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Politique - Page 266

  • Les propos du pape sur l'union civile de personnes homosexuelles suscitent la polémique

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    Du site "Benoît et moi" :

    D'aleteia.org :

    Du blog de Jeanne Smits :

    Et le cardinal Muller ne mâche pas ses mots :

    Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, ne mâche pas ses mots suite à la déclaration du pape François sur les « couples » homosexuels. Selon le prélat allemand, « les catholiques sont irrités et les ennemis de l'Église se sentent soutenus par le représentant de notre Seigneur Jésus-Christ. »

    Et de rappeler que « la foi ne dépend pas d’une option politique se situant à droite ou à gauche ou encore d’une position idéologique conservatrice ou progressiste, mais uniquement de la Vérité que Dieu lui-même est dans sa Personne et qu’il communique par les enseignements de son Fils unique. »
    Puis le cardinal Müller rappelle que « si le chrétien croit en Dieu comme Vérité première et reconnaît le pape et les évêques comme successeurs de Pierre et des autres apôtres, la loyauté envers le pape est différente de la papolâtrie idolâtre, semblable au principe selon lequel le chef ou le parti a toujours raison : partout où il y a tension entre la parole évidente de Dieu et les expressions d’opinions d’autre part, même par les plus hautes autorités ecclésiales, un seul principe doit s’appliquer : « in dubio pro DEO. » Le magistère est au seul service de la Parole de Dieu et n’est jamais au-dessus de la Révélation. La récente déclaration du pape François sur les « couples homosexuels » est l’expression d’une opinion purement privée que tout catholique peut et doit contredire ouvertement. »

    Source : Kathnet via ProLiturgia.org

  • Republier les caricatures de Charlie Hebdo : une réponse bien courte et bien fausse

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    D'Erwan le Morhedec (Koz) sur son blog :

    Contre le fanatisme, la Sorbonne. Toute la Sorbonne.

    De Conflans-Sainte-Honorine, j’ai l’image apaisée d’un petit port fluvial en contrebas de la route, de la capitale de la batellerie. Conflans-Sainte-Honorine, c’est une première étape vers le grand air. Il aura fallu l’assassinat de Samuel Paty pour que se dissipe dans le sang l’illusion que la gangrène islamiste qui frappe des villes voisines ne la touchait pas également. Là aussi, donc. Si proche. Mais est-ce surprenant : des individus radicalisés n’ont-ils pas été arrêtés dans une cité à moins d’un kilomètre de chez moi ? Le choc, donc, comme tout le monde et peut-être un peu plus encore par ma proximité avec le corps enseignant.

    Et l’interrogation : comment nous en sortirons-nous ?

    _______________________________________________

    Par-delà la réponse sécuritaire, et au-delà des caricatures…

    Il faudra une réponse sécuritaire, dont je doute qu’elle passe par l’écriture de nouveaux textes de loi. Ils ne sont souvent qu’autant d’effets d’affichage exonérant nos pouvoirs politiques d’une action concrète. Mais il faudra qu’elle intervienne.

    Emmanuel Macron n’a pas tort de le dire, et il n’est pas le seul : si ce n’est pas l’Etat qui agit, un jour ce seront les milices. C’est à l’évidence une hypothèse qui doit être prise au sérieux, et les responsables de nos services de renseignement l’ont déjà très concrètement évoquée. On apprend aussi avec une surprise certaine, en même temps que sa dissolution, qu’un collectif pouvait encore se nommer Cheikh Yassine dans notre pays. Pour autant, la dissolution d’une association n’a jamais éradiqué sa pensée.

    Il faut à l’évidence traiter avec constance et intransigeance les fanatiques islamistes comme les ennemis de notre pays qu’ils sont, et frapper comme nous l’aurions fait au cours de n’importe quelle guerre pour n’importe quel ennemi sur notre sol.

    Mais si la réponse sécuritaire est indispensable, elle est aussi insuffisante. Si l’on me permet de poursuivre la comparaison avec la guerre : il en est un peu de même ici et avec les victoires militaires quand elles ne s’accompagnent pas de victoires politiques.

    Or, au risque de prendre à rebours un mouvement qui semble unanime (à tout le moins lorsque l’on observe la presse et qu’on lit les réactions de journalistes, militants, intellectuels sur les réseaux) et d’assumer les assauts convergents des uns et des autres, je ne suis pas convaincu par l’approche frontale très majoritaire. Elle bénéficie de la rencontre de ceux qui voudraient éradiquer l’islam et de ceux qui voudraient éliminer les religions, en même temps que de ceux qui voudraient que l’islam ne soit pas l’islam, et c’est peut-être cette convergence de talents ce qui justifie la réserve.

