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  • L'Eglise et les chrétiens face à l'esclavage

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    De sur le site de La Libre :

    Église et chrétiens face à l’esclavage

    Olivier Grenouilleau brosse une fresque passionnante de leurs relations depuis 2 000 ans.

    23-09-2021

    Le 3 décembre 1839, une lettre apostolique du pape Grégoire XVI condamnait officiellement l'esclavage et la traite : "Nous conjurons instamment dans le Seigneur tous les fidèles, de quelque condition que ce soit, qu'aucun d'eux n'ose à l'avenir tourmenter injustement les Indiens, les Nègres et autre semblables, ou les dépouiller de leurs biens, ou les réduire en servitude […] ou exercer ce commerce inhumain par lequel les Nègres, comme si ce n'étaient pas des hommes, mais de simples animaux réduits en servitude […], sont achetés, vendus et voués quelquefois aux travaux les plus durs".

    En termes clairs et nets, le Pape expose la position de l’Église catholique sur l’esclavage comme jamais auparavant. Certes, elle avait obtenu au XVe siècle la fin de la détention d’esclaves chrétiens par des chrétiens en Europe, et au XVIe siècle l’abolition par Charles Quint de l’esclavage des Indiens dans l’Amérique espagnole, mais les Portugais n’en tinrent pas compte et la traite des Africains débuta…

    À partir de 1839, la position de l’Église fut définitivement tranchée, et une de ses plus grandes voix, le cardinal Lavigerie (1825-1891), archevêque d’Alger, mena un combat infatigable contre l’esclavage dans l’Afrique musulmane, contribuant ainsi à la conférence antiesclavagiste de Bruxelles (1889), où les puissances coloniales décidèrent une action collective contre la traite.

    Pourquoi un tel retard ?

    Ceci dit, la question se pose : pourquoi les chrétiens ont-ils tant tardé à se mobiliser en faveur de l'abolition de l'esclavage et de la traite qui la nourrit ? Olivier Grenouilleau, éminent connaisseur de ce fléau séculaire (Les traites négrières, 2004, Qu'est-ce que l'esclavage ?, 2014, La révolution abolitionniste, 2017), consacre à cette question un ouvrage d'une érudition et d'une clairvoyance admirables.

    Il commence par rappeler que le Christ apparut dans un monde où l'esclavage était universellement pratiqué, y compris par les Juifs - seuls les stoïciens condamnaient cette pratique - et se recomposait en permanence, impliquant des formes et des populations différentes. Selon les Évangiles, le Christ n'en a pas parlé. Saint Paul l'admettait mais recommandait de ne pas traiter les esclaves "de la même manière qu'un cheval", saint Augustin et Thomas d'Aquin le légitiment. Une grande exception : l'évêque Grégoire de Nysse ((335-395) , se fondant sur le principe selon lequel l'homme a été fait à l'image de Dieu, établit celui de l'inaliénabilité, ici-bas, de la liberté humaine.

    Peu d’intérêt de Calvin et Luther

    Ceci dit, l’Église s’est beaucoup préoccupée au Moyen Age de racheter les esclaves chrétiens des musulmans et d’éliminer l’esclavage en Europe. Au lendemain de la découverte de l’Amérique (1492), nombre de missionnaires espagnols, dont le célèbre dominicain Las Casas, prirent la défense des Indiens. Mais la traite les remplaça par des Noirs !

    Ce même XVIe siècle vit naître la Réforme. Calvin proclama l'esclavage "licite" et Luther, estimant que seuls les catholiques sont véritablement des esclaves (du Pape), condamna toute forme de rébellion sociale et proclama que les subordonnés devaient "s'acquitter de leur plein gré de ce qu'ils savent être agréables à leurs maîtres et à leurs dames" (sic).

    Résumons la suite. Aux XVe-XVIe siècles, la théologie morale s’autonomisa, libérant la parole d’un nombre croissant de prêtres et de laïcs contre l’esclavage colonial. Mais sans résultats. C’est aux XVIIIe-XIXe siècles que des individus-acteurs jouent de plus en plus le premier rôle par rapport aux autorités établies. Chez les Anglo-Saxons, les Églises protestantes apparaissent dépassées, lorsqu’elles ne se divisent pas sur la question comme aux États-Unis et sa Guerre de Sécession.

    Les mouvements abolitionnistes

    À partir du XVIIIe siècle, trois pays voient l'abolitionnisme-mouvement se déployer véritablement : les États-Unis, l'Angleterre et la France. "Chaque fois l'élément religieux joue un rôle, essentiel ou notable". Le renouveau du christianisme évangélique dans l'univers anglo-saxon et, en France, la convergence de catholiques avec des abolitionnistes républicains plutôt anticléricaux conduiront à l'abolition de l'esclavage dans leurs colonies. Mais ailleurs, en Arabie, en Asie ?

