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Spiritualité - Page 531

  • Les séminaristes de la Maison Sainte Thérèse à Bruxelles ont enregistré un CD

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    Une belle initiative de la RTBF (3ème programme radio) et qui mérite d'être saluée. Musiq’Académies, à midi, ce samedi, nous a emmenés à la Maison Sainte Thérèse et nous a présenté un Nouveau CD.

    Pour info: frwi@rtbf.be et le site : http://www.maisonsaintetherese.com/

    L'émission a été podcastée : http://podaudio.rtbf.be/pod/m3-acad_musiq27academies_2012-11-03_cd_sainte__12933623.mp3

     

    Présentation du CD sur le site des Editions Jade :

     

    Car Il n'est qu’amour - Séminaristes de la Maison Sainte Thérèse

    Car il n'est qu'amour HD

    La Maison Sainte Thérèse est une maison de formation de séminaristes à Bruxelles, sous la responsabilité de l’Archevêque de Paris, liée à l’Institut d’Études Théologiques (faculté de théologie de la compagnie de Jésus). Elle accueille des séminaristes francophones du monde entier, envoyés par leurs évêques pour se former en vue du sacerdoce. À l’occasion des 20 ans de sa fondation ce disque est une manière de donner en partage la beauté de la prière quotidienne de la communauté à ceux qui désirent nourrir leur vie spirituelle, animer des liturgies, ou se laisser toucher par les textes et prières de sainte Thérèse.

    Les séminaristes de la Maison forment ici un chœur d’une vingtaine de voix d’hommes, magnifiquement dirigé par Charles-Henri Guilhaume dans un enregistrement effectué à l’Abbaye de la Cambre(Bruxelles) ; dans des chants priants, célestes, profonds, ils visitent différentes formes antiques et contemporaines de la musique sacrée, comme ils le font chaque jour au cours de leur formation. Tout est amour en Dieu, et tout est amour dans la vocation sacerdotale, c’est ce dont les chants comme les textes qui ponctuent ce disque cherchent à témoigner.

    Un projet communautaire pour une année jubilaire… Un répertoire choisi à partir d’une relecture commune des œuvres de sainte Thérèse… Un travail exigeant de technique et d’enregistrement… Dans un résultat magnifique d’unanimité et de douceur.

    Acheter cet album

    Disponible en digital

    Les saints et les saintes de Dieu Chants de l’Emmanuel   2'28

     
    La Foi et l’abandon au Père – texte de sainte Thérèse   0'55
     
    Ave Maris Stella (grégorien)

     
    Pour écouter d'autres extraits, cliquer sur le lien suivant : http://www.exultet.net/eshop/index.php?main_page=product_music_info&products_id=5726&affiliate_id=

    Référence : 6997472   -   Durée totale : 47 minutes.

  • Les intentions de prière du pape pour novembre 2012

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    Intention de prière universelle -

    « Prions pour que les évêques, les prêtres et tous les ministres de l'Évangile rendent un témoignage courageux de fidélité au Seigneur crucifié et ressuscité.» 

    L'Église est invitée à porter dans sa prière, tous ceux que le Christ a consacrés au service de l'Évangile et de la sanctification du peuple de Dieu. Le monde a besoin de la Parole de Dieu et de son salut ; évêques, prêtres, diacres ont reçu la mission de l'annoncer, d'offrir, par le témoignage de fidélité au Seigneur crucifié et ressuscité, l'appel à vivre selon le cœur de Dieu. C'est une joie pour eux, mais aussi une grave responsabilité.

    Intention missionnaire : L'Eglise pèlerine
     
    Pour que l'Eglise, pèlerine sur la terre, resplendisse comme lumière des nations.
     
