasseries des théologiens, la réponse christique est la seule qui apparaisse à la hauteur de la question. Sur ce point les philosophes aussi se sont égarés, un Platon disant que le mal est « seulement une ignorance », un Spinoza expliquant que le bien et le mal ont la même nécessité et que l’Etat peut ordonner le mal sans qu’on ait le moindre droit de désobéir.
    Votre livre, excusez-moi, ce n’est pas une histoire du mal, c’est un cours de morale que vous nous administrez ?
    Aristote a longuement expliqué à Platon que la morale ne s’enseigne pas. Je n’en ferai donc pas un cours mais une histoire, l’histoire du mal, qui, à tout moment, peut se changer en bien. Quand le mal n’a plus d’histoire, c’est l’enfer, l’immobilisation, la pétrification définitive  dans le mal. La Bible, Ancien et Nouveau Testament, nous offre une longue histoire du mal et nous présente les moyens à prendre pour s’en délivrer. 
     
    Pourquoi les cours de morale ne servent à rien ? Parce que l’homme ne maîtrise jamais la connaissance du bien et du mal. Il découvre le bien et le mal en quelque sorte à l’instinct, et, comme le disait déjà Aristote, dans une sorte de divination (Rhétorique 1, 13). Comment voulez-vous donner un cours de divination ? Le Serpent a prétendu donner ce cours à Eve ; on sait ce qu’il est advenu quand elle a commencé à goûter de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et à en offrir à Adam… « Leurs yeux se sont ouverts et ils ont vu qu’ils étaient nus… ». 
     
    Bref c’est le début des « emmerdements », auxquels ils réagissent en se faisant immédiatement des vêtements avec ce qu’ils ont sous la main : les feuilles de figuier. Ainsi, dès l’origine, le calcul, la volonté de « savoir » déchaîne non pas la sexualité qui est naturelle, mais une violence sexuelle, qui oblige Adam et Eve à la pudeur… Vous me reprochez de donner un cours de morale ? Alors il est vrai que je fais l’éloge de la pudeur, cette passion proche de la peur, qui intercède pour l’humanité de l’homme et qui exprime la fragilité de l’esprit face aux emballements de la chair.
    Est-ce que ce livre constitue une parenthèse dans votre travail ou bien s’inscrit-il dans la suite logique de vos précédents ouvrages ?
    Je me situe dans la perspective ouverte dans mon livre précédent Parier avec Pascal, dont le dernier chapitre aborde le problème du mal, en en faisant la clé du Pari. Il faut parier, oui, parier sur Dieu c’est évident, ne serait-ce que pour être meilleur, pour ne pas nous laisser déborder par l'étrange puissance du mal, ne serait-ce que pour échapper à la médiocrité de nos calculs à la petite semaine. 
     
    Par ailleurs, dans le Cajétan comme dans le Pascal,j’avais étudié ce que Bruno Pinchard appelle le dédoublement de la raison. C’est un fil rouge que je continue à dévider ici. Il ne faut pas réduire l’intelligence à la raison. La raison procède par identification ou par identités successives : a = b ; b = c ; donc a = c. Mais il y a beaucoup de domaines de l’existence, à commencer par les plus quotidiens, dans lesquels on ne peut rien mesurer. Il est donc impossible, en l'absence de mesure d’établir la moindre identité, la moindre égalité. L'intelligence est-elle sans ressource quand elle ne peut plus établir l'identité entre deux choses ou entre deux idées, pour obtenir une démonstration ? Non ! Reste à procéder par des ressemblances, des analogies. L’intelligence analogique est la seule capable de s’intéresser à l’immense domaine spirituel. 
     
