D'Hugues Lefèvre sur le site de Famille Chrétienne :
Mgr Ginoux : « J’invite les chrétiens à ne plus jamais manquer à la messe »
25/05/2020
Dimanche 24 mai, après plus de deux mois d’empêchement, des milliers de fidèles catholiques ont pu se rendre à l’église et enfin communier. Mgr Ginoux, évêque de Montauban, nous dit sa joie d’avoir pu célébrer devant le peuple chrétien. Il regrette toutefois que l’autorisation du gouvernement soit venue tardivement et d’une manière peu élégante.
Des messes ont-elles pu être célébrées dimanche dernier dans le diocèse de Montauban ?
Oui ! Nous avions bien préparé les modalités de reprise en prévision du jour où l’autorisation arriverait. Samedi matin, lorsque nous avons su que la célébration des messes en public était enfin possible, le vicaire général et moi avons contacté le sous-préfet pour lui remettre notre plan de reprise. En fin de matinée, nous avons eu un retour positif de la sous-préfecture. A 13h00, nous avons envoyé toutes les informations à tous les curés en les invitant à dire la messe le dimanche ou bien le samedi soir et d’en informer les paroissiens par toutes les voies possibles. Ils ont donc eu tout le samedi après-midi pour finir de se préparer à accueillir les fidèles en tenant compte des règles sanitaires.
Après un rapide sondage fait dimanche soir, je peux vous dire que tout s’est bien déroulé. Les messes se sont tenues partout. Parfois des prêtres ont même doublé les messes. Ils étaient heureux de pouvoir reprendre, enfin !
Vous-même avez-vous pu célébrer en présence de fidèles ?
Absolument, dimanche matin à 09h00 à la cathédrale. C’est à cet horaire que je célébrais la messe en privé depuis le début du confinement. Cette messe était diffusée sur la chaîne Youtube du diocèse. Cette fois-ci, une cinquantaine de personnes étaient présentes. A 11h00, l’horaire habituel de la messe dominicale à la cathédrale, il y avait près d’une centaine de fidèles.
Cette décision d’autoriser les messes en public est-elle venue trop tard ?
Cette décision est venue tardivement et d’une manière peu élégante. Le ministre des Cultes aurait pu éviter de nous informer au dernier moment alors qu’il avait depuis quelques jours pris connaissance des ordonnances du Conseils d’État. A cause de ce manque de réactivité du gouvernement, certains diocèses n’ont pas eu le temps d’organiser des messes dès ce weekend.
Quand on regarde ce qui se passe dans les supermarchés où les distances entre les uns et les autres ne sont pas respectées, on se dit qu’on aurait pu rouvrir plus tôt. L’immense majorité des églises sont suffisamment grandes pour prendre les mesures nécessaires.




« 29 mai 2020 ( LifeSiteNews ) - Mgr Georg Bätzing, Président de la Conférence épiscopale allemande, a insisté sur le fait que le rejet des femmes prêtres par les papes récents n'est pas concluant et qu'il doit y avoir plus de discussions «car la question est présente, au milieu de l'Église »!
« Il n’y a pas de coronavirus! ». A Kinshasa en République démocratique du Congo, la lutte contre la propagation de la maladie Covid-19 se heurte au déni de l’épidémie, qui commence à prendre des formes violentes sur fond de forte poussée des nouveaux cas.
« De quoi meurt-on ? Les réponses sont multiples, qui vont du cancer et des maladies cardio-vasculaires jusqu'aux accidents de la route et, aujourd'hui, au coronavirus. Pourquoi meurt-on ? Parce que la mort est inscrite dans notre patrimoine génétique. Pour quoi meurt-on ? Jadis, les réponses étaient variées : pour sa patrie, pour sa foi, pour la révolution, pour la République… Aujourd'hui, c'est une question sans réponse. On n'a plus grande envie de mourir pour ces nobles causes. On ne meurt plus guère, dans nos sociétés, que pour les siens, c'est-à-dire pour sa famille, a coutume de répondre Luc Ferry. La vérité est qu'on n'a moins que jamais envie de mourir. Tous les comportements, individuels ou collectifs, enregistrés pendant la pandémie que nous vivons témoignent de cette évidence : sauve qui peut, la vie ! Encore un petit moment, monsieur le bourreau ! Il n'y a pas d'autre explication à la facilité avec laquelle la moitié de l'humanité a accepté de se mettre pendant deux mois en vacance de son destin. Sur la grande scène de l'univers, nous avons accepté bien volontiers de nous muer en intermittents du spectacle. Vous allez me dire que c'est bien naturel. Je vous y prends : justement, ce n'est pas naturel ! C'est même la première fois. (…) Au-delà de ses raisons prophylactiques, la fermeture des églises, temples, mosquées revêt une signification symbolique, une sorte de bannissement de toute espèce de spiritualité. Confinés comme le commun des mortels, les hommes d'Eglise ne se sont guère fait entendre, incapables d'apporter à l'événement un surcroît de sens. Aux informations, cette interruption sans précédent du culte a été à peine mentionnée. Si le Mont-Saint-Michel est apparu si souvent à l'écran, ce n'est pas parce qu'il abrite une église abbatiale, c'est seulement parce qu'il est un haut lieu du tourisme, une tour Eiffel dans l'eau. Cette éclipse totale du religieux retire à un événement collectif de cette ampleur ce qui en faisait jadis la dimension émotive et spirituelle. Et c'est finalement le Conseil d'Etat (*) qui a ordonné la levée de l'interdiction de réunion dans les lieux de culte. Voulez-vous une définition de notre civilisation ? C'est peut-être la première pour laquelle aucun de ses bénéficiaires n'a envie de mourir ! Un morne silence s'est abattu sur toute la société, meublé de rigolades rebattues. »