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Religions - Page 68

  • Quand François plaide en faveur d'une "théologie de l'accueil"

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix :

    A Naples, François prône la liberté théologique

    Analyse 

    Invité vendredi 21 juin midi par la Faculté de théologie d’Italie méridionale, le pape François a souligné l’importance d’une théologie en dialogue avec la société comme avec les autres religions, insistant sur la nécessaire liberté de recherche des théologiens.

    La longue intervention du pape François, vendredi 21 juin midi à Naples, fera sans nul doute date pour les théologiens du monde entier.

    À rebours de certains chiens de garde, c’est en effet « une théologie du discernement, de la miséricorde et de l’accueil, qui se met en dialogue avec la société, les cultures et les religions pour la construction de la convivence pacifique des personnes et des peuples » dont le pape a dressé le portrait à la Faculté de théologie d’Italie méridionale.

    Invité à s’exprimer sur la théologie dans le contexte méditerranéen après Veritatis gaudium, texte par lequel il réformait les études de théologie en insistant sur leur dimension « dialogale », François a livré une véritable leçon, sans doute comparable sur le fond au discours de Benoît XVI en 2006 à Ratisbonne, mais totalement différent sur la forme, en cohérence avec son approche d’une théologie moins dogmatique et plus en prise avec la réalité.

    « Dans le dialogue, l’Église annonce la Bonne Nouvelle »

    « Je dirais que la théologie est appelée à être une théologie de l’accueil et à développer un dialogue authentique et sincère avec les institutions sociales et civiles, les universités et les centres de recherche, les chefs religieux et toutes les femmes et des hommes de bonne volonté, pour construire dans la paix une société inclusive et fraternelle », a-t-il résumé.

    Un dialogue qui ne met pas l’identité chrétienne dans la poche. Pour le pape, en effet, « dans le dialogue avec les cultures et les religions, l’Église annonce la Bonne Nouvelle de Jésus et la pratique de l’amour évangélique qu’il prêchait comme une synthèse de tout l’enseignement de la Loi ».

    Mais il voit aussi les écoles de théologie comme des lieux de « discernement », fonctionnant dans un dialogue permanent, tant entre étudiants et professeurs qu’avec le monde extérieur.

    « Des théologiens ouverts aux innovations inépuisables de l’Esprit »

    Prônant « une proclamation sans esprit de conquête, sans volonté de prosélytisme et sans intention agressive de réfutation », il appelle à « un dialogue “de l’intérieur” avec les hommes, leurs cultures, leurs histoires, leurs différentes traditions religieuses ». En allant y compris jusqu’au « sacrifice de la vie », donnant l’exemple de Charles de Foucauld, des moines de Tibhirine ou de Mgr Pierre Claverie.

    Dans le contexte méditerranéen, François met particulièrement en avant les dialogues avec l’islam et le judaïsme, esquissant aussi « une théologie de l’accueil » qui sache « écouter l’histoire et le vécu des peuples » et mettre en œuvre l’interdisciplinarité.

    « Une théologie de l’accueil qui, comme méthode interprétative de la réalité, adopte le discernement et le dialogue sincère a besoin de théologiens capables de travailler ensemble et sous une forme interdisciplinaire, en surmontant l’individualisme dans le travail intellectuel, a-t-il expliqué. Nous avons besoin de théologiens – hommes et femmes, prêtres, laïcs et religieux – qui, dans un enracinement historique et ecclésial profond et en même temps ouverts aux innovations inépuisables de l’Esprit, sachent échapper aux logiques autoréférentielles, compétitives, et de fait aveuglantes. »

    « Pentecôte théologique »

    Parmi les nombreux exemples qu’il a donnés dans son intervention, François n’a ainsi pas hésité à évoquer, comme lieu de recherche commun, « les attitudes et les pratiques coloniales qui ont façonné l’imagination et les politiques (…) ainsi que les justifications de toutes sortes de guerres et de toutes les persécutions commises au nom d’une religion ou d’une prétendue pureté raciale ou doctrinale ».

    Appelant à « revisiter et réinterroger continuellement la Tradition », il a rappelé que « les théologiens ont pour tâche de toujours encourager la rencontre des cultures avec les sources de la Révélation et de la Tradition ».

    « Les anciennes architectures de pensée, les grandes synthèses théologiques du passé sont des mines de sagesse théologique, mais elles ne peuvent être appliquées mécaniquement aux questions actuelles », a-t-il expliqué, plaidant pour « une “Pentecôte théologique”, permettant aux femmes et aux hommes de notre époque d’écouter “dans leur propre langue” une réflexion chrétienne qui réponde à leur recherche de sens et de vie ».

