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Théologie - Page 29

  • Liturgie 14 : L’histoire du rite de l’élévation de l’hostie et du calice dans la liturgie (XIII° s)

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    Liturgie 14 : L’histoire du rite de l’élévation de l’hostie et du calice dans la liturgie (XIII° s) (40 mn) 

    https://youtu.be/juDWXJGj4fs  

    Pendant près de douze siècles, dans la liturgie romaine, aucun geste spécifique n’accompagne les formules de la consécration. C’est Eudes de Sully, évêque de Paris (1197-1208), qui le premier ordonne qu’une élévation de l’Hostie soit faite immédiatement après la consécration. Cette pratique sera adoptée à Rome où elle deviendra courante la fin du XIIIe siècle. 

    Ces pratiques ne manqueront pas de servir d’arguments aux réformateurs des XVe et XVIe siècles : il leur sera si facile de critiquer les « superstitions » que fait naître la messe catholique ! 

    Apparaît aussi, chez les catholiques, une dévotion qui donnera naissance à une pratique qui perdurera jusqu’au XXe siècle : en signe de respect pour le Corps du Christ, il faut tenir la tête baissée et surtout... ne pas regarder l’Hostie au moment où elle est précisément élevée pour être vue. 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

    Pour accéder à la totalité du cours : 
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

  • La conférence de presse du pape dans l'avion de retour du Canada (texte intégral)

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    De Catholic News Agency :

    Texte intégral : Conférence de presse du Pape François en vol depuis le Canada

    Le pape François s'adressant aux journalistes sur le vol entre le Canada et Rome, Italie, le 30 juillet 2022 | Vatican Media

    Salle de presse de Rome, 30 juillet 2022

    Le pape François est rentré à Rome samedi après un voyage d'une semaine au Canada. Du 24 au 30 juillet, le pape s'est rendu à Edmonton, au Québec et à Iqaluit dans le cadre de ce qu'il a appelé un "pèlerinage pénitentiel" pour présenter ses excuses aux communautés autochtones du pays.

    Vous trouverez ci-dessous la transcription complète de la conférence de presse du pape François sur le vol d'Iqaluit, au Canada, vers l'Italie.

    Pape François : Bonsoir et merci pour votre accompagnement, pour votre travail ici. Je sais que vous avez travaillé dur, et je vous remercie pour la compagnie. Merci.

    Matteo Bruni, directeur du bureau de presse du Saint-Siège : Bien, la première question ce soir est de Ka'nhehsíio Deer, un journaliste canadien d'origine inuit.

    Ka'nhehsíio Deer, CBC Radio [en anglais] : Mon nom est Ka'nhehsíio Deer. Je suis journaliste à CBC Indigenous. En tant que descendante d'un survivant des pensionnats, je sais que les survivants et les familles veulent voir des actions concrètes dans vos excuses, y compris l'annulation de la " doctrine de la découverte ". Étant donné que cette doctrine est toujours ancrée dans la Constitution et les systèmes juridiques du Canada et des États-Unis, où les peuples autochtones continuent d'être dépossédés et privés de leur pouvoir, n'avez-vous pas raté l'occasion de faire une déclaration lors de votre voyage au Canada ?

    Le pape François : Sur la dernière partie, je ne comprends pas le problème.

    Ka'nhehsíio Deer : C'est juste que les peuples autochtones sont encore aujourd'hui dépossédés et privés de leur pouvoir, vous savez, comme si leurs terres leur avaient été enlevées à cause de ces bulles papales et du concept de la doctrine de la découverte. 

    Quand je parle aux autochtones, ils racontent souvent que lorsque les gens sont venus coloniser les Amériques, il y avait cette - la doctrine de la découverte était quelque chose qui donnait le concept que les peuples autochtones de ces terres étaient inférieurs aux catholiques, et c'est ainsi que le Canada et les États-Unis sont devenus des pays. 

    Pape François : Merci pour cette question. Je pense que c'est un problème de chaque colonialisme, chaque - même les colonisations idéologiques d'aujourd'hui ont le même schéma. Ceux qui n'entrent pas dans leur voie ont des manières qui sont inférieures. Mais je veux développer ce point. Ils n'étaient pas seulement considérés comme inférieurs. Un théologien un peu fou se demandait s'ils avaient une âme. 

    Lorsque Jean-Paul II s'est rendu en Afrique, dans le port où les esclaves ont été embarqués, il a fait un signe pour que nous arrivions à comprendre le drame, le drame criminel. Ces personnes ont été jetées dans le navire dans des conditions terribles, puis elles ont été esclaves en Amérique. Il est vrai qu'il y avait des voix qui s'exprimaient, comme Bartolomé de las Casas par exemple ou Pierre Claver, mais elles étaient la minorité.

    La conscience de l'égalité humaine est venue lentement. Et je dis conscience parce que dans l'inconscient, il y a encore quelque chose. Nous avons toujours - permettez-moi de le dire - une attitude colonialiste consistant à réduire leur culture à la nôtre. C'est quelque chose qui nous arrive dans notre mode de vie développé ; parfois nous perdons les valeurs qu'ils ont.

