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Histoire - Page 2

  • François de Sales, un champion de la Contre-Réforme

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    FrancoisDeSales.jpgUne belle figure dont devraient s'inspirer les évêques de notre temps...

    Source : Hérodote.net

    Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, en 1567, dans une famille aisée. Promis à une brillante carrière d'avocat, il s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

    Il regagne au catholicisme les âmes du Chablais, au sud-est du lac de Genève. Confronté à des églises vides et des fidèles indifférents, il a recours à de longues lettres qu'il glisse sous les portes ou placarde sur les murs.

    François reçoit l'évêché de Genève en 1602 mais ne peut y siéger en raison de l'opposition des calvinistes. Il poursuit néanmoins sa campagne de conversion dans la partie du Genevois devenue française.

    Il fonde l'ordre des Visitandines avec l'appui de Jeanne de Chantal, une Bussy-Rabutin de Dijon apparentée à Marie de Rabutin-Chantal, la future marquise de Sévigné.

    Champion de la Contre-Réforme

    Reconnu comme l'un des plus ardents prédicateurs de la Contre-Réforme catholique, il inspire le renouveau religieux de l'abbaye de Port-Royal. Il est l'un des mystiques les plus marquants du XVIIe siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

    «Amour de Dieu et amour du prochain : ce sont deux amours qui ne vont point l'un sans l'autre», écrit-il. Il meurt le 28 décembre 1622. L'un de ses plus célèbres disciples est Don Bosco (1815-1888), qui fonde l'oeuvre du Valdocco pour venir en aide aux délinquants des faubourgs de Turin en retenant les trois vertus de François : patience, humilité et douceur.

    L'Introduction à la vie dévote de François de Sales est l'un des premiers chef-d'oeuvre de la langue française. Docteur de l'Église depuis 1877. Saint patron des journalistes et des écrivains.

    Alban Dignat
     
    A l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes, Monseigneur Forte archevêque de Chieti-Vasto(It), a écrit cette prière reprise sur le Vatican Insider et traduite par notre amie B.T. :
    "Seigneur, Tu m'as appelé à servir le prochain à travers les moyens de l'information. 
    Donne-moi de le faire toujours dans l'obéissance à la vérité, avec le courage de m'engager personnellement afin que celle-ci ne soit jamais trahie. 
    Aide-moi aussi à unir la vérité et la charité, afin de ne jamais blesser la dignité de personne et de promouvoir en tout, autant que cela me soit possible, la justice et la paix.
    Que je ne fasse pas de préférences personnelles et que je sache proposer mes idées avec humilité, honnêteté et liberté de cœur.
    Donne-moi d'être ainsi un témoin de l'amour qui nous vient de Toi, vérité qui libère et qui sauve.
    Toi, qui avec Dieu le Père vit et règne dans les siècles des siècles.
    Amen." 
    Dans une note l'archevêque explique:
    "J'ai pensé écrire pour vous une prière que je vous offre en signe d'estime et d'amitié. je l'accompagne de ma prière pour vous et le précieux service que vous pouvez rendre à la société civile et à l'Eglise."
  • Saint François de Sales, "gentilhomme de Dieu", évoqué sur CNEWS

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    Sur CNEWS, dans l'émission consacrée aux "belles figures de l'histoire" du 22 janvier, Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, évoquent la grande figure de saint François de Sales.

  • Saint François de Sales (24 janvier)

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    Saint_francois_de_sales.jpgLors de l'audience générale du mercredi 2 mars 2011, Benoît XVI évoquait la figure de François de Sales que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    «Dieu est le Dieu du cœur humain» (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV): dans ces paroles apparemment simples, nous percevons l’empreinte de la spiritualité d’un grand maître, dont je voudrais vous parler aujourd’hui, saint François de Sale, évêque et docteur de l’Eglise. Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boisy, antique et noble famille de Savoie. Ayant vécu à cheval entre deux siècles, le XVIe et le XVIIe, il rassemblait en lui le meilleur des enseignements et des conquêtes culturelles du siècle qui s’achevait, réconciliant l’héritage de l’humanisme et la tension vers l’absolu propre aux courants mystiques. Sa formation fut très complète; à Paris, il suivit ses études supérieures, se consacrant également à la théologie, et à l’Université de Padoue celles de droit, suivant le désir de son père, qu’il conclut brillamment par une maîtrise in utroque iure, droit canonique et droit civil. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance comme un véritable drame spirituel les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son cœur et pria ainsi: «Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard...; toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (...) je j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges... O Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants» (I Proc. Canon., vol. I, art. 4). François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu: l’aimer sans rien attendre en retour et placer sa confiance dans l’amour divin; ne plus demander ce que Dieu fera de moi: moi je l’aime simplement, indépendamment de ce qu’il me donne ou pas. Ainsi, il trouva la paix, et la question de la prédestination — sur laquelle on débattait à cette époque — s’en trouva résolue, car il ne cherchait pas plus que ce qu’il pouvait avoir de Dieu; il l’aimait simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie, qui transparaîtra dans son œuvre principale: le Traité de l’amour de Dieu.

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  • Saint François de Sales : un évêque de Contre-Réforme

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    On fête aujourd'hui ce grand évêque auquel un livre éclairant fut consacré il y a quelques années. Le blog de Francis Richard présente cet ouvrage :

    St-Francois-de-Salles-RICHARDT.jpg"Saint François de Sales et la Contre-Réforme" d'Aimé Richardt

    Depuis vingt ans Aimé Richardt écrit en moyenne un livre par an. Hormis un livre sur Louis XV, tous ses livres sont consacrés à des personnages - ou à des thèmes - des XVIe et XVIIe siècles, de préférence religieux.

    Cette fois, il s'est intéressé à un saint qui a joué un grand rôle dans la renaissance catholique en France voisine, François de Sales.

    Le terme de Contre-Réforme est anachronique, puisque l'auteur précise en exergue de son livre qu'il n'apparaît qu'au XVIIIe siècle finissant sous la plume d'"un juriste de Göttingen, Johann Stefan Pütter (1776), pour désigner, non un mouvement d'ensemble, mais un retour opéré de force d'une terre protestante à des pratiques catholiques...".

    Or, Saint François de Sales et la Contre-Réforme montre tout le contraire, à savoir que Saint François de Sales a opéré le retour de terres protestantes à des pratiques catholiques par la seule prédication de la charité fraternelle et par des prières ardentes.

    Certes le saint savoyard se montrera ferme tout le long de sa vie, mais il sera doux tout à la fois. Ce que lui reprocheront des catholiques provocateurs tels que Jules Barbey d'Aurevilly ou intransigeants comme Léon Bloy.

