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  • "Tu viens à moi par des chemins inattendus" (Homélie pour le 3ème dimanche du Carême)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3ème dimanche du Carême (archive 2010) :

    Tu viens à moi par des chemins inattendus

    Luc 13,1-9

    Les contemporains de Jésus avaient tendance à croire que le bonheur et le malheur sont des choses qui se méritent. De nos jours encore, nous trouvons assez rassurant de penser que si quelqu’un connaît le malheur c’est que pour une part il l’a voulu ou en est responsable. Et cette idée se renforce en considérant qu’il y a vraiment moyen de faire par soi-même son malheur.

    Pourtant les événements heureux ou malheureux de nos vies ne sont pas des récompenses ou des punitions du ciel. Jésus insiste sur ce thème : « Pensez-vous que ces Galiléens [massacrés] étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ! » Et les dix-huit victime de l’effondrement de la tour de Siloé non plus. Que ce soit la maladie, le licenciement, les catastrophes naturelles, rien n’est envoyé du ciel pour nous punir. Et même, il faut aller plus loin : bien souvent rien ne relève en cela de notre faute.

    Le mal n’est donc pas un instrument du ciel, mais pourtant, par la façon dont notre cœur se situe devant lui, il peut devenir occasion d’un changement salutaire. Après avoir écarté la punition de la tête des Galiléens et des pauvres victimes de la tour de Siloé, Jésus poursuit : « et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. » Le mal et la souffrance sont absurdes en eux-mêmes, mais chacun pour lui-même peut y appliquer un sens, et c’est un sens de conversion, de changement, d’ouverture à l’amour. Le week-end passé j’ai eu la chance d’entendre le témoignage d’une dame qui, après avoir connu l’épreuve d’une séparation — et on pourrait assimiler ce drame à ceux évoqués par Jésus — puis la révolte et aussi le doute de soi, est arrivée à se laisser toucher par Dieu au moment d’une grave maladie. Et finalement elle a choisi le chemin de séparée fidèle et y a trouvé une grande pacification. Quand l’épreuve nous désarme, ne nous réarmons pas, mais laissons notre cœur bouleversé crier vers Dieu avec le sentiment que c’est un moment décisif, où se joue notre vie, où se joue plus de vie.

    Quand vient l’épreuve, puissions-nous rapidement dépasser ce mouvement plutôt païen en nous qui nous fait demander des comptes à Dieu. Puissions-nous le dépasser pour accueillir l’appel fulgurant de Jésus : « si tu ne te convertis pas, tu périras comme eux. » C’est un appel à rebondir, un appel à choisir la vie, contre toutes les forces de mort, d’absurdité ou de déni.

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  • "Vers toi j’ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel" (troisième dimanche de carême)

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    Palestrina: Ad Te Levavi Oculos Meos · Sistine Chapel Choir · Massimo Palombella

    Ad te levavi oculos meos a 4 (Giovanni Pierluigi da Palestrina)

    Ps. 122 Ad te levavi oculos meos qui habitas in caelis. Ecce, sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum, Sicut oculi ancillae in manibus dominae suae, Ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum donec misereatur nostri. Miserere nostri Domine, miserere nostri, quia multum repleti sumus despectione, Quia multum repleta est anima nostra, opprobrium abundantibus et despectio superbis.

    Psaume 122, 1-3

    01 Vers toi j’ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel.

    02 Comme les yeux de l’esclave vers la main de son maître, + comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, * nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu, attendent sa pitié.

    03 Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous : notre âme est rassasiée de mépris.

  • Consécration de la Russie et de l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie : les évêques européens acceptent l'invitation du Pape François

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    Consécration de la Russie et de l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie.

    Les évêques européens acceptent l'invitation du Pape François

    Depuis Bratislava, où se déroule la troisième édition des Journées sociales catholiques européennes,
    nous accueillons avec joie l'invitation du Pape François aux évêques du monde entier et à leurs prêtres à se joindre à lui pour prier pour la paix et pour consacrer et confier la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie.