    Cette logique de confrontation, implicite mais à l’œuvre, me paraît vouée à l’échec et à l’affrontement. A supposer encore que cela soit souhaitable, non, je ne pense pas que l’on puisse ambitionner sérieusement d’extirper la religion de l’âme humaine ou l’islam du cœur des musulmans. Refuser par principe de penser, pour les besoins du raisonnement, comme son interlocuteur ne peut que nous empêcher de trouver la racine du problème (étant entendu que l’interlocuteur, ici, n’est pas le fanatique). Là aussi, l’empathie est indispensable.

    Alors, disons-le clairement : la republication effrénée des caricatures de Charlie Hebdo me paraît une réponse bien courte et bien fausse. C’est un cri de liberté légitime après une telle attaque contre les valeurs qui nous sont chères, dont la liberté d’expression, qui comprend celle de critiquer toutes les religions. Mais n’avons-nous vraiment à notre portée, dans tout ce que la civilisation occidentale a pu susciter, après tant de siècles de production artistique, théologique, philosophique que l’image de Mahomet à genoux, l’anus en étoile et les couilles à l’air, pour répondre ?

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  • Covid-19 : des assemblées limitées à 40 personnes dans les églises ?

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    De Jean-Jacques Durré sur cathobel.be :

    Nombre maximum de personnes admises aux célébrations: retour en arrière?

    Pas vraiment. Il faut savoir que le protocole défini au 1er octobre demeure en vigueur dans nos églises jusqu’au 23 octobre. Jusqu’à ce vendredi donc, le nombre maximum de personnes admises aux célébrations demeure 200, à condition, bien sûr, que toutes les normes sanitaires soient respectées.

    Pour ce qui concerne la réglementation après le 23 octobre, il faut attendre la décision du Conseil fédéral des Ministres. C’est ce jour-là qu’il se penchera sur la demande des évêques de Belgique de maintenir la possibilité d’accueillir jusqu’à 200 personnes.

    « Nous vous tiendrons immédiatement au courant quand nous aurons plus de clarté. Merci de votre compréhension en ces circonstances difficiles », mentionne un court communiqué de la Conférence épiscopale.

    Pour le père Tommy Scholtès sj, porte-parole francophone des évêques, il est impératif que l’Eglise catholique soit en mesure « d’apporter le soutien, humain et spirituel nécessaires » et il ajoute: « Le chiffre de 40 personnes serait une affliction de plus en ce temps pénible ».

    Pour lui, comme pour les membres de la Conférence épiscopale, compte tenu de la grandeur et l’aération de la plupart des églises, des larges possibilités de distanciation, de la bonne observation des règles durant les célébrations et le port du masque généralisé dans les églises, il est essentiel que ce nombres de 200 fidèles maximum, toujours en fonction de la taille de l’édifice, soit maintenue. Le père Scholtès ajoute qu’il faut prendre en considération « l’importance des célébrations nourrissantes et stimulantes dans la vie des personnes, en particulier en ces jours de commémoration des défunts ». L’Eglise se doit aussi d’accompagner humainement et spirituellement la peine, le désarroi et l’inquiétude des personnes, conclut le porte-parole des évêques.

    J.J.D.

    Lire le communiqué des évêques

  • L'islam : une religion et une idéologie totalisante

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    D'Annie Laurent sur le site de l'Association Clarifier :

    Petite Feuille Verte n°75 : L’islam : Une idéologie religieuse?

    I – DÉFINITION ISLAMIQUE DE LA RELIGION

      Pour désigner la religion, les musulmans utilisent le terme arabe dîn. Or, selon le chercheur d’origine iranienne Mohamed Ali Amir-Moezzi (École pratique des hautes études, Paris), l’équivalence entre les deux mots n’est pas immédiate car « ils appartiennent à des histoires culturelles différentes » et ont eu « des évolutions sémantiques propres ». Dans le Coran, dîn, mentionné à quatre-vingt-douze reprises, revêt trois réalités distinctes qui correspondent à trois périodes spécifiques du déroulement de la « descente » du Livre. Ainsi, dîn a d’abord signifié « jugement » et « rétribution », puis « dette » ou « créance » de l’homme envers Dieu, et enfin la communauté qui se soumet à l’unique et permanente religion (la croyance en l’unicité divine) et aux lois divines (Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2007, p. 740-741).