    Prenons un exemple : quelle réponse la raison (avec son identité et ses démonstrations) peut-elle apporter à la grande question du bien et du mal ? Aucune. Pour répondre, nous devons convoquer l’intelligence méditative et, selon l’ordre de Pascal à sa sœur Gilberte, « ne jamais perdre pendant un temps trop long la grande pensée de la ressemblance ». Le bien ne se démontre pas. Il s'estime. Le mal ne se prouve pas, il se ressent. La volonté desavoir dans le domaine de la morale ne parvient jamais à ses fins. D’où la nécessité pratique de la foi ! Et de l'amour : mais qu'on le veuille ou non, c'est la même chose.
    Pourquoi le Caïn de Coypel sur la couverture de votre Histoire du mal ?
    Regardez bien son regard et vous comprendrez tout. Caïn fratricide obtient la miséricorde et la protection de Yahvé. Ses yeux se sont ouverts. Ils sont éperdus de reconnaissance et encore mouillés de peur. Son horrible péché, son fratricide l’a converti !
    (Propos recueillis par Louise Labrunie)


    Guillaume de Tanoüarn, Une histoire du mal, éd. Via romana 2014, 278 pp. 24 euros (à commander franco de port au Centre Saint Paul, 12 rue Saint Joseph 75 002 Paris)
  • la corruption : une pathologie capitale de l’âme humaine

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    De Carmine Tabarro sut le site de l’agence Zenit :

    media_xll_5683690.jpgROME, 23 janvier 2014 (Zenit.org) - La corruption est une pathologie sociale qui est en train de détruire la politique, l’économie, la culture, la société. De Wilhelm Griesinger à Carl Wernicke, d’Emil Kraepelin à Sigmund Freud, les vices traversent toute la vision anthropologique de l’homme à partir de Platon, pour se transformer en manifestation « psychopathologique ».

    Ce qui fut autrefois la particularité d’une minorité, semble aujourd’hui l’ethos de notre société. Cela signifie que la corruption (comme d’autres vices capitaux), n’est pas seulement une évidence morale, mais un mal qui revêt les caractéristiques d’une pathologie. Les sciences psychiatriques montrent de plus en plus comment ce problème de nature moral, caractérisé par des troubles de l’esprit, est en train de se transformer en une vraie plaie sociale.

    Autrement dit le cœur humain perd sa dignité et s’attaque à l’argent et au pouvoir pour les transformer en idoles et en devenir esclave.

    C’est là que se cache la destruction intérieure et psychologique de la corruption, qui est autre chose qu’un péché, au point de faire dire au pape François, quand il était encore archevêque de Buenos Aires « ça nous fera beaucoup de bien, à la lumière de la Parole de Dieu, d’apprendre à discerner les différentes situations de corruption qui nous entourent et nous menacent avec leurs séductions… ça nous fera beaucoup de bien de nous redire les uns les autres: Pécheur oui, corrompu non !, et de le dire avec crainte, afin qu’il ne nous arrive pas d’accepter l’état de corruption comme si cela était un péché de plus ».

    « Le corrompu – a déclaré et écrit Mario Bergoglio – passe sa vie au milieu des raccourcis de l’opportunisme, au prix de sa propre dignité et de celle des autres. Le corrompu a le visage d’une sainte nitouche qui a l’air de dire « je n’y suis pour rien », comme disait ma grand-mère. Il mériterait un doctorat honoris causa en cosmétique sociale. Et le pire c’est qu’il finit par y croire. Oh ! combien il est difficile que la prophétie puisse entrer là-dedans! C’est pourquoi, même si nous disons pécheur oui, crions avec force mais corrompu, non ! » Ces paroles, le pape les a prononcées en 2005 quand il était archevêque de Buenos Aires.  Elles ont été rassemblées plus tard dans le livre « Guérir de la corruption ».

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  • "Augustin ou le Maître est là" tiré de l'oubli grâce au pape François

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    PHO7529c4c0-7f6d-11e3-a3d8-f2e1126077f4-300x470.jpgLu sur le Figaro.fr :

    Joseph Malègue sauvé par le pape François

    Augustin ou le Maître est là, le grand livre de cet écrivain français tombé dans l'oubli est réédité grâce au souverain pontife, qui l'a cité à plusieurs reprises.