    • **** Olivier Grenouilleau | Christianisme et esclavage| Histoire | Gallimard, Bibliothèque des Histoires | 544 pp., 28,50 €, version numérique 20 €
  • Un ange de la charité face à la cruauté nazie

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    De Vatican News (Benedetta Capelli / Adelaide Patrignani) :

    Don Giovanni Fornasini (à gauche), prêtre de l'archidiocèse de Bologne béatifié ce 26 septembre

    Don Giovanni Fornasini (à gauche), prêtre de l'archidiocèse de Bologne béatifié ce 26 septembre 

    Béatification de don Fornasini, un ange de charité face à la cruauté nazie

    Ce dimanche 26 septembre aura lieu à Bologne la béatification de don Giovanni Fornasini, tué à l'âge de 29 ans par des soldats allemands à proximité de Bologne, lors du massacre du Monte Sole, l’un des épisodes les plus sanglants de la Seconde guerre mondiale sur le sol italien. Don Angelo Baldassarri, responsable du comité de béatification, estime que la charité et le sens fraternel de ce jeune prêtre sont un exemple pour les jeunes d’aujourd’hui.

    «Nous voulons être le levain qui agit de manière cachée dans les masses, pour les masses». Tel est l'objectif de la "République des Rêveurs", née le 5 avril 1942 comme projet de vie de quelques séminaristes. Une alliance au nom de Jésus, «le plus grand rêveur de l'histoire», comme l’écrivent ces jeunes hommes, futurs prêtres, prêts à s’entraider dans une période sombre comme l’est celle qu’ils traversent, la Seconde guerre mondiale. Parmi eux, Giovanni Fornasini a comme ses confrères l'intention de devenir «un saint prêtre». Une prophétie qui se réalise, moins de soixante ans plus tard. La messe de sa béatification aura en effet lieu ce dimanche 26 septembre à Bologne. Elle sera célébrée par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Tué en apportant les derniers sacrements

    Le Pape François a reconnu en janvier dernier le martyre du jeune prêtre, mort le 13 octobre 1944 en «haine de la foi», tué par les nazis-fascistes près du cimetière de San Martino di Caprara, l’un des lieux des massacres du Monte Sole (ou «massacres de Marzabotto»), alors qu'il apportait les sacrements aux mourants. Entre l’été et l’automne 1944, plus de 1600 personnes ont été tuées par les nazis et les fascistes dans cette zone de la campagne bolognaise. Les SS, qui voulaient chasser les partisans, s’en prenaient même aux jeunes et aux personnes âgées.

    Don Giovanni, curé d’une localité du Monte Sole, se retrouve dans les derniers jours de sa vie à seulement enterrer les morts. «Il était simplement un bon prêtre, jusqu'à la fin, qui pensait à lui avec son peuple, qui n'avait pas peur parce que son amour pour le Seigneur était plus fort que la peur», a déclaré à son sujet le cardinal Matteo Zuppi, archevêque de Bologne.

    «L’ange de Marzabotto»

    Giovanni Fornasini est né à Pianaccio di Lizzano à Belvedere, dans les Apennins, le 23 février 1915. Dix ans plus tard, la famille déménage à Porretta Terme et c'est là que le jeune homme grandit, jusqu’à vouloir devenir prêtre. En 1931, il entre au séminaire, période marquée par la fatigue des études et une mauvaise santé. Ordonné prêtre en 1942, il est envoyé à Sperticano, une petite communauté d’à peine plus de 300 habitants près de Marzabotto, où il reste jusqu'à sa mort. Certains l'appellent encore «l'ange de Marzabotto», d'autres le «petit prêtre», qui a offert sa vie pour sauver les autres.

    Don Angelo Baldassarri, responsable du Comité pour la béatification de don Giovanni Fornasini, explique: «C’est un prêtre qui, en temps de guerre, a essayé de faire de sa paroisse une communauté accueillante, attentive aux petits, aux jeunes, au service, à la prière. Puis, lorsque la guerre est revenue, il a ressenti le désir et le besoin d'aider tous ceux qui étaient dans le besoin. C'est une charité silencieuse, sans distinctions, qui a fini par le compromettre, l'exposant à être jugé par les autorités comme "quelqu'un qui se mêle de ce qui ne lui appartient pas"». Une charité «qui se salit les mains», comme le dirait le Pape François.

    La charité jusqu’au bout

    La veille de sa mort, don Giovanni se rend à une fête organisée par les soldats allemands, conscient du danger que couraient certaines filles du village. Le soir même, le commandant des SS l'invite à se rendre le lendemain sur les lieux du massacre. Malgré les craintes de son entourage, le prêtre part. Il ne reviendra jamais. Il est tué derrière le cimetière de Caprara et ce n'est qu’après l'analyse de ses restes que l'on a compris qu'il avait été frappé et visé au cou par une baïonnette. La dépouille de don Giovanni, dont la tête était détachée, n'a été retrouvée qu'au printemps 1945 par son frère.