    « Sans l’expérience de nouveaux chemins, rien de nouveau n’est créé »

    Ce qui suppose à la fois, a-t-il insisté « une assomption de l’histoire au sein de la théologie, comme espace ouvert à la rencontre avec le Seigneur », et « la liberté théologique » : « Sans la possibilité de faire l’expérience de nouveaux chemins, rien de nouveau n’est créé, et il n’y a plus de place pour la nouveauté de l’Esprit du Ressuscité », a-t-il souligné.

    Tout en critiquant « ceux qui rêvent d’une doctrine monolithique défendue par tous sans nuances », il a toutefois souligné la nécessité que les questions « disputées » restent dans le domaine académique pour ne pas troubler le peuple de Dieu.

  • Après les élucubrations de l’instrumentum laboris du synode amazonien convoqué par le pape François

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     Lu sur le site Benoît et moi  (extrait):

    pape amazonie 1548924559385.png« Les élucubrations de l'"Instrumentum Laboris" m'ont fait revenir en mémoire le discours prononcé [par le Saint-Père Benoît XVI] au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida le 13 mai 2007, lors de la séance inaugurale des travaux de la CELAM (cf. w2.vatican.va). En voici un extrait, que les Pères synodaux seraient eux aussi bien inspirés de relire:

    La foi en Dieu a animé la vie et la culture de ces pays [d’Amérique latine] pendant plus de cinq siècles. De la rencontre de cette foi avec les ethnies originelles est née la riche culture chrétienne de ce continent exprimée dans l'art, dans la musique, dans la littérature et, surtout, dans les traditions religieuses et dans la manière d'être de ses peuples, unis par une même histoire et un même credo, en donnant ainsi le jour à une grande harmonie également dans la diversité des cultures et des langues. Actuellement, cette même foi doit affronter de sérieux défis, parce que sont en jeu le développement harmonieux de la société et l'identité catholique de ses peuples. A cet égard, la Vème Conférence générale se prépare à réfléchir sur cette situation pour aider les fidèles chrétiens à vivre leur foi avec joie et cohérence, à prendre conscience d'être disciples et missionnaires du Christ, envoyés par Lui dans le monde pour annoncer et témoigner de notre foi et de notre amour.

    Mais, qu'a signifié l'acceptation de la foi chrétienne pour les pays de l'Amérique latine et des Caraïbes? Pour eux, cela a signifié connaître et accueillir le Christ, le Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le savoir, cherchaient dans leurs riches traditions religieuses. Le Christ était le Sauveur auquel ils aspiraient silencieusement. Cela a également signifié qu'ils ont reçu, avec les eaux du Baptême, la vie divine qui a fait d'eux les fils de Dieu par adoption; qu'ils ont reçu, en outre, l'Esprit Saint qui est venu féconder leurs cultures, en les purifiant et en développant les nombreux germes et semences que le Verbe incarné avait déposés en elles, en les orientant ainsi vers les routes de l'Evangile.

    En effet, à aucun moment l'annonce de Jésus et de son Evangile ne comporta une aliénation des cultures précolombiennes, ni ne fut une imposition d'une culture étrangère. Les cultures authentiques ne sont pas fermées sur elles-mêmes ni pétrifiées à un moment déterminé de l'histoire, mais elles sont ouvertes, plus encore, elles cherchent la rencontre avec les autres cultures, elles espèrent atteindre l'universalité dans la rencontre et dans le dialogue avec les autres formes de vie et avec les éléments qui peuvent conduire à une nouvelle synthèse dans laquelle soit toujours respectée la diversité des expressions et de leur réalisation culturelle concrète.

    En dernière instance, seule la vérité unifie et la preuve en est l'amour. C'est pour cette raison que le Christ, étant réellement le Logos incarné, "l'amour jusqu'au bout", n'est étranger à aucune culture ni à aucune personne; au contraire, la réponse désirée dans le cœur des cultures est celle qui leur confère leur identité ultime, en unissant l'humanité et en respectant dans le même temps la richesse des diversités, en ouvrant chacun à la croissance dans la véritable humanisation, dans l'authentique progrès. Le Verbe de Dieu, en se faisant chair en Jésus Christ, se fit également histoire et culture.

    L'utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, en les séparant du Christ et de l'Eglise universelle, ne serait pas un progrès, mais plutôt une régression. En réalité, il s'agirait d'un retour vers un moment historique ancré dans le passé.

    La sagesse des peuples originaires les conduisit, fort heureusement, à créer une synthèse entre leurs cultures et la foi chrétienne que les missionnaires leur offraient. C'est de là qu'est née la riche et profonde religiosité populaire, dans laquelle apparaît l'âme des peuples latino-américains:

    - L'amour pour le Christ souffrant, le Dieu de la compassion, du pardon et de la réconciliation; le Dieu qui nous a aimés jusqu'à se livrer pour nous;

    - L'amour pour le Seigneur présent dans l'Eucharistie, le Dieu incarné, mort et ressuscité pour être Pain de Vie;

    - Le Dieu proche des pauvres et de ceux qui souffrent;

    - La profonde dévotion à la Très Sainte Vierge de Guadalupe, l'Aparecida, la Vierge des diverses invocations nationales et locales. Lorsque la Vierge de Guadalupe apparut à l'indio saint Juan Diego, elle lui adressa ces paroles significatives: "Ne suis-je pas ici moi qui suis ta mère? N'es-tu pas sous mon ombre et mon regard? Ne suis-je pas la source de ta joie? Ne demeures-tu pas à l'abri sous mon manteau entre mes bras?" (Nica Mopohua, nn. 118-119).