    Avant la naissance de François de Sales, dans les années 1530, les réformés, emmenés par Berne, convertissent Lausanne et Genève par la force, c'est-à-dire en dévastant et en détruisant des églises, en malmenant physiquement des prêtres, en leur donnant des ultimatums pour se convertir et en leur interdisant de dire la messe. En 1535, l'évêque de Genève est même contraint de quitter la ville...qui devient dès lors ville protestante.

    François de Sales naît le 21 août 1567 au château familial situé près de Thorens, proche d'Annecy. Après être allé à l'école de La Roche (1573-1575), il fait trois années de collège à Annecy (1575-1578), avant d'être envoyé au Collège de Clermont à Paris, où il suit pendant quatre ans (1578-1582) le cursus de grammaire, de rhétorique et d'humanité. De 1582 à 1584 il suit les cours de lettres et d'arts libéraux à la Faculté des arts, puis de 1584 à 1588 ceux de philosophie et de théologie.

    Pendant ce séjour parisien, durant six semaines, fin 1586 début 1587, il traverse une crise mystique "en découvrant les disputes théologiques sur la doctrine de la prédestination". Comme le dit l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di falco Léandri dans sa préface:

    "Aujourd'hui, le débat s'est déplacé. La question, chez nombre de contemporains, n'est plus: "Suis-je sauvé ou non ?", mais: "Vais-je vers le néant ou non? Vais-je vers l'indifférencié ou non? Ne suis-je qu'un conglomérat de particules élémentaires ou non?"

    Mais ce qui est remarquable, c'est que cette question, même si elle est déplacée, porte, elle aussi, en elle la question de la liberté de l'homme: "Mes gènes me conditionnent-ils ou non?"

    Toujours est-il que c'est à Padoue où il poursuit des études de droit et de théologie (1588-1591) que François s'apaise après avoir lu, sur la recommandation de son confesseur, le livre du père jésuite Luis Molina sur La concordance du libre-arbitre avec les dons de la grâce.

    En 1592, après être retourné en Savoie, François devient avocat à Chambéry en novembre. L'année suivante il décline les lettres patentes de sénateur que lui accorde le duc de Savoie, ce qui peine son père, qui est encore plus peiné d'apprendre que son fils aîné veut servir Dieu et qu'il vient d'être nommé prévôt du chapitre de Saint Pierre de Genève.

    En 1594, François de Sales se rend en Chablais entièrement acquis, par la force, aux calvinistes (il n'y a plus qu'une poignée de catholiques). Non sans mal il va le convertir par la voie d'amour, en commençant par prêcher dans sa capitale, Thonon:

    "C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut l'envahir, par la charité qu'il faut la reconquérir. Je ne vous propose ni le fer, ni la poudre dont l'odeur et la saveur évoquent la fournaise de l'enfer."

    A cette occasion il va innover, en 1595, en ajoutant l'apostolat par la presse à ses prédications qui n'attirent au début que de faibles auditoires. Tant et si bien qu'à la Noël 1596 toutes ses entreprises de conversion, en dépit de multiples embûches dressées par les réformés, commencent à porter leurs fruits et se traduisent peu à peu par un renversement de la situation, qui ne sera complet qu'en 1598.

    Tout le restant de sa vie François de Sales va promouvoir cette voie d'amour qui a si bien réussi au Chablais avec le retour à la foi catholique de ses habitants. Cette voie est pour lui applicable en toutes circonstances, même s'il échoue, en l'empruntant, à convertir Théodore de Bèze, qu'il rencontre à plusieurs reprises.

    Quand il impose à Jeanne de Chantal des règles difficiles à observer, il lui écrit:

    "Il faut tout faire par amour et rien par la force; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance."

    La vie de François de Sales est bien remplie. Il est coadjuteur, puis successeur de l'évêque de Genève. Il reprend en mains les prêtres de son diocèse dont il connaît toutes les villes. Il répond à tous ceux qui lui écrivent. Il fonde des monastères avec Jeanne de Chantal. Il écrit des livres, dont L'introduction à la vie dévote (qui a énormément de succès) et le Traité de l'amour de Dieu (qui en a beaucoup moins). Il convertit. Il prêche, souvent plusieurs fois par jour. Il voyage en Italie, en France. Il semble inépuisable.

    Pourtant François de Sales tombe gravement malade par trois fois, en 1590, fin 1597 début 1598, en 1622. Il se rétablit les deux premières fois. Mais la troisième il est rappelé à Dieu, à 55 ans, ce qui n'est pas mourir jeune à l'époque.

    Aimé Richardt nous restitue toute cette vie à l'aide de témoignages de contemporains, de citations de livres consacrés au saint, d'extraits des oeuvres elles-mêmes écrites par lui. Cette biographie est importante parce qu'elle nous montre un saint qui convertit par la persuasion et par le dialogue, qui aime les autres comme il aime Dieu et comme Dieu l'aime, qui est dévôt, c'est-à-dire d'une grande piété, ce qui va de pair pour lui avec la grande charité qui l'anime:

    "Si la charité est une plante", écrit-il "la dévotion est la fleur...si elle est un baume précieux, la dévotion en est l'odeur."

    En somme il s'agit d'un saint pour notre temps où, bien souvent, les imprécations, voire les injures, servent d'arguments, où beaucoup de choses sont imposées sans discussion, où il n'est pas question d'obtenir de consentement mais de contraindre.

    Francis Richard

    Saint François de Sales et la Contre-Réforme, Aimé Richardt, 270 pages, François-Xavier de Guibert

  • Saint Vincent de Saragosse, diacre et martyr (22 janvier)

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    22 Janvier – Saint Vincent de Saragosse, diacre et martyr, † 304 (source)

    VINCENT

    Après saint Fabien, saint Sébastien et sainte Agnès, nous fêtons un quatrième martyr de la persécution de Dioclétien. Celle-ci, qui avait commencé par l’épuration de l’armée (300), frappa ensuite le clergé (303) avant de s’abattre sur les fidèles (304), comme l’avait déjà fait, quarante-cinq ans plus tôt, la persécution de Valérien (258). De même qu’alors le diacre romain Laurent s’était illustré aux côtés du pape Sixte II dans sa confession du Christ, ainsi le fit, sous la grande persécution, le diacre Vincent de Saragosse, qui fut mis à mort à Valence avec son évêque Valère (304 ou 305) après avoir subi la torture. Les deux diacres de Rome et de Saragosse avaient marché l’un et l’autre dans le sillage de leur chef de file saint Étienne, donnant sa pleine valeur au ministère diaconal dans l’Église. Aussi, dès le 4e siècle, les chrétiens de tous pays ont-ils réuni dans un même hommage les trois noms d’Étienne, de Laurent et de Vincent. Le diacre Vincent est à l’Espagne ce que saint Laurent est à Rome et saint Etienne à Jérusalem.