     Une religion englobante

       L’universitaire israélien Elie Barnavi en déduit qu’à l’instar du judaïsme, l’islam ne conçoit pas « la religion comme un domaine distinct des autres formes d’activité sociale car tous les deux constituent des systèmes totaux, façonnés dès l’origine par une relation particulière au sacré ». Il en tire ces remarques : « Ici [dans l’islam], pas d’Etat qui précède la “religion” comme dans le christianisme, mais une “religion” qui invente l’Etat pour en faire sa chose, qui se confond avec lui » ; « Ici, pas de partage entre deux “royaumes”, entre Dieu et César, entre la cité de Dieu et celle des hommes. D’emblée, Mahomet est prophète et chef de guerre, fondateur de religion et législateur, dirigeant d’une communauté de croyants (Oumma) qui est en même temps le premier Etat musulman. D’emblée, religion et empire ne font qu’un » (Les religions meurtrières, Flammarion, coll. Champs actuel, 2006, p. 25 et 99).

    Cette confusion des genres justifie la définition proposée par le Père Henri Boulad, jésuite égyptien : « L’islam est un tout ». Depuis le début, « il se veut à la fois religion, Etat et société […]. Dans l’islam se mêlent indissolublement le sacré et le profane, le spirituel et le temporel, le religieux et le civil, le public et le privé ». Et, ajoute-t-il, « le gros problème, c’est que l’islam n’est pas qu’une religion : c’est un système global, globalisant ; total, totalisant, apte à devenir totalitaire » (Christophe Geffroy et Annie Laurent, L’islam, un danger pour l’Europe ?, Ed. La Nef, 2009, p. 78-79). On pourrait parler de consubstantialité entre religion et idéologie.

    « Un communisme avec Dieu »

    Ce système comporte en effet une particularité essentielle. Contrairement aux idéologies athées, l’islam mobilise la vertu de religion (sur ce point, cf. PFV n° 74). Ce qui a inspiré à l’orientaliste Maxime Rodinson, auteur d’une biographie de Mahomet (Ed. du Seuil, 1961) et de La fascination de l’islam (La Découverte, 1989), et lui-même marxiste, cette définition : « L’islam est un communisme avec Dieu ».

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  • Libérer l'économie des idéologies

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    Nous publions le texte intégral de la Lectio magistralis prononcée par l'archevêque Giampaolo Crepaldi à l'occasion de la troisième journée de la doctrine sociale de l'Église, qui s'est tenue le 17 octobre 2020 à Lonigo (VI). (source : Nuova Bussola Quotidiana)

    Libérer l'économie des idéologies

    Monseigneur Giampaolo Crepaldi

    1. Le titre de mon discours fait le lien entre la doctrine sociale de l'Église et les idéologies dans le domaine économique. Je pense qu'il est utile de noter d'emblée que la doctrine sociale de l'Église s'oppose, par sa nature même, à l'idéologie parce qu'elle est réaliste alors que l'idéologie est toujours une dissimulation instrumentale de la réalité. Karl Marx l'a également définie ainsi, mais dans un système de pensée qui était à son tour idéologique. Penser en fait - comme il l'a fait - que la vérité se fait par la praxis est une pure idéologie. Cette observation nous dit quelque chose d'important : il ne suffit pas de dénoncer et de critiquer les idéologies, il faut aussi le faire de manière non idéologique. Les idéologies s'accusent souvent les unes les autres d'être idéologiques, mais en restant toujours dans le jeu de l'idéologie. La Doctrine sociale de l'Église, au contraire, le fait de l'extérieur, sans participer au jeu de l'idéologie. C'est ce que nous a dit 'Caritas in veritate' de Benoît XVI, en nous rappelant que la vérité est un don de soi sans être notre production. L'idéologie est notre production avec laquelle nous voulons couvrir la réalité et la vérité, considérée comme une grande idéologie. La doctrine sociale de l'Église est au contraire réaliste, elle pense que la vérité n'est pas idéologique, au contraire elle nous libère des idéologies précisément parce qu'elle est reçue et non produite par nous. La vérité nous rend libres. L'idéologie est toujours un artifice, la doctrine sociale de l'Église ne l'est jamais. Au contraire, elle éduque l'intelligence et le cœur des gens à la réalité, au raisonnement juste, à une foi consciente et raisonnable, au développement véritable, à la confiance dans les ressources humaines et dans l'homme en tant que ressource. L'idéologie est pessimiste parce qu'elle ne voit la réalité qu'en la falsifiant, alors que la doctrine sociale de l'Église est optimiste parce qu'elle refuse de couvrir la réalité d'une couverture favorable aux intérêts partisans. La doctrine sociale est "de l'Église" et l'Église est la Fiancée du Logos, de la Sagesse et de la Vérité. Les idéologies sont des masques, la Doctrine sociale regarde le visage du Christ dans lequel le Père s'est révélé et qui révèle aussi le visage de l'homme.