    Cette religiosité s'exprime également dans la dévotion aux saints avec leurs fêtes patronales, dans l'amour pour le Pape et pour les autres Pasteurs, dans l'amour pour l'Eglise universelle comme grande famille de Dieu qui ne peut ni ne doit jamais laisser seuls ou dans la misère ses propres fils. Tout cela forme la grande mosaïque de la religiosité populaire qui constitue le précieux trésor de l'Eglise catholique qui est en Amérique latine, et qu'elle doit protéger, promouvoir et, lorsque cela est nécessaire, purifier également. »

    Ref.La foi chrétienne en Amérique latine

    JPSC

  • Indonésie : le péril d'une radicalisation islamique menace le plus grand pays musulman du monde

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Indonésie: le péril islamique au « pays de l'islam modéré »

    De plus en plus de soldats désapprouvent la philosophie pluraliste des pères fondateurs de l’Indonésie. Pour le ministre de la Défense nationale, « Ce ne sera pas un problème aujourd’hui, mais dans les 20 à 30 prochaines années ». Dans le même temps, 23,4 % des étudiants universitaires soutiennent le djihad pour établir un État islamique.

    Le patriotisme indonésien a été fondé en 1945 sur le « Pancasila » (/panʧaˈsiːla/), les 5 préceptes en sanscrit, ou 5 principes, qui sont : la croyance en un Dieu unique, une humanité juste et civilisée, l’unité de l’Indonésie, une démocratie guidée par la sagesse à travers la délibération et la représentation, la justice sociale pour tout le peuple indonésien. Le Pancasila est inscrit dans la Constitution.

    Dans le discours fondateur de Soekarno, qui n’était pas encore président, le premier point était le cinquième et il était ainsi précisé : « Les chrétiens prient Dieu selon les préceptes de Jésus le Messie, les musulmans selon ceux du prophète de l’islam Mahomet, les bouddhistes selon leurs livres ».

    Le Gedung Pancasila, où Soekarno prononça son discours « Lahirnya Pancasila » le 1er juin 1945

    Les musulmans ont toujours trouvé que cette formulation ne convenait pas et dès le début ils ont voulu, par la « charte de Jakarta », ajouter : « avec obligation de suivre la loi de la charia pour les adhérents ». En 1956 les négociations pour une nouvelle Constitution n’ont pas abouti, et en 1959 le président Sukarno a déclaré que la déclaration de Jakarta était « dans l’âme de la Constitution ».

    Mais, comme on le sait, l’« islam modéré » du « plus grand pays musulman du monde » est de moins en moins modéré et de plus en plus agressif. Une étude du ministère de l’Éducation le montre de façon éloquente : 23,4 % des étudiants universitaires sont d’accord avec l’idée que le djihad serve à établir un État islamique ou un califat, 23,3 % préférant un califat.

    Selon Ryamizard Ryacudu, le ministre de la Défense, « ce n’est pas tellement un problème aujourd’hui, mais dans les 20 à 30 prochaines années… Si nous laissons cela se poursuivre, les dirigeants de demain pourraient être ces étudiants d’aujourd’hui, et s’ils deviennent président, général ou chef de la police, et qu’ils adoptent le califat, ce sera la fin de cette nation… Si le Pancasila échouait, la nation serait entraînée dans la même situation que le Proche Orient. »

    Source
  • Sur RCF : Christianisation, déchristianisation : l'Église face à la raison et aux paganismes

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    Christianisation, déchristianisation : l'Église face à la raison et aux paganismes

    Une émission de RCF présentée par Frédéric Mounier

    LES RACINES DU PRÉSENT - LUNDI 17 JUIN À 21H0 - DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    Christianisation, déchristianisation : l'Église face à la raison et aux paganismes

    © M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC - 28 mai 2019 : Fidèles sur la place Saint Pierre lors de l'audience générale au Vatican.

    Se pencher sur l'histoire de l'Église c'est observer l'histoire des hommes et de leurs croyances. Dans une société post-chrétienne, verra-t-on le retour de la raison ou des paganismes?