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  • "Sachez que le dogme, la morale, est toujours sur un chemin de développement" (pape François)

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    Le pape, lors de la conférence de presse tenue dans l'avion qui le ramenait du Canada à Rome, s'en est pris une nouvelle fois aux traditionnalistes qualifiés "d'indiétristes" (partisans du retour en arrière) et a cautionné les avancées morales des théologiens qui, lors d'un récent congrès tenu à Rome, ont plaidé pour une remise en cause du rejet de la contraception par l'Eglise. Il est préoccupant de constater, dans le chef du pape, ce rejet systématique de ceux qui s'efforcent de rester fidèles à l'enseignement de l'Eglise et cette préférence manifestée à l'égard de ceux qui s'en éloignent. (YW)

    Lu sur Il Sismografo :

    30 juillet 2022

    Pape François : "Sachez que le dogme, la morale, est toujours sur un chemin de développement".

    Une des dernières réponses du Pape lors de la conférence de presse de retour d'Iqaluit, au Canada, aujourd'hui, pendant la nuit en Europe, adressée à Claire Giangrave (RELIGION NEWS SERVICE) a abordé la question des contraceptifs dans la doctrine de l'Église sur la moralité sexuelle. La question était posée comme suit : "De nombreux catholiques, mais aussi de nombreux théologiens, estiment qu'une évolution de la doctrine de l'Église concernant les contraceptifs est nécessaire. Il semblerait que même votre prédécesseur, Jean-Paul Ier, ait pensé qu'une interdiction totale devait peut-être être reconsidérée. Que pensez-vous à cet égard, en d'autres termes : êtes-vous ouvert à une réévaluation dans ce sens ? Ou y a-t-il une possibilité pour un couple d'envisager des moyens de contraception ?"

    La réponse du Saint-Père :

    "C'est très opportun. Mais sachez que le dogme, la morale, est toujours sur un chemin de développement, mais dans un développement dans le même sens. Pour utiliser quelque chose de clair, je crois l'avoir déjà dit ici : pour le développement théologique d'une question morale ou dogmatique, il y a une règle très claire et éclairante. C'est ce qu'a fait plus ou moins Vincent de Lérins au Xe siècle. Il dit que la vraie doctrine pour avancer, pour se développer, ne doit pas être tranquille, elle se développe ut annis consolidetur, dilatetur tempore, sublimetur aetate. C'est-à-dire qu'il se consolide avec le temps, il se dilate et se consolide et devient immobile mais toujours en progression. C'est pourquoi le devoir des théologiens est la recherche, la réflexion théologique, on ne peut pas faire de la théologie avec un " non " devant soi. Ensuite ce sera au Magistère de dire non, vous êtes allés plus loin, revenez, mais le développement théologique doit être ouvert, les théologiens (là) sont pour cela. Et le Magistère doit aider à en comprendre les limites. En ce qui concerne la question de la contraception, je sais qu'une publication est parue sur ce sujet et d'autres questions matrimoniales. Ce sont les actes d'un congrès et dans un congrès il y a des ponences, puis ils discutent entre eux et font des propositions. Il faut être clair : ceux qui ont fait ce congrès ont fait leur devoir, parce qu'ils ont essayé d'avancer dans la doctrine, mais dans un sens ecclésial, pas en dehors, comme je l'ai dit avec cette règle de saint Vincent de Lérins. Alors le Magistère dira, oui c'est bon ou ce n'est pas bon. Mais beaucoup de choses sont appelées. Pensez par exemple aux armes atomiques : aujourd'hui, j'ai officiellement déclaré que l'utilisation et la possession d'armes atomiques sont immorales. Pensez à la peine de mort : aujourd'hui, je peux dire que nous sommes proches de l'immoralité là-bas, parce que la conscience morale s'est bien développée. Pour être clair : quand le dogme ou la morale se développe, c'est bien, mais dans ce sens, avec Vincent des trois règles de Lerins. Je pense que c'est très clair : une Église qui ne développe pas sa pensée dans un sens ecclésial est une Église qui recule, et c'est le problème aujourd'hui, de tant de personnes qui se disent traditionnelles. Non, non, ils ne sont pas traditionnels, ce sont des "marche en arrière", ils vont à l'envers, sans racines : on a toujours fait comme ça, au siècle dernier on faisait comme ça. Et la '"marche en arrière" est un péché parce qu'il ne va pas de l'avant avec l'Église. Au lieu de cela, quelqu'un a dit que la tradition - je pense l'avoir dit dans l'un des discours - la tradition est la foi vivante des morts, alors que ces "indiétristes" qui se disent traditionalistes, c'est la foi morte des vivants. La tradition est précisément la racine, l'inspiration pour aller de l'avant dans l'Église, et elle est toujours verticale. Et l'"indietrisme" est un retour en arrière, il est toujours fermé. 

    Il est important de bien comprendre le rôle de la tradition, qui est toujours ouverte, comme les racines de l'arbre, et l'arbre pousse... Un musicien a eu une très belle phrase : Gustav Mahler, il a dit que la tradition dans ce sens est la garantie de l'avenir, ce n'est pas une pièce de musée. Si vous concevez la tradition comme fermée, ce n'est pas la tradition chrétienne... c'est toujours le jus des racines qui vous fait avancer, avancer, avancer. C'est pourquoi, pour ce que vous dites, penser et porter la foi et la morale en avant, mais tant que cela va dans le sens des racines, du jus, c'est bien. Avec ces trois règles de Vincent de Lérins que j'ai mentionnées."

