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BELGICATHO - Page 1527

  • Bilan du Synode 2015 sur la famille: le commentaire d’Henri Tincq dans « Le Monde »

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    Extrait :

    pape-francois-synode.jpg"C’est une victoire à l’arrachée pour ce pape jésuite qui, depuis deux ans et demi, bouscule les siens, sous le regard étonné du monde. Jusqu’au bout de ce synode, il aura pris des risques pour exiger du changement sans toucher à la doctrine, pour assouplir la «discipline»catholique dans ce domaine de la morale où le monde séculier guette tous les conservatismes et les progrès de l’Église. Jusqu’au bout, François aura fait souffler l’esprit du concile Vatican II des années 1960, celui qui avait permis à l’Église catholique, après des siècles d’«intransigeance» anti-moderne, de sortir de sa forteresse, de faire son aggiornamento (mise à jour), de s’ouvrir au monde libéral et laïque.

    Courant progressiste

    «Le monde change et nous devons observer les signes du temps», insista François dans son intervention finale, reprenant, mot à mot, le discours des papes du dernier concile (Jean XXIII et Paul VI). Juste avant le vote final, il défia une ultime fois les conservateurs:

    «Les vrais défenseurs de la doctrine ne sont pas ceux qui défendent la lettre, mais l’esprit; non les idées, mais les hommes; non les formules, mais la gratuité de l’amour de Dieu et de son pardon. Le premier devoir de l’Église n’est pas de distribuer des condamnations ou des anathèmes, mais de proclamer la miséricorde.»

    Ce «petit air» de réformes est venu d’un courant progressiste, minoritaire au départ, principalement allemand et germanophone, conduit par trois personnalités d’ouverture: le cardinal Walter Kasper, ancien responsable de la Curie romaine; Reinhard Marx, archevêque de Münich et président des évêques allemands; Christoph Schönborn, archevêque de Vienne. L’Allemagne, comme la France, fait partie de ces pays occidentaux confrontés aux évolutions brutales de la vie des couples, où les familles catholiques réclamaient le plus de changement dans le discours, devenu inaudible, d’une Église isolée.

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  • Concubinage et remariage

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    téléchargement (7).jpgDe Monseigneur Léonard, cet extrait de la conférence qu’il a prononcée à l’Université de Liège le 28 janvier 2015 :

    «  Je suis partisan d’une pastorale très chaleureuse et proactive à l’égard des personnes qui se sont remariées civilement après un divorce civil ou qui vivent en concubinage. L’Eglise doit chercher le contact avec ces personnes, comprendre ce qui s’est passé dans leur vie et les aider à assumer leur situation, en conjoignant, comme le fait un psaume, amour et vérité. 

    Autrement dit, je décourage les pastorales qui font comme si cette nouvelle union civile ou ce concubinage étaient ou pouvaient être un mariage sacramentel : non. Et il ne faut pas faire des choses qui y ressemblent car c’est autre chose. Oui, il y a, bien sûr, des éléments positifs qui se vivent mais ce ne sont pas des situations qu’il faut demander au Seigneur de bénir sacramentellement. 

    Il n’y a que deux manières de répondre à ce que le Seigneur attend lorsqu’on se trouve dans une situation qui ne correspond pas à ce qu’il demande. Quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvions, pécheurs que nous sommes, il y a toujours un chemin de salut, mais il n’y a que deux manières tout à fait acceptables, comme chrétiens, de vivre cette situation :

    D’abord, c’est de se dire : au fond, l’homme ou la femme avec qui je vis n’est pas mon conjoint dans le Seigneur puisque mon conjoint, avec lequel je suis marié sacramentellement, est toujours là. Je ne peux pas en avoir deux. Cette seconde union ne peut pas être un signe sacramentel de l’alliance nouvelle et éternelle.

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  • La conscience personnelle : dernier juge en matière morale ? un enseignement de Mgr Léonard

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    images (5).jpgAlors que beaucoup de catholiques se disent désorientés par ce qu’ils lisent ces jours-ci dans la presse sur la portée exacte de l’enseignement de l’Eglise en cette matière, il est peut-être bon de rappeler ce qu’écrivait en juin 2012 Monseigneur Léonard dans les « Pastoralia » de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.

