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BELGICATHO - Page 1528

  • Clôture du synode sur la famille : un peu de tout pour satisfaire chacun ?

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    Synode sur la famille : sauf surprise, l’assemblée adoptera aujourd’hui un rapport cosmétique permettant à chaque courant de se déclarer satisfait (1).  De toute façon, comme lors du concile Vatican II, le synode virtuel a déjà gagné : Sandro Magister le constatait opportunément ici.

    Pour Jean-Marie Guénois, dans le Figaro d’aujourd’hui, le synode se lavera les mains dans l’eau de l’aiguière du pape François :

    Ce samedi après-midi, les jeux seront faits au Vatican. On saura si le pape François a gagné son pari d'emporter l'adhésion de la majorité des évêques, réunis depuis trois semaines en synode, en vue de renouveler la pastorale de l'Église catholique sur le mariage et la famille. Dont une nouvelle approche de l'épineuse question des divorcés remariés. L'an passé, lors de la première session de ce synode, les évêques n'avaient pas donné l'indispensable quitus des deux tiers des voix pour que les paragraphes sur les divorcés remariés et les personnes homosexuelles soient adoptés. Mais cette année, le texte final a été préparé avec un tel soin par une commission de rédaction intégralement nommée par le pape François - qui veut à tout prix éviter un second échec - que le document «apprécié et équilibré», selon plusieurs sources de tendances opposées, devrait, sauf surprise, passer avec succès l'examen du vote final.

    Jeudi soir, les 265 votants - tous des évêques et quelques prêtres - ont reçu une première version, en italien, du projet de document final mais sans avoir… le droit de l'emporter chez eux! Ce qui a aussitôt provoqué une bronca dans l'assemblée car la majorité des évêques ne comprenant pas l'italien, ils voulaient prendre le temps de le traduire dans la nuit pour, tout de même, savoir précisément sur quoi ils allaient voter… Le cardinal Baldisseri, organisateur du synode, a finalement cédé. Ce qui a permis aux évêques de formuler, vendredi matin, leurs remarques, qui ont été ensuite intégrées dans un texte de synthèse sur lequel ils voteront, ce samedi matin. Ce sera alors la dernière séance du synode avant la messe de clôture, dimanche matin, où l'homélie de François est très attendue.

    Tout l'enjeu étant effectivement de présenter un texte qui ne soit «pas de l'eau tiède» (le cardinal africain Turkson)

    Les derniers vrais débats, vendredi matin, ont porté sur la question du rapport entre «la conscience individuelle et la norme morale», selon le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. Ce pourrait être la clé de voûte de la réforme voulue par le pape François. Échaudée, l'an passé, par le refus des évêques d'ouvrir une voie générale qui admettrait les divorcés remariés à la communion eucharistique, l'Église s'oriente, pas à pas, vers une approche beaucoup plus individuelle en réhabilitant le statut de la conscience personnelle face à la loi morale. Une conscience souveraine, en dernière analyse, à qui le Pape, en bon jésuite, veut redonner toute sa place sans pour autant l'opposer à la norme morale.

    Mais les demandes de corrections ont aussi porté sur les paragraphes plus directement concernés par l'accès à la communion des divorcés remariés. L'idée est d'éviter «toute ambiguïté», explique un témoin. Tout l'enjeu étant effectivement de présenter un texte qui ne soit «pas de l'eau tiède», a commenté le cardinal africain Turkson, tout en rassurant les tenants de la doctrine, sans fermer la porte aux réformes. Sauf que ces réformes seront de la responsabilité du Pape, qui «seul décidera», insiste-t-on. Et non du ressort d'un synode qui, faute d'accord - pour la seconde fois - sur les points sensibles, préfère jouer l'apaisement et montrer au monde un visage uni de l'Église catholique. » 

    Ref. Synode sur la famille: journée cruciale au Vatican

     (1 ) Journée cruciale ? Lire ici dans "La Libre" : "Nous avons réalisé le synode que nous espérions" (dixit l'évêque de Gand, Mgr Van Looy, sans même attendre le vote final.)