       L’intention missionnaire de ce mois de novembre nous invite à prier pour « l’Église pèlerine ». Dans la Parolede Dieu, la démarche du pèlerinage caractérise toute la vie humaine : « Tes décrets sont devenus mes cantiques, dans ma demeure de pèlerin », dit le Psaume 118. Le pèlerinage n’est donc pas seulement un temps particulier réservé à la recherche de Dieu. Il est la condition même de l’être humain en route vers le Royaume. L’Église, communauté des baptisés et corps du Christ, a toujours reconnu qu’elle était elle-même en pèlerinage. (...) En cette année de la foi qui vient de s’ouvrir, prions pour que l’Église demeure un peuple de pèlerins toujours en marche vers le Royaume.

    (Apostolat de la prière)
  • En présence du nonce apostolique : pèlerinage à Horion-Hozémont le dimanche 18 novembre à 15 heures

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    Nous répercutons ci-après l'information que nous fait parvenir M. le Curé Pierre Kokot:

    Depuis plus d’un an,  l’église Saint-Sauveur de Horion-Hozémont (près de Liège) abrite une statue de l’Enfant-Jésus de Prague. et  de nombreux pèlerins viennent  confier leurs intentions au Petit Roi. Un pèlerinage a lieu chaque troisième dimanche du mois à 15h (Cantiques, prières, bénédiction des pèlerins). Voir ici : http://stsauveurschola.blogspot.be/p/pelerinage-lenfant-jesus-de-prague.html

    Le dimanche 18 novembre 2012 à 15h, Monseigneur Berloco, nonce apostolique en Belgique, se rendra dans cette église paroissiale:  Mgr le Nonce présidera le pèlerinage et bénira les fidèles. Vous êtes invités à vous joindre à cette manifestation de piété.

  • Plain-chant sur Liège: à partir du 10 novembre 2012

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    ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN 

    À l’église du Saint-Sacrement

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège 

    codex calixtinus .jpg

     codex calixtinus

    Cycle de cours 2012-2013

    PLAIN-CHANT ET DÉCHANT

    ouverture : samedi 10 novembre 2012 à 15 h

     Sur les chemins de Compostelle

    et autres lieux de pèlerinage au temps des cathédrales (XIIe-XVe siècles)

    De novembre 2012 à mai 2013

    avec Stéphan Junker

    Stephan Junker_2.jpg

    Douze leçons deux samedis après midi par mois Deux journées festives

    Copie de chantsgrégoriens22.jpg 

  • Seigneur, Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur

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    Prière de Jésus, 
    Prière du coeur

    source : http://cursillos.ca/priere/apprendre-a-prier/p21-priere-de-Jesus.htm

    "Seigneur,
    Jésus Christ,
    Fils de Dieu,
    aie pitié de moi,
    pécheur"


    La Prière de Jésus est un des plus importants éléments de la spiritualité orthodoxe ; elle peut être considérée comme la "perle précieuse" de la spiritualité orthodoxe : "Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand en quête de perles fines : en ayant trouvé une perle de grande prix, il s'en est allé vendre tout ce qu'il possédait et il l'a achetée " (Mt 13,45-46). […]

    La Prière de Jésus a été découverte par un large public grâce notamment aux Récits d'un pèlerin russe à son père spirituel, parus pour la première fois à Kazan en Russie vers 1870.

    Récits d'un pèlerin russeCe petit livre anonyme, histoire simple des aventures et de la vie spirituelle d'un paysan russe du XIXe siècle en quête de Dieu, reste d'ailleurs une très bonne première prise de contact avec la Prière de Jésus. Le pèlerin fait pénétrer le lecteur au coeur de la campagne russe peu après la guerre de Crimée (1854-1856) et avant l’abolition du servage en 1861. On voit passer les personnages typiques de l’époque : paysans, fonctionnaires, commerçants, artisans, nobles, membres de sectes, instituteurs et prêtres de campagne. Le pèlerin s’inspire de la tradition hésychaste, guidé dans sa recherche de Dieu par un starets (un "ancien") qui l’introduit à la Prière de Jésus, sa seule véritable nourriture.