    Lire : Pope Francis on birth control: Can the teaching of the Church on contraception change?

  • Synode mondial 2023 sur la synodalité : la montagne va accoucher d'une souris

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    Lu sur kath.net/news :

    Réunion du Synode mondial 2023 : la montagne va accoucher d'une souris

    26 juillet 2022

    Le publiciste Ed. Condon apaise les craintes d'un bouleversement de la doctrine de l'Église lors du synode de Rome. Malgré la focalisation des préparatifs sur les voix en marge de l'Eglise, les progressistes seraient finalement les plus déçus.

    Londres (kath.net/mk) Ed Condon, spécialiste du droit canonique et éditeur du journal catholique américain sur Internet "The Pillar", s'est exprimé dans une interview accordée au magazine britannique "The Spectator" pour clarifier les préparatifs du synode sur la synodalité qui se réunira l'année prochaine à Rome. Les enquêtes auprès des laïcs, qui ont eu lieu entre-temps dans les différents diocèses mais qui n'ont touché qu'un nombre infime de paroissiens (environ 10% en Angleterre), doivent constituer une base essentielle. La nature de l'enquête variait considérablement d'un diocèse à l'autre, allant d'un lien caché sur la page d'accueil du diocèse à une discussion thématique intensive dans les paroisses, accompagnée d'un document final détaillé. Les opinions progressistes et libérales de gauche sont probablement surreprésentées dans les réponses.7

    M. Condon soutient le constat selon lequel le synode a montré dès le début plus d'intérêt pour les voix en marge de l'Eglise, pour les personnes qui ont des problèmes avec son enseignement, que pour les croyants fidèles à la doctrine et animés d'un zèle missionnaire. En Angleterre, par exemple, le diocèse aurait rejeté des thèmes émanant de fidèles comme la messe ancienne ou la platitude de la musique sacrée moderne, car ils étaient "trop clivants". Le secrétariat romain du synode aurait prévu des instructions pour les groupes "non orthodoxes" du spectre libéral afin qu'ils puissent présenter leurs thèmes à Rome, comme la consécration des femmes, malgré l'opposition de l'évêque local.

    Cependant, Condon ne voit pas tout en noir et souligne la véritable fonction des synodes mondiaux des évêques. Alors que jusqu'au pape François, ceux-ci se déroulaient la plupart du temps de manière peu spectaculaire, à l'unanimité et dans l'indifférence générale, ils ont été surchargés de grandes attentes sous François. Les synodes sont censés être des rencontres consultatives d'évêques qui doivent aider le pape dans son pouvoir de gouvernement. Ces derniers temps, un courant s'est toutefois répandu parmi certains membres de la curie, qui considère le synode comme un organe législatif, à l'instar de l'Eglise anglicane.

    Le véritable thème du synode actuel est justement la question de savoir à quoi doit ressembler un synode à notre époque, quels participants et quelles compétences il doit avoir et comment il peut soutenir le pape. Selon Condon, de nombreux catholiques fidèles à la doctrine craindraient que la réunion soit détournée par des progressistes pour leurs thèmes et qu'il soit finalement décidé de renverser l'ensemble de la doctrine (morale). Condon ne croit cependant pas que le scénario soit déjà écrit dans ce sens et renvoie au synode national australien qui vient de s'achever, où des voix ecclésiastiques très différentes se sont exprimées et ont fait des propositions. Les documents finaux ont ensuite pu être signés par presque tout le monde, et il pourrait en être de même l'année prochaine à Rome : au final, beaucoup de papier, mais pas de véritable changement. Peut-être que, comme lors du synode amazonien, les progressistes seront finalement les plus déçus, conclut le journaliste.

  • Le prêtre n'est pas un assistant social ou le dirigeant d'une ONG qui gère de l'aide humanitaire (cardinal Sarah)

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    De Manuela Tulli (source) :

    Eglise : Card. Sarah sur les prêtres, ce ne sont pas des assistants sociaux

    Dans un livre de réflexions sur le sacerdoce; également sur le fléau de la pédophilie.

    22 juillet 2022

    "Le prêtre n'est pas un assistant social ou le directeur d'une ONG qui gère de l'aide humanitaire.

    Son service n'est pas celui d'un médecin, d'un politicien ou d'un syndicaliste.

    La fonction essentielle que le prêtre doit exercer concerne les âmes, leur relation avec Dieu". Le cardinal Robert Sarah le souligne dans un livre qui s'adresse précisément à ses frères prêtres : "Pour l'éternité. Méditations sur la figure du prêtre" (éditions Cantagalli).

    Pour l'éternité

    Ancien préfet du culte divin, le cardinal d'origine guinéenne, aujourd'hui âgé de 77 ans, est pour beaucoup le point de référence de l'aile la plus traditionaliste de l'Église catholique. Dans ce livre, enrichi de méditations de Pontifes et de Pères de l'Église, de Benoît XVI à Saint Augustin, du Pape François à Jean Chrysostome, le Card. Sarah propose des réflexions et des méditations sur ce ministère de l'Église qui a également été bouleversé par les scandales de pédophilie.