    L'Église opère toujours dans un monde en mutation, ce qui lui permet d'exister encore, disent les historiens invités de Frédéric Mounier. Au fil de ses 2.000 ans d'histoire en effet, l'Église a du se situer face aux pouvoirs et aussi face aux croyances et aux idéologies, face aux paganismes ou à la raison. Marcel Gauchet définissait le christianisme comme la religion de la sortie de la religion : que reste-t-il après ? Éléments de réflexion. 

    CONSTAT DE DÉCHRISTIANISATION

    "L'Église a été peu à peu expulsée de la sphère publique à mesure que s'est autonomisée une conscience individuelle qui a restreint au for privé l'emprise de la religion." Dans son ouvrage, "Une brève histoire de l'Église" (éd. Flammarion) Françoise Hildesheimer décrit un mouvement, qui s'est déroulé sur la longue durée, de sécularisation. Mouvement relativement "précoce" puisqu'on peut grossièrement remonter à l'impulsion donnée par saint Thomas d'Aquin (1225-1274) et ses théories sur la raison humaine. 

    Entre la perte de l'Orient, les divisions au XVIe siècle, la montée de la sécularisation, l'avènement de la raison humaine, la révolution des Lumières, la laïcité à la française et la chute de la pratique contemporaine, Françoise Hildesheimer voit une continuité. "Depuis la Réforme, qu'elle qualifie "de drame absolu" pour l'Église, un spectre hante l'histoire du religieux qui est la perte de son objet."

    LE PROGRÈS A-T-IL REMPLACÉ L'IDÉE DE DIEU ?

    Jusqu'au XVIe siècle environ, on a longtemps cru en Occident que "l'histoire de l'homme est celle que Dieu veut", peut-on résumer avec Didier Le Fur, auteur de "Et ils mirent Dieu à la retraite" (éd. Passés composés). Le concept d'un homme qui "s'autonomise et peut vivre sa vie et son destin, voire pratiquer son salut" a d'abord été "une idée philosophique", rappelle l'historien. Il a fallu du temps pour "nettoyer histoire de ces légendes" et réinterpréter l'histoire.

    Son ouvrage propose une réflexion sur l'histoire en tant que construction, en tant que science qui "accompagne les pouvoirs religieux et politiques". Didier Le Fur écrit : "Personne n'a trouvé les lois de cette histoire parfaite, définitive, jamais non plus il ne réussit à réaliser ce qui habitait l'imaginaire des philosophes de l'histoire : rassurer collectivement sur la raisons de l'existence humaine, et contribuer à apaiser la peur de la mort par une vie sans Dieu."

    APRÈS LE CHRISTIANISME

    20 ans après sa parution, les éditions du Cerf rééditent "Vers une France païenne ?", dont François Taillandier préface la réédition. En 1999, l'ouvrage de Mgr Hippolyte Simon posait une question : en supposant un effacement du christianisme en France, qu'est-ce qui lui succédera ? L'évêque de Clermont avançait pour hypothèse une résurgence du paganisme, ou voire des paganismes.

    Il y a 20 ans, Mgr Simon écrivait : "On peut imaginer dans 20 ans une société française où les banlieues seraient islamisées par des groupes intégristes, où les campagnes seraient peuplées de témoins de Jéhovah, où les milieux médicaux et paramédicaux seraient adeptes du nouvel âge, où les milieux artistiques seraient adeptes du bouddhisme ou de la scientologie et où la petite bourgeoisie demeurerait d'inspiration catholique." Certes, "il ne faut pas caricaturer", comme le dit François Taillandier, mais on peut trouver là un certain nombre de "symptômes" actuels. Comme le dit François Taillandier s'il y a lieu de s'inquiéter de l'émergence des croyances, on peut méditer en quoi celles-ci diffèrent de la foi.

    INVITÉS

    • Françoise Hildesheimer, archiviste paléographe, conservateur général honoraire du Patrimoine, spécialiste de l'histoire politique et religieuse de l'Ancien Régime
    • Didier Le Fur, historien, spécialiste des XVe et XVIe siècles français
    • François Taillandier, romancier, essayiste

    BIBLIOGRAPHIE

    • Une brève histoire de l'Église - Le cas français, IVe-XXIe siècles

    Françoise Hildesheimer - coll. Champs Histoire, éd. Flammarion (2019)

    • Et ils mirent Dieu à la retraite - Une brève histoire de l'histoire

    Didier Le Fur - éd. Passés composés (2019)

    • Vers une France païenne (réédition)

    Hippolyte Simon, François Taillandier - éd. Cerf (2019)

    • Rendez à César - L'Église et le pouvoir, IVe-XVIIIe siècle

    Françoise Hildesheimer - coll. Au fil de l'histoire, éd. Flammarion (2017)

  • Jésus, oui ! L'Eglise, non !