    JPSC

  • Moi, médecin, ce que je pense de l'euthanasie...

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    Lu sur "euthanasie stop", par Léo C. Jadot, médecin psychiâtre :

    Moi, médecin, ce que je pense de l'euthanasie...

    Par quel que bout que l'on prenne le problème, l'euthanasie est et reste un homicide volontaire avec préméditation, commis sur personne en situation de faiblesse.

    Ce n'est jamais le rôle d'un médecin de donner la mort, même (et surtout) s'il en a évidemment la capacité technique. Tuer n'est pas bien compliqué et n'importe quel citoyen un peu entraîné le ferait très bien. Soigner n'est pas tuer, tuer n'est pas soigner.

    Dans ma longue carrière j'ai accompagné un certain nombre de dépressifs dont certains voulaient se suicider. Deux ont effectivement réussi à mettre fin leurs jours. Je le vis comme un échec, comme une insuffisance de ma part. Tous les autres ont pu retrouver une confiance suffisante en eux-même et dans la vie pour reconstruire leur vie autrement. Il m'apparaît comme une trahison que d'encourager et plus encore d'aider quelqu'un à se suicider. (Suicide assisté)

    Au-delà des choix éthiques et philosophiques de chaque médecin, se pose effectivement la question de la collaboration, volontaire ou obligatoire, à une mise à mort.

    Si l'on refuse de considérer le désir de mort comme autre chose qu'une pathologie mentale grave, n'est-ce pas enfermer un patient dans sa désespérance que de lui laisser croire que ce serait la solution?

    Et référer un dépressif à un « confrère » dont on sait pertinemment bien qu'il passera à l'acte mortel, n'est pas encore être complice du meurtre, envoyer quelqu'un délibérément dans un mortel traquenard ?

    La seule solution honnête et déontologiquement correcte n'est-elle pas de dire « je ne le ferai pas, je ne puis vous empêcher de le faire, mais vous feriez la plus grosse bêtise de votre vie. Je puis adoucir vos souffrances et vous soutenir dans ces moments difficiles que vous vivez » ?

    Et si un tribunal s'égare à ordonner des choses criminelles quand bien même conformes à un quelconque texte de loi, la seule attitude possible moralement n'est-elle pas de refuser encore l'injonction insensée ?

    Et de même, une institution n'a-t-elle pas aussi parfois un devoir de désobéissance ?

  • Synode : Mgr Bonny s'est vu offrir une fin de non-recevoir par le cardinal Sarah sur la question de l'homosexualité

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    Lu sur "The tablet" :

    Cardinal Sarah blocked discussion of gays, says bishop

    24 October 2015 07:59 by Elena Curti

    A standard-bearer of progressive thought at the Synod on the Family, Bishop Johan Bonny, admitted last night that he had been prevented from raising the issue of the pastoral care of gay Catholics in the gathering’s group discussions.

    Bishop Bonny of Antwerp, who was in a group led by a senior African cardinal, Robert Sarah, said there had been no way of discussing the issue “in a peaceful way.”

    Bonny was speaking at a press conference in Rome called by the three Belgian bishops at the synod on Friday night. Clearly alluding to tensions with Cardinal Sarah in the group, he said it was better to talk about the gay issue “in a positive way than in a bad atmosphere.”

    In his synod intervention, Cardinal Sarah, Prefect for the Congregation for Divine Worship, reportedly compared “gender ideology” with Islamic State fundamentalism and Nazism. 

    The Belgian cardinals (?!) admitted that there had been no solution to their central concerns at the synod: Communion for divorced and remarried Catholics and a more pastoral approach to homosexuals. The reason for this, they said, was the growing dominance of Africa in the Catholic Church and the decline of Europe.

    Bonny, who was appointed to the synod by Pope Francis, said bishops from the two continents came to the synod with contrasting ideas and experiences.  Europe’s concerns were not “of primary concern” to the Africans. 

    On the gay issue Bishop Bonny said: “In the synod this question was not really discussed. Most bishops in western Europe speak more or less the same language but the atmosphere and readiness was not there at the synod.”

