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Spiritualité - Page 534

  • Rémy Brague salue la pensée de Benoît XVI

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    De ZENIT.ORG (Propos recueillis par Anne Kurian, avec A. Bourdin)

    Benoît XVI possède « une vraie pensée, bien charpentée, informée par une vaste culture, servie par une réflexion solide, et exprimée clairement, souvent de manière imagée », déclare Rémi Brague.

    Mais surtout, « son style de pensée » est libéré de ce qui favorise les extrémismes de la pensée : un « débordement de l’affectif qui empêche de raisonner la tête froide », estime le philosophe.

    Le philosophe français Rémi Brague, lauréat du « Prix Ratzinger 2012 » (cf. Zenit du 28 septembre 2012), a accordé cet entretien à Zenit.

    Zenit - En vous présentant au Vatican, le cardinal Ruini a parlé d'« un vrai philosophe » et d’un « grand historien de la pensée et de la culture » : en quoi est-ce que philosophie et histoire s'enrichissent mutuellement dans votre expérience ?

    Rémi Brague - Je laisse au cardinal Ruini, qui a, je crois, beaucoup fait pour que je sois désigné pour ce prix, la responsabilité de ses éloges, qui me flattent extrêmement. Le mot « philosophe » est démonétisé en France. Il y désigne avant tout un type de beau gosse capable de prendre un air pénétré pour asséner des banalités à la télévision. Je rêve d’un équivalent de l’Ordre des médecins qui surveillerait la profession de philosophe. Il existe bien un délit d’exercice illégal de la médecine… Mais quand il s’agit de l’esprit des gens, on laisse n’importe qui l’empoisonner.

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  • Le testament de saint François

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    Testament de saint François (1226) (fêté ce jour)


    source : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/testament.html

    1 Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j'étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m'était insupportable.

    2 Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux; je les soignai de tout mon coeur;

    3 et au retour, ce qui m'avait semblé si amer s'était changé pour moi en douceur pour l'esprit et pour le corps. Ensuite j'attendis peu, et je dis adieu au monde.

    4 Et le Seigneur me donna une grande foi aux églises, foi que j'exprimais par la formule de prière toute simple:

    5 Nous t'adorons, Seigneur Jésus-Christ, dans toutes tes églises du monde entier, et nous te bénissons d'avoir racheté le monde par ta sainte Croix.

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  • Wanfercée-Baulet, 15 octobre : messe et veillée en l'honneur de Notre-Dame des Affligés

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    wpe1.gifLe lundi 15 octobre, on fête Notre-Dame des affligés,

    en sa chapelle à Wanfercée-Baulet.

    à 10h, messe avec bénédiction des familles

    à 20h, veillée aux flambeaux avec l'accordéoniste Pierre Caseau.

    (Sur l'autoroute E42 Liège -Mons, c'est la sortie 14 Sambreville; se diriger vers l'église Saint Pierre de Wanfercée-Baulet puis descendre la rue de la chapelle.)


    Notre-Dame consolatrice des Affligés à Wanfercée-Baulet

    On trouve dans un feuillet de la paroisse et dans La Belgique à Marie de l’abbé Maho, Bruxelles, 1927, les indications suivantes concernant la chapelle de Notre-Dame des Affligés à Wanfercée-Baulet.

    Cette Sainte Madone est d’une vénération séculaire, non seulement dans la paroisse et les environs mais aussi dans une grande partie des diocèses de Malines et de Namur.

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  • France : la Communauté Saint-Martin acquiert l’abbaye d’Évron

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    101029192142207_29_000_apx_470_.jpgAu terme d’une longue réflexion menée en concertation avec les sœurs de la Charité de Notre-Dame d’Évron et avec le diocèse de Laval, la Communauté Saint-Martin a pris la décision le 1er octobre 2012 d’acquérir l’abbaye d’Évron en Mayenne (photo).

    Actuellement installée à Candé-sur-Beuvron (41) dans des locaux devenus trop étroits, elle compte déménager à Évron sa maison de formation (séminaire) et sa maison générale. Le déménagement est prévu pour l’été 2014 après des travaux d’aménagement.

    La Communauté Saint-Martin est une association de prêtres et de diacres séculiers désirant vivre leur apostolat en vie commune, au service des diocèses de l’Église universelle.