    Avec sons sens pédagogique et sa clarté d’expression habituelle, notre archevêque explique sous quelles conditions la conscience personnelle est la norme du comportement moral des personnes :

    « La loi morale, fondée ultimement en Dieu et reconnue activement par notre raison, doit toujours être mise en œuvre par notre engagement libre. Nous ne sommes pas que raison pure. Nous sommes aussi une liberté unique. Entre la voix de la raison en moi et ma conscience individuelle il y a donc une distance que doit combler mon jugement « pratique » (orienté vers l’action), guidé par la vertu de prudence ou de discernement : « Moi, concrètement, je dois, en telle situation, faire ceci et éviter cela ». Ainsi comprise, la conscience personnelle est la norme subjective de la moralité de nos actes, c’est-à-dire la norme morale telle qu’elle retentit dans la conscience unique de chacun. En effet, aussi objective soit-elle, la valeur morale ne peut s’adresser à moi et m’obliger qu’en passant à travers les évidences et les opacités de ma conscience personnelle. C’est forcément tel que je le perçois que le bien objectif m’interpelle. En ce sens, la norme subjective de la moralité est la règle ultime de la vie morale. À tel point que si, de bonne foi et sans faute de ma part, je me trompe dans mon jugement moral, j’agis moralement bien alors même que je pose un acte objectivement répréhensible.

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  • Au terme des travaux du synode, le pape garde la main et sa ligne de conduite :

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    Par un discours musclé samedi 24 octobre et une homélie le lendemain, le pape François a conclu l’assemblée du Synode sur la famille en mettant l’accent sur la miséricorde envers les situations familiales, et en fustigeant « les routiniers de la grâce que ne se laissent pas déranger ». Son discours a été applaudi, mais la salle ne s’est pas levée unanimement.  Conclusion de l’un de ses proches, dont les propos ont été notés par Sébastien Maillard, dans « La Croix » : « son pontificat devra être long s’il veut rendre son processus de réforme irréversible ». JPSC

    « Alors que les évêques concluent leur rapport final en demandant « un document sur la famille » au pape François, celui-ci a imprimé la direction : la miséricorde. « Aujourd’hui est un temps de miséricorde! », s’est-il exclamé dans son homélie dimanche 25 octobre à la messe de clôture du synode. À l’approche du jubilé prévu à cet effet et qui s’ouvrira le 8 décembre, il a prononcé la veille un discours tonique, marquant l’importance qu’il attache à cette attitude: « Le premier devoir de l’Église n’est pas celui de distribuer des condamnations ou des anathèmes mais il est celui de proclamer la miséricorde de Dieu ».   

    IL A FUSTIGÉ LES « ROUTINIERS DE LA GRÂCE » 

    Prononcé devant les pères synodaux à la fin de leurs travaux, suivis par le pape durant les trois semaines, son discours sonne comme une sévère critique envers ceux qui ont opté dans les débats pour une approche sèchement doctrinale devant les situations familiales irrégulières. « Les vrais défenseurs de la doctrine ne sont pas ceux qui défendent la lettre mais l’esprit, non les idées mais l’homme », a rappelé le pape. Il s’en est pris aux « cœurs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l’Église » pour juger « les cas difficiles et les familles blessées ».

    Dimanche, dans son homélie, il a fait valoir l’exemple du Christ qui « se laisse toucher » par la demande d’un homme et le rencontre avec respect« en tête à tête », comme une illustration du discernement accompagné que prônent les pères synodaux dans leur rapport. Il a fustigé, à l’inverse, les « routiniers de la grâce » qui avancent ,« sans (se) laisser déranger , » « celui qui gêne ou n’est pas à la hauteur est à exclure ».

