Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BELGICATHO - Page 1526

  • "L'humble sagesse du feu orange" : le père Xavier Dijon répond à l'abbé Eric de Beukelaer

    IMPRIMER

    Le 20 octobre, l'abbé Eric de Beukelaer publiait dans la Libre une opinion intitulée : "L'humble sagesse du feu orange" que l'on pourra lire ICI; cette opinion a pu en déconcerter plus d'un.

    Le père Xavier Dijon lui a adressé une réponse (parue en commentaire sur le blog de l'abbé Eric de Beukelaer) que nous reproduisons ci-dessous :

    Cher Eric,

    Par l’image du feu orange que tu emploies dans ta chronique (LLB 21/10/2015), tu veux rendre compte de l’entre-deux qui sépare, d’un côté, l’interdiction de tuer, de l’autre, le colloque singulier noué entre le médecin et son patient en fin de vie. Cette image illustre bien la complexité du débat qui concerne l’euthanasie aujourd’hui, mais on peut se demander si elle éclaircit la question : n’induit-elle pas plutôt une confusion des plans, alors même que tu tiens à rappeler nettement l’interdiction de principe de l’euthanasie ?

    Dans la comparaison employée, le feu rouge signifie l’interdiction de tuer. L’image est claire : devant la perspective de donner la mort, on s’arrête. Que représente alors le feu vert ? Tu ne donnes pas explicitement la transposition de cette balise-là, mais nul doute qu’il s’agit de la vie : puisqu’il s’agit de vivre, on peut passer, on passe, on vit ! Or s’il est vrai que, dans la comparaison employée, le rouge et le vert renvoient respectivement à la mort et à la vie, alors une conclusion s’impose : il n’y a pas de feu orange ! Car il n’y a pas de zone intermédiaire entre la mort et la vie. Tant qu’une personne n’est pas morte, elle vit. Telle est la force incroyable de la vie, et le tranchant de la mort. L’éthique s’ensuit : on n’arrête jamais la vie par un geste de mort !

    Lire la suite

  • La croix des JMJ est en Belgique à la Toussaint 2015

    IMPRIMER

    La Croix des JMJ en Belgique le 31 Octobre, 19h30 en la Cathédrale St-Michel et Gudule

    Cette croix, signe de notre foi en Jésus mort et ressuscité, a déjà parcouru le monde dans des centaines de régions, dans des milliers de lieux de souffrances, de joies et d’espérances, sur des dizaines de moyens de transport différents. Le rassemblement national de la Toussaint sera une étape vers les JMJ de juillet 2016 à Cracovie. Près de 600 jeunes belges sont attendus !

    unnamed.jpgTémoignage de Gregory Turpin 

    La soirée commencera par un témoignage exceptionnel de Gregory Turpin, artiste français de renommée internationale ayant notamment chanté avec Natacha Saint-Pier. Nous aurons également la chance d'entendre Dorotha, la responsable des JMJ pour le monde entier.

    unnamed (1).jpg

    Procesion aux flambeaux

    Par la suite, une magnifique procession aux flambeaux prendra place dans les rues de Bruxelles: l'occasion de se réchauffer et de témoigner. 

    unnamed (2).jpgVeillée de prières

    Et pour clôturer la soirée, une nuit de prière sera proposée dans l’église ND des Riches-Claires: possibilité de loger sur places mais amener matériel ! Pour les infos pratiques, cliquez ici !

    unnamed.pngGrande messe de la Toussaint, dimanche 1er Novembre

    Et pour cloturer ce weekend, une procession avec les drapeaux du monde entier partira à 8h50 de l'Eglise ND des Riches Claires pour la grand messe de Toussaint à la cathédrale à 10h00.

    Tout un programme donc ! Pour toutes les informations pratiques, c'est ici: http://cracovie2016.jmj.be/actus/News/croix-des-jmj-en-belgique. Des cars partiront de toute la Belgique pour s'y rendre.

    Je participe à la grande soirée de la croix des JMJ le 31 octobre à Bruxelles

     

    Rejoignez-nous sur l'événement Facebook !

