
Conférence
le 28/03/2014 à 18.30H
Ne désacralisons pas nos églises
Véronique Hargot-Deltenre

UOPC
Avenue Gustave Debroux 14-16
1160 Bruxelles
Entrée gratuite
Réservation souhaitée
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Conférence
le 28/03/2014 à 18.30H
Ne désacralisons pas nos églises
Véronique Hargot-Deltenre

UOPC
Avenue Gustave Debroux 14-16
1160 Bruxelles
Entrée gratuite
Réservation souhaitée
Il y a deux ans, nous posions ici la question de savoir ce qui serait fait à Liège à l'occasion du 750e anniversaire de l'extension de la Fête-Dieu à l'Eglise universelle. La réponse nous parvient aujourd'hui et elle nous réjouit puisqu'elle renoue avec une tradition chère aux Liégeois, tradition qui voyait monter de la cathédrale au sommet du Publémont la foule fervente des fidèles escortant le Saint Sacrement jusqu'à la basilique Saint-Martin. C'est un formidable défi pour le diocèse de Liège qui devra se mobiliser pour faire de cette procession un évènement vraiment significatif
Communiqué de presse :
Le jeudi 19 juin 2014, jour de la Fête-Dieu, sera l'occasion de fêter le 750ème anniversaire de la bulle "Transiturus", par laquelle le pape Urbain IV institua cette fête d'origine liégeoise dans l'Eglise universelle. Inspirée par deux Liégeoises, sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Eve de Saint-Martin, cette fête honore tout particulièrement la présence du Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, souhaite marquer l'événement par une démarche de toute la ville, dans la ligne de ce que propose le pape François, quand il demande aux chrétiens de savoir sortir de leurs murs et de communiquer l'évangile. Voilà pourquoi, il a suggéré aux deux doyens de Liège, réunis au sein de la Pastorale urbaine (qui prépare, entre autres, chaque année le chemin de croix dans les rues de la ville), d'organiser une procession du Saint-Sacrement partant ce 19 juin à 18h de la Cathédrale Saint-Paul pour monter vers Saint-Martin. L'évêque invite les paroisses du bassin liégeois, et par-delà, de tout son diocèse, à vivre cette démarche ancrée dans la tradition et la piété populaire, dans un esprit de témoignage renouvelé. La procession se clôturera à 20h par la traditionnelle Messe de la Fête-Dieu célébrée en la basilique Saint-Martin.
Contact: Secrétariat de Mgr Jean-Pierre Delville 04/2303157 ou secretariat.mgrdelville@evechedeliege.be
Lu sur saphirnews.com :
L’Eglise appelée à céder la mosquée-cathédrale de Cordoue
Plus de 90 000 personnes ont signé une pétition lancée en ce mois de février pour appeler l’Eglise catholique à céder la grande mosquée de Cordoue dont elle est propriétaire à une gestion publique. Ce joyau de l’histoire, classé au patrimoine mondial de l’Unesco comme l'ensemble du centre historique de Cordoue, est devenue cathédrale au 13e siècle après la Reconquista.
Les initiateurs de la pétition estiment que ce patrimoine historique appartient à « tous les Espagnols » car « il s'agit d'un symbole universel d'entente entre les cultures ». Par conséquent, ils ont le droit d’en récolter les fruits de sa gestion, notamment sur le plan touristique, jugent-ils.
L'Église catholique gagnerait « 8 millions d'euros par an » en ne comptabilisant que le nombre d'entrées à la mosquée de Cordoue - 8 euros par personne - qui reçoit chaque année plus d'un million de visiteurs. Elle ne paye pas d’impôts sur l'argent récolté par ce biais : « il est considéré comme un don et, à ce titre, il est exonéré d'impôts », lit-on.