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    D'Aline Lizotte sur Smart Reading Press :

    UN NOUVEAU CHRISTIANISME DE LA POSTMODERNITÉ

    L'Église et la postmodernité
    «Confrontés à la modernité, les chrétiens sont déstabilisés. Que valent leurs dogmes à la lumière de la raison ? […] Mais, à son tour, le rêve moderne est en crise, entre les effets destructeurs de la mondialisation libérale, la hantise du terrorisme islamiste, la perte de confiance dans les responsables politiques et la montée des populismes. Le projet d’émancipation porté par les Lumières, dont on attendait tant, a dégénéré en fantasme de toute-puissance. […] Une identité chrétienne est à reconstruire», constate le sociologue Philippe d’Iribarne dans son dernier livre. Aline Lizotte nous propose son analyse de la thèse qu’il présente : il faut détruire l’obligation de la Vérité pour proclamer la Charité, et ainsi adapter le christianisme à la postmodernité.

    Philippe d’Iribarne1 vient de publier, aux éditions Gallimard, un nouveau livre intitulé Chrétien et moderne. Philippe d’Iribarne est un sociologue, dont les recherches portent sur la rencontre entre la modernité et la diversité des cultures et des religions. Il est notamment l’auteur de Penser la diversité du monde (Seuil, 2008) et de L’envers du moderne (CNRS Éditions, 2012). Il a récemment publié L’islam devant la démocratie (Gallimard, 2013).

    La pensée de Philippe d’Iribarne est à la fois intéressante et inquiétante. Intéressante parce que, dans le parcours qu’il trace du christianisme et de ce qu’il appelle son pouvoir «d’habiter l’humanité», depuis sa fondation jusqu’à la modernité, on trouve une certaine ressemblance avec la vérité du christianisme. Inquiétante, parce que l’auteur, qui cite l’Évangile à moult reprises, se démarque profondément de l’Église, principalement de l’Église catholique qu’il accuserait presque d’avoir «figé», sinon «trahi» la pensée profonde de Jésus.

    JÉSUS, OUI ! L’ÉGLISE, NON !

    Iribarne illustre bien cette mentalité d’un certain nombre de penseurs modernes qui sont en empathie avec l’idéal culturel et humain de l’enseignement du Christ, mais qui récusent à l’Église le droit d’en être l’unique représentante : Jésus, oui ! L’Église, non ! L’ouvrage s’ouvre sur un bon nombre de phrases tirées des Évangiles et présentées selon un lien propre à l’auteur, qui met en évidence la force du Christ permettant à l’homme d’«oser penser par lui-même». À la limite, Emmanuel Kant deviendrait le meilleur disciple du Christ.

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  • Quand deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère à la place du Pape

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    De l'abbé Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère… à la place du Pape ?

    Le cardinal Burke, patron de l'Ordre souverain militaire de Malte, le cardinal Janis Pujats, archevêque émérite de Riga (Lettonie), et trois évêques, Mgr Tomash Peta, archevêque de Sainte Marie à Astana, Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Sainte-Marie d'Astana (Kazakhstan) viennent ce matin du lundi de Pentecôte de rendre publique une Declaration of Truths, « Déclaration des vérités » (traduite ICI), réaffirmant les enseignements de l'Église concernant les points aujourd’hui les plus mis à mal, jusqu’au plus haut niveau, dans une époque qu'ils qualifient de « confusion et désorientation doctrinales quasi universelle ». L’information et le texte de huit pages sont donnés par le vaticaniste Edward Pentin, dans le National Catholic Register. (Une note explicative accompagne le document et se trouve en traduction française ICI)

    Les rappels moraux concernent la procréation, le mariage et visent spécialement la doctrine d’Amoris lætitia qui fait difficulté :

    « Quiconque, époux ou épouse, qui a obtenu un divorce civil du conjoint avec lequel il est validement marié et qui a contracté un mariage civil avec une autre personne du vivant de son conjoint légitime, et qui vit maritalement avec le partenaire civil, choisissant de rester dans cet état en pleine connaissance de la nature de l'acte posé et avec plein consentement à cet acte, est dans un état de péché mortel et ne peut donc recevoir la grâce sanctifiante, ni croître en charité. »

    En prévision de l’assemblée du Synode sur l’Amazonie, dont tout porte à croire qu’il remettra en question la discipline du célibat sacerdotal, les déclarants affirment :

    « La loi par laquelle les prêtres sont tenus d'observer la continence parfaite dans le célibat découle de l'exemple de Jésus-Christ et appartient à la tradition immémoriale et apostolique selon le témoignage constant des Pères de l'Église et des Pontifes Romains. Pour cette raison, cette loi ne doit pas être abolie dans l'Église romaine par la nouveauté d'un célibat sacerdotal facultatif, que ce soit au niveau local ou universel ».