    Dans un langage simple et clair, le pèlerin nous fait entrer dans l’expérience spirituelle au plus haut niveau que l’on associe volontiers au renouveau spirituel de la Russie au XIXe siècle, mouvement que l’on nomme parfois le "renouveau philocalique", puisqu’il a été largement inspiré par la diffusion de la fameusePhilocalie. En fait, le pèlerin n’a que deux livres : la Bible et la Philocalie. La Philocalie des Pères neptiques, publiée en grec à Venise en 1782 et en slavon à Moscou en 1793, est une anthologie d'écrits spirituels centrés sur l'hésychasme et la Prière de Jésus, par les grands maîtres de la spiritualité de l'Église d'Orient entre le IVe et le XIVe siècle.  […]

    La forme extérieure de la Prière est très simple : elle consiste à invoquer aussi fréquemment que possible le saint Nom de Jésus, habituellement dans une formule rappelant les professions de foi de saint Pierre (Mt 16,15)et de Marthe (Jn 11,27),et la prière du publicain (Lc 18,13) : "Seigneur, Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." Son essence spirituelle, comme l'expriment constamment les Pères spirituels, est "la descente de l'intelligence dans le cœur" : ce que je comprends avec mon intelligence, je le saisis, je l'accepte et je l'embrasse avec tout mon être - avec mon cœur, dont le cœur physique est le symbole. C'est ainsi que la Prière devient véritablement la "Prière du cœur".

    Par la purification progressive de la pensée et la mémoire constante du Seigneur, ceci aboutit, selon les starets, à l'illumination de l'esprit par la grâce divine et à la prise de conscience de l'inhabitation mystique du Saint-Esprit. Bénéficiant d'un certain degré de purification, l'hésychaste peut aussi recevoir le don de la prière pure - la prière "spirituelle" ou contemplative - et de la prière permanente : Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils qui crie : "Abba, Père !" (Ga 4,6). La prière ininterrompue doit être l'idéal de tout chrétien, suivant l'exhortation de Saint Paul : Priez sans cesse (1 Th 5,17).  […]

    En fin de compte, la Prière de Jésus est véritablement une prière pour notre temps effréné, car elle est accessible partout, en tout temps, par tous.

    ____________

    Extrait de Pages Orthodoxes - La Transfiguration Un excellent site à visiter pour en savoir plus!

  • Marie et les apôtres des derniers temps

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    Sur le site "Marie de Nazareth", nous découvrons un exposé consacré aux "apôtres des derniers temps" - n'y sommes-nous pas ? - inspiré par saint Louis Marie de Montfort :

    Le rôle de Marie dans les derniers temps est longuement expliqué par saint Louis Marie de Montfort, qui revient sur ce sujet non seulement dans le "Traité" (VD), mais aussi dans le "Secret de Marie" (SM) et dans la "Prière embrasée" (PE).

    La maternité spirituelle dans les derniers temps

    Saint Louis Marie de Montfort considère que la maternité spirituelle de Marie sera encore plus importante à la fin de l'histoire du monde. 

    « Quand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles de grâces qu’elle seule peut produire parce qu’elle est seule la Vierge féconde qui n’a jamais eu ni n’aura jamais sa semblable en pureté et en fécondité.

    Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps.

    La formation et l’éducation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires. » (VD 35)

     « Les derniers temps coïncident avec la pleine révélation de Marie, non dans le sens d’une connaissance abstraite plus grande, mais en autant qu’elle sera connue dans le déploiement de son action miséricordieuse envers les pécheurs, dans sa lutte contre les ennemis de Dieu et dans son soutien aux fidèles disciples du Christ : "Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps" (VD 50,6e)

    Vis-à-vis des apôtres des derniers temps, particulièrement des missionnaires de la Compagnie de Marie, la Mère de Dieu exerce une activité mystagogique. Montfort l’affirme en appliquant à Marie le symbolisme de la montagne : qui demeure en elle grandit en sainteté, apprend la contemplation et l’intercession, est introduit dans la logique des béatitudes évangéliques et participe aux mystères du Christ qui ont eu lieu sur la montagne : la transfiguration, la crucifixion et l’ascension (PE 25).