Le gouvernement régional d’Andalousie, dirigé par la gauche, a annoncé, vendredi 21 février, qu’il avait commandé un rapport pour établir s’il pouvait réclamer sa gestion, selon l'AFP. Pour sa part, le maire de droite de la ville a affirmé ne voir « aucun problème » dans la gestion de l’Église. Au-delà de ce débat, la communauté musulmane espagnole demande depuis longtemps que l’ancienne mosquée devienne un lieu de culte œcuménique afin qu’ils puissent aussi y prier. Une demande renouvelée dans la pétition mais jusque là rejetée catégoriquement par l'évêque de Cordoue.
Un dossier à lire dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :
La prière d’adoration est un face-à-face entre l’homme et son Créateur. Cette relation nous transforme, et le monde avec nous. Explications avec Sœur Delphine, qui fait partie du monastère de l’Adoration réparatrice.
Cliquer ici :
La prière d’adoration, c’est quoi ?
Comment adorer Jésus dans l’Eucharistie ?

Ce dimanche, dans la liturgie traditionnelle, commencent les trois semaines préparatoires au Carême : septagésime, sexagésime, quinquagésime, les ornements violets et les chants sont déjà ceux de la pénitence : plus de gloria ni d’alleluia. Un commentaire monastique de Dom Pius Parsch nous rappelle le sens de cet alleluia qui ne reviendra pas avant la nuit de Pâques :
« Avec la Septuagésime se produit, dans la liturgie, un changement brusque de sentiments; c'est alors que disparait des chants liturgiques un petit motif. Enfants d'un siècle de peu de foi, nous n'en sommes pas frappés; mais le Moyen Age croyant ressentait vivement ce changement: l'Alleluia cesse et nous ne l'entendrons plus que dans la nuit de Pâques.
A la messe, le Roi divin, qui fait son entrée au moment de l'Evangile, n'est plus salué par le chant de l'Alleluia. De même les huit Heures de prière du jour ne commencent plus par l'Alleluia. On le remplace par le chant ou la récitation de cette formule: Louange à toi, Seigneur, Roi de la gloire éternelle. C'est assurément un beau salut; mais ce n'est qu'un supplément qui nous fait deviner toute l'importance que l'Eglise attribue à l'Alleluia.
Lu sur le site des médias catholiques belges :
Fermée depuis deux ans, l’église Sainte-Catherine, l’une des églises emblématiques de Bruxelles, va connaître une nouvelle affectation. Pour cela, un appel à idées pour son nouvel aménagement et sa future exploitation vient d’être lancé par la ville de Bruxelles.
« C’est Alain Courtois, échevin en charge des cultes, qui a présenté à la presse, cet après-midi, « la boîte à idées » mise en place par la ville de Bruxelles en vue de la réaffectation de l’église Sainte-Catherine. Cette démarche entend ainsi susciter une grande diversité de projets (tout sauf un projet religieux…) pour « offrir une seconde vie au bâtiment qui puisse contribuer à la dynamique du quartier, notamment en l’animant et en l’ouvrant au public ». Outre les architectes, les entrepreneurs, les promoteurs… rompus à l’exercice, des établissements scolaires, des associations locales, des groupes d’habitants, des usagers du quartier et, de manière générale, toute personne morale intéressée pour déposer un projet pourra le faire, d’autant que la participation à cet appel est gratuite. Les propositions doivent comporter une proposition générale, plus ou moins élaborée, pour l’affectation du lieu et une proposition d’aménagement intérieur de l’église et de ses différentes parties. Elles devront être « d’une grande qualité architecturale afin d’assurer la pérennité et la mise en valeur des caractéristiques patrimoniales du lieu par la conservation de ses éléments architecturaux », précise la ville de Bruxelles.
Projet à remettre avant le 12 mai
Les idées formulées par les participants doivent être rentrées pour le 12 mai 2014 au plus tard. Ensuite, un jury sera en charge d’examiner tous ces projets. Il rassemblera une quinzaine de personnes (dont des membres de l’archidiocèse) et sera présidé par Peter de Caluwe, le directeur de la Monnaie.