    C'est donc à Jorge Maria Bergoglio, pape François, que l'on doit la remise en circulation de Augustin ou le maître est là, génial et étonnant roman de Joseph Malègue publié en 1933 et injustement ignoré par les histoires littéraires. Dans un long entretien d'août 2013, le Pape a en effet évoqué Joseph Malègue parmi ses romanciers de prédilection. Quelques mois auparavant, en citant Léon Bloy à l'occasion de sa première homélie romaine, il avait rendu hommage à un pamphlétaire catholique à demi oublié ; mais avec Joseph Malègue, il est allé plus loin, puisque c'est un écrivain complètement oublié qu'il a tiré du purgatoire.

    Cherchez dans les dictionnaires, dans les encyclopédies. Vous ne trouverez rien, ou presque. François Mauriac, qui a lu Augustin et l'a semble-t-il admiré, ne l'évoque nulle part dans son Bloc-notes. ­Malègue était mort en 1940, Bernanos en 1948, l'époque du roman ­catholique semblait close. Seule l'Histoire chrétienne de la littérature (1996) de Jean Duchesne a fait une place au romancier évoqué par le Saint-Père. Mais comme un auteur du second rayon, remisé entre Édouard Estaunié, Daniel-Rops, Maxence van der Meersch et ­Gilbert Cesbron.

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  • Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin

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    9782740318003.jpgL'impératrice sainte Hélène : à la croisée de l'Orient et de l'Occident : histoire, traditions, légendes

    Hélène Yvert-Jalu

    Téqui, Paris, collection Les saints du monde, (décembre 2013)

    Présentation sur le site de La Procure :

    Résumé

    Portrait d’Hélène, mère de l'empereur romain Constantin le Grand, convertie au christianisme. L'auteure replace sa vie dans le contexte social, politique et culturel de son époque et éclaire sa contribution à l'Eglise notamment en servant de lien entre catholiques et orthodoxes, entre Orient et Occident. Les coutumes populaires liées à sainte Hélène et son iconographie sont également examinées.

    Quatrième de couverture

    L'illustre empereur Constantin ne serait sans doute pas le premier empereur chrétien sans sa mère, l'impératrice Hélène, et cette dernière n'aurait sans doute pas «découvert» la Sainte Croix sans l'aide matérielle de son fils. Tous les deux étaient intimement liés par leur amour réciproque et leur rôle politique. Ainsi ne peut-on pas évoquer l'un sans évoquer l'autre...

    L'auteur, Docteur ès Lettres, a voulu rendre justice à cette grande dame trop méconnue au destin fabuleux et d'une origine très modeste. Pour ce faire, Hélène Yvert-Jalu a fait appel à une multitude de sources, aussi bien historiques que tirées de la tradition de l'Église orientale ou de légendes et coutumes diverses, ou encore de la numismatique et de l'art.

    L'auteur montre tout ce que l'Église doit à sainte Hélène et apporte une contribution notable à la connaissance de l'Antiquité tardive dans la seconde moitié du IIIe siècle et au début du IVe siècle. L'Impératrice fut un lien fort entre catholiques et orthodoxes, entre l'Orient et l'Occident, et contribua ainsi à l'unité de l'Église universelle.

  • « François, vie et révolution »

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    L’agence « Zenit » présente l’ouvrage de la journaliste  argentine Elisabetha Piqué,  qui vient de paraître sous ce titre :

    « ROME, 18 janvier 2014 (Zenit.org) - « [Le pape François] a toujours dit qu’il ne concevait qu’une seule pastorale, celle du face à face », souligne le cardinal Murphy-O’ Connor, en présentant la biographie « François, vie et révolution », le 14 janvier, à Rome.

    L’ouvrage, rédigé par la journaliste argentine Elisabetta Piqué, correspondante de « La Nacion » à Buenos Aires et édité par « Lindau », a été présenté par le cardinal anglais Cormac Murphy-O’ Connor, le rabbin argentin Abraham Skorka, recteur du Séminaire rabbinique latino-américain de Buenos Aires, le jésuite argentin Humberto Miguel Yanez, ordonné prêtre par le cardinal Bergoglio, et professeur à la Grégorienne. Giuseppe Rusconi évoque cette rencontre, sur son site Rosso Porpora.