  • Synode : le document final analysé par Mgr Anatrella

    IMPRIMER

    zenit.org publie cette analyse approfondie en 4 épisodes :

    Mgr Anatrella analyse le document final (1/4)

    (26 octobre 2015)

    Mgr Anatrella analyse le document final (2/4)

    (27 octobre 2015)

    Mgr Anatrella analyse le document final (3/4)

    (28 octobre 2015)

    Mgr Anatrella analyse le document final (4/4)

    (29 octobre 2015)

  • Les quarante ans de la Communauté Saint-Jean

    IMPRIMER

    Lu sur le Salon Beige :

    Les 40 ans de la Congrégation Saint-Jean

    Marquée par une crise, accompagnée actuellement par Mgr François Blondel, le prieur général de la communauté St Jean, le P. Thomas Joachim, à Rome pour un pèlerinage célébrant les 40 ans de la communauté, déclare à La Croix :

    6a00d83451619c69e2014e8946c7d8970d"Pendant l’année de la vie consacrée, le pape a invité les religieux à regarder le passé avec gratitude, le présent avec passion et à envisager l’avenir avec espérance. C’est ainsi que nous envisageons cet anniversaire. Nous avons traversé des choses difficiles, mais c’est aussi un lieu de conversion et de croissance. Nous voulons tirer les leçons, continuer à approfondir notre identité et remercier Dieu pour sa bénédiction et sa fidélité dans notre histoire, malgré ce que nous avons traversé. Nous avons d’ailleurs choisi pour thème à ce pèlerinage : « Si tu savais le don de Dieu ».

    Ce passé est-il encore difficile à assumer ?

    On sent que progressivement, on évolue dans le bon sens. Alors que le risque, aujourd’hui, serait de manquer d’une certaine fierté d’appartenance au bon sens du terme, il faut aussi voir que nous avons de très belles choses, nous continuons d’apporter une bonne nouvelle, de faire du bien : donc corrigeons ce qui doit l’être mais n’oublions pas le don que Dieu a fait à notre communauté.

    Comment définissez-vous justement votre charisme ?

    Mgr Blondel est là pour nous aider à le clarifier. C’est un travail que nous avons entrepris déjà il y a quelques années. Et nous en parlons, alors que nous préparons notre chapitre général, l’an prochain.

    Les franciscains sont très liés à saint François, les dominicains à saint Dominique… Pour nous, c’est la figure de saint Jean. Sa manière particulière de suivre le Christ commande notre manière de vivre. Notre vie de prière découle du fait que c’est un contemplatif. Notre manière de vivre en frères est marquée par la première épître de Jean qui insiste sur la charité fraternelle. Et notre manière d’évangéliser également : « Ce que nous avons vu et contemplé, nous vous l’annonçons… »

    Concrètement, nos missions sont tournées en grande partie vers les familles et les jeunes. Cela répond à l’attente d’une annonce de l’Évangile assez radicale, avec une attention particulière à la formation de l’intelligence. Durant nos festivals, nous proposons ainsi aux jeunes un studium, où un thème théologique – cette année, la doctrine sociale de l’Église – est étudié et nous sommes toujours surpris d’en voir beaucoup s’y inscrire. Ils se retrouvent aussi avec notre manière familiale, simple et joyeuse, de vivre en communauté. Avec un cadre, mais détendue.

    Avez-vous toujours des vocations ?

    Sur le plan international, oui, en France, moins. Nous avons une vingtaine de novices au total. C’est un peu partout pareil, mais c’est aussi assez compréhensible avec les problèmes que nous avons traversés et qui peuvent faire hésiter les jeunes. À nous, maintenant, de montrer que nous nous reconstruisons et que notre communauté est saine et équilibrée. Ce qui est beau, c’est quenous sommes toujours sollicités par les évêques pour nous installer dans leurs diocèses mais nous sommes obligés, pour l’instant, de refuser, faute d’effectifs."

  • Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique (29 octobre)

    IMPRIMER

    Sommaire

  • GPA : seuls 27% des Belges en font une priorité politique

    IMPRIMER

    D'Action pour la Famille :

    SEULS 27% DES BELGES FONT DE LA GPA UNE PRIORITE POLITIQUE

    En l’absence de demande de la société et sous la pression de lobbies très minoritaires, le Sénat a décidé de se pencher sur la possibilité de légiférer en matière de gestation pour autrui (GPA). Dans ce contexte, Action pour la famille a commandé un sondage à Dedicated Research sur la GPA. Ce sondage a été réalisé du 1 au 5 octobre 2015 sur un échantillon de 1605 belges.