    Vers l’an 303, l’empereur Dioclétien promulguait une loi ordonnant que tous les chefs des Eglises fussent enchaînés et incarcérés. On vit alors un spectacle qui dépasse toute parole : une multitude sans nombre d’hommes jetés dans les prisons autrefois réservées aux brigands, et maintenant tellement remplies d’évêques et de prêtres, qu’il n’y avait plus de places pour les criminels. Un second édit décrétait que tous ceux qui consentiraient à sacrifier aux idoles seraient mis en liberté ; et qu’ils seraient soumis aux plus durs supplices s’ils refusaient.

    La charge de mettre ces édits à exécution en Espagne avait été confiée à un magistrat nommé Dacien. Il exerçait sa fonction avec une atroce férocité. Dans une de ses sanglantes tournées à travers la péninsule, il était arrivé à Saragosse. Cette ville avait pour évêque Valère, vieillard instruit et pieux, mais qu’un défaut de langue empêchait de prêcher ; il se faisait remplacer dans cet office par son diacre Vincent. Celui-ci, né à Huesca d’une famille consulaire, s’était vite signalé par son zèle et son éloquence, et était devenu le bras droit de l’évêque.

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  • Sainte Agnès (21 janvier), les agneaux et les pallium

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    téléchargement.jpg(source)

    Aujourd’hui nous célébrons la mémoire de Sainte Agnès. Adolescente et vierge romaine, Agnès a été martyrisée au temps de la persécution de l'empereur Dèce, au IIIe siècle : une persécution si violente que de nombreux baptisés reniaient leur foi devant la menace de mort.

    Le martyre de sainte Agnès a été rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence. Elle périt à l'aube du IVe s., en 303 vers l'âge de treize ans.

    La jeune martyre est souvent représentée par un agneau, à cause de son prénom agnès qui rappelle le mot agneau, ou accompagnée d'un agneau blanc, en main la palme du martyre. Elle est une des saintes protectrices des jeunes et on l'invoque pour obtenir la vertu de chasteté.

    A Rome, Agnès est spécialement honorée, en la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs, qui abrite sa tombe, et a été construite au-dessus des catacombes du même nom.

    A côté de l'église médiévale - une des « sept églises » du pèlerinage de saint Philippe Néri -, on peut encore voir les ruines de l'imposante basilique construite par l’Empereur Constantin.

    L'église romaine de Sainte-Agnès-in-Agone, place Navone, et spécialement dédiée par le diocèse de Rome aux rencontres de jeunes, a été reconstruite sous la direction de Borromini. Elle se dresse à l'emplacement de l'ancien stade de Domitien, au lieu même de son martyr.

    Comme c'est la tradition chaque année en la fête de sainte Agnès, vierge et martyre, le 21 janvier, le pape bénit deux agneaux dont la laine servira à tisser les pallium que le pape remet le 29 juin aux archevêques métropolites nommés dans l'année, en signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Mais aussi en signe de la sollicitude pastorale du bon pasteur qui porte la brebis sur ses épaules.

    La cérémonie a lieu traditionnellement en la chapelle Urbain VIII du palais apostolique. Ces deux petits agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et ils sont présentés au pape par les Chanoines réguliers du Latran qui desservent la basilique Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

    Symbole de la brebis perdue, recherchée, sauvée et placée par le Bon Pasteur sur ses épaules, l'agneau est aussi celui du Christ crucifié, selon le titre donné au Christ par saint Jean Baptiste.

    Leur laine sera utilisée par les Bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile pour tisser les palliums de 5 centimètres de large, qui seront ornés de 6 petites croix de soie noire, symbole des plaies du Christ, et de broches d'or gemmé, autrefois utilisées pour fermer le pallium sur le cœur, le dos et l'épaule droite.

    Anciennement, le mot « pallium » désignait un manteau de laine exclusivement attribué au souverain pontife, puis il devint un signe liturgique d'honneur, symbole d'un lien de communion particulier avec le successeur de Pierre pour les évêques à la tête de juridictions métropolitaines.

    Une fois terminés, les palliums sont placés dans une urne de bronze placée dans une niche, juste au dessus de la tombe de l'apôtre, jusqu'au 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, saints patrons de l'Église de Rome et colonnes de l’Église.

    Le récit le plus ancien de la remise du pallium par le pape à un évêque est le récit de la remise du pallium à Saint Césaire d'Arles par le pape Symmaque, il y a plus de 1500 ans.

  • Louis XVI, victime d’une conjuration hostile au christianisme catholique

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    Le 21 janvier est la date anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI.

    Du site "Le rouge et le noir" :

    Abbé Iborra : Louis XVI a été la victime d’une conjuration hostile au christianisme catholique

    archive du 21 janvier 2020

    REQUIEM POUR LOUIS XVI Sermon donné le 20 janvier 2020 en l’église Saint-Roch par l’abbé Éric Iborra