    LA SALLE NE S’EST PAS LEVÉE UNANIMEMENT

    Ces paroles sévères répondent à des prises de position ultra-rigoristes que le pape aura pu observer durant ce Synode. Jusqu’au recours, a-t-il dénoncé samedi 24 octobre, à « des méthodes pas du tout bienveillantes ». Un propos qui vise en particulier la publication d’une lettre privée de cardinaux critiquant sa gestion des travaux qu’ils soupçonnaient d’être manipulatrice. Recevoir cette lettre a attristé le pape François, selon un proche témoin.

    La parole conclusive du pape était attendue après un synode durant lequel sa méthode et l’accent qu’il met sur la miséricorde ont rencontré une résistance plus marquée et organisée que l’an dernier. Son discours, samedi, a été applaudi, mais la salle ne s’est pas levée unanimement. Comme le confie un de ses proches, « son pontificat devra être long s’il veut rendre son processus de réforme irréversible ».

    Malgré cela, Jorge Bergoglio, sans s’inquiéter d’unité, a retenu de ces semaines l’« image vivante d’une Église qui n’utilise pas des formulaires préparés d’avance ». Comme une première illustration, selon son discours du 17 octobre dernier, de « l’Église synodale » qu’il veut développer.

    Sébastien Maillard, à Rome »

    Ref. Au terme des travaux du synode, le pape garde la main

  • Synode sur la famille : comment le Pape a perdu sa bataille

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    562339ba35700fb92fcddfa6 (1).jpgLes avis se suivent et, comme prévu ne se ressemblent pas: "Les conclusions du synode sur la famille ont été rendues ce samedi 24 octobre, et témoignent de l'échec du Pape François à convaincre sur les deux thématiques principales des réunions (homosexualité et ouverture aux divorces remariés). Pour autant, ni les conservateurs, ni les progressistes ne peuvent se targuer de l’avoir remporté".

    Alors, un joli flop ? C’est le point de vue de Bernard Lecomte journalisteéditeurblogueur et écrivain français, auteur de plusieurs ouvrages à succès sur la papauté, qui est interrogé ici par « Atlantico ». (25 octobre ) : 

    « Atlantico : Le synode sur la famille s’achève ce week-end au Vatican. Le pape a-t-il réussi son pari ?

    Bernard Lecomte : La réponse, à première vue, est plutôt négative. Rien d’important ne semble avoir émergé de ces deux ans de réunions très sérieuses, de débats et de polémiques, de questionnaires compliqués, de textes contradictoires, de synthèses contestées et d’interventions du pape : pas de texte retentissant, pas de conclusion péremptoire, par de décision spectaculaire ! Sur le plan médiatique, on retiendra que le pape François n’a pas réussi à convaincre la majorité de ses cardinaux sur les deux sujets qui avaient retenu l’attention l’an dernier, et qui étaient devenus emblématiques :l’ouverture aux divorcés remariés et aux couples homosexuels.

    Au contraire, un clivage s’est profondément creusé, sur ces deux thèmes, forçant le pape lui-même à répéter plusieurs fois, et avec insistance, qu’il n’a jamais été question de toucher au dogme de l’indissolubilité du mariage.

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  • Un synode qui se termine par un compromis mais qui laisse l'impression d'une Eglise divisée...

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    Telle est l'analyse de Lorenzo Bertocchi sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana que notre consoeur de "Benoît-et-moi" a pris la peine de traduire :

    LE SYNODE SE TERMINE PAR UN COMPROMIS, MAIS LAISSE L'IMPRESSION D'UNE ÉGLISE DIVISÉE

    Le long chemin synodal sur la famille a franchi la ligne. «Bien sûr, - a déclaré François dans son discours de clôture de l'Assemblée - cela ne signifie pas avoir conclu toutes les questions liées à la famille, mais avoir essayé de les éclairer avec la lumière de l'Evangile, de la tradition et de l'histoire bimillénaire de l'Eglise, inspirant à travers elles la joie de l'espérance, sans tomber dans la répétition facile de ce qui est indiscutable ou déjà dit».