    Seulement 49% des personnes sondées disent être au courant de la problématique de la GPA. Ceci montre un grand manque d’information au sein de la population sur une pratique qui fait courir de grands risques aux femmes plus précarisées et aux enfants dont la naissance négociée est marquée à jamais du sceau de l’abandon par la femme qui les a portés.

    1. Pas de majorité de belges en faveur de la GPA

    Sur l’ensemble des personnes interrogées, seule une minorité soutient en principe la pratique de la GPA. 43% se disent plutôt favorables ou tout à fait favorables à la GPA, tandis que 57% y sont plutôt défavorables, tout à fait défavorables ou sans avis. Il n’y a donc pas de majorité en faveur de la pratique de la GPA en Belgique. De façon significative, 16% des sondés sont tout à fait opposés en principe à la pratique de la GPA soit le double des 8% qui y sont tout à fait favorables. Ces résultats varient peu selon les régions.

    Il est intéressant de noter que parmi les personnes sans enfant le pourcentage des personnes favorables à la GPA tombe à 39%.

    2. Pour la majorité des gens, la GPA n’est pas une priorité politique

    De façon très significative, la majorité des personnes interrogées, soit 52%, estiment qu’une législation sur la GPA n’est PAS une priorité politique, tandis que seules 27% estiment que c’en est une.

    Au vu des résultats de ce sondage, Action pour la famille demande que le public soit informé de façon objective sur les risques réels de la GPA aussi bien pour les mères porteuses que pour les enfants nés par GPA, au-delà de l’émotion et de la compassion bien compréhensibles suscitées par les difficultés rencontrées par les couples confrontés à la stérilité biologique. Au niveau des discussions au Sénat et à la Chambre, il importe que davantage d’auditions soient programmées, en particulier de représentantes d’associations de femmes. Il est également important d’entendre des témoignages de mères porteuses qui, même si elles sont accompagnées par un psychologue, peuvent mal vivre à terme cette grossesse pour abandon. Il en va de la crédibilité et du bon fonctionnement de notre démocratie.

    De plus, comme la GPA n’est pas une priorité politique aux yeux d’une majorité de belges, il n’y a aucune urgence à légiférer en la matière. L’actualité, aussi bien nationale qu’internationale, nécessite des mesures urgentes qui touchent de près un grand nombre de citoyens.

    Lire la suite

  • Belgique : Simone a été euthanasiée parce qu'elle en avait "marre de vivre"

    IMPRIMER

    D’Annick Hovine dans « La Libre » de ce jour :

    « La Commission fédérale de contrôle de la loi euthanasie a transmis un dossier à la Justice. C'est le tout premier cas depuis que l'instance de contrôle a été mise en place. En cause: un médecin n'aurait pas respecté les conditions imposées par la loi sur l'euthanasie du 28 mai 2002. La commission a pris cette décision à l'unanimité mardi soir.

    Selon nos informations, le médecin en cause est le docteur Marc Van Hoey, médecin généraliste et par ailleurs président de "Recht op waardig sterven", l'équivalent en Flandre de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). La patiente concernée, Simone, a été euthanasiée dans sa maison de repos à Anvers le 22 juin dernier, la veille, précisément, de son 85e anniversaire.

    Transmis au parquet

    Pour quelles raisons la déclaration d'euthanasie du docteur Van Hoey a-t-elle interpellé la Commission au point de renvoyer le dossier vers le parquet (d'Anvers probablement)? Les membres de la commission que nous avons contactés ont refusé de s'exprimer.

    Mais la fin de vie de Simone a été filmée par un journaliste australien qui a tourné un documentaire de 52 minutes (diffusé sur la chaîne "SBS News") sur la pratique de l'euthanasie en Belgique (voir vidéo ci-dessous à partir de 38'35'').

    On y voit Simone dans son home prendre son petit déjeuner, faire du vélo d'appartement, papoter avec les autres résidents qui sont pour beaucoup bien moins vaillants qu'elle.