    Elle compte aujourd’hui 80 prêtres et diacres, et plus de 60 séminaristes. La Maison généralice, et Maison de formation, est située à Candé-sur-Beuvron, près de Blois. Elle fut fondée en 1976 par l’abbé Jean-François Guérin, prêtre du diocèse de Tours (1929-2005)

    La Communauté Saint-Martin met ses membres au service des évêques désireux decard_sarah_2-15b1f.jpg leur confier des missions apostoliques variées : principalement des paroisses, mais aussi aumôneries de collège et d’internat, sanctuaires, maisons de retraite… Et cela en France ou à l’étranger.

    Commentaire du Professeur Luc Perrin sur le « Forum Catholique » : l'abbé Guérin (+ 2005) réprouvait les déviations multiples des années 1960 et 1970 et, comme d'autres qui fondent le séminaire de Paray-le-Monial puis Belley-Ars, il veut contribuer à sauver le sacerdoce en danger. Il va en Italie mais pas en Suisse à Écône, accueilli par le cardinal Siri.
    Comme dom Prou à Solesmes, l'archevêque de Gênes qui fut aussi proche de Mgr Lefebvre pendant Vatican II choisit ce qu'on appelle depuis 2005 "l'herméneutique de la réforme dans la continuité" plutôt que de rejoindre la contestation, plus radicale, des traditionalistes.

    Pendant longtemps, la Communauté Saint-Martin - détestée par les néo-modernistes évidemment comme les autres, Frères de Saint-Jean etc. - peinait à trouver des apostolats en France : depuis les années 1990, les portes s'ouvrent davantage. Elle fut réticente voire hostile envers la Messe romaine traditionnelle jusqu'à il y a quelques années où certains de ses prêtres acceptèrent de l'apprendre. L'axe demeure de célébrer la Forme ordinaire dans une théologie liturgique traditionnelle. Ses prêtres ne rechignent pas à porter la soutane, à défaut le clergyman régulier, et sont appelés "don" en hommage à leur refuge italien, le mot valant pour M. l'abbé.

    La croissance, encore relative, de cette société de prêtres est indiquée par ce déménagement. La logique voudrait que ce type de société de vie apostolique s'ouvre davantage à la célébration des deux formes du rit romain dans l'avenir et que la frontière, autrefois excessivement étanche, entre monde traditionnel "conciliaire" et monde traditionaliste critique envers Vatican II se fasse plus poreuse. Au bénéfice des deux et surtout de l'Église universelle.
     

  • La livraison d'octobre 2012 de La Nef

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    SOMMAIRE DU N°241 D’OCTOBRE 2012

    NB : de nombreux articles sont en ligne; il suffit de cliquer sur les liens pour y avoir accès


    ÉDITORIAUX
    L’économie à la dérive, par Christophe Geffroy
    Contre-Culture : Chassez le sacré, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Hildegarde de Bingen Docteur, par Aliénor Rousseau
    La Syrie, zone à risques, entretien avec Frédéric Pichon
    Islam en France : Paris sous influence étrangère
    par Karim Ouchikh
    Vie de l’Église : Qui a « pété les plombs » ?, par Loïc Mérian
    Série Vatican II (9) : Dei Verbum (2) : les débats, 
    par l’abbé Christian Gouyaud
    Benoît XVI au Liban : le pèlerin de la paix, 
    par Annie Laurent
    L’exhortation Ecclesia in Medio Oriente, par Annie Laurent
    Géopolitique d’abord : L’Orient simplifié
    par Paul-Marie Coûteaux
    Échos d’Orient : Un regard faussé, par Annie Laurent
    Chronique Vie : Eugénisme high-tech
    par Pierre-Olivier Arduin

    ENTRETIEN
    Au service des jeunes
    entretien avec l’abbé Jean-Pierre Gac 

    DOSSIER : LA CRISE DE LA CATECHÈSE
    Catéchèse : histoire d’une crise
    par l’abbé Christian Gouyaud
    Propositions pratiques, par l’abbé Laurent Spriet
    Une catéchèse éclatée, par Denis Sureau
    Transmettre, par Pierre Louis
    Le Catéchisme : vingt ans après, 
    par le P. Thierry-Dominique Humbrecht, op
    Témoignage : A l’école de Marie, par l’abbé Laurent Guimon
    Témoignage : Un témoin heureux, par l’abbé Cyril Gordien
    Témoignage : L’exemple des Chartreux, par l’abbé Matteo Lo Gioco
    Le devoir de transmettre
    entretien avec Mgr Raymond Centène