    2. Je voudrais donner un exemple immédiat tiré de l'actualité pour nous aider à mieux comprendre ce contraste entre l'idéologie et la doctrine sociale de l'Église. Il ne fait aucun doute que l'actuelle pandémie Covid/19 a eu et aura des répercussions importantes sur l'économie. Je crois que, dans le marasme des informations qui nous parviennent à cet égard, deux éléments peuvent être considérés comme certains. Le premier est que l'impact sur l'économie réelle des entreprises et des ménages sera très lourd.
    À l'heure actuelle, les effets sont freinés par des mesures artificielles, mais cela ne peut pas durer longtemps. La seconde est qu'il existe de nombreux centres de pouvoir politique et financier qui entendent utiliser la pandémie pour réorganiser l'économie mondiale d'une manière qui ne peut nous laisser en paix.

    L'économie est donc actuellement en proie aux idéologies et la pandémie elle-même est gérée de manière idéologique. Nous nous rendons tous compte que les données ne nous parviennent pas dans la bonne version, ou que la science et les scientifiques sont gérés selon des critères non scientifiques.
    Des intellectuels laïcs, comme Giorgio Agamben, par exemple, le soulignent. Une couverture idéologique a maintenant été mise sur la réalité de l'économie, également avec la collaboration des économistes.

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  • « L’islamisme, c’est l’islam poussé jusqu’au bout » (Rémi Brague)

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    De Charles-Henri d'Andigné sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Rémi Brague : « L’islamisme, c’est l’islam poussé jusqu’au bout »

    16/10/2019

    Le Coran encourage-t-il la violence ? L'islam est-il compatible avec la démocratie ? La fatwa lancée contre Samuel Paty, ce professeur de Conflans-Sainte-Honorine égorgé le 16 octobre, interroge sur les liens entre religion musulmane et violence. Sans tomber dans l'amalgame, le philosophe Rémi Brague pointe les contradictions du Coran et des sourates. Entretien.

    Quelle est la différence entre islam et islamisme ?

    La différence entre islam et islamisme est réelle, mais ma conviction est qu’elle est de degré et non de nature. L’islamisme, c’est l’islam poussé jusqu’au bout. L’islam dont on tire les dernières conséquences. C’est tout de même une drôle de religion qu’une religion telle que ses convertis peuvent être poussés à tuer leur prochain. Quand on se convertit au bouddhisme, on peut se faire végétarien ; quand on se convertit au christianisme, on essaie d’aimer son prochain comme soi-même, ce qui n’est pas de la tarte... Certains convertis à l’islam comprennent qu’il faut tuer son prochain d’une manière précise, en l’égorgeant.

    Est-ce à dire que tous les musulmans sont des terroristes en puissance !?

    Je ne dis évidemment pas que tous les musulmans sont violents, ni non plus qu’il n’y a dans l’islam que de la violence. Mais je dis qu’il y a dans les sources islamiques tout ce qu’il faut pour justifier l’usage de la violence. On va le chercher ou on ne va pas le chercher. Regardez les autorités musulmanes de fait, comme la mosquée Al-Azhar : elles ont été très gênées par l’État islamique, qui ne faisait que ce que raconte la biographie du Prophète. Marier des guerriers avec des gamines de 9 ans, c’est ce que le prophète a fait avec Aïcha. Quand l’État islamique a brûlé vif un pilote jordanien, ils l’ont justifié ainsi : c’est le Talion, il a jeté des bombes. Leurs arguments sont solides !

    Il y a dans les sources islamiques tout ce qu’il faut pour justifier l’usage de la violence.

    La violence islamique, dit Jean Duchesne, est le fruit de la rencontre entre l’islam et l’Occident. Qu’en pensez-vous ?