    Les 94 paragraphes de la Relatio finale ont tous obtenu la majorité des deux tiers, et les seuls qui ont obtenu le résultat avec peine ont été ceux qui ont trait à la question de l'accompagnement des divorcés remariés. En particulier le paragraphe 85 a atteint les deux tiers par un seul vote, 178, contre 177 nécessaires. D'autres thèmes très sensibles, comme l'homosexualité, ont de fait disparu du texte. Une autre considération concerne la différence évidente entre la Relatio et l'Instrumentum laboris, très discutée, et, surtout, la tristement célèbre Relatio post-disceptationem du synode en 2014.

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  • "Seigneur, aie pitié de moi !" - 30e dimanche du temps ordinaire

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    16_5.jpgÉvangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Mc X, 46-52

    Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. » L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

    Prédication du Père Michel Zanotti-Sorkine : podcast

  • "Un grand bateau qui prend une autre direction"

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    Lu sur cathobel.be (J.-J. Durré, Solène Tadié) :

    Synode : « L’Eglise n’a pas tranché, mais elle a changé de langage », assure Mgr Bonny

    A l’occasion d’une conférence de presse à Rome, les évêques belges présents au Synode pour la famille sont revenus sur les points fondamentaux de ces trois semaines de travaux.

    L’antagonisme entre le permis et le défendu, dénoncé par certains pères synodaux au début des travaux pour son effet néfaste sur le débat, s’est peu à peu dissipé pour donner lieu à un dialogue plus profond et apaisé. C’est ce qu’a laissé entendre Mgr Johan Bonny – évêque d’Anvers et représentant des évêques belges à la seconde assemblée du Synode pour la famille – lors d’une conférence de presse au Collège belge de Rome vendredi, aux côtés de Mgr Luc Van Looy, évêque de Gand, et du cardinal Godfried Danneels, archevêque émérite de Malines-Bruxelles.

    Les trois intervenants sont formels, le terme d’« écoute » fut omniprésent dans les discussions synodales, un moyen pour les participants de se prémunir du jugement et de répondre à l’appel du Pape François de « comprendre les signes des temps ». Mgr Bonny qui appelait de ses vœux une « Église qui n’exclut personne » dès l’ouverture du Synode, s’est félicité de la prééminence accordée à la pastorale dans l’orientation des travaux – qualifiée par le cardinal Danneels de « glissement » toujours plus précis de la doctrine vers le prudentiel – et a assuré que cela émergerait très nettement dans le document final, un sentiment partagé par nombre de pères synodaux d’après lui.

    Rappelant que les évêques « croient au mariage entre un homme et une femme » en tant que cellule construite sur un engagement fort, que l’Église et la société doivent soutenir, l’évêque d’Anvers a précisé qu’aucune décision tranchée ne serait prise, notamment sur les questions sensibles concernant les divorcés remariés ou l’homosexualité. Et si le cardinal Danneels affirme que  « l’Église a changé », Mgr Bonny avance pour sa part que c’est avant tout dans son langage que celle-ci a changé. 

    « L’Eglise n’est plus un bloc »

    Autre constat notable des trois intervenants, la représentation accrue du continent africain dans l’orientation des discussions, en rupture avec une époque où l’Europe « dominait les débats ». « Nous sommes passés du ‘je’ au ‘nous' », remarque la cardinal Danneels. « L’Église n’est plus un bloc, chaque pays a ses idées et on ne tait plus les désaccords comme par le passé », a-t-il ajouté, comparant celle-ci à un grand bateau qui prendrait « lentement une autre direction ».

    De son côté, Mgr Bonny a évoqué des dissensions marquées, en particulier dans les groupes linguistiques, entre francophones européens et africains, faisant état de difficultés voire d’impossibilité d’aborder certains sujets. « Nous avons besoin de plus de temps, mais un processus de changement s’est ouvert depuis l’élection du pape François », a-t-il conclu.

    Les mariages mixtes, la formation des catéchistes (visant à introduire la notion de mariage sacramentel auprès des fidèles dès l’enfance) et les façons d’intégrer des divorcés remariés ont été cités parmi les thèmes récurrents des interventions, au même titre que l’accueil des réfugiés. A cet égard, Mgr Van Looy a appelé à s’interroger sur la manière d’être « de bons samaritains » pour eux et, songeant à ces innombrables familles séparées par les guerres, il a évoqué l’instruction des enfants de réfugiés parmi les grandes priorités pour leur venir en aide.