Depuis presque quatre ans maintenant, les projections quant au devenir de l’église Sainte-Catherine vont bon train. Une chose est cependant certaine, l’église sera entièrement désacralisée. Pas le moindre espoir donc de voir une petite chapelle être aménagée dans la nouvelle affectation. La rupture sera totale. Le projet final de réaffectation de l’édifice devra cependant recevoir l’aval de l’évêché. Si accord il y a entre la Ville, la fabrique d’église et l’évêché, Mgr Léonard, seule personne habilitée, décidera alors de la désacralisation de l’église.
Les amis de Sainte-Catherine ne désarment pas
Cette façon de faire n’est pas du goût de l’asbl « Les amis de Sainte-Catherine » qui estime que l’on a mis « la charrue avant les bœufs » puisqu’aucun acte de désacralisation n’a été encore signé… « Il est étonnant de voir la ville de Bruxelles prendre ainsi les devants et penser à un avenir qui serait tout sauf religieux », explique Véronique Hargot-Deltenre, membre de cette association. Elle voit ici un mépris total des 8.000 signataires de la pétition qu’avait lancée l’asbl qui par ailleurs envisage un recours à Rome si l’acte de désacralisation devait être signé. De son côté, le vicariat de Bruxelles regrette bien évidemment de ne pouvoir sauver cet édifice en tant qu’église, mais le chanoine Tony Frison, vicaire épiscopal auxiliaire, rappelle qu’il n’y avait pas d’alternative.
Réf.Une boîte à idées pour la réaffectation de l’église Sainte-Catherine
Un symptôme de plus du haut mal qui l’affecte : l’Eglise catholique belge poursuit inexorablement son déclin depuis la clôture du Concile Vatican II, dont elle fut, parait-il, l’un des fers de lance…
Quel avenir pour nos églises ? Une actualité urgente ! Une réflexion interpellante. Commande par email sur : désacralisations.stop@gmail.compaiement de 17,50 EUR (15,00 EUR + 2,50 EUR frs de port) sur le compte EVA à 1120 Bruxelles IBAN : BE23 0014 1269 7791 - BIC : GEBABEBB
JPSC
Dans son dernier roman, "Les Désorientés" (Grasset, 2012), ce bâtisseur de passerelles entre Orient et Occident conte un retour d’exil dans cet Orient perdu, fantasmé.
L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf était lundi de passage à Bruxelles. Cet inlassable observateur du monde et des sociétés arabes - élu à l’Académie française en 2011, l’année même des révolutions arabes - était l’orateur d’un soir aux Grandes conférences catholiques. Dans son dernier roman, "Les Désorientés" (Grasset, 2012), ce bâtisseur de passerelles entre Orient et Occident conte un retour d’exil dans cet Orient perdu, fantasmé. Un "exil" qu’il connaît bien pour avoir quitté le Liban, en 1976, en raison de la guerre civile. Et qu’il prolonge souvent sur l’île d’Yeu, au large de la Vendée. La « Libre » l’a interrogé sur l’échec des « printemps » arabes (extraits) :
« (…) Les révolutions arabes ont remis ces sociétés - longtemps paralysées, étouffées par des régimes autoritaires ou despotiques - dans la marche du monde. A la lumière de ce qui s’est passé depuis trois ans, croyez-vous en la capacité des peuples arabes de se réinventer, de se moderniser ?
Je pense que ces sociétés peuvent sortir de la grande impasse historique dans laquelle elles se trouvent aujourd’hui. Cependant, je dois vous avouer que l’espoir que j’ai eu en voyant ce qui se passait dans un certain nombre de pays arabes, il n’en reste aujourd’hui plus grand-chose. Je suis profondément déçu. Le seul pays où quelque chose d’intéressant s’est produit, c’est la Tunisie. Le reste, c’est plutôt lamentable. Mais il ne faut pas en tirer de conclusions pour l’avenir. Je crois que quelque chose est apparu il y a trois ans, qui révèle qu’il y a une certaine aspiration. Elle a été noyée, détournée, elle a été bafouée, écrasée dans certains pays, mais peut-être qu’elle reviendra.
Que manque-t-il encore aux sociétés arabes, qui ont retrouvé la parole et le goût de la liberté, pour progresser dans la voie du développement ?
