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Théologie - Page 28

  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 9ème leçon : La mise en place de la musique du VIII° au X° s.

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    Liturgie 9 – La mise en place de la musique du VIII° au X° s. : la liturgie est par essence une prière chantée) (46 mn) 

    https://youtu.be/mLCrWYdquus   

    Denis Crouan est aussi organiste. Il raconte ici comment peu à peu est apparu au premier millénaire en pays Franc, avec retour fécond d’influence romaine, le chant grégorien. Le nom de « grégorien » fait référence au pape saint Grégoire le Grand qui n’en est pas l’auteur mais l’inspirateur involontaire.  

    Comment fonctionne le chant Grégorien avec 1° sa corde de base 2° ses différents modes qui en créent l’atmosphère et 3° son latin et ses accents linguistiques chantant.  

    Denis Crouan traite aussi des trois catégories de chants grégorien : 1° syllabique (une note par syllabe) ; 2° semi-orné (quelques notes ajoutées) et 3° mélismatique (guirlandes de notes).  

    Mais, au-delà de ces techniques, ce chant a une âme qui vient de la prière (ce qui explique qu’un chœur technique de professionnels sans prière ne produit pas du bon grégorien).  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Cette question sur l'homme qu'un conclave ne pourrait esquiver

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction de diakonos.be) :

    Cette question sur l'homme qu'un conclave ne peut esquiver. Parole de cardinal

    Monreale

    Ce n’est pas seulement Dieu qui disparait dans la société actuelle mais aussi l’idée d’un homme créé « à son image et à sa ressemblance ». Ces deux questions ne font qu’une, pour une Église appelée à rendre raison de l’espérance qui est en elle (1 P 3, 8-17). C’est bien sur cette question que l’Église tiendra ou chutera. Elles constituent sa priorité absolue, inévitable pour tout conclave qui voudra être à la hauteur de sa mission, dans le choix du futur successeur de Pierre.

    Le cardinal Ruini avait déjà répondu à la question de Dieu dans un précédent article de Settimo Cielo, dans son commentaire d’un récent essai d’un spécialiste en sciences statistiques, Roberto Volpi, intitulé « Dio nell’incerto ».

    > Répétitions de conclave. Ces demandes trop oubliées sur Dieu et sur l’homme

     

    C’est donc à la question sur l’homme que le cardinal Ruini va répondre dans cette seconde partie de sa réflexion. À partir des découvertes de la science sur l’origine et l’évolution de l’espèce humaine. Mais surtout en identifiant ce moment décisif où l’homme, enfin arrivé à se tenir en position debout, a pu pour la première fois voir le ciel de manière naturelle et continue, et de là percevoir « l’au-delà », s’ouvrir en prière au mystère et se distinguer ainsi radicalement de toutes les autres espèces animales. Exactement comme le soutient Joseph Ratzinger, pour lequel « ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est sa capacité à penser Dieu et à prier ».

    Malgré cela, nous savons que la supériorité spirituelle transcendante de l’Homo sapiens est aujourd’hui largement niée. En renversant de la sorte l’idée de la naissance de la mort, de la génération et du libre arbitre. En anéantissant le mystère de Dieu qui se fait homme.

    La réflexion du cardinal Ruini se concentre justement sur la revendication de cette différence essentielle entre l’homme et toutes les autres créatures, une différence qui est non pas quantitative mais qualitative, affirmée dès les premières pages de la Genèse et qui n’est pas contredite par la science.

    *

    Mais avant de donner la parole au cardinal, il est important de signaler la « fraternelle lettre ouverte » adressée le 11 avril aux évêques d’Allemagne par plus de 70 cardinaux et évêques de plusieurs pays.

    Les signataires voient dans le « chemin synodal » en cours en Allemagne la désastreuse substitution à l’unique raison d’être de l’Église – le témoignage de la foi salvifique en Jésus « vrai Dieu et vrai homme » – d’un agenda entièrement dicté par l’esprit du monde : le clergé marié, les femmes prêtres, l’homosexualité érigée en vertu, la démocratie à la place de la hiérarchie.

    Selon les signataires de la lettre, un tel « chemin synodal » conduira inexorablement à une impasse. Avec le danger d’un schisme qui se profile.