    Sur l’œcuménisme, ils ont ces paroles définitives :

    « Le véritable œcuménisme veut que les non-catholiques entrent dans l'unité que l'Église catholique possède déjà indestructiblement en vertu de la prière du Christ, toujours entendue par son Père, "afin qu'ils soient un" (Jean 17,11) »,

    Mais l’article de la Déclaration le plus fort est l’article 9, qui vise directement et terme à terme la phrase du document d’Abu Dhabi, signé conjointement par le pape François et l’imam d’Al Azhar, du 4 février 2019, portant sur le fait que Dieu voudrait la diversité des religions :

    « La religion née de la foi en Jésus-Christ, le Fils incarné de Dieu et le seul Sauveur de l'humanité, est la seule religion voulue positivement par Dieu. Erronée donc l'opinion qui dit que de même que Dieu veut positivement la diversité des sexes masculin et féminin et la diversité des nations, de même il veut aussi la diversité des religions ».

    Pour finir, le document en appelle au témoignage de foi des pasteurs et des fidèles, manifestant l’infaillibilité in credendo de l’Église :

    « Une voix commune des Bergers et des fidèles par une déclaration précise des vérités sera sans aucun doute un moyen efficace d'aide fraternelle et filiale pour le Souverain Pontife dans la situation extraordinaire actuelle de confusion et de désorientation doctrinale générale dans la vie de l'Église ».

  • L'inquiétude des Indiens chrétiens après les dernières élections législatives

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Le résultat des élections inspire la crainte aux Indiens chrétiens

    3/06/2019 Leuven – Les élections législatives en Inde ont pris fin il y a quelques jours. Le parti nationaliste au pouvoir, le BJP (Bharatiya Janata Party) du Premier ministre Narendra Modi, vient de remporter la victoire de la plus grande élection démocratique au monde avec près de 900 millions d’électeurs. Selon une source proche de l’Eglise, la victoire du BJP « suscite la frustration et la peur des minorités en Inde ».

    « Les cinq dernières années avec Modi au pouvoir ont suscité de nombreuses inquiétudes et ont été très difficiles pour nous. Nous craignons que les cinq prochaines années ne soient pires », souligne la source qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité.

    « Le fait que le parti nationaliste hindou BJP ait remporté une telle victoire nous inquiète. Tout d’abord, parce que le nationalisme hindou se développe et les minorités, tant chrétiennes que musulmanes, sont souvent abandonnées à l’injustice sociale et sont ouvertement discriminées pour des motifs religieux. Mais aussi parce que l’économie est en baisse depuis quelques années et que les pauvres sont maintenant plus pauvres qu’auparavant. Les classes modestes sont négligées et les riches sont les seuls gagnants. »

    Comme il l’a déclaré à l’Aide à l’Église en Détresse, « le nationalisme hindou ne veut pas de changements dans la structure sociale et de nombreux Indiens vivent dans un état de semi-esclavage. Les gens des classes inférieures sont utilisés et exploités. « Parmi les rares institutions qui tentent de changer cela, il y a l’Eglise et « c’est l’une des raisons pour lesquelles nous faisons l’objet de discrimination et d’oppression ».

    Et il ajoute que beaucoup de gens sont sous le choc en Inde : « nous ne pouvons pas croire ce qui est arrivé. Même dans les états et circonscriptions où les sondages donnaient des prévisions moins favorables à Modi, finalement, son parti a remporté beaucoup plus de sièges que prévu ».

    En plus des informations de certains médias qui parlent de manipulation du système électronique de vote, il existe également des accusations portant sur l’achat de voix. Ainsi notre source témoigne : « J’ai vu comment des centaines de pauvres journaliers avaient été rassemblés quelques jours avant les élections et avaient reçu 3 000 roupies du Parti nationaliste populaire. »

    Demandant des prières pour son pays, il conclut: « Il est très dangereux de parler contre le gouvernement. Presque personne n’ose aujourd’hui, c’est devenu un parti autoritaire. Mais je veux que vous sachiez comment nous allons. Le monde doit savoir que la situation est mauvaise et que nous avons peur. Nous avons déjà eu cinq ans de peur et nous nous demandons à quoi ressemblera l’avenir. »

  • Quand le pape, de retour de Roumanie, s'exprime...

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    D'i.media :

    Œcuménisme, émigration, Europe,… : la conférence de presse du pape de retour de Roumanie (VERBATIM)

    “Marcher ensemble, c’est déjà l’unité des chrétiens”, a affirmé le pape François le 2 juin 2019 au cours de la conférence de presse tenue à bord de l’avion le reconduisant à Rome après son voyage en Roumanie. Le Souverain pontife a répondu aux questions des journalistes pendant près de 35 minutes.


    © I.MEDIA

    Sur les relations avec l’Eglise orthodoxe roumaine :

    Sur les relations en générales, je dirais : les relations de la main tendue quand il y a des conflits. Aujourd’hui un pays en développement, avec un niveau de naissances élevé comme le vôtre [la Roumanie], pour l'avenir ne peut se payer le luxe d’avoir des ennemis à l’intérieur. Il faut faire des processus de rapprochement, toujours, entre diverses ethnies, diverses confessions religieuses, surtout les deux [confessions] chrétiennes. C’est le premier point : toujours la main tendue, l’écoute de l’autre.