    Mais la vieille dame, qui a perdu sa fille 3 mois auparavant, veut mourir pour la rejoindre. "Le chagrin est une douleur insupportable", explique-t-elle au journaliste.

    Simone ne souffre pas d'un problème physique particulier qui entraîne d'affreuses souffrances ni d'une maladie psychique. Face caméra, le docteur Marc Van Hoey, son médecin traitant, en convient. "Elle ne veut pas mourir parce qu'elle est dépressive. Non. Mais parce qu'elle en a marre". En avoir marre de la vie? Ce n'est pas un diagnostic médical qui entre dans les conditions de la loi de 2002.

    Interrogé par le journaliste, le médecin explique qu'il va indiquer "dépression réactive" sur la déclaration d'euthanasie et préciser qu'elle était impossible à traiter. Là encore, on peut s'interroger: on ne fait pas son deuil en trois mois… A-t-on vraiment mis tous les traitements en œuvre?

    Le médecin n'a pas davantage consulté un troisième confrère, comme l'exige la loi sur l'euthanasie quand le décès du patient n'est pas prévu avant brève échéance. Pourquoi? "Pas de problème", répond encore le docteur Van Hoey au journaliste australien. Comment en est-il sûr? "Mon expérience".

    Le parquet pourrait en juger autrement. S'il n'a pas respecté les conditions de la loi sur l'euthanasie, le médecin risque d'être poursuivi pour assassinat. »

    Ref. Simone a été euthanasiée parce qu'elle en avait "marre de vivre"

    JPSC

  • Synode sur la famille : ce que dit le rapport final sur les thèmes médiatisés et les autres

    IMPRIMER

    C’est ce qu’ exposent ,en toute justice, Antoine Pasquier et Jean-Marie Dumont sur le site web de « Famille chrétienne »  :

    « EXCLUSIF MAGAZINE - Réaffirmant la doctrine sur l’indissolubilité du mariage, le rapport final publié le 24 octobre ouvre aussi certaines pistes « pastorales » pour aider et soutenir les familles.

    Concluant samedi 24 octobre le Synode sur la famille, le pape François s’est livré à un tout premier bilan. Avec prudence, car comment évoquer en quelques mots ces trois semaines qui ont réuni, au Vatican, 270 responsables de l’Église venus des quatre coins du monde, ces 328 interventions en congrégations générales (54 heures…), ces 39 rapports de groupes de travail (36 heures de travaux) ? Ce Synode, déclare entre autres le pape, a « incité tout le monde à comprendre l’importance de l’institution de la famille et du mariage entre un homme et une femme, fondée sur l’unité et l’indissolubilité, et à l’apprécier comme base fondamentale de la société et de la vie humaine ». Une clé de lecture qui, si elle semble assez éloignée de la version médiatique du Synode (pour mémoire, 80% des journalistes accrédités venaient d’Europe), fait écho pour une large part au rapport final, remis au pape par les Pères synodaux au terme de leurs travaux.

    Renouveler la préparation au mariage

    Le travail des groupes linguistiques qui se sont réunis chaque semaine au Synode a porté ses fruits. Comme un grand nombre d’entre eux le proposait, le rapport final remis au pape le 24 octobre a repris à son compte les trois étapes déjà indiquées en 1984 par l’exhortation apostolique Familiaris Consortio de Jean-Paul II concernant la préparation au mariage : lointaine, « avec la transmission de la foi et des valeurs chrétiennes au sein de la famille », prochaine qui « coïncide avec les itinéraires de la catéchèse » et enfin immédiate, dans les mois qui précèdent le mariage. Pour cette dernière, le document insiste en faveur d’une amélioration de la catéchèse – « parfois pauvre en contenu » – enseignée aux fiancés et sur « la nécessité d’un élargissement des sujets dans les itinéraires de formation avant le mariage, afin qu’ils deviennent les chemins de l’éducation à la foi et à l’amour ».

    Les Pères synodaux ont aussi fait leur la proposition d’un cercle mineur anglophone, dont le rapporteur était l’américain Mgr Chaput, jugeant indispensable de « rappeler l’importance des vertus, comme la chasteté, comme condition inestimable de la croissance réelle de l’amour entre les personnes ».