    Par les premiers signataires de la lettre, on retrouve quatre cardinaux de trois continents : le Nigérian Francis Arinze, l’Américain Raymond Burke, le Sud-Africain Wilfred Napier et l’Australien George Pell.

    Parmi les évêques, 48 sont issus des États Unis (dont Salvatore Cordileone de San Francisco, Samuel Aquila de Denver et Charles Chaput, évêque émérite de Philadelphie), 14 de Tanzanie, 4 du Canada, 2 du Ghana, 1 du Cameroun, 1 des Îles Vierges et 1 d’Italie, l’évêque émérite de Reggio-Calabria-Guastalla Massimo Camisasca.

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  • La Résurrection est nôtre

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    icone-resurrection-722x361.jpg

    Le chrétien fidèle à son incorporation au Christ par le baptême ressuscitera pour le rejoindre au lumineux bonheur du Ciel.

    La perception de notre mortalité, qui s’impose à chacun de nous au quotidien, et parfois bien lourdement, peut certes venir se dresser comme un écran bien sombre faisant obstacle à notre foi en cette vérité : ainsi s’en trouve-t-il malheureusement en trop grand nombre, de ces disciples rachetés par le Christ, qui vivent dans l’affliction, comme ceux qui n’ont pas d’espérance (cf. 1 Th 4, 12). Et quant à ceux qui professent au moins en théorie une vraie espérance, ils ne l’ont pas toujours bien chevillée au cœur, de sorte qu’elle ne produit plus chez eux les heureux fruits de souriante paix dont elle regorge en fait.

    Or, pour peu que l’on examine le fondement de ce point qui sert en quelque sorte de charpente à notre vie d’ici-bas, il se révèle on ne peut plus assuré. Osons cette image, dont nous pensons que l’argumentation proposée un peu plus bas montrera la pertinence : il ne s’agit pas d’un simple vernis laqué, mais de ce que les gens de métier appellent une coloration dans la masse, une couleur indissociable du matériau auquel elle donne éclat. Expliquons-nous.

    La corrélation qui rattache notre résurrection à celle du Christ apparaît immédiatement à l’esprit : « Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (1 Th 4, 14). Elle est l’assise de notre foi sur ce point. Mesure-t-on pour autant à quelle profondeur elle s’enracine dans la réalité spirituelle ?

    Nous ne reviendrons pas ici sur la solidité des raisons de croire à la résurrection corporelle du Christ : notre propos en ces lignes est seulement d’attirer l’attention sur un aspect de ce qui rend si sûre l’affirmation proclamée avec force par l’Apôtre en second lieu : « de même, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. »

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  • 74 évêques et cardinaux mettent en garde : le "Chemin synodal" allemand mène tout droit au schisme

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    Le “Chemin synodal” allemand mène au “schisme” : la mise en garde de 74 évêques et cardinaux

    Plus de soixante-dix prélats, parmi lesquels quatre cardinaux (Napier, Burke, Pell et Arinze) et quinze archevêques, viennent d’adresser une « lettre ouverte fraternelle » à leurs « frères évêques d’Allemagne » pour les mettre en garde contre le « Chemin synodal » actuellement parcouru. Ils pointent la « confusion » que suscite ce Chemin et y voient des possibilités de schisme.

    Au nom du Chemin synodal, une majorité de participants ont récemment voté pour la « bénédiction » des couples de même sexe et pour l’ordination des femmes, tandis que les enseignements moraux de l’Eglise étaient laissés de côté, y compris par la Conférence épiscopale allemande.

    Sans détailler tous les écarts enregistrés à ce jour, les cardinaux et évêques signataires accusent nettement le Chemin synodal allemand de tourner le dos à la doctrine de l’Eglise en éliminant ce qui aurait dû constituer le fondement de sa réflexion : « la Parole de Dieu, une rencontre fidèle avec le Christ, la véritable écoute du Saint-Esprit, la soumission de nos volontés à la volonté du Père ».

    Un Chemin en forme d’« impasse »…

    Les rédacteurs de la lettre proposent une adresse courrielle pour les évêques qui souhaiteraient se joindre aux premiers signataires : episcopimundi2022@gmail.com.

    Ci-dessous, ma traduction intégrale de la lettre des 74 évêques et cardinaux. – J.S.