    Avec l’orthodoxie, vous avez un grand patriarche, un homme de grand cœur, un grand savant qui connaît la mystique des pères du désert, la mystique spirituelle, il a étudié en Allemagne… mais c’est aussi un homme de prière, il est facile de se rapprocher de Daniel, c’est facile, parce que je le sens comme un frère, et nous avons parlé comme des frères. Je ne dirais pas : mais pourquoi, vous… ? Et lui ne dira pas : pourquoi, vous… ? Nous avançons ensemble en ayant toujours cette idée : l’œcuménisme ce n’est pas arriver à la fin d’un match, d’une discussion. L’œcuménisme se fait en marchant ensemble : en marchant ensemble, en priant ensemble. L’œcuménisme de la prière. Nous avons dans l’histoire l’œcuménisme du sang. Quand ils tuaient les chrétiens, ils ne demandaient pas : tu es orthodoxe ? Tu es catholique ? Tu es luthérien ? Tu es anglican ? Non, tu es chrétien. Le sang se mêlait, c’est l’œcuménisme du témoignage, un autre œcuménisme - de la prière, du sang, du témoignage… puis l’œcuménisme du pauvre comme je l’appelle, travailler ensemble là où nous pouvons le faire, pour aider les malades, les infirmes, les gens qui sont à la marge du minimum du bien-être.

    Aider. Matthieu 25 est un beau programme œcuménique (donné par) Jésus. Marcher ensemble, c’est déjà l’unité des chrétiens. Mais pas attendre que les théologiens se mettent d’accord pour arriver à l’eucharistie. L’eucharistie se fait tous les jours, par la prière, par la mémoire de nos martyrs, par nos œuvres de charité, et aussi en s’aimant. Dans une ville d’Europe, il y a une bonne relation entre l’archevêque catholique et l’archevêque luthérien. L’archevêque catholique devait venir au Vatican un dimanche soir, il a appelé pour dire qu’il arriverait le lundi matin. Quand il est arrivé il m’a dit : “excusez-moi, mais hier l’archevêque luthérien a dû s’en aller à une de leur réunion, il m’a demandé s’il te plaît, viens à ma cathédrale et fais toi-même le culte”. Il y a de la fraternité, arriver à cela, c’est beaucoup. Le catholique a fait la prédication, il n’a pas fait l’Eucharistie mais il a fait la prédication.

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  • Aujourd'hui, sur Bitter Winter, magazine sur la liberté religieuse et les droits humains en Chine

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    UN MAGAZINE SUR LA LIBERTÉ RELIGIEUSE ET LES DROITS HUMAINS EN CHINE

    Le plus récent

    Demande d’asile rejetée, Sayragul Sauytbay a quitté le Kazakhstan

    05/06/2019 Massimo Introvigne

    Le 3 juin, la femme qui a dénoncé l’horreur des camps du Xinjiang a quitté le Kazakhstan, où elle n’avait toujours pas le statut de réfugiée, pour demander l’asile en Suède. 

    Chine : membres du Parti coupent tout lien avec la religion pour garder la carrière

    05/06/2019 Li Mingxuan

    Les membres et les agents du Parti, qui ont eux-mêmes interdiction de croire en Dieu, s’engagent à surveiller et à persécuter toute activité religieuse.

    Des militants non ouïghours luttent pour la liberté des Ouïghours

    05/06/2019 Marco Respinti

    Yosef Roth est un Juif qui pense qu’il est de son devoir de croyant juif de tenter de soulager la douleur des musulmans opprimés. Avec Corby Johnson, il a fondé « Rassemblement pour les Ouïghours ».

    L'Article recommandé:

  • Déclaration d'Abou Dabi : le pape a-t-il vraiment mesuré ce qu'il signait ?

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    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    « Ambigu au-delà de toute mesure ». Un théologien de la Congrégation pour la doctrine de la foi recale le pape

    Jamais la Congrégation pour la doctrine de la foi n’aurait laissé passer une telle phrase, si seulement le pape François lui avait demandé de la vérifier.

    Mais il ne l’a pas fait. Résultat, depuis le 4 février, dans le document solennel sur la fraternité humaine signé conjointement à Abou Dabi par François et le Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, Ahmed Mohamed el-Tayeb, on trouve l’affirmation suivante :

    « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ».

    Rien à objecter quant à la couleur, au sexe, à la race ou à la langue. Mais que la diversité de religion soit voulue par le Créateur est une thèse nouvelle et téméraire pour la foi catholique.  Parce qu’alors, ce que le premier pape, l’apôtre Pierre, prêchait rempli de l’Esprit-Saint après la Pentecôte n’aurait plus aucune valeur quand il disait que « en nul autre que lui, il n’y a de salut » en parlant de Jésus, vu que son successeur actuel met toutes les religions sur un pied d’égalité.