    La victoire sur l'antique serpent

    Marie aura un rôle éminent dans la lutte extrême contre l’anté-Christ qui adviendra dans les derniers temps : la race de Marie écrasera la tête de l’antique Serpent (Gn 3, 15) (VD 51) ; c’est sans doute pourquoi celui qui cultive en son âme Marie l’arbre de vie sera vainqueur des attaques (SM 77). 

    "Un siècle de Marie"

    Montfort est convaincu que le règne de Dieu en Jésus-Christ ne doit pas être projeté dans l’au-delà mais doit se réaliser sur la terre, en ce monde :

    « Ne faut-il pas que […] votre règne arrive ? » (PE 5).

    Et « C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c’est aussi par elle qu’il doit régner dans le monde» (VD 1 ; cf. VD 13, 22, 49, 157, 217, 262).

    Avant le déluge de feu qui réduira toute la terre en cendres (PE 16-17), avant le jugement universel (SM 58) et l’entrée dans l’éternité, il y a donc place pour un avènement très particulier de Jésus dans les cœurs et dans le monde, en un siècle de Marie (VD 217) et par Marie arbre de vie (VD 218), qui s’enracine et fructifie dans « les derniers temps » de façon « extraordinaire » (VD 35).


    Oeuvres de saint Louis Marie de Montfort : VD : Traité de la vraie dévotion; SM : Secret de Marie; PE : Prière embrasée


    S. de Fiores - F. Breynaert

    S. DE FIORES, article « Derniers temps », dans Dictionnaire de spiritualité montfortaine sous la direction de S. de FIORES, Novalis, Outremont (Quebec), 1994, p. 353

    F. BREYNAERT, L’arbre de vie, symbole central de la spiritualité de Saint Louis-Marie de Montfort, Parole et silence, Paris 2006. Thèse de doctorat.

    Lire plus sur saint Louis-Marie de Montfort

  • Le message final du Synode, un message qui déçoit

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    Ci-dessous, on trouvera le résumé du message final du synode. Un message assez décevant comme le constate Jean-Marie Guénois dans Le Figaro :

    "...cette interminable et quasi parfaite copie d'élève appliqué - douze pages -, qui veut traiter de tout et n'oublier personne, semble avoir perdu, en chemin, ce feu sacré que Benoît XVI voulait ranimer. De plus, l'économie du texte ne va pas dans le sens de l'audace du chrétien évangélisateur à laquelle le pudique Benoît XVI avait appelé dans sa première intervention en choisissant le joli terme latin de sobria ebrietas, l'ivresse sobre! Le message final refroidit cette ardeur: «Partout est ressenti le besoin de raviver la foi qui risque de s'obscurcir», reconnaît-il mais «il ne s'agit pas de tout recommencer à zéro.» Et de marteler: «Il ne s'agit pas d'inventer on ne sait quelles stratégies, comme si l'Évangile était un produit à placer sur le marché des religions».

    Tout s'est donc passé, pendant ce synode, comme si l'Église «structure» avait pris le pas sur les innovations lancées par les nouvelles communautés, elles qui semblaient pourtant incarner «la nouvelle évangélisation». Un évêque ponctue: «Si certains voyaient en ce synode, un trait d'union entre la nouvelle évangélisation et les communautés nouvelles, ils se sont lourdement trompés». (...)

    Lourde machine donc que ce synode. La critique la plus acerbe aura été publiquement décochée, jeudi, par le général des jésuites, le père Adolfo Nicolas, un Espagnol. Il répondait à une question sur la faible présence de laïcs et l'absence de non-croyants dans cette assemblée: «Ce synode m'a rappelé une phrase de Steve Jobs: “je suis davantage intéressé par les questions des consommateurs que par celles des producteurs”. Or, dans ce synode, nous étions tous des producteurs.» 