    Une fois de plus, nous venons d’entendre le texte si pathétique du testament de Louis XVI. Testament d’un prince, testament surtout d’un chrétien, conscient d’avoir à paraître bientôt, dans des conditions tragiques, devant son Créateur, son Juge et son Sauveur. Testament auquel devait se référer quelques mois plus tard, devant les cardinaux assemblés en consistoire, une autre victime de la Révolution française, le pape Pie VI : « Ce que Nous ne saurions surtout pas passer sous silence, c’est l’opinion universelle que le Roi a donnée de sa vertu par son testament, écrit de sa main, émané du fond de son âme, imprimé et répandu dans toute l’Europe. Quelle haute idée on y conçoit de sa vertu ! Quel zèle pour la religion catholique ! Quel caractère d’une piété véritable envers Dieu ! (…) Qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ? » Celui qui allait devenir confesseur de la foi, à Valence, reconnaissait au roi supplicié place de la Concorde la qualité de martyr. Avec perspicacité, il souligne, je le cite, que « le principal reproche qu’on ait élevé contre lui portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres et la lettre qu’il écrivit à l’évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique ». Et le Pape concluait : « Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir, sans témérité, que Louis fut martyr ? » Certes, objecte-t-il, il a apposé sa signature à cette Constitution du clergé que lui-même devait ultérieurement condamner. Mais ne l’a-t-il pas fait contraint et forcé, comme il le dit dans son testament, induit peut-être même en erreur par ses conseillers, ajoute le Pape ? Il sait que les accusations portées contre le roi sont fallacieuses et font partie d’un plan destiné à éradiquer la foi en commençant par abattre les piliers sur lesquels elle s’appuie dans la société. « L’indignation redouble encore, écrit-il, de ce que le caractère de ce Prince était naturellement doux et bienfaisant ; que sa clémence, sa patience, son amour pour son peuple furent toujours inaltérables ». Et sur ce point, l’historiographie contemporaine n’a fait que confirmer l’impression qui se dégage à la lecture du testament. Louis de France, comme le bienheureux Charles d’Autriche, a certes été la victime des circonstances historiques, mais plus encore d’une conjuration hostile au christianisme catholique. Pour Pie VI ce moment de faiblesse ne retire rien à la grandeur d’âme de la victime et à son profond attachement à l’Église. C’est pourquoi il invite les cardinaux à assister au service solennel qu’il s’apprête à célébrer pour le repos de l’âme du Roi, ajoutant même que « les prières funèbres peuvent paraître superflues quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyre puisque S. Augustin dit que l’Église ne prie pas pour les martyrs mais qu’elle se recommande plutôt à leurs prières ».

    Rassemblés aujourd’hui, comme les cardinaux il y a deux siècles, et dans une église qui comptait sur son territoire des monastères ou des couvents dont les noms évoquent le terrible engrenage d’une Révolution qui dévorait ses enfants – les Feuillants, les Jacobins, par exemple – nous prions donc pour le repos de l’âme du Roi tout en ne pouvant nous empêcher d’espérer qu’il intercède déjà pour nous, quoi qu’il en soit des vicissitudes qu’a connues sa cause de béatification. Cela ne signifie pas pour autant que le Roi ait été en tout exemplaire, comme l’a bien souligné le regretté Pr. Jean de Viguerie. Je ne relèverai qu’un point, qu’il reconnaît lui-même lorsqu’il écrit, avec une pointe de douleur et de regret, « qu’un Roi ne peut faire respecter les lois et faire le bien qui est dans son cœur qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile ». Le drame de Louis XVI, ce fut probablement d’avoir été trop débonnaire, de ne pas avoir suffisamment intégré l’autorité à la bonté. Un Frédéric de Prusse, ce vieux cynique, ne se serait certainement pas fait ravir son trône de cette manière !

    C’est aussi que la conception chrétienne de la royauté établit un lien pour ainsi dire charnel entre le prince et son peuple. Un lien paternel d’un côté, filial de l’autre. Qui d’entre nous ne se sent pas en quelque sorte orphelin, même deux siècles après l’événement ? Qui d’entre nous n’a pas le sentiment qu’un parricide a été commis, parricide dont notre société française n’a pas fini de payer le prix ? Le 21 janvier 1793 a constitué une fracture certainement plus considérable que le 30 janvier 1649 en Angleterre. La preuve, c’est qu’elle est toujours ouverte, alors que nos voisins ont su, semble-t-il, pragmatiquement réduire la leur. Ce qui leur vaut aujourd’hui de vivre réconciliés avec leur passé, ce qui n’est pas le cas chez nous.

    Un peuple réconcilié avec son passé, c’est aussi, vous le savez, un peuple confiant en son avenir. Je n’insiste pas. Je voudrais juste vous faire part de quelques réflexions que je porte depuis mes lointaines études de droit, et que la fréquentation de la philosophie et de la théologie n’a fait que confirmer. À l’occasion de la fête de la S. Famille, je disais que la famille est la seule institution humaine qui trouve son archétype en Dieu. Lorsque la Genèse dit que Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance, qu’il le créa homme et femme, c’est déjà au mystère de la Trinité qu’il est fait allusion. De même que l’amour mutuel du Père et du Fils est ressaisi dans l’unité par le Saint Esprit, de même l’amour mutuel de l’homme et de la femme trouve son unité dans l’enfant qu’ils engendrent. La famille est ainsi à l’image de la Trinité. Elle est aussi, de la sorte, la cellule matricielle de la société, « antérieure à l’Etat » comme l’a souligné à maintes reprises le Magistère. Et la société elle-même, la nation, apparaît comme une famille de familles. Quoi de plus naturel alors qu’une famille normale pour symboliquement la représenter ? Et je dis cela justement au lendemain de la manifestation qui défend la conception traditionnelle de la famille. Il n’y a pas en effet de roi sans famille royale, même quand celle-ci déçoit en certains de ses membres comme on s’en rend compte ces temps-ci en Angleterre. C’est l’hérédité en effet qui donne au roi sa concrétude. En cela le principe royal renoue avec deux dimensions philosophiques que la pensée contemporaine a redécouvertes alors que l’époque moderne les avait occultées : celle de l’enracinement dans le temps et celle de la corporéité. Parce que le roi est un être de chair qui s’enracine dans une histoire, il est mieux à même de toucher l’homme en profondeur, jusque dans sa dimension affective. Le roi est un être concret alors que la république, par exemple, est une réalité abstraite, symbolisée dans la France post-révolutionnaire par un buste de plâtre, une tête sans corps, une idée, encline à ne mobiliser que l’intellect et à donc dégénérer en idéologie. Je ne me risquerai pas plus loin dans ce parallèle. Mais je suis tout de même frappé par le sentiment de responsabilité en même temps que d’affection qu’ont montré les grands rois envers leur peuple, sentiment qui s’exprime sur un mode tragique avec celui qui nous rassemble ce soir. Cela ne rend que plus douloureuse l’ingratitude de ces mêmes peuples et plus mortel le venin de ceux qui prétendent les gouverner. Laissons l’infortuné Pie VI conclure :

    «  Ah, France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi, toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations mais les précède toutes, que tu Nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu’à présent ses persécuteurs les plus implacables ! Et cependant tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre et le plus solide fondement des empires, puisqu’elle réprime également les abus d’autorité dans les puissances qui gouvernent, et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Et c’est pour cela que les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir et s’efforcent d’amener d’abord le renoncement à la foi catholique. Ah, encore une fois, France ! Tu demandais même auparavant un Roi catholique. Tu disais que les Lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fut pas catholique, et c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner ! (…) Ô jour de triomphe pour Louis XVI à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice ! Nous avons la confiance qu’il a heureusement échangé une couronne royale toujours fragile et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissé de lys immortels ! »

  • Quatorze prêtres guillotinés le 21 janvier 1794

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    D'Evangile au Quotidien :

    BBX Jean-Baptiste Curpin du Cormier
    et treize compagnons
    Prêtres et martyrs à Laval († 21 janvier 1794)

    Jean-Baptiste Curpin du Cormier et treize compagnons, le 21 janvier 1794, juste un an après Louis XVI, furent guillotinés à Laval puis jetés dans une fosse commune à "La Croix Bataille".

