De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau (en éditorial au n°1622 du 24 septembre):
Notre quinzaine : Benoît XVI, coopérateur de la vérité
C’est une impression étrange et, en tous les cas, inédite. Comme on le sait maintenant depuis plusieurs jours, les éditions Fayard viennent de publier sous le titre Dernières conversations, un nouveau livre de… Benoît XVI. Même s’il faut faire la part des arguments de vente, nul doute n’est permis : il s’agit bien d’un évènement. Pour la première fois dans l’Histoire de l’Église, le prédécesseur du pape en exercice publie un livre sous sa propre signature et de manière non posthume. Depuis 2013, malgré le temps qui passe, malgré la forte personnalité du Pape François, malgré les orientations du pontificat actuel, malgré les turbulences en tout genre qui secouent notre monde et notre époque, il semble que nous ne nous soyons pas encore habitués à…
À quoi, d’ailleurs ? À la présence de deux papes ? À l’absence effective de Benoît XVI dont nous savons pourtant qu’il est bien vivant ? Ou, au contraire, à sa prise de parole, à travers un long livre d’entretiens, mené avec Peter Seewald, avec lequel il avait déjà publié deux précédents livres d’entretiens, Le Sel de la terre et Lumière du monde ? Difficile de répondre clairement à ce faisceau de questions, qui peuvent toutes se présenter, ensemble ou de manière isolée, furtivement ou durablement.
Mais qu’importe ! Quoi qu’il en soit, un livre signé Benoît XVI mérite assurément d’être lu. On retrouve dans celui-ci le ton posé de Joseph Ratzinger, le calme et la profondeur qui affleurent dans ses réponses et l’intelligence avec laquelle il regarde les choses, toujours par le haut, sans entrer dans le jeu si facile de la mondanité qu’il prend bien soin de dénoncer d’ailleurs.
Le temps suspendu
De ce fait, même s’il évoque, dès le début du livre, sa renonciation et son successeur, le temps de la lecture de ce livre, celui-ci semble comme suspendu. Pourtant, on aurait tort et en tous les cas, on ne serait pas dans les perspectives de Benoît XVI, si la nostalgie nous pressait trop. À aucun moment, dans ce livre de souvenirs, qui complète sur plusieurs points le court récit autobiographique qu’il avait appelé Ma Vie, Benoît XVI ne semble habité par ce sentiment de regret du temps passé. Au contraire, il est entièrement tourné vers l’avenir, et même vers le seul avenir qui compte à ses yeux : la contemplation de Dieu dans l’éternité.
Au fond, il s’agit d’un livre fort simple. Fort simple dans son organisation ; fort simple dans ses propos, alors qu’il n’est peut-être pas si simple que cela dans sa portée. De fait, les trois parties qui divisent Dernières conversations s’imposent d’elles-mêmes.
Dans la première, sous le titre « Les cloches de Rome », Benoît XVI et son interlocuteur reviennent sur l’évènement sismique de la renonciation, sur sa vie actuelle à Mater Ecclesiæ et sur son successeur. De loin la plus intéressante, même si elle n’est pas la plus médiatique ni la plus médiatisée, la seconde partie « Histoire d’un serviteur » plonge les deux intervenants, et le lecteur avec eux, dans la vie de Joseph Ratzinger, depuis sa naissance jusqu’à son élection au Souverain Pontificat.
favorise chez les fidèles, la prière personnelle, l'oraison mentale, d'une façon qui est en harmonie avec la célébration des rites sacrés par le prêtre. Ce n'est guère le cas dans beaucoup de nos messes actuelles, où toute forme de recueillement est rendue impossible la plupart du temps, où l'extériorité prévaut sur l'intériorité. Notons deux moments forts du rite traditionnel lorsque la messe n'est pas chantée en semaine. L'offertoire silencieux permet de se recueillir et de se préparer à ce qui va suivre. Quelques minutes de précieux silence sont ainsi offertes au fidèle, afin qu'il puisse unir l'offrande de sa vie à celle du Christ, et dire à Dieu les raisons pour lesquelles il veut s'unir au saint sacrifice: adorer, rendre grâce, réparer ses fautes et demander des fruits particuliers pour lui ou pour les siens. Notons que dans le nouvel ordo missae, l'offertoire se fait aussi en principe en silence, à l'exception de l'orate fratres et de la prière sur les offrandes. Il est permis toutefois de dire à haute voix les deux prières d'offrande du pain et du vin. C'est ce qui se fait couramment et on peut le regretter.
Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire... les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels...
Vox clamantis in deserto , à ce jour, une seule voix discordante dans le marais de la société belge, tous partis politiques et toutes religions confondues. Lu sur le site Figarovox :