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Spiritualité - Page 535

  • Un synode pour accueillir Celui qui donne sa vie par amour pour tous les hommes

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    Lors de la célébration d’ouverture du Synode diocésain, en la cathédrale de Tournai, samedi dernier, Mgr Harpigny a prononcé une homélie qui met en perspective cette grande réunion qui devrait insuffler un nouveau dynamisme à l'un des plus anciens diocèses de notre pays.

    L'évêque a d'abord voulu rencontrer trois idées reçues avec les questions qu'elles suscitent : 

    • "Depuis des décennies, nous entendons dire, avec force, que Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés. Nous comprenons confusément que le salut de tous les hommes est déjà réalisé et nous avons l’impression que ce salut se fait indépendamment de nous. Dans sa miséricorde, Dieu ne va-t-il pas pardonner à tous le mal qu’ils auront commis, même s’il n’y a pas de demande de pardon ? 
    • Depuis des décennies, nous entendons dire que toutes les religions mènent à Dieu, comme des sentiers différents conduisent à l’unique sommet de la montagne. Pouvons-nous encore revendiquer une vérité unique sur Dieu ? Toutes les religions ne perçoivent-elles pas une facette de la vérité ? Pouvons-nous encore imaginer qu’il n’y a qu’une seule vérité ? N’avons-nous pas à devenir tolérants à l’égard des multiples convictions qui ont cours sur la planète terre ? 
    • Depuis des décennies, depuis le XVIème siècle même, les religions sont souvent présentées comme des sources d’intolérance, qui entraînent la violence. Dès qu’il y a un conflit quelque part sur la planète, on a pris l’habitude d’en chercher les causes religieuses."

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  • Verviers - 30 septembre : Messe en musique et concert de midi à Sainte-Julienne

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    VERVIERS - Sainte-Julienne - dimanche 30 Septembre

    Choeur de Sainte-Julienne dirigé par M. Todd-Scott

     

    Messe à 11.00

    ·       Kyrie :  Missa Christi aeterna munera de Palestrina

    ·       Gloria :  Missa Christi eterna munera de Palestrina

    ·       Sanctus :  Missa O quam gloriosum de Victoria

    ·       Anamnèse :  Ave verum Corpus d’Elgar (soliste Julien Carion)

    ·       Agnus Dei :  Missa O quam gloriosum de Victoria

    ·       Communion :  Behold the Lamb of God du Messie de Händel

     

    Petit concert après la Messe à 12.10

    ·       Quatre extraits du Messie de Händel

    o   OUVERTURE

    o   CHŒUR And the glory of the Lord

    o   AIR (contralto) He shall feed his flock (soliste Oriane Hanssen)

    o   AIR (soprano)  Come unto him (soliste Ginette Agus)

    o   CHOEUR Worthy is the Lamb that was slain,  Amen

     Après le concert  le vin de l’amitié sera offert à l’assemblée

  • Notre-Dame des captifs

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    24 septembre : Notre-Dame de la Merci

    Historique (source : missel.free.fr)

    Dans l’expression Notre-Dame de la Merci, le mot Merci traduit l’espagnol merced qui signifie grâce, ou le latin merces qui signifie rançon. A l’origine de l’Ordre des Mercédaires[1] qui s’occupèrent de racheter les chrétiens captifs des musulmans, Notre-Dame apparut à saint Pierre Nolasque[2], à saint Raymond de Penyafort[3] et au roi Jacques I° d’Aragon[4].

     

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  • Le dernier et le serviteur de tous (25e dimanche)

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    Un hymne au Père Charles de Foucauld qui a cherché la dernière place :


    Aimer

    Comme Lui nous a aimés,

    Et par amour, choisir

    La dernière place,

    Être pauvre et serviteur,

    Frère de Jésus
     

    Chercher

    Comme Lui la vie cachée,

    Et par amour, partir

    Où l’Esprit appelle,

    N’être rien qu’un voyageur

    Passant dans la nuit.
     

    Prier

    Longuement le Bien-Aimé,

    Et par amour, s’ouvrir

    Au plus grand silence,

    Adorer Jésus Sauveur

    Dans l’Eucharistie


    Porter

    L’Evangile aux affamés

    Et par amour, cueillir

    Tous les mots d’un peuple

    Où le Verbe aussi demeure

    Et germe sans bruit.
     