    Il y a beaucoup de vrai dans cette idée. D’autant que cette rencontre s’est inversée. Au XIXe siècle, c’était l’Occident qui entrait dans les sociétés musulmanes, via la colonisation. Aujourd’hui, les musulmans font ce que la charia interdit en principe, à savoir s’installer volontairement dans un pays de mécréants. L’islam s’en trouve exacerbé. Les musulmans se retrouvent dans le « monde de la guerre », c’est-à-dire non pacifié, non soumis à l’islam. Dans le monde de la guerre, il n’est pas absurde de se conduire en guerrier.

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  • USA : une élection sous tension

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    Trump-472x330.jpgL’élection présidentielle américaine est toujours un moment de très fortes tensions où tous les coups, y compris les plus bas, sont permis. L’élection de 2020 (prévue le 3 novembre) n’échappe pas à la règle. Lu sur le site web du mensuel « La Nef » :

    " Le décès de Ruth Bader Ginsburg, doyenne des juges de la Cour suprême des États-Unis, est venu renforcer l’ambiance délétère dans laquelle se déroule la campagne des présidentielles américaines. Elle oppose le président sortant, le clivant Donald Trump, avec un camp républicain qui n’est pas entièrement uni derrière lui, et Joe Biden, vice-président de 2009 à 2017, candidat démocrate par défaut, issu de primaires perturbées par le Covid-19. Depuis la France, il est très difficile de se faire une opinion sur la vie politique américaine. Dans leur immense majorité, les lieux de pouvoir politique, culturel et médiatique français sont fortement opposés aux candidats conservateurs, que l’on pense à la haine contre la famille Bush. Écouter ou lire les médias français donne une vision biaisée des États-Unis.

    La haine atteint à son comble à l’encontre d’un Trump dont la personnalité, il est vrai originale et clivante, n’aide guère. Chacun peut apprécier ou non sa manière de gouverner, se reconnaître ou non dans les idées du parti républicain, ce n’est pas la question. Elle est dans la représentation que les médias français donnent des États-Unis : d’un côté, le « bien », démocrate, qui défend justement la même vision du monde que la majorité des médias français ; de l’autre, le « mal », républicain. En ce domaine, Trump est un excellent client.

    Le parti démocrate est aussi clivant

    Dès son élection, Trump a été contesté, accusé d’avoir truqué les élections. Une fois celles de mi-mandat passées, la remontée en force des démocrates a même conduit à une procédure d’impeachment visant à le déstabiliser ou le destituer. Tout est tombé à l’eau. Trump semblait même, une fois les primaires démocrates démarrées, en position d’être réélu, du fait d’un bilan économique globalement jugé positif aux États-Unis, ce qui peut être discuté, et largement passé sous silence en France. Sa réélection était d’autant plus possible que le camp démocrate était divisé, une division reflétant l’état d’un parti soumis à de très forts clivages internes entre socio-libéraux à l’ancienne, les successeurs des Clinton en somme, et courants beaucoup plus à gauche incarnés par Bernie Sanders ou l’étoile montante Alexandria Ocasio-Cortez (AOC). Cela amenait la presse américaine à s’interroger sur l’advenue d’un mouvement socialiste aux États-Unis. Être « socialiste » était même une mode dans la jeunesse démocrate de la côte Est fin 2019.

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  • Italie : quand sonne l'heure de la doctrine sociale de l'Eglise

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    De Stefano Fontana sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    È nato il popolo della Dottrina sociale della Chiesa. La Terza Giornata  della DSC a Lonigo : News dell'Osservatorio

    Un peuple se réapproprie la Doctrine sociale

    20-10-2020

    La troisième journée nationale de la doctrine sociale de l'Église, qui s'est tenue samedi dernier à Lonigo (VI), était bien plus qu'une conférence : c'était un peuple qui se réapproprie un enseignement social que l'Église a aujourd'hui abandonné pour suivre des idéologies mondaines. C'était le début d'un voyage pour reconstruire une présence dans la société qui place le Christ Créateur et Rédempteur au centre.

    Dans un grand couvent franciscain d'une petite ville de Vénétie, le samedi 17 octobre, un événement très significatif s'est produit. La 3e Journée nationale de la doctrine sociale de l'Église s'est tenue à Lonigo (Vicence). Une conférence habituelle ! dira-t-on ... Et au lieu de cela, ce n'était pas la conférence habituelle mais quelque chose de mieux et de plus. Il y avait là un peuple catholique qui n'avait pas l'intention de renoncer à la doctrine sociale de l'Église telle que l'Église l'a toujours enseignée, qui, à partir de la base, s'organise et se connecte pour s'aider à garder la foi en cet héritage, sérieusement préoccupé par la façon dont l'Église elle-même le néglige, voire l'abandonne.