    "On voit surgir ici et là, écrit le cardinal en parlant du sacerdoce, des propositions pour modifier l'institution, la renouveler, la moderniser. Toutes ces initiatives seraient légitimes si le sacerdoce était une institution humaine. Le sacerdoce, en revanche, nous ne l'avons pas inventé, c'est un don de Dieu.

    Nous ne réformons pas un don divin en le connotant avec nos idées humaines pour le rendre conforme aux goûts du moment". Dans cet ordre d'idées, Sarah a toujours été absolument opposé à l'ordination des hommes mariés, comme cela avait été discuté au Vatican lors du Synode pour l'Amazonie, et encore plus opposée à l'ordination des femmes. Cette hypothèse est au contraire chère à certaines conférences épiscopales, en premier lieu la conférence allemande.

    Pour le Cardinal, cependant, une réflexion profonde est nécessaire pour remettre sur les rails ce qui a déraillé. "Il faut affronter la vérité : le sacerdoce semble vaciller. Certains prêtres ressemblent à des marins dont le navire est violemment secoué par l'ouragan.

    Ils se tournent et titubent. Comment ne pas être bouleversé en lisant les rapports d'abus d'enfants ? Comment ne pas douter ? Le sacerdoce, avec son ministère, sa mission, son autorité, a été utilisé par de petits prêtres", souligne Sarah, "pour commettre toutes sortes de méfaits. Le sacerdoce a servi d'alibi pour cacher et justifier la profanation de l'innocence des enfants. L'autorité épiscopale était parfois utilisée pour mortifier la générosité de ceux qui voulaient se consacrer à Dieu. La recherche de la gloire mondaine, du pouvoir, des honneurs, des plaisirs terrestres et de l'argent a pénétré le cœur des prêtres, des évêques et des cardinaux. Comment pouvons-nous supporter de tels faits sans trembler, sans pleurer, sans nous remettre en question ?".

    Pour le cardinal guinéen, "nous ne pouvons pas faire comme si tout cela n'était rien, comme s'il s'agissait d'un accident de la route. Nous devons accepter le mal qui a été causé par les "ministres de Dieu".

  • Le bras de fer entre Rome et le Chemin Synodal allemand ne fait que commencer

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    Se FSSP.News :

    Allemagne : réaction de la présidence synodale au texte du Vatican

    22 JUILLET, 2022

    La réaction des présidents du Chemin synodal à la déclaration publiée par le Bureau de presse du Saint-Siège le jeudi 21 juillet 2022, n’a pas tardé : dans l’après-midi, une déclaration commune de la présidente et du président du processus synodal a été publiée en réponse.

    Le texte est signé par le Dr Irme Stetter-Karp, présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), et de Mgr Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande (DBK), qui co-dirigent le processus synodal.

    Une défense bien rodée

    La réponse relève l’accusation de vouloir prendre des décisions indues dans l’Eglise d’Allemagne. Elle y répond en citant les Statuts qui affirment que « les décisions de l’Assemblée synodale n’ont pas d’effet juridique par elles-mêmes. Elles n’affectent pas le pouvoir de la Conférence épiscopale et des différents évêques diocésains d’édicter des normes juridiques et d’exercer leur magistère dans le cadre de leurs compétences respectives. »

    Cette clause – comme il a été rappelé dans l’article sur la déclaration du Saint-Siège – n’a été obtenue qu’après les critiques de la Curie. La déclaration allemande ajoute : « Les décisions dont les thèmes sont réservés à une réglementation de l’ensemble de l’Eglise sont transmises au Siège apostolique en tant que vote du Chemin synodal. » (Articles 11 et 12) Comme cela se fait pour un concile particulier.

    Mais – faut-il le rappeler – le Chemin synodal n’est pas un concile particulier, et ne veut pas l’être. C’est ainsi qu’il peut convoquer, à égalité de nombre, des membres du clergé et des participants laïcs, ce qui est interdit dans le cas d’un concile.

    Les deux présidents affirment ensuite que « l’Eglise en Allemagne ne suivra pas une “voie allemande particulière”. Néanmoins, nous considérons qu’il est de notre devoir d’indiquer clairement où, selon nous, des changements sont nécessaires. Ce faisant, nous sentons déjà que les problèmes et les questions que nous avons identifiés sont similaires dans le monde entier. » Ce qui est exact, à consulter les synthèses synodales envoyées à Rome dans le cadre du Synode sur la synodalité…

    La présidence réaffirme la nécessité du processus dont le déclencheur à été le rapport MHG sur les abus : c’est ce qui justifie la présence des laïcs du ZdK, le clergé étant responsable de ces abus.

    Une participation au Synode mondial… en deuxième intention

    Les deux présidents s’empressent d’acquiescer à une participation au Synode mondial… dans le futur. Et cela se fera à travers les travaux du Chemin synodal.

    Les deux signataires se plaignent ensuite longuement d’un manque de communication avec le Siège apostolique, malgré leur désir d’ouvrir des canaux directs. Ils en profitent pour manifester leur irritation de ne pas y parvenir, et donnent une leçon de synodalité à Rome : « Selon nous, l’Eglise synodale est différente ! » Et ils pointent le texte, non signé, qui attaque le Chemin synodal.