    He said the Synod Fathers needed more time to consider the question of same sex unions.  He said they needed to hear from biblical scholars, moral theologians, canon lawyers, and social scientists. 

    “It is wise to say ‘let us not go too fast’,” said Bonny.

    All three bishops insisted that the synod marked the beginning of a positive change in the Church’s pastoral care for the family, insisting that “the pastoral window is open.”

    Cardinal Godfried Daneels, Archbishop Emeritus of Mechelen-Brussels, described the Church as a tanker that takes a long time to change course but that change would eventually happen. However, he accepted that the Church is much less European and that this had been reflected in the synod.

    The finishing touches to the synod’s final document were being made this morning and it is due to be passed to Pope Francis later today.

    Bonny said that the hallmarks of the document were the bishops’ firm commitment to marriage between a man and a woman based on a strong and generous commitment and children. It would stress that the family should be protected not only by the Church but by civil society. Great emphasis would be placed on marriage preparation and for support for married couples, especially in the early years.

    Bishop Lucas Van Looy of Ghent said the most important words in the final document would be “listen, integrate, accompany”.

    Looy echoed Pope Francis’ exhortations on mercy, tenderness and giving witness to the world.

    “Life is stronger than theory about marriage and the family. One learned in this synod not to judge. We have accepted what people have said. We are an example of listening and accompanying. We have done this in the last three weeks,” he said.

  • Synode : Des cercles non concentriques

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    Qu'est-ce qu'une Eglise synodale ? Démonstration sur le site web de « France Catholique".

    «  Les rapports des circuli minores – les plus importants parce qu’ils portent sur les sections du document de travail concernant une éventuelle modification de la doctrine de l’Eglise sur des questions comme la communion pour les divorcés remariés – ont été publiés hier par le Bureau de presse du Vatican. Nous avons donc à présent un vaste éventail des éléments sur lesquels la Commission de rédaction du document final du synode devra travailler. Comme nous l’avons répété dès le début, et les rapports le confirment, il est pratiquement sûr que ce document final sera médiocre, ce qui (à moins d’une révolte de grande ampleur des évêques dès le départ) serait un moindre mal. Selon toute vraisemblance, ce texte ne déviera pas beaucoup des enseignements traditionnels. Mais c’est presque tout ce que nous pouvons dire en faveur de ce document – et à ce stade de son élaboration. Car tout le processus synodal (et ce qui s’ensuivra) peut encore nous entraîner dans un monde entièrement différent.

    Tout d’abord, la bonne nouvelle : sur les treize rapports des petits groupes, seuls trois se prononcent pour la proposition du cardinal Kasper concernant la communion pour les divorcés remariés. Et nous pouvons supposer que, même au sein de ces groupes, certains évêques voteront contre elle. Les groupes linguistiques en faveur sont les germanophones, le groupe francophone A et le groupe italien C (certains ont expliqué leur vote positif en invoquant la notion théologique de « for interne », ce qui est surprenant puisque le mariage est un acte public). En privé, les participants au synode croient encore que la proposition du cardinal Kasper serait rejetée si elle était directement mise aux voix, ce à quoi les rédacteurs ne se risqueront probablement pas pour cette raison. Mais l’élaboration du texte final à partir de ces éléments sera sûrement semée d’embûches pendant ces trois derniers jours. Nous en parlerons plus bas.

    Quatre groupes ont ouvertement rejeté la proposition du cardinal Kasper : le groupe francophone B du cardinal Sarah et trois des groupes anglophones. En outre, le groupe anglophone C de l’archevêque Chaput semble pencher dans cette direction, mais n’a pas énoncé une décision ferme dans son rapport. Si bien qu’on pourrait passer de quatre à cinq sur treize, un noyau dur qui explique pourquoi arriver sans encombres à la majorité des deux tiers requise pour l’adoption de la proposition Kasper – ou toute autre proposition controversée – est une entreprise très ardue.

