Les Editions de l'Homme Nouveau viennent de publier : "De Luther à Benoît XVI" du Père Michel VIOT, 250pp., 19€.Présentation (Homme Nouveau)
Dans des entretiens recueillis par le journaliste Charles-Henri d'Andigné, Michel Viot raconte son itinéraire hors du commun : jeune socialiste, ordonné pasteur en mai 68, les émeutes estudiantines le conduisent à rompre avec la gauche. Il deviendra inspecteur ecclésiastique (évêque) luthérien. Entré dans la franc-maçonnerie (Grande loge de France), il gravit des différents grades jusqu'à celui de vénérable et de grand officier, membre des instances dirigeantes. C'est là qu'il rencontre Robert Boulin et dirige son initiation avant de nouer une amitié qui durera jusqu'à la mort tragique du ministre. Il fait le choix - dûment réfléchi -de quitter en 2000 la Grande loge nationale française (qu'il avait rejoint en 1987) et de revenir à l'Église catholique l'année suivante.
Personnalité atypique, il a côtoyé les grands de l'Église comme ceux de l'État. Son livre explique son cheminement, dévoile des aspects méconnus de l'affaire Boulin, aborde le problème de la laïcité et de l'islam en France, propose un regard original sur le monde de la prison, l'œcuménisme, le débat liturgique sur la messe d'avant et d'après le concile, ou les accusations portées contre Pie XII et Benoît XVI. En homme libre, le Père Michel Viot a décidé de parler en témoin irrécusable, sans craindre de bousculer les idées reçues.
Né en 1944, ancien pasteur luthérien et dirigeant maçonnique, le Père Michel Viot est aujourd'hui prêtre catholique, curé de paroisse et aumônier de prison dans le diocèse de Blois. Auteur de plusieurs ouvrages, conférencier de renom, il a fondé en 2008 l'association « Écouter avec l'Église » pour mieux faire connaître l'enseignement des papes.





L'évangile d'hier rappelait qu'"il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père"; à parcourir de nombreux sites et blogs cathos intransigeants, on ne s'en douterait pas. Dans la confusion actuelle, chacun voudrait se faire "le" porte-parole de "la" vérité : jouer à être le pape en quelque sorte. Ce n'est pas le cas de Gérard Leclerc qui nous partage sa reflexion
En février dernier, Chantal DELSOL a publié "L'âge du renoncement". Observant l'effacement du christianisme et de la culture qui lui était associée, elle y voit la fin d'une longue période (2500 ans) marquée par la recherche de la vérité et par la foi qui préluderait à un retour à une vision païenne des choses. Son analyse est interpellante :
Nous ne cautionnons pas nécessairement tout ce qui se fait ou tout ce qui se dit au Collège des Bernardins, mais nos visiteurs sauront faire la part des choses. Il n'empêche, c'est une institution qui ne manque pas d'intérêt et qui permet d'approcher de nombreuses questions relatives à l'Eglise et à la société, avec des personnalités de premier plan comme Rémi Brague ou Chantal Delsol qui sont membre de son "conseil d'orientation".