    Donner

    Jusqu’au bout sa vie donnée,

    Et par amour, mourir

    En offrant au Père

    L’abandon jailli d’un cœur

    Libre a l’infini.


    Lire le commentaire de cet hymne : l'hymne à Charles de Foucauld

  • Aimée a peur d’aller se confesser

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    église du Saint-Sacrement, Bd d'Avroy, 132 à Liège

    confession st sacrement432.jpg

    Lu dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne, cette "Lettre" d'Emmanuel Bouceret:

    « Ma chère Aimée,

    Tu m’écris dans ta dernière lettre que tu as « la trouille » d’aller te confesser. « Tu vas me trouver ridicule, m’écris-tu, mais j’ai l’impression de débiter ma liste de péchés devant un juge. À quoi ça sert, de toutes façons, puisque je retombe toujours dans les mêmes erreurs. Je me sens complètement nulle. »

    Tu as peur ? Non, tu n’es pas ridicule, et j’apprécie ta franchise, tu es simplement comme beaucoup d’entre nous ! Nous avons tous peur d’être incompris, jugés, mal aimés, d’affronter l’avenir, de souffrir et de mourir. Jusqu’au moment où nous comprenons que, derrière toutes ces craintes, s’en cache une autre, plus fondamentale : la peur de Dieu. Il nous faut du temps pour nous convertir et découvrir qu’Il répond par sa simple présence : Dieu fait chair nous attend dans le sacrement de réconciliation pour nous consoler et nous donner sa vie.

    Tu as l’impression de te rendre au tribunal face à un juge ? En un sens, c’est vrai, puisque nous serons jugés sur notre propre réponse à l’amour de Dieu. Mais comment passer de la crainte imparfaite de mal faire à celle de mal aimer, de la fausse culpabilité à la prise de conscience d’avoir blessé notre relation d’amour avec Jésus ? Il nous reste à entrer dans le mystère de la pensée de Dieu sur chacun d’entre nous, explique le Père Alain Bandelier : « Je lui manque davantage qu’Il ne me manque ! » Dieu est comme le Père de l’Enfant prodigue, qui fait un festin pour célébrer la joie des retrouvailles. Quand nous avons compris cela, nous devenons comme la pécheresse inondant de ses larmes les pieds du Seigneur : nous découvrons à a fois la douleur de ne pas aimer et le bonheur d’être aimés. Et, du coup, la joie de pouvoir aimer, enfin.

    Tu emportes ta liste de péchés ? Tu sais, Dieu n’est pas un douanier à qui nous devons déclarer des produits frauduleux ! L’examen de notre conscience ne consiste à pas à cocher une liste de courses ou à fouiller les poubelles de nos souvenirs ! Ce serait réduire la conversion au développement personnel et à un effort de lucidité sur soi-même. Il ne s’agit ni de s’excuser, ni de s’accabler, au risque de ne pas voir quel est vraiment mon péché. Car un train de péchés peut en cacher un autre, un point précis de conversion, où la grâce du Seigneur m’attend. Je t’invite à lire « Quatre étapes pour que la confession soit une résurrection ».

    Tu retombes toujours dans les mêmes fautes ? Et si ce n’était pas le problème ? La vraie question n’est-elle pas plutôt la suivante : comment vais-je faire, avec mon caractère, mes faiblesses, mes mauvaises habitudes, pour rester en éveil et répondre au regard d’amour de Jésus chaque matin de ma vie ? Du coup, mon examen de conscience devient davantage une révision de vie à la lumière de la foi pour aboutir à un engagement concret : celui de mettre tout l’évangile dans ma vie pour mieux discerner l’appel de Dieu et y répondre. Finalement, en quoi mon péché m’empêche-t-il de répondre à cet appel unique de Dieu ?

    Tu te sens encore nulle ? Et saint Pierre au petit matin du vendredi saint, après son triple reniement, comment se sentait-il avant de rencontrer le regard de Jésus ? Comme pour lui, le Seigneur se retourne et pose son regard sur toi dans la confession. Le vrai discernement n’est pas de se regarder soi-même, mais de se voir comme Dieu nous voit. L’essentiel n’est pas de penser à mon manque d’amour de pêcheur, mais à l’excès d’amour de mon Sauveur. « Célébrer la réconciliation, c’est se mettre en face du Christ, bien davantage que de se mettre en face de soi-même », explique le Père Bandelier. Nous ne sommes pas sauvés par nos efforts, mais par Jésus et son pardon. Notre péché est immense, mais son amour est incalculable. « Si on le savait, on en mourrait », disait le Curé d’Ars.