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  • Le synode façonné par les médias l'emporte sur le synode tel qu'il s'est véritablement déroulé

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    Pour Sandro Magisterle vrai synode a déjà été vaincu par celui des médias :

    Peu importe comment il finira. L'opinion publique mondiale a déjà formulé son verdict. Avec l’aide d’un grand nombre d’hommes d’Église 

    ROME, le 23 octobre 2015 – La spectaculaire nouvelle, automatiquement démentie, de la "tache" sur le cerveau du pape a fait exploser les médias du monde entier. Mais on ne plaisante pas non plus avec le synode.

    Il n’était jamais arrivé qu’une assemblée d’évêques de ce genre conquière la première page des journaux et fasse irruption parmi les "breaking news" à la télévision. Eh bien, avec François, cela arrive. C’est un autre des chefs d’œuvre de ce pape tellement hors du commun.

    Il aura suffi de quelques unes de ses décisions et de ses petites phrases habilement dosées, à commencer par le mémorable "Qui suis-je pour juger?" qui est désormais devenu la marque de fabrique du présent pontificat, pour déchaîner dans l’Église un conflit sans précédent et faire naître dans l’opinion publique mondiale l'attente extraordinaire d’un renversement des paradigmes catholiques relatifs à des questions-clés telles que le divorce et l'homosexualité.

    Le secret de cette réussite dans le domaine de la communication est l’habileté consommée avec laquelle Jorge Mario Bergoglio joue sur deux registres.

    Entre le synode de 2014 et celui de 2015, François a aligné plus de cinquante interventions publiques parfaitement en ligne avec la doctrine traditionnelle de l’Église : contre l'idéologie du "genre", contre les divorcés remariés qui "exigent" de pouvoir communier, et même en faveur d’une vertu ancienne et oubliée comme la chasteté avant le mariage. "On ne touchera pas à la doctrine catholique", a-t-il réaffirmé au commencement du synode actuellement en cours.

    Cependant tout ce qu’il a pu dire dans ces interventions n’a pas eu le moindre succès auprès des médias et pas davantage auprès du corps de l’Église, où l’on voit au contraire triompher les continuelles réprimandes adressées par le pape aux "douaniers" dépourvus de miséricorde et les incessants appels à ouvrir toutes grandes les portes aux divorcés et aux homosexuels.

    Ce double effet médiatique, de silence et de bruit, Bergoglio le connaît et il le souhaite. Et, à sa suite, un grand nombre de gens, dans l’Église, répètent le mantra selon lequel on ne cherche pas à modifier la doctrine, mais seulement la "discipline".

    lire la suite sur chiesa.espresso

  • Synode : les évêques africains optimistes sur la bonne issue des travaux

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    web-cardinal-wilfrid-napier-s-africa-afp-photo-rajesh-jantilal-c2a9.jpgL’Afrique a-t-elle sauvé le Synode sur la Famille d’une dangereuse dérive pastorale et doctrinale ?  Après tant de défaitisme, les paroles élogieuses et optimistes du cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, relatées ci-dessous,  arrivent comme une bouffée d’air frais, alors que la session de l’assemblée synodale vient d’entrer dans sa dernière ligne droite. Les travaux en carrefours sont terminés. La présentation du rapport final et son vote sont programmés pour le samedi 24 octobre.

    Reste à en prendre connaissance et, en premier lieu, à savoir si le pape, qui enfourche déjà d’autres chevaux à maîtriser (pour une Eglise plus décentralisée, tout en créant à Rome un grand dicastère pour les laïcs et la famille), décidera de le publier ou pas. JPSC

    Lu sur le site « aleteia » (extraits) : 

     […] Contrairement au synode extraordinaire de 2014, où les travaux « semblaient poussés dans une certaine direction et suivaient un agenda déjà mis en place », a déploré l’archevêque de Durban, cette année évêques et laïcs ont eu « plus de temps » pour réfléchir en petits groupe et apprendre « ce qui se passe ailleurs », dans d’autres parties de l’Église, là où « tant de braves familles et de bons mariages » ont pu aider le synode à trouver « sa direction », a-t-il relevé.

    Le cardinal Napier a salué les « effets directs et immédiats » de la nouvelle méthode de travail qui a permis de « faire tomber les barrières géographiques » et aux pères synodaux de ne pas se focaliser sur des problématiques « occidentales » – divorcés-remariés, couples non mariés et homosexualité – comme ils avaient déploré à l’issue des travaux du premier synode, l’année dernière.