    «Sa charité, souligne don Angelo Baldassari, était dirigée vers tous. Un amour qui ne s'éteint pas même lorsque la violence se déchaîne, ce qui a troublé les soldats qui, en le tuant, pensaient l'anéantir et le faire oublier rapidement. Ça n’a pas été le cas». «Ce qui est frappant dans la figure de don Giovanni, ajoute-t-il, c'est qu'il a pu vivre les derniers moments de sa vie avec courage et aussi avec une grande force physique, lui qui avait été malade, qui avait été pauvre, qui avait échoué plusieurs fois à l'école. Dans la figure de Giovanni, il apparaît que la fragilité et les difficultés de sa vie l'ont fait devenir un levain, car il a su se mettre à la place de ceux qui vivaient les mêmes difficultés».

    Un vélo près de l'autel

    Lors de la béatification du prêtre italien seront visibles des objets liés à sa vie et à son martyre. Son vélo par exemple, qui était pour lui «l'instrument pour le rapprocher encore plus de ses paroissiens». Mais aussi ses lunettes et son goupillon, trouvés à côté de son corps martyrisé. «Les lunettes, précise don Angelo, représentent le fait qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire pour les autres et le goupillon était pour bénir les morts. C'était aussi le dernier outil pastoral de sa vie car, dans ses derniers jours, il n'avait fait qu'enterrer les morts du massacre». «Beaucoup de gens se souviennent que le père Giovanni avait l'habitude de se parfumer, probablement pour pouvoir supporter la mauvaise odeur et pour pouvoir faire au moins ce dernier acte de charité», ajoute-t-il. Il y aura aussi son sac à provisions, le sac dans lequel il avait toujours du pain, des bonbons ou ce dont les gens qui le rencontraient avaient besoin.

    Qu’aurait fait Jésus à ma place ?

    Un des secrets de la sainteté de don Fornasini se trouve dans une question. Certains de ses confrères qui l'avaient vu à la fin du mois d'août 1944 l'accusaient d'exagérer avec la charité, surtout en temps de guerre. Don Giovanni avait alors répondu: «Mais Jésus aurait-il dit ce que tu dis ? Aurait-il fait comme vous ?» «Il y a un message qui me semble très fort pour tous les jeunes - conclut don Angelo, lié au fait que Fornasini n'était pas un “super-héros”. Dans sa vie il a eu beaucoup de difficultés et beaucoup de fragilités, mais c'est précisément dans ces difficultés qu'il a appris à donner le meilleur de lui-même. Il n'est pas un héros inaccessible, mais il nous montre le chemin de ceux qui apprennent de leurs épreuves, il nous dit que face à la violence qui voulait diviser, lui, par sa charité, par son accueil, est devenu un point de référence pour unir et marcher ensemble».

    Un extrait de ses écrits

    Don Fornasini avait écrit dans son journal de séminariste :

    «pas la sagesse, pas le succès. Le Christ est ta joie. Tu es à Lui et tu n'y penses pas, tu es à Lui et tu cherches ce qui n'est pas à Lui, et tu t'arrêtes aux créatures et tu t'attaches aux choses. Tu es à Lui et tu ne veux pas du manteau de la dérision, du diadème d'épines, de la condamnation injuste. Tu es à Lui et tu refuses de partager son lit, la croix; tu es à Lui et tu te plains, et tu as peur et tu es triste... Qui veillera avec toi dans la nuit noire, qui te tiendra la main dans la solitude ? Marie, cause de joie ! Avec elle, nous remontons la route obscure pour revenir à la lumière et pour reprendre et chanter à nouveau le Magnificat de la vie sacerdotale.

    Une vie qui exalte la grandeur du Christ Jésus, Prêtre avec son prêtre».

  • "La nourriture pour tous est un devoir moral"

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    De Vatican News (Isabella Piro) :

    Mgr Gallagher : la nourriture pour tous est un devoir moral

    Lors du sommet de l'ONU sur les systèmes alimentaires, Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les États, a lancé un appel en faveur de systèmes alimentaires durables et de modèles de production et de consommation circulaires.

    Remplacer la «culture du gaspillage» par une «culture du soin» afin de «protéger la dignité inhérente à chaque personne et de préserver notre maison commune» : telle est l’invitation faite par Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les États, à l'occasion du tout premier sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, qui se tiendra le 23 septembre à New York en mode virtuel.

    L’archevêque britannique a souligné «l'urgente nécessité d'intensifier l'action internationale pour transformer les systèmes alimentaires et combattre l'insécurité alimentaire et la malnutrition». «L'accès à la nourriture est un droit de l'homme fondamental et essentiel pour une vie digne», a déclaré le Secrétaire aux relations avec les États, qui a redit que «la nourriture pour tous est un devoir moral».