    La pratique des textes non signés est courante dans ce genre de communication : elle signifie souvent que le texte émane d’une autorité. Mais il faut avouer qu’il est étrange qu’un tel texte ait été publié sans avertir ceux qui étaient visés.

    Enfin, les deux présidents traitent la déclaration du Saint-Siège de la même manière que l’avait été la lettre du cardinal Marc Ouellet : « La prochaine assemblée synodale sera l’occasion de reprendre la demande du Saint-Siège et d’en discuter. En tant que présidents du Chemin synodal, nous insistons sur le fait que nous souhaitons un dialogue rapide avec le plus grand nombre possible d’instances au sein de la Curie romaine. »

    Ce sera donc à l’Assemblée synodale de décider du sort à faire à la déclaration romaine. Le bras de fer ne fait que commencer…

  • « L’Église tire son unité non de la liturgie mais d’une même profession de foi »

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    Du site de Famille Chrétienne :

    « L’Église tire son unité non de la liturgie mais d’une même profession de foi »

    <p>Messe dominicale en latin célébrée selon le rite de Saint Pie V.</p>

    Messe dominicale en latin célébrée selon le rite de Saint Pie V.  - P.RAZZO/CIRIC

    Un an après le motu proprio Traditionis custodes, le pape vient de réaffirmer sa volonté de limiter drastiquement l’usage du rite tridentin dans sa lettre apostolique Desiderio desideravi au nom de l’unité de l’Eglise. En quoi le rite tridentin menace-t-il plus l’unité de l’Eglise que les autres rites admis en son sein ?

    La crise sans précédent que l’Occident chrétien traverse aujourd’hui est d’abord et avant tout doctrinale et pastorale. L’Église tire son unité non de la liturgie mais d’une même profession de foi et d’une même fidélité à la grâce qui nous sauve, principalement communiquée par les sacrements. Nous vivons une situation paradoxale : il y a un effondrement de l’unité dans la foi qui va de pair avec l’affirmation de la nécessité absolue de l’unité liturgique, voire pastorale…

    Comment interpréter le décret permettant à la Fraternité Saint Pierre de continuer à célébrer ce rite et la bienveillance dont le saint Père fait preuve à l’égard de la Fraternité Saint Pie X ?

    Pour la Fraternité St Pierre, il y a sans doute la prise en compte du fait que le choix de la liturgie traditionnelle est un élément essentiel de son charisme de fondation. Pour ce qui est de la Fraternité St Pie X, je rends grâce pour la volonté explicite du St Père de favoriser ainsi la réconciliation.

    Cela pose-t-il un problème en soi qu’il y ait deux formes du même rite romain ?

    Lorsque saint Pie V au sortir du Concile de Trente a accordé la liberté à tous les prêtres de l’Église romaine de célébrer le missel en usage à la curie romaine, il entendait offrir à tous une liturgie fruit d’un développement homogène qui remontait en ses éléments essentiels à la grande patristique. Mais il a aussi maintenu la liberté de célébrer les formes liturgiques de plus de deux cents ans. De plus, il y a un véritable éclatement de la célébration...

    Lire la suite sur le site de Famille Chrétienne

  • Croire en la résurrection de la chair

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    De l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur son blog ("Metablog"), dans le cadre de ses développements consacré aux articles du Credo :

    La résurrection de la chair

    "Le corps semé corps psychique ressuscite corps spirituel" déclare saint Paul aux Corinthiens (I Co. 15, 45)  dans une de ces formules qui disent tout en quelques mots, dont il a le secret. Dans ces quelques mots, il offre comme un premier descriptif de l'anthropologie chrétienne, en insistant sur une forme de dialectique, qui engendre des paradoxes qu'il n'est pas facile de saisir.

    Dès le IIème siècle dans son De Resurrectione carnis, Tertullien, théologien chrétien d'Afrique du nord, montre que le dogme de la résurrection de la chair contient une théologie appréciative du corps tout à fait opposée à la théologie des gnostiques, grands lecteurs de Platon et des néo-platoniciens et qui tiennent le mépris du corps pour la forme ordinaire de la sainteté, en se satisfaisant du fameux et sinistre jeu de mot : soma séma. Le corps est un tombeau.

    C'est tout le contraire qui est vrai : le corps est beau en tant qu'oeuvre de Dieu. Il est beau au point que Dieu lui-même s'est fait chair en Jésus-Christ, lui que l'on appelle d'ailleurs "le plus beau des enfants des hommes". Mais cette beauté, beauté des visages, beauté des proportions, beauté des mouvements, ne doit jamais nous faire oublier le conflit entre la chair et l'esprit. Le mot de saint Paul demeure, pour quiconque a un minimum d'expérience de la vie : aujourd'hui "la chair milite contre l'esprit" ou, comme le dit encore saint Paul, "celui qui sème dans la chair récolte de la chair la pourriture" (Gal 6). Les désirs charnels, qui répondent au grand enjeu de la procréation et de la survie de l'espèce humaine, sont l'instrument de l'amour spirituel où ils ne sont rien, et cela au sens le plus ordinaire du terme : rien. Ils ne sont pas. C'est Freud dans les Essais de psychanalyse, qui a remarqué à raison que le désir sexuel a pour but sa satisfaction, c'est-à-dire simplement la disparition de l'excitation : le vide. Le nihilisme est toujours charnel, voilà pourquoi la chair rencontre l'esprit, l'esprit rencontre la chair et la dialectique entre les deux est nécessaire car seul l'esprit porte du fruit. C'est donc à l'esprit non pas de faire disparaître la chair impossible ! Qui veut faire l'ange fait la bête. Il s'agit plutôt  pour l'homme spirituel, de soumettre la chair à son dessein, pour qu'elle contribue au salut de la personne, par le plaisir comme par la souffrance.