    Leur vision audacieuse du monde

    Les évêques africains – une cinquantaine – souhaitaient faire entendre leur voix mais craignaient une « nouvelle colonisation idéologique » – crainte exprimée tout haut par le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso) le 14 octobre dernier – les voilà rassurés et ils se félicitent d’avoir pu « travailler ensemble comme dans une vraie équipe », a souligné le cardinal Napier, sans avoir peur d’exposer leur vision du monde.

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  • Un nouveau dicastère pour les laïcs et la famille

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    De Radio Vatican :

    François annonce la création d'un nouveau dicastère pour les laïcs et la famille

    (RV) Ce jeudi, au début de la congrégation générale du Synode sur la famille, le Saint-Père a pris la parole et a fait l'annonce suivante :

    « J'ai décidé d'instituer un nouveau dicastère, avec compétence sur les laïcs, la famille et la vie, qui se substituera au Conseil pontifical pour les Laïcs et au Conseil pontifical pour la Famille, auquel sera relié l'Académie pontificale pour la Vie. Dans cet objectif, j'ai constitué une commission qui rédigera un texte qui déclinera canoniquement les compétences du nouveau dicastère, qui seront soumises à la discussion du Conseil des cardinaux, qui se tiendra dans le prochain mois de décembre. »

    Il s'agit d'une annonce importante dans le cadre de la réforme de la Curie lancée par le Pape François peu après son élection comme souverain pontife, en 2013.

  • Quel poids pour une Europe asséchée démographiquement et spirituellement ?

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    Lue sur la libre.be, cette intéressante contribution traduite et adaptée par Laurent Verpoorten de RCF :

    L’hiver démographique et le synode

    Une opinion de George Weigel, théologien. Titulaire de la chaire des Etudes catholiques à l'EPPC (Ethics and Public Policy Center - Washington). Auteur et consultant.

    Dès la première semaine du Synode sur la famille, on a pu entendre de nombreux pères synodaux regretter le caractère eurocentré de l’Instrumentum Laboris, le document de travail de base du synode. […] Selon une majorité des évêques africains et asiatiques, mais aussi pour une bonne partie des évêques d’Amérique du Nord et du Sud, la proposition du cardinal allemand Walter Kasper, qui envisage d’autoriser les conférences nationales des évêques à prendre pour les divorcés remariés civilement des dispositions pastorales particulières, aurait ainsi occupé une trop large part des débats au détriment de l’expérience et des préoccupations des églises du reste du monde.

    Derrière cette plainte, on peut entendre une question profonde. Les préoccupations des pays d’Europe du Nord ont bien évidemment la pleine légitimité d’être exprimées au cours du synode, mais est-il normal d’en faire une priorité alors que ces pays, malgré leur noble passé catholique, sont devenus aujourd’hui les endroits les plus religieusement desséchés de la planète ?

    Il me semble que pour traiter cette problématique dans le cadre d’un synode consacré aux questions du mariage et de la famille, il est utile d’avoir à l’esprit, au-delà des statistiques de fréquentation des églises, la situation démographique européenne, que les démographes ont pris l’habitude de surnommer "l’hiver démographique". Les chiffres sont en effet pour le moins interpellants.

    Lire la suite sur lalibre.be

     

  • Belgique : le contrôle de la pratique de l’euthanasie de plus en plus ardu (bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique)

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    Belgique : le contrôle de la pratique de l’euthanasie

    de plus en plus ardu

     

  • Synode : « Remettons à l’honneur le jeûne eucharistique »

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    messe-016.jpgLu sur le site de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    « En cette dernière semaine du Synode sur la famille, le Père Gerald Murray, curé de la paroisse de la Sainte-Famille à New York, préconise de renforcer l’importance du sacrement de l’eucharistie, chez tous les fidèles.Le Synode pose-t-il en creux la question de l’eucharistie ? 