    Au XXIe siècle, la faim est une véritable honte

    Faisant écho aux paroles du Pape François, Mgr Gallagher a souligné qu'au XXIe siècle, «la faim n'est pas seulement une tragédie pour l'humanité, mais aussi une véritable cause de honte». D'où l'appel à passer des paroles aux actes, c'est-à-dire «des déclarations et de la formulation de stratégies à une action efficace et urgente».

    Mgr Gallagher a donc lancé ces interrogations : Comment transformer les systèmes alimentaires mondiaux pour favoriser le développement durable, régénérer les systèmes sociaux après la pandémie de Covid-19, promouvoir le développement intégral de l'humanité et protéger l'intégrité de la planète? La réponse, explique-t-il, repose sur sept principes fondamentaux : accroître la résilience, renforcer les économies locales, améliorer la nutrition, réduire les déchets alimentaires, fournir une alimentation saine et accessible à tous, assurer un environnement durable et respecter les cultures locales.

    Promouvoir le développement humain intégral et poursuivre le bien commun

    Nourrir les affamés ne suffit pas : nous devons également «fournir aux pauvres et aux personnes en situation de vulnérabilité les ressources dont ils ont besoin pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille à long terme». Et cela signifie, en substance, «leur offrir davantage de possibilités d'utiliser et de posséder des terres, des ressources financières et des formations». Les systèmes alimentaires durables et les modèles de production et de consommation circulaires sont donc les principaux outils pour «une existence juste et équitable», a insisté Mgr Gallagher, rappelant également que la science et les technologies avancées sont essentielles dans ce domaine, à condition qu'une telle approche soit guidée par «des principes éthiques visant à promouvoir le développement humain intégral et à poursuivre le bien commun».

    Les dimensions «humaine, économique, environnementale et technologique» devront donc être intégrées dans la vision des systèmes alimentaires : une vision qui peut devenir une réalité, a conclu le Secrétaire pour les relations avec les États, grâce à l'aide du Saint-Siège, «à travers les nombreuses initiatives de l'Église catholique mises en œuvre dans le monde».

    Les objectifs du sommet

    Dirigé par le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le sommet sur les systèmes alimentaires se déroule pendant la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies. «Il s'agit d'une occasion historique de donner à tous les gens les moyens d'exploiter le pouvoir des systèmes alimentaires pour mener notre rétablissement de la pandémie de Covid-19 et nous remettre sur la voie de la réalisation des 17 objectifs de développement durable d'ici 2030», explique une note de l’ONU.

    L’évènement avait été précédé d'un pré-sommet organisé par le gouvernement italien à Rome en juillet. À cette occasion, Mgr Gallagher avait transmis un message du Pape François dans lequel il avait souligné qu'il est du devoir de tous d'éradiquer l'injustice de la faim dans le monde par des politiques courageuses. Il invitait donc à concentrer les efforts sur des systèmes alimentaires durables et respectueux de l'environnement, sur la centralité du secteur agricole et rural et sur la promotion de la famille, au sein de laquelle «nous apprenons à profiter des fruits de la Terre sans en abuser».

    La faim dans le monde est un crime contre l’humanité, déclare François

    Lire aussi : Pourquoi les biens sont-ils destinés à tous ?

  • Le message du pape pour la journée mondiale du migrant et du réfugié 2021 (26 septembre)

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    De Vatican.va (3 mai 2021) :

    MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA 107ème JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2021

    [26 septembre 2021]

    « Vers un nous toujours plus grand »

    Chers frères et sœurs !

    Dans la Lettre encyclique Fratelli tutti, j’ai exprimé une préoccupation et un désir, qui occupent encore une place importante dans mon cœur : « Après la crise sanitaire, la pire réaction serait de nous enfoncer davantage dans une fièvre consumériste et dans de nouvelles formes d’auto-préservation égoïste. Plaise au ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas “les autres”, mais plutôt un “nous” ! » (n. 35).

    C’est pourquoi j’ai pensé consacrer le message de la 107e Journée mondiale du migrant et du réfugié à ce thème : « Vers un nous toujours plus grand », souhaitant ainsi indiquer un horizon clair pour notre parcours commun dans ce monde.

    L’histoire du « nous »

    Cet horizon est présent dans le projet créatif de Dieu lui-même : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : “Soyez féconds et multipliez-vous” » (Gn 1,27-28). Dieu nous a créés homme et femme, des êtres différents et complémentaires pour former ensemble un nous destiné à devenir toujours plus grand avec la multiplication des générations. Dieu nous a créés à son image, à l’image de son Être Un et Trine, communion dans la diversité.

    Et lorsque, à cause de sa désobéissance, l’être humain s’est détourné de Dieu, celui-ci, dans sa miséricorde, a voulu offrir un chemin de réconciliation non pas à des individus, mais à un peuple, à un nous destiné à inclure toute la famille humaine, tous les peuples : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu » (Ap 21,3).