    Lire la suite

  • Théologie : une guerre de trente ans s’est poursuivie au synode de 2015

    IMPRIMER

    Lu sur le site « Chiesa » de Sandro Magister (extraits) :

    […] Les deux principaux points ayant donné lieu à des affrontements pendant ce synode ont été et continuent à être, justement, les deux questions capitales à propos desquelles Walter Kasper et Joseph Ratzinger se sont affrontés pendant trente ans : l’accès des divorcés remariés à la communion et les rapports entre l’Église universelle et les Églises locales.

    ÉGLISE UNIVERSELLE ET ÉGLISES LOCALES

    En ce qui concerne le second point, Kasper défendait la simultanéité originelle de l’Église universelle et des Églises particulières et il voyait à l’œuvre, en la personne de Ratzinger, "une tentative de restauration théologique du centralisme romain". Pour sa part, Ratzinger reprochait à Kasper de réduire l’Église à une construction sociologique, mettant en danger l’unité de l’Église et en particulier le ministère du pape.

    L’opposition entre les deux hommes a commencé en 1983, elle a atteint son point culminant avec la publication, en 1992, d’une lettre de la congrégation pour la doctrine de la foi, dont Ratzinger était alors préfet, intitulée "Communionis notio", et elle s’est poursuivie jusqu’en 2001, avec un dernier échange d’estocades dans "America", la revue des jésuites de New-York.

    Mais, une fois devenu pape, Ratzinger a réaffirmé, une nouvelle fois, son point de vue dans l'exhortation apostolique post-synodale "Ecclesia in Medio Oriente" de 2012 :

    "L’Église universelle est une réalité préalable aux Églises particulières, qui naissent dans et par l’Église universelle. Cette vérité reflète fidèlement la doctrine catholique et particulièrement celle du concile Vatican II. Elle introduit à la compréhension de la dimension ‘hiérarchique’ de la communion ecclésiale et permet à la diversité riche et légitime des Églises particulières de s’articuler toujours dans l’unité, lieu dans lequel les dons particuliers deviennent une authentique richesse pour l’universalité de l’Église".

    Aujourd’hui, en revanche, le pape François a formulé le souhait, dans son exhortation apostolique "Evangelii gaudium", que les conférences épiscopales deviennent "sujets d’attributions concrètes, y compris une certaine autorité doctrinale authentique", parce qu’"une excessive centralisation, au lieu d’aider, complique la vie de l’Église et sa dynamique missionnaire".

    Et, en plein synode, le 17 octobre dernier, François a réaffirmé "la nécessité d’une décentralisation salutaire ", c’est-à-dire la nécessité de confier à l’épiscopat de chaque pays la responsabilité "du discernement de toutes les problématiques qui s’annoncent sur son territoire".

    Lire la suite

  • Synode : propos iconoclastes

    IMPRIMER

    Synode : propos iconoclastes 

    A quelques jours de la conclusion du synode, le soufflé médiatique est déjà en train de retomber. Et l’on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur tout ce battage qui, aux yeux de l'opinion publique, s’est focalisé sur la question de l’accès des divorcés remariés à la communion et sur celle de l’attitude à l’égard des personnes homosexuelles. Comme si, dans la pratique, tout cela n’était pas largement dépassé. Il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir que de nombreux ecclésiastiques ne se privent pas de bénir des remariages après divorces et que certains en font tout autant pour les « unions homosexuelles ». Et il faut bien reconnaître que l’on (pas seulement les personnes divorcées remariées) s’avance aujourd’hui pour communier sans être très regardant sur son degré d’adéquation aux exigences des commandements de Dieu et de l’Eglise… Et d’ailleurs, quelle valeur accorde-t-on encore à la communion eucharistique ? Quand on pense à l’investissement humain et financier que représente la tenue de ces deux synodes, on ne peut que s’interroger sur le profit réel d’une telle entreprise. N’y aurait-il pas d’autres priorités quand on voit nos églises désertées, quand on voit où en est l’enseignement de la foi dans nos écoles, quand les séminaires et les noviciats sont vides, quand de nombreux clercs renoncent à leurs engagements ou vivent dans le concubinage, quand – en un mot - on mesure l’effondrement spirituel de nos sociétés et le degré d'immoralité ambiante ? Quand on pense à tout ça, on ne peut que sourire en voyant certaines de nos excellences plastronner à Rome et nous délivrer d’augustes paroles sur l’Eglise qui change et sur les ouvertures décisives qui nous conduisent vers des temps nouveaux… Il serait bien plus rassurant de voir Rome se préoccuper de l’état réel de nos Eglises européennes qui agonisent plutôt que d’organiser de stériles débats qui font penser à ces querelles autour du sexe des anges qui – dit-on – absorbaient les théologiens byzantins alors que les Turcs s’apprêtaient à s’emparer de leur empire moribond.