    Deuxième direction de recherche : ce dogme de la résurrection de la chair confirme l'espérance des philosophes en l'immortalité de l'âme : il y a quelque chose après la mort. L'homme n'est pas un être pour la mort. Mais en même temps, cette espérance, ce même dogme de la résurrection de la chair la contredit à force de l'approfondir et de l'exaucer. L'immortalité d'un ressuscité n'est pas seulement celle de l'Esprit, séparé de la matière, mais celle du composé humain, corps et esprit  indissolublement liés, et donc celle de chaque personne humaine promise à la résurrection. La philosophie est-elle capable d'apporter la preuve de l'immortalité personnelle de l'être humain ? Tant qu'elle professe que les êtres sont des êtres individualisés par la matière : matière qui, seule, les constituent comme séparables dans l'espace, il n'est pas sûr que la philosophie apporte grand chose à ce débat, comme l'avait perçu Cajétan, allant contre l'opinion dominante au Vème concile de Latran (1516).

    Historiquement ce "dogme des philosophes" qu'est l'individuation par la matière semble indiquer qu'Averroès (mort en 1200) a raison de penser, en tant que disciple d'Aristote, que l'intellect actif est à la fois unique et présent en chaque homme et qu'à la mort du corps, la personne individuée disparaît dans la Pensée unique qui n'a pour objet qu'elle-même. 

    La théologie chrétienne de la résurrection de la chair, tel que saint Paul le développe au chapitre 15 de la Première Epître aux Corinthiens, nous ouvre de tout autres perspectives, autorisées par le Credo, qui, rappelons-le, fait de cet événement eschatologique, la résurrection de la chair, une oeuvre appropriée au Saint Esprit lui-même , comme l'Eglise, comme la communion des saints, la rémission des péchés et la vie éternelle. Cette idée de résurrection d'un corps mort est bien évidemment de l'ordre de la seule foi. Mais la foi a ses raisons que la raison ne sait pas reconnaître. Non pas des raisons démonstratives mais des présomptions qui, mises bout à bout, font une certitude, comme l'expliqua naguère le pascalien Filleau de la Chaise dans ses Discours introductifs aux Pensées. Présomptions ? Raison inclinantes ? Je pense aux corps conservés des saints, que l'on peut voir encore, quand l'Eglise, trop prévoyante, ne les a pas enveloppés de cire. Qui a regardé le visage du corps conservé de sainte Bernadette de Lourdes (visible dans le sanctuaire de Nevers), peut témoigner de l'extraordinaire finesse de ses traits merveilleusement parvenus jusqu'à nous. Je pense aussi irrésistiblement aux portraits chrétiens du Fayoum en Egypte. Ces visages, peints avec un réalisme lumineux, ne peuvent pas disparaître : ils saisissent pour la rendre présente à son destin intégral, une personnalité unique, qui encore aujourd'hui exprime aux badauds dans les musées sa différence infracassable.

    Ces considérations nous invitent à scruter, au delà des visages (prosopon en grec) les personnes (en grec toujours, c'est le même mot), le mystère des personnes, dont chacune est créée immédiatement par Dieu. Comme dit le psaume : Quoniam tu Domine singulariter in spe, constituisti me (Ps. 4). Nous chantons cela à Complies, comme la certitudes dans laquelle nous nous endormons tranquillement : Dieu nous a fait un par un (singulariter), il nous a aimé avant de nous donner l'être. Nous avons chacun, et c'est ce qui nous rend différents les uns des autres pour toujours - des raisons d'espérer, qui sont constitutives de notre être moral et qui sont dispositives au salut par une  grâce, qui, elle aussi est personnelle. En donnant à notre chair pourri sa vie pour toujours, Dieu, nous ressuscitant, sauve les merveilles de sa création, dont aucune n'a été créée en vain et qui toutes se retrouveront dans les cieux nouveaux et la terre nouvelle où la vie est éternelle.

  • Retour aux années 60 ? Quand l'Académie pontificale pour la vie veut revoir la doctrine sur la contraception sexuelle

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    De Jonathan Liedl sur le National Catholic Register :

    Retour aux années 60 ? L'Académie pontificale pour la vie pousse à s'écarter de la doctrine sur la contraception sexuelle

    Un document rompt avec cinq décennies d'enseignement papal post-conciliaire ; ses partisans pressent le Pape François de rendre ses revendications officielles.