    VIE CHRÉTIENNE
    À l’école du Poverello d’Assise (2/2), par Falk van Gaver
    Question de foi : Notre-Dame des sans-abris, 
    par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Une gnose chrétienne ?, par Falk van Gaver
    Au fil des livres : Si je t’oubliais Irlande…, 
    par Philippe Maxence 
    Notes de lecture, chroniques musique, cinéma, sortir,
    Internet, livres jeunes 
    Un livre, un auteur : Cécile Reboul

    BRÈVES
    Toutes nos annonces du mois en ligne

  • Prier son ange gardien (2 octobre)

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    On fait aujourd'hui mémoire des Anges gardiens (voir ICI)

    Ange tutélaire, aux soins de qui Dieu m'a spécialement confié, quelles actions de grâce n'ai-je pas à vous rendre pour tous les bienfaits dont vous ne cessez de me combler tous les jours et tous les moments de ma vie ! Vous me protégez contre les ennemis de mon salut, vous me préservez de mille dangers, vous m'inspirez de salutaires pensées. Vous m'obtenez les grâces du ciel et tant d'autres biens qui me sont inconnus : mais outre toutes ces faveurs, il en est encore une bien précieuse, que je vous conjure de m'accorder ; accordez-moi une dévotion tendre, sincère et solide envers le Sacré-Cœur de Jésus en union de tant d'âmes fidèles qui lui sont dévouées. Cette grâce comblera toutes les autres, et en deviendra une nouvelle source pour moi ; et comme je serais incapable par moi-même de rendre à ce Cœur adorable de dignes hommages, et de m'acquitter de mes devoirs envers lui, daigner suppléer à mon défaut, et lui offrir souvent au pied des autels, les sentiments que je devrais lui offrir moi-même. Je ne négligerai cependant rien de ce qui dépendra de moi pour remplir mes obligations et seconder vos soins charitables ; daignez me les continuer ; ils contribueront en même temps, et à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus, et au bonheur éternel du mien.

    Extrait de la Neuvaine à l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus, en union avec les neuf chœurs des Anges. (Manuel de dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie par un prêtre de la Congrégation des SS Cœurs, Malines, H. Dessain, 1877.)

    Sur le blog de Petrus Angel :

    Les fondements bibliques de la croyance en l'existence des Anges ?

    Au chapitre "Textes Bibliques", vous trouverez les extraits de l'Ancien et du Nouveau Testament qui concernent les Anges. Une étude très complète sur ce sujet nous a été envoyée par une fidèle correspondante : vous trouverez cette étude ICI, également disponible sur cette page en téléchargement.

    La position de l'Eglise catholique sur les Anges ?

    Vous trouverez sur ce site :

    des extraits du catéchisme de L'Eglise catholique

    les articles concernant les Anges, extraits du récent "Directoire sur la piété populaire et la liturgie" 

  • Europe : et si la crise économique et financière était le révélateur d'une crise bien plus profonde ?

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    ZENIT.ORG (ANITA BOURDIN)

    Les racines de la crise économique et financière de l’Europe sont plus profondes qu’on ne croit, estiment les évêques d’Europe : elles sont d’ordre philosophique et spirituel. « Si l’Europe est en crise au plan financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement », a résumé Mgr Léonard.


    Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 11 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre).


    Voici notre transcription de sa synthèse.


    ***Pour affronter cette question des défis à la fois culturels, sociaux et spirituels de l’Europe, nous avons entendu ce matin trois interventions : une de M. Kuno Schedler, professeur d’économie d’entreprise à l’université de Saint-Gall, sur les enjeux surtout de l’ordre de économique ; ensuite une intervention de Mme Marta Cartabia, qui est professeur de droit et juge à la Cour constitutionnelle en Italie ; et ma propre intervention sur le point de vue philosophique et théologique.

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  • Mois d'octobre, mois du Rosaire

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    Sur prierenfamille.com :

    OCTOBRE, LE MOIS DU ROSAIRE

    Dans la tradition de l'Eglise, le mois d'octobre est plus particulièrement consacré au Rosaire, c'est-à-dire à la prière par Marie. 