    Nous aussi, nous nous sommes surpris à beaucoup espérer lorsque nombre d'interventions ont fait preuve de lucidité devant le terrible effondrement que vit le christianisme depuis un demi-siècle. Surtout lorsque le lien a été fait entre la mentalité provenant de Vatican II et la baisse du tonus évangélisateur. Mais il faut déchanter à présent; la vieille génération des inconditionnels de Vatican II a repris le dessus et nous endort à nouveau en entonnant ses refrains rabâchés. Non, le sursaut attendu ne viendra pas de ce synode...

    Le MESSAGE FINAL DU SYNODE (Vatican Information Service)

    Cité du Vatican, 26 octobre 2012 (VIS). Ce midi, près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence et Président de la commission ad hoc, Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier et Secrétaire spécial, et Mgr. Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille et Vice Président de la même commission, ont présenté le Message final de la XIII Assemblée ordinaire du Synode des évêques, consacrée à la nouvelle évangélisation. Voici une synthèse de ce document:

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  • La meilleure part…

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    D’Eric de Beukelaer, Curé-Doyen de Liège-Centre, sur son «  minisite » (extraits) :

    « Je voudrais revenir ici sur mon récent billet, publié ce mercredi 17 octobre dans le quotidien ‘La Libre’: « Propos d’arrière-saison ». Il s’agit d’une des chroniques les plus personnelles que j’ai écrite depuis longtemps. Je tenais à partager une évolution spirituelle, en expliquant pourquoi – avec les années – la prière d’intercession avait pris une place plus importante dans ma vie spirituelle. Nombre de lecteurs m’ont exprimé que cet écrit les avait touché, mais quelques personnes se sont aussi manifestées en se disant inquiètes pour moi: « Est-ce que je broyais du noir? Etais-je pris d’un relent d’amertume? Avais-je peur de vieillir? » (…)

    A près de 50 ans, on n’est plus un jeune homme et en expliquant qu’avec les années, je suis davantage conscient qu’une part du réel échappe à ma maîtrise, mon article a peut-être fait mouche. Il est parvenu à chatouiller un des dogmes sociaux sur lequel repose notre société occidentale: celui de la performance et du contrôle.

    Je vis en profonde sympathie avec la culture occidentale qui est la mienne, mais force est de constater qu’elle est toujours dopée au culte du résultat, du Guiness record book et des médailles olympiques. « Sky is the limit ». Notre Occident vit dans l’obsession du « faire ».

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  • Un mariage qui est plus qu'un signe d'espérance

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    Une très belle homélie, celle que Monseigneur Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, a prononcée hier (20 octobre) lors du mariage du prince héritier du Luxembourg avec Stéphanie de Lannoy :

    Cher Prince Guillaume,

    Chère Comtesse Stéphanie….

    Ou plutôt

    Cher Guillaume, chère Stéphanie,

    Permettez-moi de vous adresser ainsi, négligeant les exigences du protocole… car vos noms de baptême sont chers à Dieu, c’est par ces noms que Dieu vous a inscrits dans le livre de la vie.

    Vous faites aujourd’hui une déclaration d’amour et de fidélité devant Dieu à une époque où beaucoup d’hommes et de femmes souffrent de la séparation ou du divorce, souffrent des blessures affligées à leur amour. Votre consentement matrimonial devient ainsi un message d’Esperance pour tant de jeunes. Votre mariage nous donne l’Esperance de croire de nouveau à l’amour.

    Un mariage princier nous incite à rêver, à goûter des sentiments profondément purs, profondément romantiques. Les textes que vous avez choisis pour cette célébration dépassent quand même tout romantisme…et font apparaître devant nos yeux un amour au quotidien, un amour existentiel sans jamais être terre à terre. 

