La Libre d'aujourd'hui publie une interview d'Axelle Red pleine de bon sens et de générosité.
Nous retenons ce passage :
"La Belgique vit des jours plutôt gris. Vous êtes native d’Hasselt où votre père est engagé politiquement, vous chantez en français et parlez la langue de Vondel. Alors que pense la Belge moderne que vous êtes de cette situation?
C’est un peu la maladie des Belges. Notre plus grande qualité et notre pire défaut. A trop être modeste, on pèche par antichauvinisme et cela se traduit par une sorte d’apathie typiquement belge. Beaucoup de gens votent par défaut, pour sanctionner le "fautif" de l’équipe précédente ou parce qu’ils font l’amalgame entre un personnage public sympa vu à la télé et le discours politique qu’il tient le reste de la semaine. Si certains dans le Nord du pays ont voté extrême-droite, ce n’est pas par haine du francophone, mais seulement parce qu’ils ne s’ouvrent pas aux autres. Parce qu’ils gardent leur petit jardin et ne cherchent pas plus loin... Le mouvement vert, il y a dix ans, m’avait inspirée, même si mes combats sont davantage centrés sur l’être humain. Certains craignaient ces écologistes qui voulaient changer le monde. Aujourd’hui, d’autres que nous se battent pour réécrire l’histoire et s’inventer leur démocratie. Ici, personne ne se lève, nous restons immobiles, passifs... Etre politicien est mal vu et difficile. Mais les jeunes ont des idéaux qu’ils se contentent d’hurler dans des concerts de rock. Ce n’est pas logique. Car le monde ne changera pas si l’on ne fait rien."


Dans
Nous prenons la liberté de traduire ici l'article de Massimo Introvigne,
Lors de la séance inaugurale du "Parvis des Gentils" à l'UNESCO, Fabrice Hadjadj, on l'a déjà souligné dans la note précédente, a fait une intervention remarquée, consacrée à une réflexion sur le "transhumain". S. Magister en a sélectionné quelques passages que nous reproduisons ici. La totalité de l'intervention est accessible en cliquant sur le lien suivant :
Sandro Magister consacre sa chronique d'aujourd'hui au Parvis des Gentils et souligne la richesse de l'intervention de Fabrice Hadjadj à l'UNESCO. "Malheureusement, ajoute-t-il, on a su trop peu de choses de ce qui a été dit au "Parvis des gentils". Une grande initiative, mais victime d'une mauvaise communication." 
Cette initiative de Benoît XVI, destinée à ouvrir un lieu d'échange et de dialogue avec ceux qui ne partagent pas la foi de l'Eglise, a commencé à Paris les 25 et 26 mars dernier. L'évènement a été répercuté très discrètement par les médias et n'a guère soulevé l'enthousiasme. On a parlé de "succès relatif" car "malheureusement, ce sont surtout les catholiques qui ont répondu à cette invitation de l’Église. Les athées, eux, ont plutôt boudé cet événement qui était pourtant organisé à leur attention, à l’exception de quelques intellectuels, dont le généticien Axel Kahn, l’écrivain Jean Clair et le chef d’entreprise Bertrand Collomb." (