    En effet, il y a déjà un mois consacré à Notre-Dame, le mois de mai, pendant lequel nous lui exprimons tous les sentiments de notre filiale affection, notre confiance et notre plus profond respect. Mais en ce mois d'octobre, l'Eglise honore plus particulièrement Marie comme celle qui nous obtient les victoires dans les situations les plus difficiles.

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  • Les intentions de prière du pape pour octobre 2012

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    Sur Eglise catholique en France :

    En ce mois d'octobre 2012, l'intention de prière universelle du pape Benoît XVI est pour le développement et le progrès de la Nouvelle Evangélisation, son intention de prière missionnaire est pour la Journée Missionnaire Mondiale.

    Universelle - La Nouvelle Evangélisation

    Prions le développement et le progrès de la Nouvelle Évangélisation dans les pays d'ancienne tradition chrétienne.

    Missionnaire - La Journée Missionnaire Mondiale

    Pour que la célébration de la Journée Missionnaire Mondiale soit l'occasion d'un engagement renouvelé d'évangélisation.    

    PRIER AU CŒUR DU MONDE donne chair aux intentions de prière que le Pape nous confie, et nous aide à prier.

  • Aujourd'hui 29 septembre, fête de saint Michel archange

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     Avant le concile Vatican II, on récitait -à la fin des messes basses- les « prières de Léon XIII », parmi lesquelles cette invocation à l’archange saint Michel :

    Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio ; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur : tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute in infernum detrude. Amen.

    Faut-il traduire ?

    Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours
    contre la perfidie et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui Son empire, nous le demandons en suppliant ; et vous, prince de la milice céleste,
    refoulez en enfer, par la Vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

    Commentaire de Jean-Paul II :

    « Que la prière nous fortifie pour la bataille spirituelle dont il est question dans la Lettre aux Éphésiens : « Devenez forts dans le Seigneur, grâce à sa force et sa puissance » (Ep 6, 10). Le Livre de l’Apocalypse parle de cette même bataille, rappelant à notre mémoire l’image de saint Michel Archange (Ap 12, 7). Le Pape Léon XIII a certainement eu un vif rappel de cette scène lorsque, à la fin du dernier siècle, il a introduit une prière spéciale à saint Michel dans toute l’Église. Même si cette prière n’est plus récitée à la fin de la Messe, je demande à tous de ne pas l’oublier et de la réciter pour obtenir de l’aide dans la bataille contre les forces des ténèbres et contre l’esprit de ce monde » (Jean-Paul II, place Saint-Pierre, lors du Regina Coeli du dimanche 24 avril 1994).

  • Saint Jacques de Compostelle : un chemin de conversion

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    Lu sur ZENIT.org

    A quarante-six ans, Marco Deambrogio est connu comme « l’homme qui traverse les déserts à moto ». Ses entreprises, toujours en solitaire, sont devenues légende. A cheval sur sa moto, il a fait le tour du monde en parcourant 57 mille kilomètres, a voyagé de Milan à Kaboul en temps de guerre, a traversé l’Océanie et les déserts australiens et est allé jusqu’à Pékin par l’antique « route de la soie ».

    Celui qui avait fait de la liberté absolue son style de vie était quasiment paralysé depuis deux ans par une mauvaise inflammation aux pieds. Il raconte l’histoire de sa guérison, qui est aussi celle d’une conversion.

    Zenit - Vous aviez donc un problème aux pieds ?

    Marco Deambrogio - Oui. Une fascite plantaire des deux côtés, une mauvaise inflammation des tendons de la plante des pieds. J’étais allée chez différents orthopédistes, et j’avais tout essayé : anti-inflammatoires, thérapie au laser, ondes de choc, semelles anatomiques, traitements ostéopathiques, massages plantaires… Sans aucun résultat et toujours ces douleurs extrêmement fortes.

    Et vous avez quand même décidé de partir ?