  • Synode : « C dans l’air » du temps sur France 5

    IMPRIMER

    Lu sur le site « Pro Liturgia » de Denis Crouan : «  L’émission télévisée “C dans l’air” de lundi était consacrée au synode. On y a surtout parlé du Pape François et les invités sur le plateau de “France 5” étaient unanimes : nous avons un Souverain Pontife exceptionnel, populaire, humble, fin théologien, ouvert... Soit. La question de la Communion a été évoquée. Mais aucun des “spécialistes” invités par Yves Calvi n’a été capable de dire, en préalable à tout débat sur le sujet, ce qu’était la Communion, ce qu’elle représentait pour un fidèle catholique. Donc, on s’est limité au problème de sa réception : qui a le droit et qui n’a pas le droit de recevoir l’Hostie. Finalement, le débat reflétait bien la mentalité actuelle d’une majorité de fidèles : la Communion est le signe que l’assemblée “fait Eglise” avec un pape sympa. Ite missa est. 

    P.S. Au cours de l'émission, on aura aussi appris que “la liturgie n'est pas trop le truc du Pape”. Dommage, car selon les enseignements de Vatican II, elle est le sommet et la source de la vie de l'Eglise ». 

    Un regard superficiel et mondain, en effet,  avec quelques incontournables comme l’inénarrable Caroline Pigozzi, journaliste à "Paris-Match" (voir ici). Dommage pour une émission de grande écoute, qui a déjà fait mieux dans des secteurs réputés plus importants que la religion.

    JPSC

  • Confusions et ambiguïtés du rapport synodal sur la famille : vers une conception protestante de la liberté de conscience ?

    IMPRIMER

    Lu sur le blog « Salon beige » ce 26 octobre 2015:

    Aline Lizotte, docteur canonique en philosophie et directrice de l'Institut Karol Wojtyla, analyse le texte issu du synode sur la famille pour le Figarovox :

    "Même s'il n'a pas pris position pour éviter un vote négatif d'une partie des évêques, le synode a suggéré au pape, et cela a été voté, que la question de la communion des divorcés remariés ne soit plus réglée par un oui ou par un non, mais à travers un «discernement» au cas par cas, selon des critères préétablis par l'Eglise: est-ce une évolution notable de la théologie morale catholique?

    Les numéros 84, 85 et 86 de la relation synodale sont pour le moins confus sinon ambigus. On n'y parle pas directement d'interdiction ou de permission de communier, mais de trouver les divers modes d'intégration en vue d'une meilleure participation à la vie communautaire chrétienne.

    Parmi ces différents modes d'intégration, il y aurait la permission de devenir parrains, de faire la catéchèse, de lire les textes à la messe, bref, de participer aux actes qui préparent à la vie sacramentelle.

    Mais il y a aussi la possibilité de communier. Jean Paul II n'était pas allé aussi loin. Tout en refusant fermement la possibilité de participer à la communion, il avait, lui aussi, bien affirmé que les divorcés faisaient partie de la communauté chrétienne - ils n'étaient pas excommuniés - et qu'ils devaient s'unir à la prière de l'Eglise, participer au sacrifice eucharistique et prendre part aux oeuvres de charité sociales.

    Aujourd'hui le numéro 84 du document final va plus loin, puisqu'il parle de «dépasser» les «exclusions» dans le domaine liturgique, éducatif, pastoral et … «institutionnel». Ce mot est vague mais il est très important car il peut tout désigner dans l'Eglise. Qu'est ce qui empêcherait en effet un divorcé remarié de devenir diacre…

    Lire la suite