Je crois qu’il n’y a pas de recette miracle. Il faut des institutions qui fonctionnent, une acceptation de l’égalité de tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse, ethnique, ou autre. Je crois que c’est un monde qui n’est pas fondamentalement différent du reste de la planète. Ce sont les mêmes principes qui vont conduire au progrès, c’est-à-dire l’état de droit, la démocratie, une vie politique fiable, la séparation de la politique et de la religion, la séparation de l’identité, ou de l’aspiration identitaire, et de la religion. (…)
L’islam paraît se mêler plus de la vie quotidienne dans ces sociétés...
Je pense que l’islam ne se mêle pas. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui utilisent la religion pour faire avancer leurs positions politiques. Mais dès que les gens ont la possibilité de réfléchir, il leur arrive de se révolter. On l’a vu en Tunisie, en Egypte. C’est une attitude qu’on peut retrouver dans tous les pays musulmans; des gens qui se disent : "Nous sommes de bons croyants mais nous ne pensons pas du tout que la religion ait vocation à gouverner tous les aspects de notre vie." Il est tout à fait possible d’avoir une place raisonnable pour la religion. »
Réf. Amin Maalouf: "Il ne reste plus grand-chose de l’espoir"
"Tout à fait possible" ? Amin Maalouf, qui est un adepte de la philosophie des « Lumières », sous-estime peut-être le rôle des identités religieuses traditionnelles dans ces sociétés où la sécularisation à l’occidentale ne signifie rien. JPSC.
ZURBARÁN
Maître de l'âge d'or espagnol
Francisco de Zurbarán est l’un des grands peintres baroques espagnols, à l’instar de Velázquez et de Murillo. Pour la première fois en Belgique, il sera possible de voir un aperçu de sa production artistique. Son œuvre (essentiellement des sujets religieux) se caractérise par un naturalisme pur, empreint d’une sensibilité poétique moderne. Le « peintre de la contre-réforme » traduit dans ses toiles la nouvelle mentalité apparue après le Concile de Trente (1545-1563), qui a fait souffler sur l’Espagne des XVIe et XVIIe siècles un vent de nouveauté, non seulement dans le domaine des beaux-arts mais aussi dans le théâtre, la littérature et la musique.
Du MERCREDI 29.01 au DIMANCHE 25.05.2014
au PALAIS DES BEAUX-ARTS
Lu sur le blog de « La Nef » cet article rédigé par Annie Laurent le 01 février 2014 dans Religion :
« L’exemple du conflit syrien montre la méconnaissance profonde du monde occidental de la dimension religieuse qui imprègne la vie dans les pays du Moyen-Orient. D’où les mauvaises réactions et les décisions partisanes dont souffrent les chrétiens. Tour d'horizon et enquête.
La déception des chrétiens d'Orient
Dans un récent entretien à la revue trimestrielle Politique internationale, un jeune député libanais maronite, Samy Gemayel (34 ans), confie sa déception face à la politique de l’Occident envers les chrétiens du Liban et du monde arabe.
« Les chrétiens du Liban ne figurent pas sur la carte politique des pays occidentaux. Je peux comprendre leur point de vue : après tout, les chrétiens n’ont pas de valeur stratégique ; ils n’ont pas de rôle à jouer dans le conflit russo-américain ou le conflit chiites-sunnites. Mais au-delà des intérêts matériels, il y a aussi l’intérêt moral. Les chrétiens défendent, au cœur du Moyen-Orient, un mode de vie et des valeurs qui sont celles du monde occidental. En les abandonnant, c’est à ces principes qu’on renonce. C’est regrettable. » (N° 141, automne 2013.)
L’auteur de ces lignes n’est pas le seul à s’exprimer de la sorte. Ces derniers mois, d’autres voix orientales se sont plaintes de l’oubli ou de l’incompréhension d’un Occident auquel l’histoire et la civilisation les ont attachées. Voici un aperçu de ces regrets.