    *

    À une époque où la communication mondiale est si rapide, les événements qui se produisent dans une nation ont inévitablement des répercussions sur la vie ecclésiale ailleurs. Ainsi, le processus du "chemin synodal", tel qu'il est actuellement mis en œuvre par les catholiques en Allemagne, a des implications pour l'Église dans le monde entier. Les Églises locales dont nous sommes les pasteurs et les nombreux catholiques fidèles dont nous sommes responsables sont également concernés.

    Dans ce contexte, les événements survenus en Allemagne nous imposent d'exprimer notre inquiétude croissante quant à la nature de l'ensemble du processus du " Chemin synodal " en Allemagne et au contenu de ses différents documents. Nos commentaires ici seront volontairement brefs. Ils méritent, et nous y encourageons fortement, d'être approfondis (comme l'a fait, par exemple, la lettre ouverte de l'archevêque Samuel Aquila aux évêques catholiques du monde) par les évêques individuels. Néanmoins, l'urgence de nos remarques communes est enracinée dans Romains 12, et en particulier dans la mise en garde de Paul : Ne vous conformez pas à ce monde. Leur gravité découle de la confusion que le Chemin synodal a déjà entraînée et continue d'entraîner, et du potentiel de schisme qui en résultera inévitablement dans la vie de l'Église.

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  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 8ème leçon : la diffusion des premiers missels en pays franc, et les raisons de l’apparition de couches d’ajouts (du VIII° au X° s.)

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    Liturgie 8 – La diffusion des premiers missels en pays franc, et les raisons de l’apparition de couches d’ajouts (du VIII° au X° s.) (40 mn) 

    https://youtu.be/MC6eHsl0cTQ  

    Denis Crouan raconte comment peu à peu et en lien avec la piété locale, des prêtres rajoutaient des prières privées ou des dévotions personnelles au Canon romain dont la sobriété et la limpidité semblait ne pas suffire à certains. C’est l’étape importante de l’élaboration des « recueils de prières privées » devant être dites par le célébrant à différents moments du rite liturgique. Ce sera suivi par leur limitation probablement par un ensemble de clercs au XI° s.  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Quentin Moreau réédite les Trois Ages de la Vie Intérieure du Père Garrigou-Lagrange

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    Les trois âges de la vie intérieureLes trois âges de la vie intérieure

    par Réginald Garrigou-Lagrange

    La vie de la grâce est le commencement de la vie du ciel. Née au baptême, elle atteint son plein épanouissement dans la sainteté, antichambre de la gloire céleste.

    Voilà la doctrine que le père Réginald Garrigou-Lagrange expose et développe dans son maître-ouvrage qui vient de paraître et que nous avons la joie de vous présenter.

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  • Controverse sur la consécration de l'Ukraine et de la Russie faite par le Pape

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    Du Père Simon Noël osb sur son blog :

    Controverse sur la consécration faite par le Pape

    Le théologien néerlandais Hendro Munsterman, sur son compte Twitter, a émis les plus nettes réserves sur l'acte de consécration de l'Ukraine et de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, accompli par le Saint-Père, il y a quelques jours. Je crois utile de répondre à ses principales objections, sachant qu'il peut y avoir une part de vrai dans ses propos.

    Il n'accepte pas la notion de consécration à la Vierge. Si on prend ce mot dans un sens très strict, comme lorsqu'on parle de la consécration d'une église ou de celle du pain et du vin à la messe, il est clair que ce mot ne convient pas lorsqu'on parle d'un acte de dévotion à la Sainte Vierge. Pourtant dans un sens large le terme est devenu courant en français, depuis saint Louis-Marie Grignon de Montfort. À ma connaissance, un grand héraut de la dévotion mariale comme saint Alphonse-Marie de Ligori ne connaît pas cet usage de consécration à la Vierge. Et dans beaucoup d'actes anciens de consécration à la Sainte Vierge, qu'on peut trouver dans de vieux livres de piété, si le titre est souvent Consécration à la Sainte Vierge, dans la formule proposée, la plupart du temps on demande la protection et la prière de Marie, en lui remettant notre vie entre ses mains. Comme exemples, il y a les formules utilisées pour les enfants nouvellement baptisés ou celles qui ont été courantes dans les congrégations de la Sainte Vierge, dans la tradition ignatienne. Voici par exemple la formule de consécration des enfants baptisés dans le rituel de Cambrai : Daignez désormais le compter au nombre de vos enfants. Veillez sur lui avec tout votre amour de Mère. Et voici la fin de l'acte de consécration en usage durant trois siècles dans les congrégations de la Sainte Vierge : Je vous supplie donc de me recevoir comme votre serviteur ; assistez-moi dans toutes mes actions et ne m’abandonnez pas à l'heure de la mort.