    L'appel de l'Observatoire Van Thuân et de la Nuova Bussola Quotidiana a été entendu non seulement par des individus mais surtout par de nombreuses associations et centres culturels catholiques déjà réunis au sein de la Coordination Nationale Justitia et Pax pour la Doctrine Sociale de l'Eglise. Les orateurs du matin - Monseigneur Crepaldi, Gotti Tedeschi, Milan, Severance, Cascioli - ont mis en évidence les idéologies qui occupent aujourd'hui non seulement le monde mais aussi l'Eglise. Il y a une opposition frontale entre elles et la doctrine sociale, de sorte que si on laisse leur développement se poursuivre, c'est à cause du manque d'utilisation de la doctrine sociale de l'Église.

    Le monde ecclésial parle d'écologie, de pauvreté, de décroissance, de nature, de durabilité, de mondanité, d'intégration, de fraternité, tout comme le monde en parle plutôt que selon les catégories de sa propre Doctrine sociale. Les diocèses et les paroisses croient aux mensonges sur le réchauffement climatique, dénoncent le gaspillage de l'eau mais ne disent pas un mot contre l'extermination de l'avortement. Ils pensent que "rendre à César ce qui est à César" consiste à obéir aux décrets gouvernementaux anti-covid, et ils oublient qu'à cet égard aussi, nous devons "rendre à Dieu ce qui est à Dieu".

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  • Déchainement anticatholique au Chili

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    D'infoCatolica :

    PINERA IMPUISSANT FACE À LA VIOLENCE DE L'EXTRÊME GAUCHE

    Les radicaux brûlent deux sanctuaires à Santiago du Chili

    Au moins deux églises du centre de Santiago du Chili ont été incendiées dimanche après une manifestation massive qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour commémorer le premier anniversaire d'une vague de protestations, la plus grave depuis la fin du régime de Pinochet.

    19/10/20 8:34

    (Efe) Le premier sanctuaire à être incendié fut l'église San Francisco de Borja, régulièrement utilisée par la police des carabiniers pour des cérémonies institutionnelles, et quelques heures plus tard, ce fut l'église de l'Assomption, l'une des plus anciennes de la capitale, vieille de plus d'un siècle et demi.

    Les deux temples sont situés autour de la Plaza Italia, l'épicentre de la soi-disant "explosion sociale" et qui, ce dimanche, a été le théâtre de l'une des concentrations les plus massives jusqu'à présent cette année. "L'incendie et la destruction de la paroisse de La Asunción, ainsi que l'attaque de l'église de San Francisco de Borja, deux bâtiments du patrimoine, sont une source d'indignation et de tristesse", a déclaré ce dimanche la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Chili, Consuelo Valdés, sur son compte Twitter.

    L'église de San Francisco de Borja fut également pillée et certaines de ses images religieuses furent brûlées dans la rue, tandis que l'église de La Asunción vit sa flèche s'écrouler sur le sol consumée par les flammes. Dans les environs de la rotonde, baptisée par les manifestants "Plaza Dignidad", plusieurs magasins ont également été pillés, dont un supermarché d'une chaîne internationale, et des attaques ont également été signalées dans certains commissariats de la périphérie de la capitale, comme celui de Puente Alto.

    Piñera, enfermé dans son palais

    Des barricades ont également commencé à être érigées en certains points autour de la place et dans d'autres quartiers de la capitale, tandis que dans des villes comme Antofagasta (nord), il y a eu également quelques incidents violents et des confrontations avec la police. Le président chilien Sebastián Piñera, qui a passé toute la journée dans sa résidence, s'est rendu dans l'après-midi au Palacio de La Moneda - le siège du gouvernement - pour suivre les incidents, qui ont jeté une ombre sur une journée qui s'était déroulée pendant des heures dans une atmosphère très festive et familière.

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  • Décapitation de Samuel Paty : sommes-nous tous "prof" ?

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    Avec #jesuisprof, la France se mobilise pour les enseignants

    L'acte barbare commis par un jeune Tchétchène sur la personne d'un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine doit être condamné sans aucune restriction. Nous sommes bien évidemment horrifiés devant cette décapitation, acte relevant d'un fanatisme aveugle mais procédant d'une certaine logique propre à l'islam (voir la loi sur le blasphème au Pakistan).