    13 juillet 2022

    Il y a cinquante-cinq ans, le pape Paul VI promulguait Humanae Vitae, une encyclique qui clarifiait sans équivoque l'opposition permanente de l'Église à la contraception artificielle. Bien que cet enseignement se soit heurté à la résistance de plusieurs théologiens et même d'évêques à l'époque, il a été réaffirmé et développé par les enseignements papaux ultérieurs, depuis Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II jusqu'à la version actuelle du Catéchisme de l'Église catholique récemment révisée par le pape François, qui décrit cette pratique comme "intrinsèquement mauvaise".

    Aujourd'hui, un institut du Vatican, ironiquement créé à l'origine par le grand pape et saint polonais décédé, pousse à un "changement de paradigme" dans la théologie morale qui inclurait un abandon de l'enseignement établi sur la contraception, mais aussi sur l'euthanasie et les formes de conception artificielle.

    Les révélations sont incluses dans un texte récent publié par l'Académie Pontificale pour la Vie (APV), un groupe de réflexion ecclésial établi par Saint Jean Paul en 1994 pour étudier et fournir des conseils "sur les principaux problèmes de la biomédecine et du droit, relatifs à la promotion et à la défense de la vie, surtout dans la relation directe qu'ils ont avec la moralité chrétienne et les directives du Magistère de l'Eglise". 

    L'APV vient de publier 'Theological Ethics of Life : Scripture, Tradition, and Practical Challenges', une synthèse de 528 pages des actes d'un séminaire théologique organisé par l'APV en 2021; elle la décrit comme "une contribution qui élabore une vision chrétienne de la vie en l'exposant dans la perspective d'une anthropologie appropriée à la médiation culturelle de la foi dans le monde d'aujourd'hui". 

    "Un changement radical"

    L'introduction du texte, rédigée par Mgr Vincenzo Paglia, président de l'Académie depuis 2016, décrit le "changement de paradigme" de la théologie morale qu'il introduit comme "à la fois descriptif et conceptuel, car il suit un schéma à la fois argumentatif et narratif, théorique et sapientiel, phénoménologique et interprétatif." 

    "Le texte opère un changement radical, passant pour ainsi dire de la sphère au polyèdre", écrit Mgr Paglia. "Il ne s'agit pas d'un manuel de formules ou d'un catalogue de cas qui peuvent être sortis du contexte de l'argumentation globale. Il s'agit plutôt d'une exposition fondamentale de la vision chrétienne de la vie, illustrée dans ses aspects existentiels les plus pertinents pour la nature dramatique de la condition humaine et abordée dans la perspective d'une anthropologie appropriée à la médiation culturelle de la foi dans le monde d'aujourd'hui."

    Une partie de ce changement par rapport aux approches précédentes de la théologie morale est liée, selon le texte, aux critères directeurs du "dialogue élargi", qui incorpore intentionnellement les perspectives non seulement de diverses positions théologiques, mais aussi de non-catholiques et de non-croyants.

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  • La "guerre de la succession conciliaire" selon George Weigel

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    De George Weigel (*) sur le National Catholic Register :

    La guerre de succession conciliaire, suite

    La vraie question est l'interprétation correcte du Concile, qui n'avait pas l'intention de réinventer le catholicisme comme une autre espèce de protestantisme libéral.

    13 juillet 2022

    Bien que je n'aie jamais été capable de me souvenir des détails de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714) et de la guerre de succession d'Autriche (1740-1748), j'ai repris ces surnoms pour désigner une lutte majeure sur la signification du concile Vatican II : la "guerre de la succession conciliaire". 

    Comme je l'ai expliqué dans mon livre, The Irony of Modern Catholic History, la guerre de succession conciliaire n'était pas une bagarre entre les stéréotypes catholiques "traditionalistes" et catholiques "libéraux". Il s'agissait plutôt d'une bataille dans les rangs des théologiens réformateurs de Vatican II, qui a éclaté alors que le Concile était encore en cours. Elle a fini par diviser le camp réformiste en partis hostiles dont les positions contrastées ont été affinées et débattues dans deux revues, Concilium et Communio. 

    Concilium a été lancé pendant le Concile par certains des penseurs les plus influents qui conseillaient les évêques. Communio a commencé à paraître en 1972 ; ses fondateurs comprenaient des théologiens qui avaient joué un rôle important dans l'élaboration des principaux documents du Concile, mais qui pensaient que leurs collègues de Concilium avaient mal compris à la fois l'intention du pape Jean XXIII pour Vatican II et l'enseignement réel du Concile. Au centre du projet Communio se trouvait un théologien bavarois nommé Joseph Ratzinger. 

    Communio voyait dans Vatican II un concile de réforme au sein de la tradition qui a développé la tradition catholique, confirmée par le synode des évêques en 1985 et par le magistère du pape Jean-Paul II, que Ratzinger a ensuite amplifié dans son propre enseignement papal. Ainsi, en tant que pape Benoît XVI, il a abordé sans détours les controverses au sein de la division Concilium/Communio dans son discours de Noël 2005 à la Curie romaine, dans lequel il a vivement critiqué ceux qui "lisent" le Concile comme une rupture avec le passé catholique - ce que certains appellent aujourd'hui un "changement de paradigme".  

    Des questions profondes ont déclenché la guerre de succession conciliaire, et ces questions restent urgentes pour l'Église aujourd'hui. 