    Quant à la consécration proposée par Montfort, et qui est un renouvellement des vœux de baptême, la prière s'adresse au Christ, la Sagesse éternelle incarnée, dans sa première partie, et recourt ensuite à l'intercession de la Sainte Vierge. L'accent demeure tout à fait christocentrique, mais il est vrai que le verbe consacrer est ensuite utilisé en s'adressant à Marie, choisie pour Mère et Souveraine : Je vous livre et consacre mon corps et mon âme. Du reste ceux qui ont une vraie dévotion à Marie n'ont aucun doute : cet amour pour la Vierge ne les éloigne jamais du Christ.

    Il y a donc une simple querelle de terminologie, le mot consécration recouvre une notion de remise confiante entre les mains de Notre-Dame, un appel à sa protection et à son intercession, pour être davantage uni au Seigneur. Les orthodoxes répètent de nombreuses fois dans leurs offices : Très Sainte Mère de Dieu, sauve-nous. Pourtant ils ne doutent pas que le seul Sauveur est le Christ et que Marie n'est que la première sauvée. L'amour et la piété expliquent cette terminologie, qui pour certains apparaît incorrecte.

    Ensuite, le thème de Cœur Immaculé fait problème. Une telle dévotion remonte à Saint Jean Eudes et donc est antérieure aux révélations de Paray-le-Monial sur le Sacré-Coeur de Jésus. Mais c'est surtout la conversion de la paroisse de Notre-Dame des Victoires, en 1836, qui a impulsé cette dévotion. Un dimanche, dans sa paroisse où une petite dizaine de personnes assistait habituellement à la grand messe, le curé annonça qu'il consacrerait la paroisse au Cœur Immaculé de Marie lors des vêpres. Sa surprise, 500 personnes vinrent pour les vêpres. Le lendemain, environ 40 personnes étaient présentes à la messe matinale, et le dimanche suivant, l'église était pleine. Depuis lors Notre-Dame des Victoires ne désemplit plus et est un haut-lieu de prière de la capitale française.

    Le dogme de l'Immaculée Conception n'est pas accepté par les orthodoxes, bien que ceux-ci ne cessent de parler dans leur litanies de la Toute Sainte, Immaculée et Toujours Vierge Mère de Dieu. Il faut cependant remarquer que la théologie orthodoxe a une toute autre notion du péché originel que la théologie latine, marquée par Saint Augustin. Les difficultés pourraient à la longue s'apaiser grâce à un dialogue en profondeur.

    Enfin, il y a un malaise par rapport aux faits de Fatima. L’Église, après la plus minutieuse des enquêtes canoniques, a reconnu comme d'origine surnaturelle les 6 apparitions de Fatima, qui eurent lieu de mai à octobre 1917. Elle a reconnu aussi le message final : appel à cesser d'offenser le Seigneur qui est déjà trop offensé, appel à la prière du chapelet pour la paix du monde. À ma connaissance, l’Église ne s'est jamais prononcé sur les trois apparitions de l'ange, sur le secret du 13 juillet 1917, ni sur les révélations subséquentes à Sœur Lucie. De même la dévotion des premiers samedis du mois n'a pas été promue officiellement.