    En Octobre 1792, quatorze prêtres lavallois réfractaires (qui refusaient de prêter serment à la Constitution civile du clergé) sont emprisonnés au couvent de Patience où ils ne bénéficient que de deux heures de visite par mois. Ne sont admis à les voir que les frères et sœurs obligatoirement assistés par le concierge du lieu.

    Le 13 décembre 1793, la guillotine est installée à Laval, place du Blé (actuelle place de la Trémoille) près du Tribunal révolutionnaire.

    À partir du 9 janvier 1794, tous les cultes sont interdits en France. L’église de la Trinité de Laval est transformée en "étable et magasin de fourrage" pour l’armée, puis, plus tard, en Temple de la Raison.
    Le 21 janvier 1794, à 8h30, les quatorze prêtres franchissent le seuil du tribunal où ils vont être jugés par la Commission révolutionnaire. Dix marchent péniblement et quatre sont dans une charrette ; cinq d’entre eux ont plus de 70 ans.

    Entre le 5 janvier et le 2 novembre 1794, en 150 audiences, cette Commission prononcera 328 peines de mort.
    L’accusateur public, Volcler, un ancien prêtre apostat, leur demande une dernière fois de prêter serment. « Aidé de la grâce de Dieu, je ne salirai pas ma vieillesse », lui répond le Père Philippot, 78 ans.
    « Quoi, c'est toi Volcler qui demande ma mort ? Toi que j'ai accueilli dans ma maison, admis à ma table, que j'ai tendrement aimé...», ajoute le père Migoret.
    Ils sont exécutés après avoir été empêchés par leurs gardiens de chanter ensemble un dernier "Salve Regina". Ils seront suivis de 5 vendéens qui comparaissaient eux aussi en tant qu’ennemis de la République.
    Les 4 juges, dont 2 prêtres renégats, qui assistent à l’exécution de la fenêtre d’un immeuble voisin, boivent un verre de vin rouge à chaque tête qui tombe et encouragent la foule à crier avec eux: «Vive la République, à bas la tête des calotins ! ».

    Les corps des 14 prêtres, tout comme les défunts du moment, sont jetés dans une fosse commune, à Avesnières, dans une lande nommée "La Croix Bataille" sur la route d’Entrammes.
    Dès le jour de leur exécution, les prêtres sont vénérés comme des martyrs ; on envoie des enfants tremper des mouchoirs dans leur sang.

    En 1803, un rapport de gendarmerie signale des pèlerinages, allant de 50 à 600 personnes, à "La Croix Bataille", près de la fosse commune où ils ont été ensevelis.

    Le 6 août 1816, suite aux démarches du curé d’Avesnières, les corps des 14 martyrs sont exhumés et déposés dans la chapelle Saint Roch du cimetière paroissial d’Avesnières.

    Le 9 août, ils sont transférés dans le transept sud de l'église d'Avesnières, au pied d'un monument. Une chapelle expiatoire est dressée à "La Croix Bataille" à la mémoire du prince de Talmont et des autres victimes de la Révolution. Le bâtiment est détruit en 1869.

    En 1945, Max Ingrand dessine un vitrail pour la basilique. Les 14 prêtres y sont symbolisés par 14 palmes.

    Le 19 juin 1955, le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) béatifie les 14 prêtres ainsi qu’un curé et quatre religieuses également guillotinés en 1794. Les corps sont transférés dans le chœur de la basilique.

    Les quatorze prêtres guillotinés le 21 janvier 1794 :

    - Jean-Baptiste Turpin du Cormier, 64 ans, curé de la Trinité, reconnu comme le responsable, sera exécuté le dernier à la demande de Volcler, l’accusateur public.
    - Six curés : Jacques André, 50 ans, André Dulion, 66 ans, Louis Gastineau, 66 ans, François Migoret-Lamberdière, 65 ans, Julien Moulé, 77 ans et Augustin-Emmanuel Philippot, 77 ans.
    - Quatre aumôniers : Pierre Thomas, 75 ans, chez les Augustines de Château-Gontier, Jean-Marie Gallot, 46 ans, chez les Bénédictines, Joseph Pelé, 74 ans, chez les Clarisses, et Jean-Baptiste Triquerie, 57 ans, diverses maisons franciscaines.
    - Trois hors ministères : René-Louis Ambroise, 74 ans, Julien-François Morin de la Girardière, 64 ans, et François Duchesne, 58 ans.

    Lire également : Des couronnes pour les prêtres martyrs de Laval

  • France : quelles sont les origines du principal promoteur de l’euthanasie et du suicide assisté ?

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    De Grégor Puppinck sur le site de l'ECLJ :

    Aux origines de l’ADMD : eugénisme anglo-saxon et « internationale humaniste »

    18 Janvier 2026

    L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) est le principal promoteur de l’euthanasie et du suicide assisté en France depuis plus de 40 ans, mais son histoire est peu connue. C’est ce voile que nous allons lever quelque peu, pour montrer que loin de l’image lisse et consensuelle qu’elle cherche à imposer aujourd’hui, l’ADMD est directement issue des mouvements euthanasistes et eugénistes anglo-saxons, ainsi que de l’internationale « humaniste ». Cet article remonte dans le temps pour tracer l’histoire du mouvement pro-euthanasie, puis présente ses traductions politiques. Cet article résume une étude approfondie de l'histoire de La promotion de l'euthanasie au XXe sicècle disponible ici.