    Nous prions quotidiennement pour la paix, en Ukraine et dans le monde entier, et nous demandons à Dieu la miséricorde. Nous prions le Seigneur, qui sur cette terre a enduré sa passion, souffert la mort et est ressuscité à la vie, d'accorder le repos éternel à tous ceux qui ont perdu la vie pendant la guerre. Qu'il réconforte leurs familles, protége ceux dont la vie est menacée et ceux qui fuient la violence. Qu'il comble de bénédictions abondantes tous ceux qui ont fait preuve de solidarité avec les personnes touchées et les vulnérables. Avec un cœur brisé, nous écoutons les voix de ceux qui souffrent de la folie de la guerre, dont les conséquences tragiques sont sous nos yeux. Dans le même temps, nous sommes touchés par la solidarité d'un grand nombre de familles et d'individus qui offrent un abri et une assistance à ceux qui ont besoin de protection. Nous appelons les institutions nationales et européennes à soutenir de manière adéquate ces efforts.

    Les évêques européens se joignent au Pape François dans son appel urgent : faire taire toutes les armes, "la guerre est un échec de la politique et de l'humanité, une capitulation honteuse, une défaite cuisante devant les forces du mal. Ne restons pas embourbés dans des discussions théoriques, mais touchons la chair blessée des victimes". (Fratelli tutti, 261).

    Il y a exactement un siècle, alors qu'une pandémie étranglait le monde, deux horribles guerres mondiales ont été déclenchées. Puisse l'histoire ne pas se répéter ! Faisant écho aux appels constants du Saint-Siège - "il n'est jamais trop tard pour négocier" - nous prions pour que l'histoire ne se répète pas et demandons instamment un retour aux négociations pour une solution pacifique.

    Pour les chrétiens, le Carême est un temps de repentance et de conversion. C'est un temps pour changer de cap, pour guérir le monde. C'est un temps pour abandonner enfin la logique de l'ennemi qui cherche la confrontation, et de s'engager au contraire sur le chemin de la fraternité humaine.

    H. Em. Cardinal Jean-Claude Hollerich S.J.
    Archevêque de Luxembourg, Président de la COMECE

    S.E. Mgr Gintaras Grušas
    Archevêque de Vilnius, Président du CCEE

    S.E. Mgr Stanislav Zvolenský
    Archevêque de Bratislava, Président de la Conférence épiscopale slovaque

  • L’accueil des personnes trisomiques : un profond marqueur sociétal

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    L’accueil des personnes trisomiques, un profond « marqueur sociétal »

    En décembre 2011, l’assemblée générale de l’ONU a institué le 21 mars « Journée mondiale de la trisomie 21 ». L’approche du 21 mars 2022 mobilise ceux qui œuvrent en France et dans le monde à promouvoir la recherche contre cette maladie et à sensibiliser la société à l’accueil des personnes qui en sont atteintes. En France et en Europe, la Fondation Jérôme Lejeune, premier financeur de la recherche sur les maladies génétiques de l’intelligence, en est la figure de proue. En plus du financement de la recherche médicale, du soin et de l’accueil des personnes atteintes et de leurs familles, la Fondation, reconnue d’utilité publique, est vouée à la protection des plus fragiles. Elle défend leurs droits et s’oppose aux textes législatifs et règlementaires qui portent atteinte à leur vie et à leur dignité. Elle a préparé pour le 21 mars prochain diverses actions déjà présentées sur KTO dont un support publicitaire, un clip en vidéo et en chanson : « Chercher pour soigner ». Diffusé sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, YouTube etc.) et les télévisions, ce clip raconte les histoires croisées de chercheurs accompagnés par la Fondation, de médecins et soignants de l’Institut Lejeune, de patients porteurs de trisomie 21 et de leurs familles. Une réponse joyeuse et pleine d’espérance à ceux qui pensent que la trisomie est à jamais incurable, que les personnes porteuses de handicap ne peuvent pas être heureuses, travailler, être indépendantes, avoir des amis, qu’elles ne sont qu’un poids pour leur entourage et pour la société, qu’on n’a pas besoin d’elles… et qu’il faut les éliminer avant la naissance en traquant les embryons porteurs d’anomalies génétiques.