    Mais deux petits voyants ont déjà été canonisés et le procès de Sœur Lucie est en route. Jusqu'à preuve du contraire, on ne peut mettre en doute la droiture et la sincérité de Sœur Lucie de Fatima, dans ses écrits sur ce qu'elle a vécu et reçu. Il y aura sans doute un jour une suite officielle à tout cela. À la différence du secret de la Salette, l’Église a publié le secret de Fatima. Cela est quand même significatif, étant donné la prudence consommée de la hiérarchie face aux prophéties de nature privée. Dans cette prophétie, de nombreux éléments ont été vérifiés dans l'histoire : la Russie devenue un pays communiste athée, la seconde guerre mondiale pire que la première, les persécutions, les famines et tant de guerres, enfin la chute du communisme en Europe. Bref il s'agit d'une réalité qu'on ne peut nier. Le 25 mars 2022, une autre partie s'est accomplie : le Saint-Père a enfin consacré, en union avec l'ensemble des évêques, de manière explicite, la Russie au Cœur Immaculé de Marie. C'est de nouveau un fait qui parle en faveur de l'authenticité de la prophétie. Alors, pourquoi ne pas espérer la fin de la prophétie : la Russie se convertira et un temps de paix sera donné au monde ?

  • L'unité de l'Eglise catholique serait menacée

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    Du site d'Ouest France ( François VERCELLETTO) :

    28 mars 2022

    ENTRETIEN. Jean-Louis Schlegel : « L’unité de l’Église catholique est menacée »

    Le sociologue des religions, ancien directeur de la rédaction d’Esprit, Jean-Louis Schlegel analyse les raisons de la crise qui affecte une institution menacée, selon lui, « d’implosion », alors que le pape François fait l’objet de critiques virulentes de la part des courants traditionalistes. Entretien.

    Le catholicisme traverse une crise grave, quels en sont les symptômes ?

    En France et ailleurs en Europe, fût-ce à un degré moindre, on constate d’abord une baisse généralisée de la pratique religieuse. La pratique dominicale – en principe obligatoire ! – est aujourd’hui inférieure à 2 %. Tous les autres « signaux sacramentels » – baptêmes, confirmations, mariages –, mais aussi les inscriptions au catéchisme, les professions de foi, et même les enterrements religieux sont au rouge. Les vocations sacerdotales restent à l’étiage d’une centaine d’ordinations par an (pour 800 décédés ou partis), dont un quart issu de communautés « traditionnelles », comme la communauté Saint-Martin ou d’autres. Et il y a deux ans, une enquête de l’Ifop a montré que moins de 50 % des Français croyaient en Dieu.

    Mais ce tableau concerne les pays occidentaux. Il n’y a jamais eu autant de catholiques dans le monde…

    Oui, les statistiques publiées chaque année par le Vatican sont à la hausse, notamment pour le nombre de prêtres dans certaines régions du monde, comme l’Asie (l’Inde surtout) et l’Afrique. Mais dès que la modernité démocratique avec ses libertés et son individualisme consumériste s’impose, comme en Pologne ou en Croatie, les chiffres sont en baisse. Et si on y regarde de plus près, on voit de fortes disparités : les religieuses dites actives, par exemple, sont en net recul, en Afrique entre autres. Faut-il s’en étonner ?

    Cette tendance s’est-elle accélérée après les révélations sur les crimes sexuels ?

    Ce qui a fait vraiment vaciller l’Église, plus que tout le reste, c’est depuis trente ans la révélation des abus sexuels et spirituels « systémiques » de toutes sortes. Et nous ne sommes qu’au début des enquêtes sérieuses par pays. On n’a encore rien vu pour l’Italie ou pour l’Espagne, grands pays catholiques, peu pour la Pologne… Et qu’apprendront des enquêtes en Afrique, en Asie, en Amérique latine ? On peut s’attendre à des choses extrêmement attristantes.

    François, élu en mars 2013, avait soulevé beaucoup d’espoirs. Or, il est très violemment contesté…

    Oui, presque de suite, de la part de courants traditionalistes. Des attaques aussi contre sa personne, d’une ampleur et d’une violence inégalées. Peut-être plus que Jean-Paul II, Benoît XVI était le pape « selon leur cœur », et faire son deuil au profit d’un pape en rupture sur tout avec Benoît dépassait leurs capacités d’accueillir le nouveau. Il faut dire aussi que contrairement à Benoît, François a pris acte que les discussions pour les ramener dans le « giron » de l’Église du concile Vatican II ne servaient à rien. En revenant, l’été dernier, sur les facilitées accordées par son prédécesseur pour l’usage des rites anciens – la messe en latin pour simplifier –, François a mis fin à une fiction, et le feu aux poudres.