    L’ADMD : un « produit d’importation » (1979-1980)

    On ignore généralement que l’ADMD est un produit d’importation. Elle a été fondée en 1980 par un américain, Michel Lee Landa, après que celui-ci a publié dans Le Monde une tribune faisant l’apologie de « l’auto-délivrance »[i] en prenant d’ailleurs pour exemple la pratique américaine. Il publia cette tribune de retour d’un congrès tenu à Londres. D’emblée l’ADMD adopte le logo de l’association euthanasiste britannique Exit représentant la chaine brisée de la vie, marquée par la mort. L’acronyme ADMD figure à l’emplacement de cette brisure, c’est-à-dire de la mort. Le choix du nom « ADMD » est aussi emprunté à l’association américaine pour la légalisation de l’euthanasie qui a adopté le nom « Society for the Right to Die » en 1974. Le programme de l’ADMD est aussi copié des associations britanniques et américaines. Il consistait initialement en la promotion des « testaments de vie » (ancêtre des « directives anticipées »), dont la diffusion a été initiée aux États-Unis dans les années 1970, puis en la traduction et diffusion en France du « Guide de l’auto-délivrance » publié d’abord par Exit au Royaume-Uni, et qui donna la matière au fameux livre Suicide, mode d’emploi publié en 1982.

    L’ADMD-France s’inscrit ainsi complètement dans cette filiation anglo-saxonne ; celle-ci s’ajoute à sa filiation humaniste ou franc-maçonne qui est, elle, beaucoup plus connue. En effet, il est de notoriété publique que les principaux fondateurs de l’ADMD sont fortement engagés dans la franc-maçonnerie. C’est le cas en particulier du sénateur Henri Caillavet et de Pierre Simon.

    Les premières propositions de loi en faveur de l'euthanasie (1969-1978)

    Au Royaume-Uni, la British Humanist Association s’engagea formellement en 1968 à œuvrer pour la légalisation de l’euthanasie. De même, la National Secular Society adopta une résolution reconnaissant « le droit naturel des individus à demander l’euthanasie pour eux-mêmes lorsque leur vie est devenue intolérable, et pour leurs médecins de pouvoir les aider sans risquer d’être poursuivis pour crime »[ii]. C’est ainsi toute la mouvance de la libre-pensée britannique qui s’engagea publiquement en faveur de l’euthanasie. Cet engagement conduisit à l’introduction, à partir de 1969, d’une série de propositions de loi par des membres de cette école de pensée ; mais sans succès.

    En juillet 1974, l’American Humanist Association (AHA) publia un manifeste[iii] en faveur de l’euthanasie cosigné par les présidents des associations humanistes américaine et britannique, ainsi que par trois prix Nobel. Ce manifeste fut traduit et publié le même jour par Le Figaro, donnant le coup d’envoi de la campagne pour l’euthanasie en France. Il s’ensuivit une série de livres et de publications favorables à l’euthanasie, ainsi que le dépôt par les sénateurs Henri Caillavet et Jacques Mezard d’une proposition de loi visant à obtenir la reconnaissance légale de « testaments de vie », en 1978. Ce n’est qu’après l’échec de cette proposition de loi que l’ADMD fut fondée en France, à une époque où le mouvement euthanasiste anglo-saxon entreprit de se diffuser dans le monde.

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  • 20 janvier 1842 : la conversion d'Alphonse Marie Ratisbonne

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    La vie d'Alphonse Marie Ratisbonne après sa conversion

    Le 20 janvier 1842, dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte, Ratisbonne, qui avait reçu une célèbre apparition de la Vierge Marie, se convertit. Dès lors, sa vie changea radicalement : il devint prêtre et fonda une congrégation.

    20/1/2026

    Une conversion : un homme entre dans une église. Français d'origine juive, il se moque de tous ceux qui croient en la Vierge Marie et en l'Église catholique. Il entre dans cette église et en ressort catholique. Un éclair, un instant qui change sa vie à jamais. Ces quelques lignes pourraient résumer, de manière concise et sans fioritures, l'histoire d'Alphonse Marie Ratisbonne (1814-1884), qui, ce fameux 20 janvier 1842, en entrant dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte, changea radicalement sa vie. À jamais. Il rencontra la Vierge Marie. Jusque-là, une histoire que nous connaissons tous un peu. Mais ce jour-là ne fut pas qu'une simple conversion. Quelque chose de plus radical se produisit : le début d'un cheminement spirituel qui le mena à la prêtrise et même à la fondation d'une congrégation. Les fruits de cette apparition furent donc abondants. Mais revenons sur les étapes de ce voyage qui a commencé précisément dans l'église romaine de Sant'Andrea delle Fratte le 20 janvier 1842.

    Il faut se rappeler qu'au moment de l'apparition, Alphonse était fiancé (et sur le point de se marier) à une jeune fille nommée Flore. Elle était juive, cela va de soi. Et c'est à elle qu'il pensa peu après l'apparition de la Vierge. Il commençait à comprendre que le Seigneur l'appelait à autre chose. Flore était déterminée à ne pas suivre le jeune converti : elle ne voulait pas renoncer à sa foi juive. Ainsi, les deux se trouvèrent contraints de rompre leurs fiançailles. C'est à ce moment qu'Alphonse commença une vie de prière plus intense. Le 12 avril 1842, il écrivit ces mots au curé de Notre-Dame des Victoires à Paris : « Les lettres de ma famille m'ont rendu toute liberté ; je consacre cette liberté à Dieu et la lui offre désormais de toute ma vie pour servir l'Église et mes frères sous la protection de Marie. » Le 20 juin 1842, il entra au noviciat jésuite de Toulouse. Son cheminement spirituel se radicalisa progressivement, le menant à son ordination sacerdotale le 24 septembre 1848. Le nom qu'il choisit, en plus de celui d'Alphonse, fut Marie. Le père Alphonse Marie Ratisbonne était né.

    Le père Alphonse Marie passa une dizaine d'années dans la Compagnie de Jésus. Mais avant de prononcer ses vœux perpétuels, il était en proie à un dilemme : devait-il poursuivre sa mission au sein de la Compagnie de Jésus ou chercher à servir le peuple d'Israël d'une manière qui lui restait encore floue ? C'est alors qu'Alponse eut une révélation. Son frère Théodore, lui aussi converti au catholicisme par le baptême en 1827, quinze ans avant la conversion de son frère, avait fondé la Congrégation des Religieuses de Notre-Dame de Sion. Alphonse commença alors à songer à fonder une branche masculine. C'est ainsi que, le 30 décembre 1852 (près de onze ans après l'apparition de Sant'Andrea delle Fratte), il quitta les Jésuites pour mieux discerner la volonté de Dieu.