    Tu connais le secret de la porte de miséricorde qui ouvre sur l’amour du Père ? Pas besoin de tambouriner, elle s’ouvre vers toi. Tu n’as pas à forcer, mais à faiblir. Tu n’as pas à arracher un pardon, mais à te laisser atteindre. Laisser l’Esprit Saint exercer une douce pression, la pression de l’amour sur ta porte. Ma chère Aimée, je te laisse dans les bras du Père.

    Emmanuel

    Ici : Lettre à Aimée : se laisser aimer est le secret de la confession 

  • Liège : inauguration d’une vitrine numérique pour les paroisses et sanctuaires du centre-ville

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    Le 17 septembre, c’est la fête de saint Lambert – patron du diocèse de Liège – mais aussi de l’Unité Pastorale qui regroupe les paroisses du cœur historique de Liège. C’est donc cette date symbolique qui a été choisie pour lancer le site web de « l’Unité Pastorale Saint-Lambert au cœur de Liège » (UPSL). L’UPSL regroupe – en lien avec la Cathédrale – les paroisses de Liège-centre. Curieusement, l’UPSL n’avait pas encore de présence sur internet, alors que tant d’autres Unités Pastorales avaient franchi le pas. La raison en est que le centre-ville est constitué de très nombreuses réalités catholiques. Regrouper celles-ci dans un site qui soit tout à la fois complet et lisible, n’était pas chose facile. Avec l’aide d’un jeune professionnel et de dynamiques bénévoles, cette lacune est désormais comblée.

    Ce lundi à 11h30, Mgr. JOUSTEN, évêque de Liège, a donc symboliquement ouvert au public le nouveau site web, et ceci au cours d’un point presse qui se déroula dans la salle du chapitre de la cathédrale. Après un mot de bienvenue du chanoine Eric de BEUKELAER, curé-doyen de l’UPSL, l’évêque a inauguré le nouveau site. Ensuite Stéphane FUNTOWICZ, concepteur du site, ainsi que Leonor De MULLEWIE et Jean-Christophe THIRY, les deux administrateurs bénévoles, en ont expliqué le fonctionnement.

    Une diversité insoupçonnée. Pour en savoir plus, cliquez ici :  www.upsl.be

    Contact : Pour l’UPSL – Eric de Beukelaere.debeukelaer@catho.be GSM: +32(0)474.35.90.27

  • Un nouvel Hadjadj : "Comment parler de Dieu aujourd'hui"

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    Dominique Greiner, dans "La Croix", recense le dernier Hadjadj :

    Le défi de la transmission de la foi est (...) au cœur de l’« Anti-manuel d’évangélisation »  de Fabrice Hadjadj. Il tente de répondre à la question qui lui a été posée par le Conseil pontifical pour les laïcs : comment parler de Dieu aujourd’hui ?

    Tout en étant critique lui aussi à l’égard de la « mystique de l’enfouissement du chrétien social »  quand elle se transforme en « mutisme de la carpe »,  il refuse de se poser en donneur de leçons et adopte une posture humble. Parler de Dieu n’a en effet jamais été une évidence pour personne, le mot Dieu pouvant être si facilement manipulé.

    Le philosophe, converti de l’athéisme au catholicisme, déplace alors le questionnement et propose de réfléchir sur l’essence même de la parole : « Quand on se demande seulement ce qu’il faut faire pour bien parler de Dieu, on finit par n’être qu’un faiseur. La vraie question est plutôt de savoir ce que nous sommes, en tant qu’êtres parlants. »  La parole vraie n’est pas celle du publicitaire qui cherche avant tout à être efficace dans sa stratégie de communication. La force d’un témoignage ne dépend pas de la maîtrise de techniques oratoires.