    Tout amour passe par des crises. Nous sommes en effet bien habitués à l’amour en famille, où l’on nous connait, un amour qui nous a vu grandir depuis notre première enfance, un amour qui a pris connaissance de nos habitudes voire de nos faiblesses, un amour qui nous accepte et nous protège. Dans le mariage tout est nouveau…certes il y a le bonheur de la découverte de l’autre, mais cette découverte passe aussi par des moments d’irritation ou l’autre n’est plus perçu dans sa complémentarité, mais devient l’autre qui nous irrite et nous menace et ne semble plus être l’être cher avec qui nous voulons partager notre vie. Ces irritations qui peuvent mener jusqu’à des crises ne s’opposent pas à l’amour, bien au contraire, ce sont des marches qui nous conduisent de l’amour-sentiment vers l’amour-engagement comme l’indique l’enseignement de l’apôtre que nous venons d’écouter…un amour qui est patient, parce qu’il connaît sa victoire, un amour qui donne sens à nos actes de charité, a notre vie quotidienne, à tout notre être.

    L’amour conjugal est en effet participation à l’amour créateur de Dieu. Pour comprendre cette réalité, il nous faut gravir la montagne avec le Christ, comme l’indique le texte de l’Evangile. Il nous faut gravir la montagne ou les brouillards de l’égoïsme et de la haine disparaissent devant la clarté de Dieu. Sur cette montagne où nous retrouvons notre liberté d’enfants de Dieu nous pouvons nous approcher de Jésus au milieu de ses disciples. Et je vous invite d’entrer dans le regard de Jésus qui contemple les foules, un regard qui vient droit du cœur de Jésus. Et ce regard d’amour comment voit-il les foules ? Il voit des pauvres de cœur, Il voit les doux et ceux qui pleurent et ceux qui ont faim et soif de justice, Il voit les miséricordieux, les cœurs purs et les artisans de paix, Il voit les pauvres persécutés pour la justice.

    Là où nous ne percevons que la comédie humaine, là où nous ne voyons que des visages flous, Jésus voit le cœur des personnes, il voit des êtres humains dans leur nudité sans protection, il voit leur besoin d’amour…son regard n’est ni abstrait ni critique, c’est un regard qui appelle et qui transforme : Heureux êtes-vous…c’est le regard de Jésus qui crée le bonheur, qui promet le salut. C’est le regard de l’amour.

    Jésus nous y a donné un exemple. Quand vous vous égarez dans les plaines de la vie, grimpez la montagne de Dieu. La vue y est plus claire. Sachez : votre engagement devant le Christ et son Eglise engage aussi le Christ. Il vous fera participer à son regard…regardez-vous avec le regard du Christ. Vous y verrez la vraie réalité de l’autre, vous vous connaîtrez en vérité…un regard qui ne blesse ni ne condamne, un regard qui guérit et qui sauve…

    Oui, votre mariage est plus qu’un signe d’Espérance. C’est un témoignage de votre foi en Dieu, c’est un témoignage de l’amour fou que Dieu porte à chaque être humain… Votre mariage est un mariage princier, vous faites participer toute notre petite nation à votre joie et à votre espérance. Merci d’oser ce chemin, merci d’oser prendre le chemin de l’amour…un chemin où il faut certes gravir la montagne,…mais l’air y est plus pur…un air qui porte en soi les semences de la vie.

    Que Dieu vous bénisse.

    Amen.

    + Jean-Claude Hollerich

    Archevêque de Luxembourg

  • Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude

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    JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE

    HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II (Dimanche 22 octobre 2000)

    1. (...)  

    "Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude". Ces paroles constituent la présentation que le Maître divin fait de lui-même. Jésus se définit lui-même comme celui qui est venu pour servir et qui, précisément dans le service et dans le don total de soi jusqu'à la croix, révèle l'amour du Père. Son visage de "serviteur" ne diminue pas sa grandeur divine, mais l'illumine d'une lumière nouvelle.