    Entre-temps, la société sacerdotale « Saint-Pierre » avait été fondée, germe de la Société des Prêtres Missionnaires de Notre-Dame de Sion, approuvée par l’archevêque de Paris en 1855. Mais la capitale française ne suffisait pas à Alphonse : son ambition était plus vaste. Il pensait à la Terre sainte. Cette destination tant désirée : là où Jésus-Christ était né, mort et ressuscité. Et le Seigneur n’attendit pas sa réponse. Toujours en 1855, le père Jules Level, recteur de l’église Saint-Louis-des-Français à Rome, devait se rendre en Terre sainte avec son frère Nestor. Cependant, ce dernier mourut subitement le 4 janvier 1855. C’est alors qu’Alphonse partit à sa place. Le 13 septembre 1855, Alphonse écrivait : « Toute ma vie, j’ai ressenti une irrésistible attirance pour Jérusalem ; mais à partir de ce moment, je me suis senti à jamais cloué, prisonnier, comme enchaîné. » Ainsi en fut-il : dès lors, Alphonse associa son nom à la Terre Sainte. Il convient de rappeler que son œuvre missionnaire s'inscrivait pleinement dans la continuité de celle de son frère aîné, Théodore. En 1856, les premières Sœurs de Notre-Dame de Sion arrivèrent en Terre Sainte. D'où la nécessité de construire le couvent « Ecce Homo » dans la Vieille Ville de Jérusalem. À cette occasion, des fouilles furent entreprises, qui mirent au jour de nombreuses reliques précieuses, datant d'avant et d'après Jésus-Christ. Parallèlement au couvent, un projet de plusieurs écoles pour enfants fut également mis en œuvre : en 1881, près de 200 enfants étaient inscrits à Ecce Homo. Un autre pensionnat fut également fondé, celui d'Ein Karem : en 1883, il accueillait une centaine d'enfants.

    Ce n'est toutefois qu'après la mort de Théodore et d'Alphonse que la société sacerdotale approuvée par l'archevêque de Paris en 1855 devint une véritable congrégation. En 1893, elle prit le nom de Congrégation des Prêtres Missionnaires de Notre-Dame de Sion, puis, après la Seconde Guerre mondiale, celui de Congrégation des Religieuses de Notre-Dame de Sion. Aujourd'hui, elle est présente au Brésil, en Israël et en France.

    La Vierge Mariefille de Sion : la Vierge apparue à Ratisbonne et qui le convertit au christianisme. Sion, un nom qui s’est « présenté » à Ratisbonne non seulement comme une apparition, mais aussi comme un projet de vie.

  • Comment l'année de Georges Lemaître à Cambridge a mené au Big Bang

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    De Samuel McKee sur le Catholic Herald :

    Comment l'année de Georges Lemaître à Cambridge a mené au Big Bang


     
    17 janvier 2026

    Il y a un siècle, un Georges Lemaître alors inconnu arrivait en Grande-Bretagne, porteur d'une formidable opportunité. Après avoir étudié la physique mathématique en Belgique et obtenu sa maîtrise, ce domaine n'était pas exploitable hors de son pays natal. Ayant obtenu l'autorisation et le financement nécessaires, il fut admis au St Edmunds College de l'Université de Cambridge pour préparer un doctorat sous la direction du légendaire physicien mathématicien Sir Arthur Eddington.

    Eddington était alors un scientifique de grande renommée, ayant contribué à la célébrité mondiale d'Einstein grâce à sa démonstration phénoménale de la théorie de la relativité du physicien allemand. Il avait photographié l'éclipse de 1919 depuis la minuscule île africaine de Principe. La lumière des étoiles entourant le soleil, déviée par la gravité solaire, est l'une des photos les plus célèbres de l'histoire des sciences. Pour Lemaître, avoir l'opportunité de travailler sous sa direction était un immense privilège, mais il était recommandé par ses pairs et avait déjà publié des travaux de qualité en Belgique. Eddington, lui-quaker, était même suffisamment ouvert d'esprit pour accueillir le prêtre-physicien et était réputé pour sa gentillesse et sa disponibilité envers ses étudiants. Après tout, Eddington avait été parmi les premiers à promouvoir les femmes en astronomie et était un véritable internationaliste.

    À son arrivée, Lemaître fut logé à St Edmunds House, où les archives de son séjour sont encore conservées et précieuses pour l'Université. Il y a rencontré deux autres catholiques afin d'assister à la messe quotidienne. Le Dr Simon Mitton, membre à vie du St Edmunds College de l'Université de Cambridge, catholique fervent, membre de la Royal Astronomical Society et éminent historien de l'astronomie, a retrouvé l'ancien fauteuil de Lemaître, qui porte désormais son nom. Il est conservé à la chapelle catholique du collège en souvenir de son passage.

    Prévu pour un séjour d'un an seulement, Lemaître a poursuivit ses travaux sur l'application des équations d'Einstein au cosmos. Il était l'un des rares, à l'époque, à posséder le savoir-faire mathématique nécessaire pour relever un tel défi. Il ne tarda pas à constater (à l'instar d'Alexandr Friedmann à travers l'Europe) la conclusion surprenante qui découlait essentiellement des équations d'Einstein : l'univers devait avoir émergé d'un état primordial. Cette « singularité » correspondait à un instant précis du passé fini. À la fin de son séjour à Cambridge, Lemaître avait tissé des liens étroits avec Eddington et les deux hommes continuèrent de collaborer.

    Einstein lui-même était notoirement révulsé par l'idée d'un commencement de l'univers. Dans ce qu'il appela plus tard sa « plus grande erreur », il manqua la théorie du Big Bang en introduisant un facteur d'ajustement, permettant ainsi à Lemaître et Friedmann de la résoudre indépendamment. Lorsque Lemaître contacta Einstein pour lui faire part de ses travaux mathématiques, il lança à l'Allemand, sur le ton de la plaisanterie : « On dirait que vous avez inventé un jour sans hier. » Einstein resta sceptique jusqu'à ce que les travaux d'Edwin Hubble à l'observatoire du Mont Wilson, aux États-Unis, sur le décalage vers le rouge de la lumière provenant de galaxies lointaines, prouvent que l'univers était bel et bien en expansion. Il n'était désormais plus possible de truquer les chiffres. L'observation avait bel et bien confirmé la théorie.

    C’est là que la relation que Lemaître avait nouée avec Eddington lors de son année à Cambridge s’avéra extrêmement fructueuse. Tandis qu’Eddington appliquait la relativité à l’astronomie à sa manière, Lemaître prit l’initiative de lui faire part de ses propres découvertes. Ils dialoguèrent pendant des semaines lors d’une traversée transatlantique, au cours de laquelle Lemaître lui révéla ses travaux. Eddington fut stupéfait d’apprendre qu’ils n’avaient pas été publiés lorsque Lemaître lui expliqua qu’ils l’avaient été, en réalité, des années auparavant – dans une obscure revue belge. Eddington s’empressa alors de les faire traduire en anglais et publier dans les actes de la Royal Astronomical Society.