    Le plus souvent, le témoin cherche ses mots. Son « balbutiement »  vient d’une expérience, du contact avec un événement. Ainsi en est-il aussi de la foi : dans la rencontre avec le Christ, les croyants font l’expérience que « le plus spirituel est uni au plus charnel, la plus haute gloire à la plus commune nature, la miséricorde la plus insondable à la plus abyssale misère. Il n’y a pas de parole adéquate devant une telle disproportion, ou plutôt la seule parole adéquate est celle qui balbutie de merveille et d’effroi, – la seule posture authentique, celle qui perd l’équilibre et part à la suite tout en partant à la renverse. » 


    COMMENT PARLER DE DIEU AUJOURD’HUI   ?
    Anti-manuel d’évangélisation
    de Fabrice Hadjadj .
    Éditions Salvator, 219 p., 19,5 €

    Présentation de l'éditeur :

    Dieu peut-il être un sujet de conversation ? Peut-on le placer entre les derniers résultats de Coupe d Europe et le prochain bulletin météorologique ? Serait-il toutefois beaucoup mieux de disserter savamment dessus, d'en faire un beau concept théologique, de le resituer entre les antinomies de Kant et les généalogies de Nietzsche? La bouche qui vient de dire : « Passe-moi le sel ! » ou « La France forte, c'est maintenant » ou « Vous êtes belle, Monica, puis-je monter prendre un verre chez vous ? », est-elle habilitée à dire quelque chose du divin ? Du reste, le mot « Dieu » peut-il être un mot parmi d'autres dans une phrase, un gros mot, un mot avec une grande majuscule ? L'Infini tient-il en quatre lettres communes (comme le fini en cinq lettres) ? N'est-ce pas le diminuer au moment même où l'on prétend l'exalter ? Ou l'honorer alors qu'on voudrait s'en débarrasser pour toujours ? Au moins deux espèces de personnes ne s'embarrassent pas de ces difficultés : le fondamentaliste et l'athée. Tous deux parlent de Dieu à tort et à travers. Si bien que deux autres types vont s'insurger contre une telle arrogance : l'agnostique et le chrétien enfoui. Tous deux prennent le parti de ne plus en parler du tout. Et puis il y a ceux qui ne se retrouvent pas dans le quadrige de ces factions. Ceux pour qui l'on ne peut parler de Dieu, mais pour qui l'on peut encore moins se taire. Et les voici qui bégayent, bafouillent, balbutient, clowns qui doivent témoigner de ce qui les surpasse... Ils sont envoyés comme hérauts du « Royaume », alors qu'ils font leurs courses chez Leclerc. Ils sont désignés comme « lumière du monde » alors qu'ils cherchent l'interrupteur de leur chambre. Enfin, ils se savent fils du Dieu infini et néanmoins fils de Lucette et Ferdinand, finis, extrêmement finis...

  • La Croix glorieuse (14 septembre)

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    10 MOSAIC NAPLES CRUCIFIX.jpgHistorique : missel.free.fr :

    Chacun se souvient comment la vraie croix avait été retrouvée par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin[1] (voir au 18 août). En 335, l'empereur Constantin, invite pour le trentième anniversaire de son avènement, les Pères réunis à Tyr à la dédicace des deux basiliques[2] qui doit avoir lieu le 13 septembre à Jérusalem.

    Le lendemain de la dédicace, le dimanche 14 septembre, l'évêque de Jérusalem montre pour la première fois à la foule le bois sacré de la Croix (l'hyposis) et, sur ordre de Constantin, les Pères décrètent la célébration annuelle de la dédicace et de l'exaltation, au 14 septembre. Un morceau de la Croix étant apporté à Constantinople, on y célèbre la même fête avec l'hyposis. Cette fête est répandue dans tout l'Orient dès le VII° siècle, et on la trouve à Rome au plus tard au temps du pape Serge I° (687-701) à la notice duquel, dans le Liber pontificalis, on trouve la mention suivante : En la sacristie du bienheureux apôtre Pierre, se trouve un reliquaire où est renfermée un précieuse et considérable portion du bois salutaire de la croix du Sauveur ... Au jour de l'Exaltation de la sainte croix, le peuple chrétien baise et adore cette relique dans la basilique constantinienne du Saint-Sauveur[3].

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  • 13-14 octobre : Marche des pères de famille de Spa à Banneux

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    Marche_des_Peres_2012_v0.jpg

    Cliquer sur l'image pour avoir accès au dépliant avec les informations concernant cette activité.

  • Le riche programme d'activité de la Famille Saint-Jean pour 2012-2013

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    shapeimage_8.pngNous ne pouvons reproduire ici, tant il est foisonnant, le programme des activités proposées par la Communauté Saint-Jean.