    L’histoire du salut voit donc un nous au début et un nous à la fin, et au centre le mystère du Christ, mort et ressuscité « afin que tous soient un » (Jn 17,21). Le temps présent, cependant, nous montre que le nous voulu par Dieu est brisé et fragmenté, blessé et défiguré. Et cela se produit surtout dans les moments de grande crise, comme maintenant avec la pandémie. Les nationalismes fermés et agressifs (cf. Fratelli tutti, n. 11) et l’individualisme radical (cf. ibid., n. 105) émiettent ou divisent le nous, tant dans le monde qu’au sein de l’Église. Et le prix le plus élevé est payé par ceux qui peuvent le plus facilement devenir les autres : les étrangers, les migrants, les marginaux, qui vivent dans les périphéries existentielles.

    En réalité, nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes appelés à nous engager pour qu’il n’y ait plus de murs qui nous séparent, qu’il n’y ait plus les autres, mais un seul nous, aussi grand que toute l’humanité. C’est pourquoi je profite de cette journée pour lancer un double appel à marcher ensemble vers un nous toujours plus grand, m’adressant d’abord aux fidèles catholiques puis à tous les hommes et femmes du monde.

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  • Prêtres, prophètes et rois (homélie pour le 26e dimanche du TO)

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    Une homélie du Père Simon Noël osb, sur son blog :

    Homélie Dimanche 26 année B

    Moïse avait reçu le Saint-Esprit pour remplir la mission que Dieu lui avait confiée pour le peuple juif. Dans la première lecture, nous avons entendu comment Dieu répandit aussi le Saint-Esprit sur 70 anciens et en fit des prophètes. Et à la fin de cette lecture, Moïse fit ce souhait: Ah! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes.

    Ce souhait de Moïse s'est réalisé le jour de la Pentecôte. Il se réalise aussi chaque fois qu'un chrétien reçoit le sacrement de la confirmation, sacrement qui nous communique la grâce de la Pentecôte; le don du Saint-Esprit. A la Pentecôte, le Saint-Esprit est venu en personne habiter toute l'Eglise. Tous nous sommes le Temple du Saint-Esprit. Il demeure en nous et agit en nous, surtout en éclairant notre intelligence et en fortifiant notre volonté.

    L'Eglise est un peuple de rois, de prêtres et de prophètes. Et cela est vrai de tous les laïcs, et pas seulement des membres du clergé. Le mot laïc vient du grec laos, terme qui signifie peuple. Le laïc est un membre du peuple de Dieu, peuple de rois, de prêtres et de prophètes. 

    Le laïc est roi. Car tous nous sommes associés à la royauté du Christ. Si nous souffrons avec le Christ, nous règnerons avec Lui dans la gloire du ciel, a dit Saint Paul. Le laïc est prêtre, non parce qu'il célèbre la messe (seul un prêtre ordonné peut le faire), mais parce qu'il peut prier et offrir des sacrifices spirituels à Dieu, en accomplissant son devoir d'état. Enfin il est prophète, parce qu'en menant une vie vraiment chrétienne, il annonce au monde l'Evangile du Christ et la confirmation fait de lui un témoin et un soldat du Christ.

    Dans le triste contexte actuel de la pédophilie, l'évangile de ce dimanche nous rapporte une parole très dure de Jésus: Celui qui est un scandale, une occasion de chute pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait qu'on le jette à la mer. Ceux qui font le moindre tort aux petits et aux enfants anéantissent complètement le désir et la volonté du Christ de faire de ses disciples des rois, des prêtres et des prophètes.

    Soyons au contraire de ceux qui vivent l'Evangile, avec toutes ses exigences. Soyons d'abord des rois, en maîtrisant toutes nos mauvaises tendances afin d'être vraiment libres pour un amour authentique. Soyons des prêtres, en pratiquant la pureté et en menant une vie profonde de prière et de sacrifice, en intercédant pour le salut des âmes, en particulier celles des enfants. Soyons enfin des prophètes, en disant la vérité en matière de religion et de morale et en prenant toujours parti pour le Christ et pour les valeurs authentiquement humaines de son Evangile. 

  • Les saints Côme et Damien (26 septembre)

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    Du site du Centre catholique des médecins français :

    La decapitazione dei Santi Cosma e Damiano" di Beato Angelico

    St-Côme et St-Damien

    Histoire (IIIe siècle)

    SAINT COME ET SAINT DAMIEN

    Frères jumeaux, Côme et Damien étaient d'origine arabe. Ils étaient nés à Egée, en Cilicie (Asie Mineure), au IIIe siècle, et appartenaient à une famille noble et chrétienne. L'hagiographie conte qu'ils étaient "fort habiles dans l'art médical" et qu'ils parcouraient "villes et bourgades, guérissant les malades et délivrant, au nom de celui qu'on appelle le Christ, ceux qui sont possédés des esprits immondes". Or ils exerçaient leur art gratuitement: ils étaient ainsi devenus les Anargyres, "ceux qui repoussent l'argent". Battant en brèche l'autorité du proconsul Lysias, juge en la ville d'Egée, ils lui furent amenés. Après mille tortures qui ne parvinrent pas à les éprouver, ils subirent le martyre vers l'an 287. L'Église honore ces deux saints guérisseurs le 27 septembre; leurs noms sont inscrits parmi beaucoup d'autres dans les litanies des saints et, distinction plus rare et plus insigne, ils le sont aussi au canon de la messe.