    À peine un an plus tard, le premier symposium consacré à ce qui allait devenir le « Big Bang » était organisé par Sir Fred Hoyle. Einstein, Eddington et Lemaître étaient tous présents, et la physique devait une fois de plus composer avec des découvertes révolutionnaires, marquant une véritable révolution scientifique depuis la Première Guerre mondiale. Après la relativité et la physique quantique, l'univers connaissait désormais un commencement. En 1931, Eddington publia la première explication vulgarisée du Big Bang en langue anglaise dans son ouvrage * The Expanding Universe* . Il y rend un vibrant hommage à Lemaître, tout en exprimant son propre malaise face à l'idée même de « Big Bang ».

    Ce qui suivit fut une véritable révolution miniature, où Lemaître dut composer avec les tentatives de l'Église de concilier son œuvre avec une lecture littérale de la Genèse. Ce ne fut pas toujours chose aisée pour ce prêtre-physicien, qui se sentait le plus heureux auprès de ses étudiants à Louvain. Après la mort d'Eddington en 1944, Lemaître devint le premier récipiendaire de la médaille Eddington en astronomie pour ses travaux.

    Nous pouvons nous réjouir, d'un point de vue historique, qu'il y a un siècle, Monseigneur Georges Lemaître ait rejoint le St Edmunds College de l'Université de Cambridge. Le hasard fit en sorte qu'il côtoie l'astrophysicien le plus influent et le plus ouvert d'esprit de son temps, dont l'aisance et la simplicité, caractéristiques de l'époque britannique, permirent d'établir une excellente collaboration. Nous ne pouvons que spéculer sur ce qu'il en aurait été autrement, mais à l'approche du centenaire de la publication de son article le plus célèbre, il s'agit sans aucun doute d'une victoire pour la science.

  • Le Mexique commémore le centenaire de la guerre des Cristeros

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    De kath.net/news :

    Le Mexique commémore le centenaire de la guerre des Cristeros

    19 janvier 2026

    Les lois contre l'Église, votées par le président Calles en 1926, ont poussé les croyants à prendre les armes – un grand rassemblement de jeunes et un congrès rappellent un conflit qui n'a guère été abordé jusqu'à présent.

    Il y a près de cent ans, le 14 juin 1926, la « Ley Calles » était promulguée au Mexique. Cet ensemble de lois, édicté par le président Plutarco Elias Calles (1877-1945), restreignait sévèrement la pratique publique du culte et plaçait l'Église sous le contrôle de l'État, engendrant des années d'insécurité généralisée, de persécution et de fortes tensions entre l'État et l'Église. Les croyants opposèrent alors une résistance armée lors d'un conflit qui, selon la Conférence épiscopale nationale, fit 200 000 morts et est entré dans l'histoire sous le nom de « Guerre des Cristeros ». D'après les historiens, les répercussions de ce conflit continuent de façonner la société mexicaine et l'Église jusqu'à nos jours.

    Aujourd'hui, la Ley Calles est considérée comme le fruit d'une stratégie anticléricale de longue haleine menée par l'État mexicain, dont les racines remontent au XIXe siècle. Les réformes libérales et les idéologies laïques, influencées par les modèles européens et les mouvements américains, visaient à limiter l'influence de l'Église catholique. Après la Révolution mexicaine (1910-1920) et l'échec, en 1925, de la création d'une Église d'État catholique distincte au Mexique, indépendante de Rome, le président Calles appliqua avec une sévérité particulière les dispositions constitutionnelles anti-Église déjà en vigueur. Pour une grande partie de la population, majoritairement catholique, cela se traduisit par une profonde intrusion dans leurs pratiques et leur identité religieuses, contribuant à l'escalade du conflit.

    La réglementation de 1926 excluait en grande partie l'Église catholique de la sphère publique. L'instruction religieuse était interdite, de même que les symboles et les processions religieuses. Toutes les autres activités de l'Église furent placées sous le contrôle de l'État, le culte public fut sévèrement restreint et l'Église fut privée de sa personnalité juridique et de ses droits de propriété. Les prêtres étaient tenus de s'enregistrer, devaient être d'origine mexicaine et leur nombre était limité par État. De plus, il leur était interdit de critiquer l'État. Les infractions étaient passibles de lourdes amendes ou d'emprisonnement. En outre, les autorités étatiques étaient habilitées à fermer ou à confisquer les églises, les monastères, les écoles ou les maisons paroissiales.

    Suspension des offices religieux publics :
    En réponse, le 31 juillet 1926, les évêques mexicains suspendirent les messes publiques dans tout le pays. Des appels au boycott des lois et des produits des entreprises liées à l'État se firent entendre, ainsi qu'une large solidarité avec les victimes. Le gouvernement intensifia la répression par des arrestations massives, des expulsions et des actions militaires contre la population civile, ce qui mena à une escalade du conflit : les « Cristeros » — laïcs, populations rurales et communautés villageoises entières — se soulevèrent contre l'intervention de l'État ; des prêtres participèrent également au soulèvement. Leur nom provient du cri « ¡Viva Cristo Rey! » (Vive le Christ Roi !), né lors d'interrogatoires où les prisonniers, contraints de prêter allégeance à l'État, affirmaient leur appartenance religieuse.

    Le gouvernement, militairement et technologiquement supérieur, répliqua par de nombreuses exécutions. Des dizaines de victimes ont par la suite été béatifiées ou canonisées par l'Église catholique, parmi lesquelles des personnalités telles que les prêtres Miguel Agustín Pro et Mateo Elias Nieves Castillo, ainsi que le laïc Anacleto González Flores. Le pape François a canonisé José Sánchez del Río à Rome en 2016. Ce dernier avait rejoint les rebelles et servi comme courrier et messager pour eux ; il fut exécuté à l'âge de 14 ans seulement après avoir subi de terribles tortures.

    Le conflit armé prit officiellement fin en 1929 avec un accord entre le gouvernement mexicain et les évêques, conclu sous d'intenses pressions diplomatiques et grâce à la médiation de l'ambassadeur américain Dwight W. Morrow. Cet accord permit la reprise des offices religieux publics et abrogea de fait les mesures les plus sévères des Ley Calles. Malgré la fin officielle du conflit, les violences et la répression locales, notamment la persécution et le meurtre de Cristeros désarmés, persistèrent pendant des années. Ce n'est qu'avec la réforme législative de 1992 que l'Église catholique au Mexique recouvra la pleine souveraineté.

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