Communiqué du « Cœtus Internationalis Summorum Pontificum » 2 février 2014, en la fête de la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie :
« Le CISP est très heureux d’annoncer que c’est le cardinal Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, qui célébrera à Saint-Pierre de Rome, le samedi 25 octobre 2014 à midi, pour les pèlerins du troisième pèlerinage du peuple Summorum Pontificum. Le CISP remercie Son Éminence, le cardinal Comastri, archiprêtre de Saint-Pierre, pour sa disponibilité et la rapidité avec laquelle il nous a permis de fixer dès aujourd’hui la date et l’heure de cette célébration qui représente désormais le temps fort de son pèlerinage ad Petri Sedem.
Nous pouvons ainsi donner bien plus tôt que d’habitude le feu vert aux préparatifs du pèlerinage, ce qui devrait aider les pèlerins non européens, même les plus éloignés de Rome, à se joindre plus facilement à nous. D’année en année, grâce au Motu Proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, les richesses de la forme extraordinaire du rite romain deviennent toujours plus accessibles à l’Église universelle (Instruction Universæ Ecclesiæ du 30 avril 2011) et il nous semble juste de permettre aux fidèles des périphéries de l’orbe catholique de pouvoir s’unir à ce moment de prière
et de témoignage.
Nous rappelons que le pèlerinage commencera le jeudi 23 octobre et se terminera pour la fête du Christ-Roi, dimanche 26 octobre. »
Référence : Le cardinal Burke à Saint-Pierre de Rome avec le peuple Summorum Pontificum
JPSC
De François Teutsch sur Boulevard Voltaire :
L’archevêque de Rouen bazarde le patrimoine de l’Église…
Brader le patrimoine religieux est très à la mode dans les diocèses. Baisse du nombre de pratiquants, crise des vocations, difficultés financières face aux charges énormes d’entretien des bâtiments, les raisons sont parfois légitimes de vendre des édifices inutilisés depuis des décennies. L’archevêque de Rouen, Mgr Jean-Charles Descubes, s’y met également. Mais lui va beaucoup plus loin : il fait vendre, ce 30 janvier, à l’hôtel Drouot, de nombreuses pièces d’art sacré appartenant au diocèse : vêtements liturgiques anciens ; objets d’art, crucifix ou enluminures ; calices et ostensoirs ; et, surtout, reliquaires garnis de reliques.
La maison de ventes a procédé à une publicité discrète. Et on la comprend : tardives, les réactions sont plutôt stupéfaites ! Un prêtre du diocèse estime que l’affaire est grave ; des laïcs s’adressent à l’archevêque pour lui demander des explications. De quel droit décide-t-il ainsi de vendre, loin de sa ville, des objets appartenant au patrimoine ancestral de la communauté chrétienne ? Pourquoi n’a-t-il pas communiqué sur le sujet, expliqué la cause de cette vente, proposé à ses diocésains de se porter acquéreur ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions insolentes.
L’archevêché a mollement contesté, par un communiqué aussi sec qu’obscur. Mais le catalogue de l’exposition, bien réel, est explicite. Il comporte notamment, chose spécialement choquante, des reliques.
On pense ce qu’on veut de la piété populaire envers les reliques des saints. D’un point de vue laïc, c’est une violation délibérée du Code civil, qui est clair : « Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence », puis « Les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles. » D’un point de vue catholique, c’est la même chose : « Il est absolument interdit de vendre les saintes reliques. » (Code de droit canonique)
Que Mgr Descubes et les divers « conseils » qui l’entourent se moquent éperdument de ces « vieilleries » n’étonne personne. Le mépris que certains clercs affectent envers d’anciennes formes de dévotion n’a d’égal que leur enthousiasme pour une modernité perpétuellement dépassée. Mais qu’ils acceptent que des restes humains, autrefois vénérés comme reliques de saints, soient vendus à l’encan est un scandale.
Il paraît que le diocèse de Rouen est dans une situation financière difficile. Ce ne sont pas les quelques milliers d’euros rapportés par cette vente qui y changeront grand-chose. (...)