    De son côté, l’ECLJ (European Centre for Law and Justice) apporte sa contribution à cette Journée mondiale de la trisomie 21 en présentant en vidéos les témoignages de deux jeunes femmes, Laura et Charlotte, porteuses de trisomie 21. Alors que certaines ONG multiplient les recours à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en prétendant qu’elles et leurs semblables n’auraient pas dû naître, l’ECLJ les défend en soutenant la thèse inverse : il n’y a pas de « sous-hommes », ni de « sous-femmes ». La protection des droits fondamentaux de tous les êtres humains est un profond « marqueur sociétal », un enjeu crucial pour l'avenir de la civilisation. À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, Laura et Charlotte s’adressent chacune directement aux juges de la CEDH : elles expliquent ce qu’est la trisomie, comment elles la vivent, et demandent aux juges de les défendre. Des témoignages à partager ! (Vidéo de Lauravidéo de Charlotte).

    Autre témoignage, à lire cette fois dans le magazine Ombres & Lumière (en lien ici et ci-dessous), celui d’Eléonore Laloux, devenue il y a deux ans, à Arras, la première femme porteuse d’une trisomie 21 conseillère municipale en France. Élue en mars 2020, déléguée « à la transition inclusive et au bonheur » au sein du Conseil municipal, cette trentenaire enjouée et dynamique est un symbole d’intégration dont l’exemple a retenti bien au-delà des frontières de la préfecture du Pas-de-Calais. Eléonore Laloux a reçu en octobre 2021 l’Ordre national du mérite des mains de Sophie Cluzel, Secrétaire d’État au handicap.

    À Arras, l’effet Eléonore
  • "Praedicate Evangelium" : une nouvelle constitution apostolique pour réformer la Curie romaine

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    « Predicate Evangelium », nouvelle Constitution apostolique, présentation lundi 21 mars 2022

    Evangéliser, annoncer la foi, vivre la charité

    Le pape François a promulgué la Constitution apostolique Praedicate Evangelium (« Annoncez l’Evangile ») sur la Curie romaine et son service à l’Église dans le monde, ce samedi 19 mars 2022, en la solennité de S.Joseph, 9e anniversaire de l’inauguration du pontificat, le 19 mars 2013: publiée en italien, elle entrera en vigueur le 5 juin 2022, pour la Pentecôte. L’annonce de l’Evangile est désormais indiquée explicitement comme la première réalité dynamique fondant le service de la curie, dans l’Esprit Saint. Une révolution.

    La conférence de presse pour la présentation de la nouvelle Constitution aura lieu lundi prochain 21 mars au Vatican, par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, Mgr Marco Mellino, secrétaire du Conseil des cardinaux, et le prof. Gianfranco Ghirlanda, S.I., professeur émérite en droit canon de l’Université grégorienne.

    La clef de la synodalité

    D’ores et déjà, on peut dire que le maître-mot de la Constitution – qui compte 54 pages et 250 articles (193 pour la Constitution Pastor Bonus de 1988) – c’est « la synodalité » – « essentielle », « incontournable », indiquent des sources autorisées au Vatican avec trois directions principales de la réforme:

    • la curie « est au service du pape mais aussi de l’Eglise universelle »;
    • le texte prône par conséquent « une saine décentralisation » et la mise en oeuvre du principe de subsidiarité;
    • les chefs des organismes de la curie – placés tous sur le même plan – exercent leur mandat en qualité de « vicaires » du pape: ces fonctions peuvent être confiées à des clercs ou des laïcs, hommes ou femmes, en tant que « baptisés », selon la liste des 12 critères indiqués pour le travail de la curie.