    Jésus est le "grand prêtre souverain" (He 4, 14), il est le Verbe qui "était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut" (Jn 1, 2). Jésus est le Seigneur, qui "de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave" (Ph 2, 6-7); Jésus est le Sauveur, de qui "nous pouvons nous approcher avec une totale confiance". Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6), le pasteur qui a donné sa vie pour les brebis (Jn 10, 11), le chef qui conduit à la vie (Ac 3, 15).

    2. L'engagement missionnaire jaillit comme un feu d'amour de la contemplation de Jésus et de la fascination qui émane de lui. Le chrétien qui a contemplé Jésus-Christ ne peut se sentir que frappé par sa splendeur (cf. Vita consecrata, n. 14) et témoigner de sa foi dans le Christ unique Sauveur de l'homme. Quelle grande grâce est cette foi que nous avons reçue comme don d'en-haut, sans mérite de notre part! (cf. Redemptoris missio, n. 11).

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  • Un nouveau saint jésuite : le Père Berthieu, apôtre du Sacré-Coeur à Madagascar

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    Jacques Berthieu.jpgROME, vendredi 19 octobre 2012 (ZENIT.org) – Avant de partir pour Madagascar, le bienheureux P. Jacques Berthieu, s. j., qui sera canonisé par Benoît XVI dimanche prochain, 21 octobre, s’était consacré au Sacré-Cœur de Jésus, au sanctuaire de Paray-le-Monial, en Bourgogne, et il a été un apôtre de ce culte parmi les chrétiens malgaches.

    C’est ce qu’explique le père général des Jésuites, le P. Adolfo Nicolas Pachon, dans cette lettre en date du 15 octobre, aux membres de la Compagnie de Jésus, à l’occasion de la canonisation du jésuite français.

    Lettre du Rév. P. Nicolas Pachon :

    A TOUTE LA COMPAGNIE

    Chers frères dans le Christ,

    Le Père Jacques Berthieu, jésuite français (1838-1896), prêtre et missionnaire à Madagascar, fut déclaré bienheureux martyr de la foi et de la chasteté par le pape Paul VI en 1965 durant le Concile Vatican II. Il sera canonisé à Rome le 21 octobre prochain avec six autres bienheureux; ce jour coïncide avec la Journée mondiale des missions et s’inscrit au coeur de l’Année de la Foi et du Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation. Pour la Compagnie, cette année 2012 est de plus celle de la Congrégation des Procureurs qui s’est tenue en juillet à Nairobi ; la vitalité apostolique des provinces d’Afrique et Madagascar regroupées dans le JESAM et la prise de conscience renouvelée du sentire cum Ecclesia nous invitent à recevoir avec ferveur le témoignage de Jacques Berthieu. Après avoir rappelé les étapes de sa vie et son martyre telles que les sources les présentent, je dégagerai certains aspects de sa sainteté qui nous interpellent aujourd’hui.

    Né le 27 novembre 1838 sur le domaine de Montlogis, à Polminhac, en Auvergne, au centre de la France, où ses parents étaient fermiers, Jacques Berthieu fit ses études au séminaire de Saint-Flour, avant d’être ordonné prêtre de ce diocèse en 1864 et nommé vicaire à Roannes-Saint-Mary où il restera neuf ans. Désirant partir évangéliser dans des contrées lointaines et fonder sa vie spirituelle sur les Exercices de Saint Ignace, il demande son admission dans la Compagnie de Jésus et entre au noviciat à Pau en 1873. Il quitte en 1875 le port de Marseille vers deux îles au large de Madagascar, la Réunion puis Sainte-Marie (alors sous dépendance de la France et aujourd’hui appelée Nosy Bohara) où il étudie la langue malgache et se forme à la mission.

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