    Au VIIIe siècle, un diplôme de Charlemagne donnant l'église de Luzarches à l'Abbaye de Saint-Denis nous apprend qu'elle était déjà placée sous le vocable de Saint-Côme et Saint-Damien. Au XIIe siècle, Jean de Beaumont, seigneur de Luzarches qui avait été parmi les premiers à se croiser, reçut, lors de son retour par Rome, des reliques des saints Côme et Damien pour prix de ses hauts faits en faveur de la chrétienté. Il en fit deux parts, une pour Luzarches et une pour Paris. A Luzarches, ces reliques furent d'abord déposées dans une collégiale dont la construction commença en 1180 et dont seuls subsistent à l'heure actuelle quelques vestiges. Puis en 1320 elles furent transférées en l'église paroissiale au cours d'une procession solennelle dont la chronique a gardé le souvenir: "Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe V le Long, vient à Luzarches le jeudi 23 octobre 1320 honorer les reliques des deux martyrs. La translation de ces reliques dans des châsses d'argent donne lieu à l'évêque de Paris et au chapitre de Luzarches de mander de la capitale des chirurgiens pour faire leur rapport de ces saintes reliques ".

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  • Eglise vivante : dix nouveaux Jésuites ordonnés prêtres le 10 juillet 2021 … à Kimwenza (RDC)

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    Par Mgr Carlos Ndaka, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Kinshasa:

    JPSC

  • France: rigides les jeunes prêtres en soutane ou en col romain ?

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    Ce film (2010) propose de découvrir ces jeunes prêtres, sur les épaules desquels l'Église toute entière reposera dans quelques années (nous y sommes). Pendant une semaine nous suivons trois d'entre eux dans leur vie quotidienne: rencontres avec leurs ouailles, réunions, organisation, célébrations en paroisses, temps de prières et de détente. Source: KTO.

    JPSC

  • Suite aux évènements d'Afghanistan, la situation des chrétiens en Irak devient critique

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    De Julian Mann sur christiantoday.com :

    Les événements en Afghanistan ont enhardi les extrémistes en Irak

    23 septembre 2021

    L'église catholique chaldéenne St Kyriakos, à Batnaya, qui a été saccagée par les militants de l'IS (Photo : Aid to the Church in Need).

    La prise de contrôle de l'Afghanistan par les Talibans alimente l'extrémisme islamiste en Irak, entraînant une "persécution supplémentaire" de la minorité chrétienne, a averti l'un des principaux évêques catholiques du Moyen-Orient.

    Mgr Bashar Warda, archevêque de l'Église catholique chaldéenne, s'est adressé à l'organisation catholique romaine d'aide aux chrétiens persécutés, l'Aide à l'Église en détresse (AED).

    L'archevêque Warda, qui est basé à Erbil, la capitale du Kurdistan, a déclaré à l'organisation caritative que les récents événements en Afghanistan ont enhardi les extrémistes en Irak. 

    "L'Afghanistan et l'Irak sont des endroits très différents. Mais la prise de contrôle du pays par les Talibans encourage certainement ceux qui soutiennent ce type de régime", a-t-il déclaré. 

    L'archevêque a averti que les extrémistes de l'État islamique sont toujours actifs dans le pays et pourraient reprendre le pouvoir en Irak et en Syrie.

    Commentant l'annonce faite en juillet par le président Joe Biden de retirer la mission de combat américaine en Irak d'ici la fin de l'année, l'archevêque Warda a déclaré que l'insécurité potentielle aura un impact négatif sur les chrétiens et les autres minorités religieuses.

    "Ce que notre histoire nous a enseigné, en particulier notre histoire récente, c'est que dans toute période d'instabilité et de conflit, ce sont les minorités qui souffrent en premier.

    "Ainsi, dans la mesure où tout changement dans l'engagement américain en Irak conduit à une augmentation de l'instabilité, nous sommes certainement préoccupés par le fait que cela pourrait conduire à une persécution accrue des minorités religieuses", a déclaré l'archevêque Warda.

    Open Doors, une autre organisation caritative pour les chrétiens persécutés, a également souligné la détérioration de la situation des chrétiens en Irak.

    La branche britannique de l'organisation a mis en doute l'affirmation du Premier ministre irakien, Mustafa al-Khadhimi, selon laquelle les plus d'un million de chrétiens irakiens qui ont fui le pays ces dernières années peuvent rentrer chez eux en toute sécurité.