  • L’importance de l’institution de la famille et du mariage

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    Extrait du Discours du Pape en conclusion du synode : « Au-delà des questions dogmatiques bien définies par le Magistère de l’Église, nous avons vu aussi que ce qui semble normal pour un évêque d’un continent, peut se révéler étrange, presque comme un scandale, pour l’évêque d’un autre continent; ce qui est considéré violation d’un droit dans une société, peut être requis évident et intangible dans une autre; ce qui pour certains est liberté de conscience, pour d’autres peut être seulement confusion. En réalité, les cultures sont très diverses entre elles et chaque principe général a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué. Le Synode de 1985, qui célébrait le vingtième anniversaire de la conclusion du Concile Vatican II, a parlé de l’inculturation comme de l’« intime transformation des authentiques valeurs culturelles par leur intégration dans le christianisme, et l’enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines»3. L’inculturation n’affaiblit par les vraies valeurs mais démontre leur véritable force et leur authenticité, puisqu’elles s’adaptent sans se transformer, mais au contraire elles transforment pacifiquement et graduellement les différentes cultures. »

    C’est ici que le discernement s’impose : en Afrique on refuse la communion aux polygames. En Europe, on veut absoudre le concubinage des divorcés-remariés et bénir les unions homosexuelles. Question de culture ou question de foi ? La question est de savoir qui, au bout du compte, transforme qui. 

    JPSC

  • Une victoire importante pour le pape François ?

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    Selon Jean-Marie Guénois (le Figaro),

    Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François 

    Au terme de trois semaines de débats, le pape a la possibilité d'ouvrir, au cas par cas, la communion pour les divorcés-remariés.

    Les évêques réunis en Synode à Rome depuis trois semaines sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final qui, si le pape François le confirmait, pourrait ouvrir, au cas par cas, la communion pour les divorcés-remariés.

    Ce vote marque une victoire importante du pape réformateur après le refus, l'an passé, lors de la première session du même synode, d'une partie des évêques, d'avancer vers cette ouverture en direction des divorcés-remariés.

    L'article 85 (traduction ICI) du document portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion et sous certains conditions. (En fait, comme le fait remarquer S. Magister, il n'y est pas fait explicitement mention, ndbelgicathol) Sur les 94 articles c'est celui qui a reçu le moins de suffrages - avec 178 votes pour et 80 votes contre - mais qui passe toutefois la majorité des deux tiers, fixée à 177 voix pour 265 votants.

    Sans être le sujet central de cette assemblée mondiale d'évêques, la question des divorcés-remariés en a été le sujet le plus brûlant et le plus disputé.

    Loin d'un feu vert pour toutes les situations, c'est la proposition des évêques allemands qui a fini par emporter l'adhésion d'au moins les deux tiers du synode même si l'opposition à cette évolution a été très puissante pendant tout le temps des débats. Et le demeurera, en particulier de la part des épiscopats africains et polonais.

    Le groupe germanophone a en effet proposé de mettre au point une série de «critères» pour évaluer - sous la responsabilité de l'évêque local - l'histoire de chaque couple de divorcés remariés qui seraient réellement motivés pour accéder aux sacrements de l'Eglise. Ensemble ils pourraient décider de leur admission à la confession et à la communion. Il s'agirait, à chaque fois, insiste-t-on à Rome, l'œuvre d'un «discernement» spécifique.

    Le synode a donc transmis officiellement au pape ce «document final» et il reste à François la charge de décider de la mise en œuvre de cette nouvelle pastorale de l'Eglise qui contient toutefois de profonds germes de divisions au sein des communautés.

    Mais il ne fait pas de doute que François ira dans le sens de cette ouverture puisqu'il l'a souhaitée, dès le début de son pontificat, convoquant en fait ce synode, pour faire passer cette mesure.

