De Sébastien Maillard dans le journal « La Croix » :
« Ils se sont préparés pour ce Synode dans le but de remplir une mission. Celle d’empêcher leur Église de se renier, selon eux, sur la famille. La cinquantaine d’évêques africains présents à l’assemblée y participe avec leur propre document, 89 pages de commentaire sur l’Instrumentum laboris, le texte sur lequel travaillent les pères synodaux.
Ce document, adopté en juin dernier à Accra (Ghana) par les épiscopats du continent, « sert de référence », comme l’assure l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye.
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« Les Africains se sont organisés pour s’exprimer », observe un archevêque d’Europe : « Ils sont intervenus très équitablement dans les sessions plénières. C’était suffisamment clair pour faire comprendre qu’ils composent une partie importante de l’Église, plus importante que l’épiscopat allemand… Ils ne sont pas prêts à se laisser instrumentaliser par les Occidentaux, qui considèrent leurs problèmes universels. »
LES CARDINAUX ROBERT SARAH ET WILFRID NAPIER, DEUX VOIX D’AUTORITÉ
La préparation en amont du Synode s’est poursuivie à Rome, pendant l’assemblée, par une concertation environ tous les deux jours. Comme encore hier après-midi dans une salle louée à Radio Vatican. Divers évêques africains confirment avoir participé à ces réunions, sans y être toujours assidus.
À leur tête, les cardinaux Robert Sarah et Wilfrid Napier forment deux voix d’autorité, qui se complètent. Le premier, préfet de la congrégation pour le culte divin, vient d’un petit pays pauvre d’Afrique francophone, la Guinée-Conakry. De tempérament réservé, il connaît bien la Curie romaine. L’autre, archevêque de Durban (Afrique du Sud), représente un puissant pays d’Afrique anglophone et s’exprime devant la presse, comme hier, « au nom des évêques africains ».
Plus extraverti, il s’était fait remarquer au Synode de l’an dernier en s’opposant publiquement au document de travail intermédiaire qui introduisait un regard considéré trop accueillant à l’égard des couples homosexuels. À ce Synode, dont le pape François l’a nommé président délégué, il a reconnu avoir signé la lettre mettant en doute l’impartialité de la conduite des travaux.
EMPÊCHER L’ENTRÉE DANS L’ÉGLISE DE« COLONISATIONS IDÉOLOGIQUES »
Mais, à Rome, les évêques africains sont aussi attentifs à d’autres voix. La plus respectée est celle de leur doyen d’âge, le cardinal Francis Arinze, bientôt 83 ans. Autre voix influente, celle de l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, père synodal et membre du C9, l’instance de concertation dont le pape François s’est entouré.
« Au Concile Vatican II, il y avait des pères d’Afrique mais qui étaient en réalité presque tous Européens. Il y avait une homogénéité avec nous »,compare un évêque occidental, qui mesure l’écart qui s’est creusé, depuis, avec ses homologues africains.
Ceux-ci se sentent aujourd’hui investis du devoir d’empêcher l’entrée dans l’Église de « colonisations idéologiques », non sans prendre des accents jugés par d’autres trop « messianiques ». « Nous ne sommes pas venus pour épouser les valeurs, qui sont des non-valeurs, des uns des autres »,a prévenu ainsi le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso) : « Mais pour nous recentrer à fond sur Dieu ». »
Ref. Synode : les Africains se posent en défenseurs de la famille traditionnelle
JPSC
« Par crainte de nouvelles attaques, environ 8 000 personnes ont fui durant la nuit qui a suivi l’incendie de l’église. Il n’y a aucune garantie de la part de l'État. Pour nous, la sécurité va au-delà de l’aspect physique ; cela signifie que nous devrions pouvoir librement nous réunir dans une église », déclare le pasteur Erde Brutu, dont l’église avait déjà été réduite en cendres le 18 août dernier.


Dernier galop avant la conclusion du synode à la fin de cette semaine. Le journal « La Croix », dont les orientations sont bien connues, s’inquiète : « La plupart des propositions pastorales les plus ouvertes aux situations familiales irrégulières n’ont pas été retenues par les groupes linguistiques qui ont achevé leurs travaux mardi 20 octobre » estime-t-il. Quant à savoir ce que contiendraient les propositions « moins ouvertes », on attendra samedi pour en savoir officiellement plus.
« En discutant avec la plupart des 48 évêques d’Afrique actuellement à Rome pour le synode sur la famille, on entend parfois des histoires merveilleuses de leur pays, de leur culture, et même de leur propre famille.
La trouvaille du père Giovanni Cavalcoli, rapportée par le vaticaniste Andrea Tornielli et publiée sur le site « aleteia », s’exprime comme suit :
Le comité de citoyens “Mum, Dad & Kids” a déposé ce 15 octobre 2015 son projet d’Initiative citoyenne européenne auprès de la Commission
Réflexion sur le mariage et l’Alliance par Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, dans le cadre du Synode des évêques sur la famille :