    Un partenaire de Portes Ouvertes basé en Irak a déclaré que les chrétiens courent encore trop de dangers dans le pays et que les opportunités sont trop rares.

    Le père Behnam Benoka a déclaré à l'organisation caritative : "Comment les chrétiens peuvent-ils retourner en Irak alors que beaucoup d'entre eux vivent encore dans des conditions indignes et sont confrontés à la persécution des groupes fondamentalistes sunnites et chiites ?"

    Portes Ouvertes rapporte qu'après la défaite du soi-disant État islamique en 2017, certains chrétiens sont retournés en Irak, mais n'ont trouvé que peu de services de base, d'emplois ou de sécurité.

    Des rapports font état d'une résurgence de l'EI et des milices locales qui se battent pour le contrôle. Parfois, les chrétiens de retour trouvent leurs maisons intactes, mais occupées par des étrangers, indique l'organisation caritative.

    "Des années de guerre et de conflit ont chassé environ 90 % des chrétiens d'Irak de leur patrie : la communauté qui comptait environ 1,5 million de personnes au début des années 90 n'en comptait plus que 175 000 en 2021", indique Portes Ouvertes.

  • Contrairement à la légende du "pape d'Hitler", Eugenio Pacelli était hostile au parti nazi dès son apparition

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    D'Andrea Gagliarducci sur kath.net/news :

    Les interventions de Pie XII contre le national-socialisme

    La "légende noire" du silence de Pie XII face à la Shoah se nourrit d'une autre légende : Que Pacelli n'a rien fait contre le National Socialisme. Ici aussi, les faits disent le contraire.

    Vatican (kath.net/ACI Stampa)

    La légende noire sur le prétendu silence de Pie XII remonte à l'époque précédant le pontificat. C'était à l'époque où Eugenio Pacelli était nonce apostolique en Allemagne, précisément dans les années de la montée du national-socialisme. Et au lieu de protester contre ce qui s'est avéré être une dictature avec toute sa brutalité, y compris l'antisémitisme, Pacelli serait resté inactif. Il aurait même approuvé un Concordat avec l'Allemagne en 1933, alors qu'il était cardinal secrétaire d'État du Vatican, qui était presque une "carte blanche" pour le national-socialisme. Mais est-ce vraiment le cas ?

    Les faits parlent contre elle, et les recherches du diacre Dominiek Oversteyns, basées sur des sources primaires, montrent que le nonce Pacelli est intervenu 326 fois contre le nazisme[1]. Mais un discours en particulier mérite d'être lu avec attention : Il s'agit d'un discours prononcé le 1er septembre 1929, quatre ans avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, dans lequel le nonce Pacelli, alors nonce, a critiqué à 44 reprises le parti national-socialiste[2].

    Le programme du parti national-socialiste, qui avait tenu son quatrième congrès à Nuremberg trois semaines auparavant, du 1er au 4 août 1929, est remis en question. Lors de ce congrès, la popularité d'Hitler commence à croître, si bien qu'à partir de ce moment et jusqu'en 1933, le parti reçoit en moyenne 11 % de voix supplémentaires à chaque élection nationale.

    Eugenio Pacelli a immédiatement reconnu le danger et a exprimé son inquiétude dans ce discours, dans lequel il a vivement critiqué le programme électoral d'Hitler. Ce n'était pas la seule fois. Du 4 août 1929 au 10 décembre de la même année, le nonce Pacelli a dénoncé la personne d'Hitler et son programme NSDAP à 70 reprises au total. De 1923 à 1929, années de son expérience en tant qu'"ambassadeur" du pape en Allemagne, Pacelli est intervenu 326 fois contre Hitler et le programme nazi. Ces interventions se retrouvent dans 40 discours et huit documents.

    Examinons maintenant brièvement quelques exemples de critiques à l'encontre d'Hitler et du programme de son parti. Nous laissons aux historiens et aux analystes le soin de les examiner plus en détail entre les plis du langage diplomatique, qui - surtout le langage papal - n'est pas toujours direct, mais cela ne signifie pas qu'il ne dénonce pas des situations.

    Dès le début de son discours, Pie XII a critiqué le point 24 du programme national-socialiste, dans lequel Hitler exigeait "la liberté pour toutes les confessions religieuses dans l'État, dans la mesure où elles ne mettent pas en danger l'existence de l'État et ne heurtent pas les sensibilités germaniques".

    Le Nonce Pacelli a critiqué d'une manière très diplomatique. Il a salué les catholiques comme : "tous des camarades dans la foi réunis ici parmi des leaders éprouvés". En appelant les catholiques "camarades dans la foi", Pacelli critiquait directement le point 24 du programme du NSDAP, dans lequel Hitler résumait qu'il était au-dessus de l'Église catholique et au-dessus de Dieu. Mais tout catholique fervent sait que Dieu est au-dessus d'Hitler ! 12 fois dans son discours, Pacelli critiquera le point 24 du programme.