    La proposition de donner la communion aux divorces remariés du cardinal Walter Kasper implique une révolution dans la pratique de l’Église, et un manque de fidélité aux paroles claires de Notre-Seigneur. Le cardinal Robert Sarah et bien d’autres Pères synodaux reconnaissent qu’on n’en peut rien céder si l’on veut rester fidèle à Dieu et défendre l’intégrité du Magistère de l’Église.

    La proposition du Cardinal Walter Kasper n’est pas nouvelle. Les papes Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont rejetée comme incompatible avec la doctrine de l’Église. Un changement, dès lors, mettrait en doute beaucoup d’autres enseignements contestés, comme par exemple l’immoralité des relations homosexuelles.

    Faut-il mieux enseigner aux fidèles ce qu’est l’eucharistie ?

    Nous devons renouveler l’effort d’enseigner aux fidèles ce qu’est la Présence réelle du Christ dans l’eucharistie et notre devoir d’adorer Jésus présent dans les tabernacles de nos églises. La génuflexion est souvent inconnue parmi les fidèles. Le tabernacle caché ou mis au coin donne la mauvaise impression que Jésus n’est pas au centre de nos paroisses. 

    Que préconisez-vous ?

    Je pense qu’on doit retourner au jeûne eucharistique de trois heures, comme c’était le cas lorsque j’ai fait ma première communion. Cela nous prépare mieux à recevoir notre Dieu dans nos corps. Le petit désagrément de ne rien manger pendant trois heures nous rappelle que la réception de la sainte communion est de grande importance. Cela permet aussi aux gens qui ne peuvent pas communier de rester sur leurs bancs sans paraître pécheurs, parce que l’on peut imaginer qu’ils ont mangé quelque chose juste avant la messe. Je dirai aussi que la révérence pour l’eucharistie a bien souffert à cause de la communion reçue debout et dans la main. La pratique antérieure était plus instructive sur l’importance de l’eucharistie : il s’agit bien de Dieu parmi nous.

    Faut-il davantage faire le lien entre eucharistie et confession ?

    Rappeler qu’on doit se confesser avant de communier, si on a conscience d’avoir fait un péché mortel, est essentiel pour aider les fidèles à bien communier. Et éviter une réception sacrilège du sacrement. La miséricorde de Dieu passe par le confessionnal. L’acte d’humilité de nous confesser en admettant nos péchés nous permet de vraiment vivre comme le Christ nous l’a enseigné.

    Quelle serait, selon vous, une issue positive du Synode ?

    L’issue la plus positive sera que les Pères synodaux présentent au pape François un document final dans lequel la doctrine catholique sur la famille est proclamée avec conviction et allégresse. Cela implique que chaque proposition incompatible avec la foi de l’Église et la discipline qui préserve cette doctrine soit fermement rejetée. 

    Aymeric Pourbaix »

    Ref. Synode : « Remettons à l’honneur le jeûne eucharistique »

    JPSC

  • Pour une Eglise « synodale » ? lever les ambiguïtés

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    Commentaire du P. Edouard Ade (*) sur le site « Notre-Dame de l’inculturation »

    téléchargement (18).jpg« Le discours du Saint Père pour le 50ème anniversaire de l’institution du Synode des Evêques, quoique non officiellement traduit dans les autres langues, a déjà fait l’objet de nombreux commentaires, surtout dans un climat de vives discussions synodales où la question de l’autonomie des conférences épiscopales revient souvent. Pour les tenants de cette ligne, le Pape vient les conforter dans leur position. Pour ceux qui craignent un émiettement ecclésial, c’est la perplexité. Le Pape serait-il en train de donner les conclusions du Synode avant la fin des travaux ? Cette forme d’interrogation ne serait pas la première, puisqu’elle a déjà été faite au sujet des Motu proprio sur la nullité en mariage, qui ont été promulgués avant la tenue de la deuxième partie synodale sur la famille. Pourquoi le Pape n’a-t-il pas attendu la fin du processus synodal pour rendre publique ces dispositions ? Est-ce le commencement de l’année de la miséricorde qui demandait cette célérité ? Il y a enfin ceux qui se disent qu’il y a dans ce discours du Pape une voie pour un nouveau départ dans la communion véritable. Devant les cris de victoire des uns, les interrogations des autres, et les lueurs d’espoir d’autres encore, les simples fidèles du Christ, vivant dans un coin perdu de l’Afrique, se demandent bien ce qui se passe. Ils veulent mieux comprendre les enjeux actuels de l’Eglise en synode.