    « Jorge Mario Bergoglio a été très influencé par sa grand-mère, par sa famille, par l’Eglise locale, par la foi populaire, par l’école et par les jésuites », a déclaré le cardinal Murphy-O’connor, estimant que le pape « guide les personnes d’une main ferme tout en ayant une profonde dimension spirituelle. Il a toujours dit qu’il ne concevait qu’une seule pastorale, celle du face à face ».

    Bien qu’il « ne faille pas faire peser sur le nouveau pape des attentes exagérées », cependant « la majorité de ceux qui ont voté le cardinal Bergoglio au conclave ne s’attendait pas à tant d’air frais », a-t-il ajouté.

    Le cardinal a également rendu hommage à Benoît XVI: « Je pense que l’histoire saura apprécier tout ce qu’a fait Benoît XVI comme théologien et comme pasteur ». Entre François et Benoît XVI « il y a des différences de style, mais pas de doctrine. Pour le pape François, la réception et l’actualisation du Concile sont très importantes », a-t-il conclu.

    « En octobre 2012, le Grand Chancelier de l’université catholique de Buenos Aires – cardinal Bergoglio – eut un geste révolutionnaire, le premier en Amérique Latine : il me conféra, à moi, juif, rabbin, le doctorat honoris causa. Et il me dit: "Vous ne pouvez imaginer combien j’ai rêvé un moment comme celui-ci" », témoigne le Rabbin Skorka.

    C’est au rabbin, devenu son ami, que le nouveau pape téléphonera à la veille de son intronisation, en lui disant : « Tu vois ça, ils m’ont pris à Rome et ne me laissent pas partir. »

    Pour le P. Yanez, « Jorge Mario Bergoglio est une personnalité très difficile à étiqueter : pour certains il est marxiste, pour d’autres ultraconservateurs, mais il n’est ni l’un ni l’autre… C’est un homme clairvoyant, il a fait beaucoup en dialoguant avec tout le monde. C’est aussi un homme très réservé ».

    Elisabetta Piqué, qui a connu Jorge Mario Bergoglio en 2001, quand il est venu à Rome pour recevoir la pourpre cardinalice, a expliqué que le terme « révolution » convenait au titre du livre : « On l’a vu dès le premier instant, quand il est apparu à la Loge de Saint-Pierre sans la petite cape rouge, sans les chaussures rouges, sans la Croix et il s’est incliné devant le peuple, a demandé sa bénédiction… Le pape François ne parle pas, il agit. Il prêche par l’exemple. On trouve chez lui deux révolutions : celle de l’ouverture vers les non croyants et celle qui touche au changement interne de l’Eglise ».

    Soit pour la « petite cape » (il s’agit de la mozette) et les « chaussures rouges » (les mules) du pape, mais dire que François ne parle pas me paraît tout de même… un peu vite dit. JPSC

  • Vient de paraître : Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle, 4e trimestre 2013

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    SOMMAIRE

    Editorial : Une Parole dans la nuit 

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    Liturgie : embrouilles sur la traduction du « Notre Père »

    « Evangelii gaudium » : le pape François persiste et signe

    Europe : le Parlement rejette le « rapport Estrela »

    Belgique : la culture de mort se porte bien

    Des bourgeons sous la neige ? 

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    Projet d’amour fou : le tout-puissant se fait tout-petit

    Esotérisme et mystère chrétien

    L’Eglise et les personnes divorcées remariées

     Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : [email protected] 

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

     JPSC

  • Nier les distinctions entre les sexes nuit à l'enfant

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    Au moment où l'on voit se multiplier articles et rapports visant à éliminer les stéréotypes qui sont censés reproduire les clivages entre les sexes, Philippe Coste, dans l'Express, a eu la bonne idée d'interviewer Leonard Sax, auteur d'un ouvrage consacré à cette question :

    "Nier ce qui distingue les sexes nuit à l'enfant"

    Leonard Sax est devenu célèbre aux Etats-Unis en écrivant qu'un garçon et une fille ne devraient pas être traités à l'identique. Son dernier ouvrage, 'Pourquoi les garçons perdent pied et les filles se mettent en danger' sort ce 15 janvier dans l'Hexagone. 