    En utilisant le terme "Glaubensgenossen", le nonce Pacelli a directement critiqué le point 4 du programme du NSDAP, dans lequel Hitler parle de "Volksgenosse" comme étant le seul type de concitoyens ayant le droit de vivre dans son Reich. En bref, Pacelli dépeint ironiquement les catholiques comme des "coreligionnaires", par opposition aux "coreligionnaires" d'Hitler. A quatre reprises dans ce discours, le Nonce Pacelli critiquera ce point du programme.

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  • Inde (Karnataka) : les évêques dénoncent le projet de loi anti-conversion

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Les Évêques s'opposent à la loi anti-conversion au Karnataka

    24 septembre 2021

    Bangalore (Agence Fides) - Les dix Évêques catholiques de l'État du Karnataka, dans le sud de l'Inde, ont exprimé au Premier ministre de l'État, Basavaraj Bommi, leur profonde préoccupation au sujet d'une proposition de loi visant à interdire les conversions religieuses dans l'État. À la tête d'une délégation qui a rencontré le Premier ministre le 22 septembre, Mgr Peter Machado, Archevêque de Bangalore, a présenté un mémorandum sur diverses questions affectant la vie des chrétiens au Karnataka. Selon l'Archevêque Machado, agiter le croquemitaine des "conversions forcées" est nuisible et inutile, et l'Église catholique exprime sa déception.

    La communauté chrétienne de l'État gère des centaines d'écoles, de collèges et d'hôpitaux dans différents diocèses. Et des millions d'étudiants étudient dans des établissements d'enseignement dirigés par des chrétiens. Des millions de personnes bénéficient de ces institutions. Aucun d'entre eux, soulignent les Évêques, ne se voit conseiller d'embrasser le christianisme. Certains cas mineurs ont pu se produire, mais ils ont été exagérés, a déclaré l'Archevêque Machado. "Le projet de loi anti-conversion vise à diffamer le christianisme", a souligné l'Archevêque. En fait, la communauté chrétienne assume pleinement sa responsabilité morale en ne se livrant en aucune façon à la promotion de conversions forcées : "Nous ne forçons personne", a-t-il déclaré.

    Dans le mémorandum remis au Premier ministre, les Évêques notent que toute loi anti-conversion pourrait causer "des problèmes dans les relations inter-communautaires et des troubles inutiles", générant des déclarations et des réactions controversées et provoquant des troubles dans la société et les communautés religieuses. générant des déclarations et des réactions controversées et semant le trouble dans la société et les communautés religieuses.

    Le 21 septembre, Goolihatti Shekhar, membre de l'assemblée législative de l'État et membre du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP), a soulevé la question au Parlement en déclarant : "Les missionnaires chrétiens évangéliques se livrent à une campagne effrénée de conversion religieuse dans ma circonscription de Hosadurga. Ils ont converti environ 20 000 hindous au christianisme".

    En réponse à cette note, le président de l'Assemblée législative, Visheshwara Hegde Kageri, a déclaré que de nombreux États de l'Inde avaient déjà adopté des lois pour freiner les conversions religieuses et a suggéré que le Karnataka pourrait avoir une loi similaire. Intervenant dans le débat, le ministre de l'Intérieur, Araga Jnanedra, a déclaré que le gouvernement du Karnataka étudierait les lois pertinentes des autres États et proposerait sa propre version. Le gouvernement de l'État, a-t-il dit, a l'intention de se pencher sur la question pour mettre fin aux conversions religieuses par la force et autres incitations.

    La Constitution indienne prévoit que les citoyens ont la liberté de "professer, pratiquer et propager" la religion. Toutefois, plusieurs États de la Fédération indienne ont mis en œuvre et promulgué des lois ou des règlements visant à décourager ou à interdire les conversions religieuses : il s'agit de l'Odisha, de l'Uttar Pradesh, de l'Arunachal Pradesh, du Chhattisgarh, du Gujarat, du Jharkhand, de l'Himachal Pradesh, du Madhya Pradesh et de l'Uttrakhand.

    Le Karnataka est dirigé par le BJP, dont les membres et les politiciens sont hostiles aux communautés religieuses minoritaires. Suivant une idéologie répandue au sein du BJP (appelée "Hindutva"), certains voudraient transformer l'Inde d'un pays laïc en un État théocratique hindou.
    (SD-PA) (Agence Fides 24/9/2021)

  • Hongrie, Motu Proprio, liturgie... le voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Hongrie, Motu Proprio, liturgie... un voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir

    Hongrie, Motu Proprio, liturgie... <br>un voyage du pape analysé <br>par le Club des Hommes en Noir

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc. 

    Le Club des Hommes en Noir avec l'abbé Celier, l'abbé Guelfucci, le Père Viot et Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le voyage du pape en Hongrie et en Slovaquie.