     Que met le Pape dans cette synodalité ? Y aurait-il des risques pour l’unité de l’Eglise Catholique ?

    Comme souvent, dans ce genre de discussions, il y a toujours ceux qui comprennent mieux et vite plus que quiconque les intentions du Pape. On se rappelle le fameux tweet lancé par le Père Spadaro après l’intervention du Pape dans la salle synodale le 06 octobre, avant que, des jours après, la presse ne publie une lettre attribuée à un groupe de treize cardinaux et qui aurait été adressée au Pape sur l’instrumentum laboris, la nouvelle méthodologie du synode et le groupe du Rapport final. Le même Père Spadaro a fait, dans une interview sur Radio Vatican, une déclaration que les simples fidèles voudraient bien comprendre. Il affirme, au sujet du discours du Pape, ce qui suit :

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  • Synode sur la famille : la présentation du rapport final devrait être repoussée

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    Bien qu’au deuxième jour du synode  le pape François ait disqualifié publiquement tout soupçon sur le caractère « orienté » de l’instrumentum laboris soumis aux pères synodaux, ceux-ci ont déposé plus de 1.400 amendements à la rédaction du rapport final proposé par la commission nommée par le pontife, C’est ce que note ici l’envoyé du journal « La Croix » à Rome. JPSC :

    « Le nombre très important d’amendements au document de travail du Synode devait conduire à décaler d’une demi-journée la présentation en plénière du projet de rapport final

    Les travaux en carrefours linguistiques désormais terminés, le secrétariat général du Synode des évêques se retrouve avec une montagne inattendue de’modi', ces amendements au document de travail de l'assemblée, l'Instrumentum laboris. Il y avait déjà plus de 400 amendements à la première partie de ce document, discutée en première semaine du Synode, et autant portant sur la deuxième partie, débattue la semaine dernière. Cette fois, ce sont plus de 600 amendements qui ont été votés par les 13 groupes de travail. Il s'agit de la réécriture de la troisième et dernière partie de l'Instrumentum laboris qui concerne notamment les réponses pastorales à apporter aux « couples blessés ».

    De quoi obliger sans doute à revoir le déroulement de la fin du Synode. La séance plénière prévue le matin du 22 octobre pour présenter le projet de rapport final du Synode aux participants devrait vraisemblablement être repoussée à l’après-midi. Les pères synodaux pourront toujours y réagir et faire aussi des observations par écrit. La présentation du rapport final et son vote, normalement paragraphe par paragraphe, restent programmés pour le samedi 24 octobre. Sa publication ou non relève du pape.

    MAJORITÉ HOSTILE À COMMUNION AUX DIVORCÉS-REMARIÉS

    Sur le fond, « il y a une convergence très large en faveur d’une nouvelle pastorale envers les familles blessées », observe une témoin des débats. Un changement d'attitude sans pour autant « entrer dans les détails ». Les trois pères synodaux invités ce 20 octobre à la conférence de presse quotidienne du Synode se sont contentés d'évoquer une meilleure préparation au mariage en amont. La veille, d'autres avaient encore insisté sur le besoin de chercher un langage moins juridique et moins offensant à l'égard des personnes en unions irrégulières.

    La question particulièrement débattue dans cette phase du Synode sur un accès des divorcés remariés au sacrement de communion est considérée, pour la plupart, doctrinale donc intouchable. « Ils y sont opposés à 75% voire à 80% », estime une observatrice en salle. La veille, l’archevêque australien, Mgr Mark Coleridge, avait rappelé son évaluation d'un rapport de 65 % contre et 35 % pour. La décentralisation de l'Église au profit d'un rôle accru des conférences épiscopales divise davantage les évêques.

    Sébastien Maillard (à Rome) »

    Ref. la présentation du rapport final devrait être repoussée