    Le différend dépasse la question du latin…

    Bien sûr. François est inquiet pour l’unité de l’Église. Il a constaté que la permission des rites anciens n’a pas servi à réconcilier, mais a au contraire renforcé la création d’une Église parallèle, traditionaliste, opposée au concile.

    Quels sont les principaux reproches des « tradis » vis-à-vis du pape ?

    Ils se présentent comme des fidèles exemplaires de la règle de foi et des exigences morales de « l’Église de toujours », contrairement aux conciliaires libéraux, qui, selon eux, « en prennent et en laissent ». Pour les « tradis », c’est la loi de Dieu et de l’Église qui « tient » les sociétés. Sinon, c’est l’anarchie. Ils se retrouvent donc sur la ligne de Jean Paul II, opposés à toutes les législations qui « permettent » (la pilule, l’IVG, le divorce, la PMA, la recherche sur les embryons…). Ne parlons pas du mariage gay !

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  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 6ème leçon : la fixation progressive des rites (du IIIème au VIIIème siècle)

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    Liturgie 6 –La fixation progressive des rites (du IIIème au VIIIème siècle), par Denis Crouan (70 mn) 

    https://youtu.be/MCZ3UET3G1M  

    Denis Crouan indique : « Ce chapitre permet de mieux comprendre la « messe de toujours » et de voir que notre liturgie actuelle est éminemment « traditionnelle ». 

    On a peu de renseignements avant le IV° s. Le pape Damase (366-384) christianise des symboles de l’ancienne culture romaine (lieux et temps liturgiques, le style du canon de la messe et des oraisons). La prière liturgique respecte la règle des trois « officia » (tâches de la rhétorique classique). Elle doit :

    - exprimer la foi (docere) ; 

    - former le sens esthétique des fidèles (delectare) ; 

    - pousser les fidèles à s’engager dans une vie vertueuse (movere). 

    Au début du Moyen âge, on compte une centaine de types de liturgies en Occident qui toutes se rattachent tous à la forme de la célébration eucharistique qui est née à Jérusalem et s’est développée à Rome. Le chant y joue un grand rôle (le chant dit « grégorien » tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas encore). 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • La parution, en français, du 1er tome de la biographie de Benoît XVI par Peter Seewald

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    THÈMES du tome I

    • La jeunesse de Joseph Ratzinger.
    • La Seconde Guerre mondiale en Allemagne.
    • Ses débuts en tant que prêtre et professeur de théologie.
    • Le Concile Vatican II.

    POINTS FORTS

    • La biographie définitive d’un géant de notre époque.
    • Un best-seller international.
    • Une biographie complète et très documentée.
    • 16 pages de photos.

    « Mon impulsion fondamentale était de dégager le véritable noyau de la foi sous les couches sclérosées et de donner force et dynamisme à ce noyau. Cette impulsion est la constante de ma vie. » Benoît XVI

    LE LIVRE

    Dans le nouvel ouvrage définitif et monumental sur Benoît XVI, son biographe Peter Seewald a découvert des éléments nouveaux sur la vie et le caractère du pape émérite, et notamment son rôle dans le Concile Vatican II, « extrêmement important ». Le visage de Benoît XVI nous est révélé dans ces lignes très bien documentées, laissant entrevoir enfin l’humanité d’un homme qui aura marqué notre siècle. La voix de Peter Seewald se fait entendre, sa biographie tend à transmettre au lecteur la vérité de ce que lui-même a découvert à travers toutes ces heures passées à récolter minutieusement les témoignages et anecdotes sur ce grand théologien.

    ISBN : 9788831414142 - Format : 220x145 mm - Pages : 592 - Prix : 24,80 €

    L’AUTEUR

    Peter Seewald, né en 1954 en Bavière, à Bochum, est un écrivain et journaliste allemand. Il est rédacteur en chef du journal « Der Spiegel », puis journaliste pour le journal « Stern », il travaille ensuite pour la revue « Süddeutsche Zeitung ». Il vit et travaille à Munich (Bavière). En 1993, son journal l’envoie auprès du cardinal Ratzinger. Écrivain et confident pendant plus de 25 ans, il noue une relation privilégiée avec Joseph Ratzinger. De leurs entretiens sont nés plusieurs ouvrages : Le Sel de la terre (1996), Dieu le monde (2000), Lumière du monde (2010) et Dernières conversations (2016), tous traduits en plusieurs langues et aujourd’hui devenus best-sellers.