    Le pape pourrait s'exprimer dans une «lettre apostolique» ou une «exhortation post synodale» ou sous une autre forme, il est souverain dans la modalité, qui pourrait être publiées au cours de «l'année jubilaire de la miséricorde» qu'il va ouvrir à Rome le 8 décembre 2015 pour aider l'Eglise à changer sa culture.

    Ce qu'un évêque belge, Mgr Van Looy, résumait d'une formule: «c'est la fin du jugement des personnes. C'est la fin d'une Eglise qui juge et le début d'une Eglise qui écoute, qui parle. Nous avons une Eglise de tendresse envers tous. Cela pourrait être le début d'une Eglise nouvelle.»

    (les "gras" sont du fait de belgicatho)

  • Le rapport final du synode est publié

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    Il est ICI, mais uniquement en italien. (Cependant, l'article 85 qui a été plus débattu est traduit sur "le Forum Romain" :

    C'est l'article qui pose problème ; il a été accepté de justesse (178 voix alors qu'il en fallait au moins 177) :

    Saint Jean-Paul II a proposé un critère global qui constitue la base de l'évaluation de ces situations [celles des divorcés remariés] : "Les pasteurs doivent savoir que, pour l'amour de la vérité, ils sont obligés de faire des distinctions parmi les situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui ont sincèrement essayé de sauver leur premier mariage et ont été injustement abandonné, et ceux qui, par leur propre faute grave, ont détruit un mariage canoniquement valide. Enfin, il y a ceux qui ont contracté un second mariage pour le bien des enfants, et sont parfois subjectivement certains en conscience que leur mariage précédent, irrémédiablement rompu, n'a jamais été valide" (FC, 84). Il est donc du devoir des prêtres d'accompagner les personnes concernées sur un chemin de discernement selon l'enseignement de l'Eglise et les lignes directrices de l'évêque. Dans ce processus il sera utile de faire un examen de conscience, lors de moments de réflexion et de repentance. Les divorcés remariés devraient se demander comment ils se sont comportés envers leurs enfants lorsque l'union conjugale est entrée en crise ; s'il y a eu des tentatives de réconciliation ; quelle est la situation du partenaire abandonné ; quelles conséquences a la nouvelle relation sur le reste de la famille et sur la communauté des fidèles ; quel exemple celle-ci offre aux jeunes qui doivent se préparer au mariage. Une réflexion sincère peut renforcer la confiance en la miséricorde de Dieu qui n'est refusée à personne.

    En outre, on ne peut nier que, dans certaines circonstances, "l'imputabilité et la responsabilité d'une action peuvent être diminuées ou annulées " (CEC, 1735) en raison de différentes contraintes. En conséquence, le jugement sur une situation objective ne doit pas conduire à un jugement sur la "culpabilité subjective" (Conseil pontifical pour les Textes législatifs, Déclaration du 24 Juin 2000, 2a). Dans certaines circonstances, les personnes rencontrent de grandes difficultés à agir différemment. Par conséquent, tout en soutenant une règle générale, il faut reconnaître que la responsabilité à l'égard de certaines actions ou décisions ne sont pas les mêmes dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience correctement formée des personnes, doit assumer la responsabilité de ces situations. Les conséquences des actes ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas.

    Par ailleurs, on trouvera ICI le discours de clôture du pape.

    Une conférence de presse s'était tenue en début d'après-midi (Radio Vatican) :

    Synode : un message de tendresse et de miséricorde pour les familles d'aujourd'hui

    (RV) À quelques heures de la conclusion du Synode sur la Famille, une conférence de presse s'est tenue ce samedi en début d'après-midi en Salle de presse du Saint-Siège. Le père Federico Lombardi a évoqué la présentation ce samedi matin du rapport final définitif, adopté à l'unanimité par la commission des 10. Il sera soumis au vote, article par article, ce samedi à partir de 16h30. Ce processus devrait prendre environ deux heures.

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  • Bruxelles (IET), 16 novembre : "Chrétiens en politique" avec Erwan le Morhedec (Koztoujours)

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    12087062_10153113633322823_2193337997911371093_o.jpgle 16 novembre prochain à 13h30 à l'Institut d'Etudes Théologiques.