    En cliquant sur l'image ci-contre, vous accéderez à la brochure (en pdf) où vous aurez accès au programme du prieuré de Banneux.

  • Prier pour épouser le regard de Dieu sur les évènements que nous vivons

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    (Vatican Information Service) Ce matin, le Pape a consacré la catéchèse de l'audience générale à la prière dans la seconde partie de l'Apocalypse, "une prière qui s'étend au monde entier, l'Eglise cheminant dans l'histoire". Dans cette partie, a poursuivi Benoît XVI, "l'assemblée doit savoir lire en profondeur ce qu'elle vit, en discernant par la foi les événements de manière à agir pour le Royaume. Cette lecture de discernement et d'action est intimement liée à la prière... Elle est appelée à monter au ciel pour voir les choses avec les yeux de Dieu". Le premier des trois symboles décrits par saint Jean est un trône, le trône du Tout Puissant "qui n'est pas resté clos dans son ciel mais s'est rapproché de l'homme pour s'allier à lui". Le livre ensuite symbolise "le plan divin sur les choses et les hommes, scellé de sept sceaux et que personne ne peut lire. Mais face à l'égarement de l'humanité face au mystère de l'histoire, quelqu'un viendra l'ouvrir et éclairer" le monde. Le troisième symbole enfin est l'agneau, "le Christ immolé par le sacrifice de la croix, debout en signe de sa résurrection. C'est l'Agneau, le Christ mort et ressuscité, qui lève progressivement les sceaux et révèle le plan de Dieu, le sens profond de l'histoire".

    Ces symboles disent la "voie à suivre pour savoir lire les événements et nos vies mêmes. En tournant nos regards vers le ciel, en invoquant le Christ "dans la prière personnelle ou communautaire, on apprend à voir les choses sous un autre jour et à en apprécier le sens profond... Avant tout, le Christ invite la communauté à envisager avec réalisme le présent". Ayant brisé les quatre premiers sceaux, l'Agneau fit voir "à l'Eglise le monde dans lequel elle est immergée et dans lequel existent des aspects négatifs, les méfaits accomplis par l'homme telles la violence...et l'injustice", mais aussi "les maux qu'il doit subir, comme la faim, la maladie ou la mort... Face à ces drames, la communauté ecclésiale est invitée à ne pas se désespérer et à croire fermement que la force apparente du Malin sera écrasée par la toute puissante divine". C'est alors que Jean décrit un cheval blanc symbolisant "l'entrée de la force de Dieu dans l'histoire des hommes, seule en mesure de combattre le mal et de le vaincre... Dieu s'est approché de l'humanité au point de descendre dans les ténèbres de la mort pour les éclairer de la splendeur de la vie divine. Il s'est chargé des maux de ce monde pour le purifier du feu de son amour... L'Apocalypse nous dit que la prière alimente en chacun de nous et dans nos communautés la lumière de l'espérance ultime... L'Eglise ne se referme pas sur elle même mais entreprend courageusement sa marche parmi souffrances et obstacles, affirmant que le mal ne vaincra pas le bien, que l'obscurité n'offusquera pas la splendeur de Dieu... Les chrétiens ne sauraient être pessimistes!... La prière les forme à discerner les signes de Dieu, sa présence et son action, de manière à diffuser sa lumière et l'annonce de sa victoire". La vision de Jean s'achève par l'apparition d'un ange thuriféraire qui ne cesse d'alimenter son encensoir d'or. Ces grains d'encens", a précisé le Saint-Père, symbolisent nos prières. "Nous devons nous convaincre qu'il n'existe pas de prière inutile ou superflues" car Dieu n'est jamais insensible aux suppliques des hommes. "Souvent, face au mal, on croit ne rien pouvoir faire, alors que la prière est la réponse la plus efficace pour renforcer notre engagement quotidien en faveur du bien. La puissance divine rend notre faiblesse féconde."

  • Ta nativité a révélé la joie à l'univers

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    Ta Nativité, Mère de Dieu, a révélé la joie à l'univers,

    car de Toi s'est levé le Soleil de Justice,

    le Christ, notre Dieu.

    De la malédiction, Il nous délivre

    et nous ouvre à son amour,

    Vainqueur de la mort, Il nous donne la Vie.

    (Tropaires pour la Nativité de la Mère de Dieu)