    Un mois plus tard, au cours de l’audience générale du 3 avril, de retour d’un autre voyage en terre musulmane, au Marco, le pape François a tenté de rectifier le tir.  « Nous ne devons pas avoir peur de la différence » entre les religions, a-t-il dit.  « Dieu a voulu permettre cette réalité » avec la « voluntas permissiva » dont parlaient « les théologiens scholastiques ».  Nous devions plutôt « avoir peur si nous ne travaillions pas dans la fraternité pour cheminer ensemble dans la vie ».

    Mais encore une fois, si le texte de cette audience générale avait auparavant été soumis à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il aurait également été recalé.

    On ne compte plus désormais le nombre de fois où le pape François s’est passé de demander ou de tenir compte de l’avis de la Congrégation dont le rôle est de s’assurer de la conformité au dogme.

    S’il l’avait par exemple fait avec « Amoris laetitia », cette exhortation sur le mariage et le divorce aurait été rédigée de manière moins aventureuse sans susciter ces « dubia » – signés et rendus publics par quatre cardinaux – auxquels François a ensuite refusé de répondre, allant même jusqu’à imposer le silence à la Congrégation qui était à l’époque dirigée par le cardinal Gerhard L. Müller.

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  • Asia Bibi menacée au Canada

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    Lu sur [EEChO] Bulletin n°73 mai 2019 :

    Asia Bibi, arrêtée en 2009 pour délit de blasphème envers l'islam et condamnée à mort, puis acquittée en janvier 2019, a pu quitter enfin le Pakistan et est arrivée au Canada où elle a retrouvé ses proches. Les prières des chrétiens du monde en avaient fait un cas heureusement médiatisé – mais il y en a des centaines d'autres, et une autre chrétienne condamnée à mort pour blasphème, Kausar Sagufta, a pris sa place dans sa cellule. La Grande-Bretagne avait refusé de recevoir Asia Bibi ; au reste, les chrétiens persécutés n'y sont plus bienvenus du tout. Au Canada, des « migrants » lui ont adressé des menaces de mort.

    Une telle situation s'installe aussi en Suède pour les réfugiés syriaques et autres chrétiens orientaux. « Un génocide a été commis au Moyen-Orient contre les Chrétiens. Nous avons fui ces monstres et nous nous sommes réfugiés en Suède, croyant être à l'abri, mais ils nous ont rattrapés ici » a déclaré le porte-parole de l'Association Syriansi Riksförbund, qui ajoute : « Nous nous attendons à une foutue guerre civile entre les différents groupes, à moins que quelqu'un ne mette le holà ou tape du poing sur la table. Les ignobles individus qui ont commis des actes horribles au Moyen-Orient sont maintenant ici ... et personne ne semble s'en inquiéter ».

    Aucun « vivre ensemble » ne sera possible tant que l'idéologie islamique ne sera pas mise en cause au plan religieux, et cela, seuls des chrétiens peuvent le faire. S'ils veulent bien écouter ce que l'Esprit Saint leur demande.

  • Un roman vieux d’un siècle qui en dit beaucoup sur notre époque

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    Du Père Jean-Dominique Dubois  sur aleteia.org :

    Ce roman vieux d’un siècle en dit beaucoup sur notre époque

    Parmi les œuvres originales de la littérature chrétienne du XXe siècle, figure "Le Maître de la Terre". Ce roman apocalyptique imagine les temps modernes sous le règne d’une religion laïque universelle débarrassée du christianisme. Le pape François en a conseillé la lecture aux journalistes qui l’accompagnaient aux États-Unis pour comprendre ce qu’est la « colonisation idéologique ».

    Il y a des hommes visionnaires. L’intelligence de leur époque, de ses courants de pensée et de leurs conséquences à long terme présente indéniablement quelque chose d’impressionnant. L’auteur du Maître de la Terre est anglais, prêtre catholique (1871-1914) venu de l’anglicanisme en 1903 par souci de vérité intellectuelle quant à sa foi chrétienne. Prédicateur et écrivain, l’auteur de ce roman sur la crise des derniers temps est à la fin de sa vie, à la veille de la Grande Guerre, lorsqu’il tente de faire percevoir ce qui va arriver durant le siècle à venir si ce qu’il a compris de la pensée de son époque n’est arrêté par rien ni personne, par aucune force pouvant se mesurer à l’humanitarisme devenue religion universelle.

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    Téqui / La Procure
    Robert-Hugh BensonLe Maître de la terre. La crise des derniers temps

    Le Maître de la terre. La crise des derniers temps, de Robert-Hugh Benson, éditions Pierre Téqui, rééd. 2000, 422 pages, 15 €