    Diplômé en biologie et nanti d'un doctorat en psychologie, Leonard Sax est médecin généraliste dans une banlieue de Washington. Il s'est documenté, parcourant la planète, visitant des dizaines d'écoles et suivant personnellement des enfants pendant des années, avant de devenir un consultant pédagogique prisé dans le monde anglophone. Il estime que les filles et les garçons demandent chacun une attention particulière.  

    Vos livres sur les différences naturelles entre les sexes sont des best-sellers aux Etats-Unis. Ils vous ont valu les Unes de la presse américaine, dont celle de Time Magazine, mais aussi des attaques violentes. On vous a mal compris?

    On m'a accusé d'être rétrograde, sexiste, adepte des stéréotypes. Tout cela parce que je cite des différences entre hommes et femmes. Différence ne veut pas dire inégalité. Egalité ne veut pas dire uniformité. Or des intellectuels, des psychologues et des enseignants s'acharnent à nier la notion même de genre. Certains préconisent même de bannir l'usage des mots "fille" et "garçon" dans les écoles élémentaires, parce qu'ils évoquent des stéréotypes discriminatoires !  

    En niant, en occultant ces distinctions entre sexes, on nuit à l'enfant. Chez lui comme à l'école, il se sent incompris, laissé en plan, sommé de se débrouiller seul face à une société qui, elle, fourmille de préjugés sexistes absurdes et se chargera de le façonner de manière malsaine.

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  • Quand Michel Delpech ose Dieu

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    De François Vercelletto sur "Etats d'âme" (Ouest France)

    Michel Delpech cachait sa foi sous les paillettes

    La vedette qui enchaînait les tubes dans les années 1960 et 1970, confesse aujourd’hui un vieux secret : il est amoureux du Christ. Une foi qui résiste à toutes les épreuves. Même à celle du cancer.

    « Laisse les morts enterrer leurs morts. » Ces paroles de Jésus, dans l'Évangile, le touchent. Profondément. « Il faut être dans la vie », insiste-t-il. À près de 68 ans, Michel Delpech se relève doucement d'un cancer de la langue.

    Une nouvelle épreuve, plus de trente ans après une grave dépression qu'il juge aujourd'hui étonnamment « plus dure encore que la souffrance physique ». Il l'avait vécue comme « une violente plongée en enfer » qu'il a appris « après coup à reconnaître comme un bien ».

    Il sourit. Apaisé. Fort de la foi qui l'anime depuis son enfance. Mais qu'il vient seulement de confesser publiquement dans un petit livre bouleversant : J'ai osé Dieu. Oui, le chanteur populaire qui enchaîna les tubes dans les années 1960 et 1970 - Chez Laurette, Pour un flirt, Que Marianne était jolie, Le Loir-et-Cher... - l'avoue. Il a « probablement toujours été chrétien ».

    Il le taisait. Peur des railleries. Crainte d'ennuyer son auditoire. De dévoiler ce qu'il a de « bien plus intime que sa vie privée. Je ne voulais pas non plus jouer le chrétien de service dans mon métier ».

    Aujourd'hui, il franchit le pas. « Si je m'en allais sans jamais en avoir parlé, j'aurais des regrets. » Et l'homme n'est pas du style à nourrir des regrets. Même si la vedette paye aujourd'hui les excès de son ancienne vie de star et les ravages du tabac.

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    J'ai osé Dieu, Presses de la Renaissance, 126 pages, 14,90 €.

  • Le centième anniversaire de la naissance d'Etty Hillesum

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    Etty Hillesum est née le 15 janvier 1914. L'occasion de la découvrir à travers une émission du "Jour du Seigneur" qui lui a été consacrée :

  • Abbaye du Barroux : un nouveau missel pour la forme extraordinaire

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    Missel-barroux-1.jpgLes Éditions Sainte-Madeleine de l'abbaye du Barroux viennent de publier un nouveau missel quotidien pour la forme extraordinaire.  Ce missel, qui existe en plusieurs coloris (noir, brun, bordeaux, bleu foncé), comprend 2640 pages et il est disponibile au prix de 49 €. Il a reçu l'imprimatur de l’archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz. Une très belle réussite éditoriale.  Philippe Maxence, rédacteur en chef du bimensuel « L’Homme Nouveau » a interrogé à ce sujet le  Père Hubert, cellérier de l'abbaye. Extraits.