    QUELQUES MOTS DE L’AUTEUR

    « Il existe aujourd’hui une multitude de livres sur Benoît XVI, mais aucun n’a montré la biographie de Ratzinger et son enseignement en rapport avec les événements historiques. Une vie essaie de raconter la vie, l’œuvre et la personne du pape allemand d’une manière passionnante car elle correspond à sa vie, dans tout son drame et son importance pour l’histoire de l’Église et du monde.

    À cette fin, j’ai effectué des recherches approfondies, analysé des archives et mené des conversations avec une centaine de témoins contemporains. Enfin, le pape Benoît XVI s’est mis à disposition pour ce projet lors d’innombrables rencontres.

    On a toujours pensé que l’ascension de l’ancien professeur de théologie était une progression sans heurts, une carrière sans faille. Mais les hauts et les bas sont nombreux, avec des drames qui l’ont conduit au bord de l’échec [...] Et ce n’est pas par hasard qu’il est considéré dans le monde entier comme l’un des grands penseurs de notre époque.

    Son travail est important et sa vie passionnante. En outre, la biographie, avec son contexte historique contemporain, n’est pas seulement un voyage spirituel et historique à travers un siècle captivant et dramatique ; elle montre également les leçons à tirer de toutes ces décennies et les réponses de pointe qu’elles apportent à la crise actuelle de la foi et de l’Église en Occident. »,

    Peter Seewald

    LA PRESSE INTERNATIONALE EN PARLE

    « L’intérêt qu’il suscite est dû à son exhaustivité, à une richesse d’informations et de détails inédits, qui est aussi le résultat du dialogue habituel et continu de Seewald avec Benoît. » Francesco Macri, dans le quotidien italien « Corriere della Sera » du 17 décembre 2020.

    « Une vie est l’encyclopédie de la vie de Benoît XVI. La figure du pape émérite est un pont entre notre époque et le XXe siècle. » Cezary Kościelniak, département d’Anthropologie et d’Études culturelles, Université Adam Mickiewicz, Poznan, Poland.

    « Le récit de la jeunesse dans une famille de condition très modeste et d’une foi catholique profonde, qui a conduit les deux frères Ratzinger à entrer au séminaire, est passionnant. Le contexte est celui de la campagne bavaroise des années 1930, alors que le régime nazi devient oppressif, conduisant à l’extermination des juifs d’Europe et à la guerre. La reconstitution de Seewald suit méticuleusement, dans les dures années d’après-guerre, la formation du jeune clerc. » Giovanni Maria Vian, dans le journal italien « Vita e pensiero » du 21 novembre 2020.

    « Benoît XVI est généralement considéré par les catholiques libéraux – à tort, je pense – comme l’inverse du gentil et empathique pape François. Vous vous souvenez du film Les deux papes qui juxtaposait un Anthony Hopkins constipé sur le plan émotionnel, dans le rôle de Benoît XVI, à son successeur chaleureux et amateur de football ? Ce livre montre un Joseph Ratzinger très différent : un garçon timide, intelligent et sensible qui est devenu un théologien profondément doué et qui a eu une formidable influence libéralisatrice lors du Concile Vatican II. » Melanie McDonagh, dans le magazine britannique « the Oldie ».

    ÉDITIONS CHORA

    Chora est une maison d’édition qui explore les domaines culturels, scientifiques, spirituels et philosophiques. Les publications variées s’inscrivent au cœur des questionnements et des débats contemporains, et s’engagent à promouvoir une culture de la Beauté et de l’Espérance.

    «LA VIE DE JOSEPH RATZINGER EST LA BIOGRAPHIE D’UN SIÈCLE.» Peter Seewald

  • Les exigences de la voie synodale allemande " contredisent clairement la foi catholique "

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Cardinal Brandmüller : Les exigences de la voie synodale allemande " contredisent clairement la foi catholique ".

    Dans un commentaire du 3 mars intitulé " Quo Vadis, Germania ", le cardinal Walter Brandmüller explique ce qu'il considère comme les " racines historiques de la crise ".