    C’était plus fort que moi. C’était le 13 juin de l’année dernière et je venais de recevoir le énième rapport médical qui m’imposait le repos le plus absolu. Ce matin-là, je me suis levé avec une idée fixe, un clou dans la tête. Je me disais : « Il faut que je fasse le Chemin de Saint Jacques ». Mais je ne savais pas très bien de quoi il s’agissait et je me suis donc documenté. J’ai découvert que c’était un pèlerinage ancien, sacré pour le christianisme, et qu’il avait même été parcouru au Moyen-Âge par saint François et Charlemagne. Il traverse la France et l’Espagne et arrive jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, où se trouve la tombe de saint Jacques, un des douze apôtres. Un parcours très long, difficile, de plus de huit cents kilomètres à pied. Aujourd’hui, de plus en plus de pèlerins se lancent sur ce chemin, à tel point que le sanctuaire de Saint Jacques est en train de devenir une des grandes destinations religieuses.

    Et vous vouliez faire la même chose dans votre état ?

    Oui. J’étais fou mais je sentais une force irrésistible qui me poussait à me mettre en marche. Je précise qu’il n’y avait aucune dévotion dans ma démarche. Cela faisait au moins trente ans que je n’étais pas entré dans une église et ma vie avait toujours été assez éloignée de la foi. Malgré cela, je sentais que le « Chemin » m’appelait.

    Ce jour-là, j’ai chargé ma voiture et je suis parti en direction de la petite ville de Saint-Jean Pied-de-Port, dans les Pyrénées, d’où part officiellement le Chemin de Saint Jacques. Le lendemain, j’ai mis un pied sur le chemin. J’avais sur les épaules un sac de vingt kilos, un fardeau si l’on sait que j’en pèse soixante. La première étape était de 25 kilomètres en montagne. Mais dès les premiers mètres, j’ai cru m’évanouir de douleur.

    Qu’est-ce que vous avez fait ?

    J’ai serré les dents. Je marchais lentement, je m’arrêtais tout le temps. J’avais des élancements terribles, j’avais peur que mes tendons ne se rompent. Je voyais les autres pèlerins avancer rapidement, je les voyais prier. Je me demandais pourquoi j’étais là mais la seule réponse que j’entendais en moi était que je devais avancer. J’ai mis douze heures à faire ces 25 kilomètres, jusqu’à Roncevaux, en Espagne. C’était une souffrance inouïe. A peine entré dans la ville,  je me suis aussitôt rendu dans la structure d’accueil pour les pèlerins. Je me suis jeté sur le lit : j’étais rompu de douleur des pieds à la tête. Quelqu’un m’a dit qu’il y avait ce soir-là au programme la bénédiction des pèlerins. C’est comme ça que, par curiosité, je me suis traîné jusqu’à l’église. Et là, il m’est arrivé quelque chose de merveilleux.

    Que s’est-il passé ?

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  • Un synode pour accueillir Celui qui donne sa vie par amour pour tous les hommes

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    Lors de la célébration d’ouverture du Synode diocésain, en la cathédrale de Tournai, samedi dernier, Mgr Harpigny a prononcé une homélie qui met en perspective cette grande réunion qui devrait insuffler un nouveau dynamisme à l'un des plus anciens diocèses de notre pays.

    L'évêque a d'abord voulu rencontrer trois idées reçues avec les questions qu'elles suscitent : 

    • "Depuis des décennies, nous entendons dire, avec force, que Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés. Nous comprenons confusément que le salut de tous les hommes est déjà réalisé et nous avons l’impression que ce salut se fait indépendamment de nous. Dans sa miséricorde, Dieu ne va-t-il pas pardonner à tous le mal qu’ils auront commis, même s’il n’y a pas de demande de pardon ? 
    • Depuis des décennies, nous entendons dire que toutes les religions mènent à Dieu, comme des sentiers différents conduisent à l’unique sommet de la montagne. Pouvons-nous encore revendiquer une vérité unique sur Dieu ? Toutes les religions ne perçoivent-elles pas une facette de la vérité ? Pouvons-nous encore imaginer qu’il n’y a qu’une seule vérité ? N’avons-nous pas à devenir tolérants à l’égard des multiples convictions qui ont cours sur la planète terre ? 
    • Depuis des décennies, depuis le XVIème siècle même, les religions sont souvent présentées comme des sources d’intolérance, qui entraînent la violence. Dès qu’il y a un conflit quelque part sur la planète, on a pris l’habitude d’en chercher les causes religieuses."

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