    « Vous venez de publier un nouveau missel pour la forme extraordinaire alors que vous en éditiez un depuis de longues années. Pourquoi ? Et combien d'années de travail celui-ci a-t-il demandé ?

    Le missel des années 50 que nous avions réédité en 1990 – le seul dont nous ayons pu alors et jusqu’à présent obtenir les droits – présentait bien des imperfections. Nous n'avions pu y apporter que de minimes corrections, faute de posséder le texte sous format numérisé. Nous en avons vendu 40.000 tout de même !

    Début 2011, après la réimpression du Missel vespéral grégorien, nous avons donc décidé de nous lancer dans la création de notre propre missel et avons établi la « feuille de route » des tâches à prévoir : texte latin à vérifier, traductions à revoir, introductions et commentaires divers à élaborer, notices du sanctoral à réviser, recueil de prières à élaborer, illustrations à réaliser… Chacun s'est ensuite mis au travail pendant un peu moins de trois ans. Près d’une quinzaine de personnes ont ainsi œuvré à la rédaction, aux relectures et aux corrections : Pères et Frères de l’Abbaye, Moniales de Notre-Dame de l’Annonciation, et mères de famille (la collaboration de laïcs garantissait que le missel serait bien adapté à son usage par tous)

     

    Missel-brun.jpgMissel-bordeaux.jpgMissel-bleu.jpg

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  • Un livre au titre provocateur : "Marie-toi et sois soumise !"

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    De Marie d'Armagnac sur l'Homme Nouveau :

    Marie-toi et sois soumise !

    Marie-toi et sois soumise ! Provocateur mais inspiré de saint Paul, ce titre est celui d’un essai d’une journaliste italienne. Son livre vient d’être édité en Espagne par l’archevêque de Grenade mis en cause en France par Marianne (numéro 868, du 7 au 13 décembre). Réponse de l'auteur, Costanza Miriano, dans cet entretien accordé à L'Homme Nouveau.

    Vous avez publié un livre au titre choc. De quoi s’agit-il ?

    Costanza Miriano : Le livre s’intitule Marie-toi et sois soumise, c’est une série de lettres destinées à des amies sur les thèmes du mariage, de la féminité, de l’identité masculine et féminine, de l’éducation. En téléphonant à une amie qui ne se décidait pas à se marier, je me suis rendu compte que ses objections quant au mariage reflétaient celles de tout le monde. J’ai aussi réalisé que le fait de ne pas s’engager « pour toujours » la rendait profondément malheureuse. Ce livre a commencé avec 800 exemplaires. Il y a eu ensuite dix-huit réédi­tions, c’est devenu un modeste phénomène éditorial en Italie. Mon livre a été traduit en Espagne et en Pologne. Les versions française (prévue aux éditions de l'Emmanuel pour mi-2014) et portugaise sont en cours de traduction.

    Comment expliquez-vous ce succès en Italie ?

    Vraiment, je ne me l’explique pas ! En réalité, j’ai lu tellement de livres sur le mariage, j’ai voulu m’en faire l’interprète. Je me vois plus comme une traductrice que comme un écrivain. Comme si j’avais voulu traduire la sagesse de l’enseignement de l’Église sur le mariage d’une façon accessible et compréhensible, par exemple pour mes collègues du TG3 (la télévision la plus à gauche) qui sont très éloignées du discours ecclésial sur le mariage. Je n’ai jamais pensé avoir dit ou écrit quelque chose de bouleversant. Peut-être que le fait d’utiliser ce langage était nécessaire. J’ai commencé à intervenir à l’invitation de groupes, d’associations, de paroisses, le bouche à oreille a fonctionné. Aujourd’hui je suis invitée un peu partout en Italie, en Espagne. Je ne crois pas que la foi se transmette avec un seul livre, mais aussi grâce à ce type de bouche à oreille. Nous avons besoin, pour nous aider, de témoignages, de voir des personnes incarnées. Je crois être une personne ultra-normale, et j’essaie d’incarner, avec mes chutes, mes défauts, tout ce que l’Église nous dit, dans sa grande sagesse maternelle. Toutes ces personnes qui m’ont écrit se retrouvent dans ce livre. J’espère avoir donné un peu de courage à toutes ces femmes catholiques.