    La Révélation divine est-elle réelle et contraignante dans le temps, ou l'expérience contemporaine autorise-t-elle l'Église à changer ou à modifier ce que Dieu a déclaré être vrai dans l'Écriture et la Tradition (concernant, par exemple, la permanence du mariage sacramentel, ou l'expression correcte de l'amour humain, ou le sacerdoce de la Nouvelle Alliance et ceux qui peuvent y être ordonnés) ? L'Église catholique est-elle une confédération peu structurée d'Églises locales qui peuvent légitimement suivre leurs propres voies doctrinales et morales ? Ou bien l'Église est-elle vraiment "catholique", ce qui signifie que les expressions locales du catholicisme doivent toujours confesser "un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" (Éphésiens 4:5) avec l'Église universelle ? Jésus-Christ est-il l'unique sauveur et rédempteur, de sorte que tous ceux qui sont sauvés le sont par le Christ, même s'ils ne le connaissent pas ? Ou Jésus est-il une expression parmi d'autres d'une volonté divine générique de sauver qui se manifeste à travers divers maîtres spirituels au fil du temps ? La tâche fondamentale de l'Église est-elle la sanctification du monde ou un dialogue avec le monde ?

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  • Le décès de "l'homme qui murmurait à l'oreille du pape"

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    Lu sur le site "Benoît et moi" :

    Mort de « l’homme qui murmurait à l’oreille du Pape »

    Le cardinal brésilien (d’origine allemande) Hummes, adversaire inlassable de Benoît XVI (qui l’avait pourtant nommé préfet pour le clergé), « saint-gallien » de fer, faiseur de Pape et grand ami de François, grand maître d’œuvre du Synode amazonien, est mort à l’âge de 87 ans [nombreux articles sur ce site]. Le flash back très documenté de Giuseppe Nardi apporte un éclairage passionnant sur les vraies amitiés de François. Qui ne sont pas vraiment celles de Benoît XVI!

    Mort d’un Papstflüsterers

    https://katholisches.info/2022/07/05/tod-eines-papstfluesterers

    5 juillet 2022

    L’archevêché de São Paulo a annoncé le décès du cardinal Cláudio Hummes à l’âge de 87 ans. Le cardinal Hummes était le lieutenant du pape François au Brésil et l’un des grands promoteurs du Synode sur l’Amazonie qui, avec le Synode sur la famille, était jusqu’à présent le plus grand projet de l’actuel pontificat. Dans l’ensemble, Hummes a été l’une des voix les plus influentes pour le changement de paradigme progressiste sous François. Le pape l’a qualifié de « très, très bon ami ».

    Le cardinal Odilo Scherer, archevêque par intérim de São Paulo, a publié hier (4 juillet, donc) un « communiqué de tristesse et d’espoir » et a annoncé que les funérailles auraient lieu dans la cathédrale de São Paulo :

    « C’est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès du cardinal Cláudio Hummes, (…) aujourd’hui, après une longue maladie qu’il a supportée avec patience et confiance en Dieu ».

    C’est Hummes qui a dit à François, comme celui-ci l’a raconté lui-même, juste après son élection en 2013 : « N’oublie pas les pauvres ». C’est également lui qui a recommandé au nouvel élu de s’appeler François. Nous ne ferons qu’esquisser brièvement la longue histoire qui l’a précédé.

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  • Desiderio desideravi : « Le pape s’inscrit dans la continuité de Jean-Paul II et Benoît XVI »

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    De Dom Philippe Piron sur le site de Famille Chrétienne :

    Liturgie : « Le pape s’inscrit dans la continuité de Jean-Paul II et Benoît XVI »

    Dom Philippe Piron est actuellement prieur du monastère bénédictin Sainte Thérèse, dédié à l’accueil de personnes fragiles ou en situation de handicap pour leur offrir une expérience de la vie contemplative, près de Rennes. Il mesure particulièrement les enjeux liturgiques liés au Motu proprio Traditionis Custodes en tant que père abbé émérite de Kergonan, au sein de la congrégation de Solesmes dans laquelle certains moines célèbrent la messe en forme extraordinaire (dont l’abbaye de Fontgombault ou celle de Randol). A l’abbaye de Kergonan, la messe est célébrée en latin et en chant grégorien, mais selon la forme ordinaire du rite romain.

    Avec cette nouvelle Lettre apostolique, le Pape François nous adresse, à tous les fidèles, un magnifique message qui nous invite à nous émerveiller de la puissante beauté de la liturgie.

    Ce texte très fort est d’une grande profondeur spirituelle. Il s’inscrit dans la ligne de la grande réflexion théologique du Concile Vatican II qui privilégie toujours et met en valeur la primauté de l’initiative divine. Si la liturgie est bien la célébration de l’Alliance entre Dieu et les hommes, c’est toujours Dieu qui en a l’initiative.

    La liturgie nous conduit ainsi à l’émerveillement devant l’amour de Dieu pour sa créature qui se réalise aujourd’hui encore dans la concrétude du mystère pascal. Notre participation consciente et active à la liturgie est ainsi notre manière de répondre en nous laissant attirer par ce désir de Dieu pour nous.

    Lire la suite sur le site de Famille Chrétienne