    Mais cela doit-il nous rendre solidaires des agissements d'un enseignant qui, pour inculquer le respect de la liberté d'expression à ses (très) jeunes élèves, leur montrait les caricatures provocantes et abjectes de Charlie Hebdo ? Procéder à de telles exhibitions dans le cadre d'un cours d'éducation civique nous semble inapproprié, surtout lorsqu'on sait que l'on offense ainsi le sentiment religieux de jeunes appartenant à la communauté musulmane bien présente dans cette école. Sans compter que l'enseignant doit plutôt apprendre à ses élèves à prendre leurs distances à l'égard de phénomènes passionnels ou émotionnels tels que celui activé par le procès de Charlie Hebdo et par les provocations qui l'accompagnent. Ces provocations (nouvelle publication des caricatures), ont d'ailleurs déjà failli conduire à de nouveaux drames.

    Il faut dénoncer le radicalisme et le fanatisme des islamistes qui n'hésitent pas à recourir à des crimes odieux que l'on ne peut légitimer en aucune manière mais cela justifie-t-il que l'on se solidarise avec des pratiques pédagogiques discutables ? Se mobiliser autour de la figure de Samuel Paty pour en faire le symbole de la liberté d'expression et de la mission des enseignants est abusif et constitue une exploitation discutable de l'indignation provoquée par un acte barbare.

    Nous n'étions pas Charlie, nous ne serons pas davantage "prof".

  • Le Club des Hommes en Noir analyse Tutti Fratelli

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    Le Club des Hommes en Noir attaque sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.

    Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l'abbé Celier, des pères Thomas sj et Viot, de Jean-Pierre Maugendre et animé par Philippe Maxence aborde la dernière encyclique du pape François : Tutti fratelli.

    JPSC

  • Le déclin du christianisme aux Etats-Unis devrait peser sur les élections présidentielles

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Aux États-Unis, les chrétiens diminuent et les sans religion augmentent. Mais Trump garde ses fidèles partisans

    À la veille des élections présidentielles du 3 novembre prochain, l’Amérique, fébrile, s’interroge sur la mesure dans laquelle l’appartenance religieuse influera sur les élections.

    C’est la question à laquelle a répondu le Pew Research Center on Religion and Public Life de Washington dans une grande enquête publiée le 17 octobre qui va bien au-delà du scrutin puisqu’elle dresse un véritable panorama du paysage religieux américain.

    Cette enquête fournit deux résultats importants qui sont liés entre eux.  D’une part le net déclin des chrétiens et de l’autre la forte augmentation des « None », c’est-à-dire de ceux qui se déclarent athées, agnostiques ou à tout le moins sans une quelconque appartenance religieuse.

    > In U.S., Decline of Christianity Continues at Rapid Pace. An Update on America’s Changing Religious Landscape

    L’enquête confirme le déclin de ce qui, à la fin du vingtième siècle encore, distinguait les États-Unis des autres nations occidentales désertifiées par la sécularisation : la persistance chez eux d’un abondant « marché » religieux chrétien.

    Aujourd’hui, cette exception américaine s’est largement estompée.

    Au cours des douze dernières années, aux États-Unis, les chrétiens sont tombés de 75% à 65% de la population adulte, et les catholiques sont descendus de 24% à 20% alors que les « None » sont passés de 16% à 26%, soit trente millions de plus en chiffres absolus.

    La chute des chrétiens et la montée en puissance des « None » est particulièrement importante parmi les universitaires, les habitants du Nord-Est les électeurs du parti démocrate et surtout chez les « millenial », c’est-à-dire ceux qui sont nés entre 1981 et 1996 et qui ont aujourd’hui entre 25 et 40 ans.  Chez ces derniers, désormais, les chrétiens et les « None » font jeu égal et se disputent chacun 40% du total.

    La fréquentation des églises a également baissé.  Alors qu’il y a dix ans, 54% des américains allaient à l’église au moins une fois par mois et que 45% n’y allaient que quelques jours par an ou jamais, aujourd’hui le rapport s’est complètement inversé : les premiers ont chuté à 45% tandis que les seconds s’élèvent à 54%.  Ceux qui ne mettent jamais les pieds dans une église sont aujourd’hui 27%, soit plus d’un quart des Américains.

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