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  • L'aube spirituelle de l'humanité

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    455px-Marcel_OTTE.jpgNotre ami Ludovic Werpin a rencontré Marcel Otte qui lui a accordé un entretien autour de son livre "A l'aube spirituelle de l'humanité" (2012). Le point que l'auteur fait sur quelques questions préhistoriques et la position qu'il exprime sur l'origine de la spiritualité étant susceptibles de nourrir notre réflexion, nous les reproduisons ici, ce qui n'implique pas que les vues de Marcel Otte coïncident avec une vision catholique des choses telle qu'elle fut exposée, par exemple, dans les travaux du défunt cardinal Julien Ries sur l'émergence de l'Homo Religiosus.

    Entretien avec Marcel Otte, le 12 décembre 2013, à Liège

    Il y aura trois parties à cet entretien : la première concerne tout ce qui a trait à l’évolution de l’homme ; la deuxième portera sur quelques sites préhistoriques de la région wallonne où vous avez fouillé ; et la troisième partie, sur votre livre « à l’aube spirituelle de l’humanité ».

    À propos de l’évolution de l’homme

    L.W. Je souhaitais commencer par les découvertes récentes, au Tchad, de Michel Brunet et de son équipe, de Toumaï (Shahelanthropus Tchadensis) et d’australopithèque Bahrelghazali. Quelle est l’importance de ces découvertes ?

    M.O. C’est fondamental, en tout cas Toumaï. Bahrelghazali n’est pas encore bien défini. Toumaï présente un intérêt fort important du fait qu’il est très ancien, 7 millions d’années, mais en même temps, très évolué. Ce n’est pas un australopithèque ; c’est déjà un primate orienté vers l’hominidé. On doit considérer, pour toutes sortes de raisons, que les australopithèques ne font pas partie des ancêtres de l’homme. Ce sont des primates anthropomorphes et bipèdes, mais qui ont disparu. Toumaï est plus proche de nous que les australopithèques, bien que nettement plus ancien. D’autre part, les australopithèques ont duré au moins jusqu’à un million d’années, ce qui est extrêmement récent par rapport à l’origine de l’homme qui se situe, au moins, à 3 millions, 3 millions et demi d’années. Donc, on a deux filières parallèles. Ceci pour dire que Toumaï a remis en question l’ancienne idée, mais qui était déjà caduque, que les australopithèques auraient donné les hominidés mais cela n’allait déjà pas, parce qu’il y avait une superposition de dates. L’idée que l’australopithèque Afarensis [Lucy] aurait été l’ancêtre de l’homme est tout à fait abandonnée ; l’intérêt de Afarensis c’est qu’il était bien connu, presque complet… en plus, il y a de nombreuses variétés à l’intérieur des australopithèques. Ce sont des primates anthropomorphes bipèdes, mais éteints. Il y a eu plusieurs lignées de primates qui se sont mis à marcher et pas seulement les hommes ; le phénomène se retrouve en Chine avec le gigantopithèque qui est également un grand primate, le plus grand qui ait jamais existé : il faisait trois mètres de hauteur ; il a disparu. Donc il faut bien voir que la belle théorie d’une seule évolution, ça ne va pas du tout. Juste avant (si l’on peut dire quand on travaille à cette échelle), avant 10 millions, les primates que l’on retrouve, donc le ramapithèque, le kényapithèque ne sont ni sur la lignée des primates actuels ni sur celle des hominidés ; donc avant 10 millions d’années, les 2 lignées ne se distinguent pas. Là, on serait sur un ancêtre commun.

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