    11 mars 2022

    Cité du Vatican - Le Chemin synodal de l'Église en Allemagne est sur la " mauvaise voie qui se perd dans le néant ", enraciné dans l'hérésie du modernisme que les théologiens n'ont pas encore abordé correctement, et est destiné à l'échec, a déclaré le cardinal Walter Brandmüller.

    Dans un commentaire publié le 3 mars sur le site germanophone Kath.net et intitulé "Quo vadis, Germania" ("Où vas-tu, Allemagne ?"), l'historien allemand de l'Église a déclaré que le Chemin synodal formulait des "exigences sensationnelles" qui "contredisent clairement la foi catholique authentique, la constitution hiérarchique-sacramentelle de l'Église et son enseignement moral contraignant".

    Le cardinal Brandmüller répondait aux projets de textes approuvés lors d'une réunion plénière du Chemin synodal à Francfort début février. Les participants, parmi lesquels se trouvaient la plupart des évêques allemands, ont voté à une large majorité en faveur de la bénédiction des unions homosexuelles, de la modification du catéchisme sur l'homosexualité et de l'ordination des femmes prêtres, du caractère facultatif du célibat des prêtres dans l'Église latine et de la participation des laïcs à l'élection des nouveaux évêques.

    Le fait que les évêques n'aient pas été nombreux à voter "oui" indique la gravité de la situation et soulève des questions fondamentales", a observé le cardinal Brandmüller. Il faut demander aux évêques, a-t-il ajouté, s'ils se sont rendus compte qu'ils "contredisaient ouvertement les vérités de la foi qu'ils avaient juré à plusieurs reprises de préserver et de proclamer fidèlement".

    "La communauté des fidèles a droit à cela !" a insisté le cardinal Brandmüller.

    L'ancien président du Comité pontifical pour les sciences historiques a déclaré d'une part qu'il n'était "pas surprenant" que parmi les "réformes" discutées figurent celles telles que l'abolition du célibat des prêtres et l'admission des divorcés remariés à la sainte communion. Ces réformes, a-t-il dit, sont "cachées depuis le synode de Würzburg de 1971-1975" - une réunion visant à mettre en œuvre les réformes du concile Vatican II, mais que le Saint-Siège n'a jamais approuvée.

    Mais le cardinal Brandmüller, âgé de 93 ans, a noté que ce qui est nouveau, c'est que "l'homosexualité pratiquée est reconnue comme moralement acceptable" et qu'il n'y a "aucune différence réelle entre les évêques, les prêtres et les diacres, et que "seuls" les baptisés et les confirmés devraient être reconnus" - une croyance, a-t-il dit, qui "correspond complètement aux enseignements de Martin Luther."

    Cela est contraire à l'enseignement du Concile Vatican II, a soutenu le cardinal, qui a enseigné que le "sacerdoce hiérarchique des consacrés" diffère du "sacerdoce universel des baptisés, non seulement en degré mais en essence". Ainsi, a-t-il poursuivi, "l'assemblée de Francfort annule 2.000 ans de pratique et un concile général !"

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  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 4ème leçon : Que sait-on au sujet des racines de la liturgie (Ier au IIIème siècle) ?

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    Liturgie 4 – Que sait-on au sujet des racines de la liturgie (Ier au IIIème siècle) ? (66 mn) 

    https://youtu.be/85gLqRKLNmA  

    Denis Crouan aborde ici ce qu’on sait sur l’établissement de la liturgie au début de l’Eglise, durant les trois premiers siècles. Les sources historiques sont lacunaires. Ce qui est remarquable, c’est qu’il existe partout une base essentielle : ce qui a été institué par le Seigneur ou par les Apôtres. Le reste s’élabore peu à peu. La Tradition orale, la transmission par la mémoire sont essentielles. Saint Justin (100-165) nous donne la structure fondamentale des messes actuelles (pénitence, lecture, homélie, fraction du pain, action de grâce). 

    Peut-on parler de la « messe de toujours » ? Cette expression n’est valable que pour les paroles de la consécration (voir 1 Corinthiens 11, 23 Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain etc. ». 

    Cours donné par Denis Crouan, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022.