    La dynamique de la réforme, regroupant les organismes en 16 dicastères, est inspirée par les exigences de zèle pour « l’évangélisation » (comme l’indique le titre du document et le premier dicastère, issu de la fusion de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation), de fidélité à la « doctrine » de la foi (deuxième dicastère), et de mise en oeuvre de la « charité » concrète (troisième dicastère nommé).

    En somme, l’organigramme témoigne d’une « révolution copernicienne »: une impulsion, une mise en orbite, une marche ensemble, au service de la mission de toute l’Eglise et du monde qui a « soif du Christ » comme le dit la lettre aux prêtres de ce même 19 mars.

    A noter que le Dicastère pour l’évangélisation, premier nommé, est sous l’autorité directe du pape François, aidé de deux pro-préfets pour ses deux sections: section pour les « questions fondamentales de l’évangélisation » et section pour « la première évangélisation et les nouvelles églises particulières ».

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  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 5ème leçon : Premiers sanctuaires, premières pratiques et première théologie de la liturgie (du Ier au IIIème siècle)

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    Liturgie 5 – Premiers sanctuaires, premières pratiques et première théologie de la liturgie (du Ier au IIIème siècle) (52 mn) 

    https://youtu.be/ZnSAqGuWCkk  

    Denis Crouan utilise les découvertes archéologiques et documentaires récentes et démontre l’aspect progressif de la mise en place des choses en lien avec la liturgie durant ces trois premiers siècles.  

    Les églises : L’Église primitive ne se voyait pas exclusivement comme un corps mystique mais avait déjà des lieux sacrés dédiés spécifiquement aux rites liturgiques. A Rome, la première basilique avait été construite pour débarrasser le Forum des tribunaux qui l’encombraient.  

    Les objets du culte : D’abord des objets précieux exclusivement réservés au culte comme le prouve le procès-verbal d’une confiscation des biens de l’église de Cirta en Afrique du Nord (mai 303).  

    Le temps de la prière : Quand célébrait-on l’Eucharistie ?  

    Comment se tenaient les fidèles durant les célébrations eucharistiques ? Orientés ers l’Orient ? Le prêtre aussi ?  

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Pourquoi des évêques anglicans deviennent-ils catholiques ?

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    De Peter Jesserer Smith sur le National Catholic Register :

    Pourquoi des évêques anglicans deviennent-ils catholiques ?

    En l'espace d'un an, quatre évêques de l'Église d'Angleterre sont devenus catholiques - une décision qui s'enracine à la fois dans la vie de disciple de Jésus-Christ et dans la prise de conscience que l'unité corporative entre le catholicisme et l'anglicanisme devenait impossible.

    17 mars 2022

    LONDRES - Il y a six mois, Jonathan Goodall a abandonné son ministère d'évêque anglican d'Ebbsfleet, en Angleterre, pour entrer dans l'Église catholique. 

    Samedi dernier, le désormais Père Goodall a été ordonné prêtre catholique dans la cathédrale de Westminster par le cardinal Vincent Nichols - l'aboutissement d'un voyage du protestantisme à l'Église catholique entrepris récemment par un certain nombre d'anciens évêques anglicans.

    "C'est un sacré voyage", a déclaré le cardinal Nichols dans son homélie sur le chemin du père Goodall vers la prêtrise. "Pourtant, je sais qu'il est animé par une seule quête, le désir de cette seule chose nécessaire : vivre en conformité avec la volonté de Dieu."

    La prochaine étape du parcours du père Goodall sera de devenir curé de la paroisse de St William of York à Londres, qui fait partie de l'archidiocèse de Westminster. Dans son homélie, le cardinal Nichols a clairement exprimé la position de l'Église, à savoir que le service du père Goodall en tant qu'évêque anglican a véritablement engendré la grâce de Dieu chez d'autres personnes et qu'il est "désormais intégré à la plénitude du sacerdoce tel qu'il est compris et vécu dans l'Église catholique".

    En un peu plus d'un an, quatre anciens évêques de l'Église d'Angleterre sont entrés en pleine communion avec l'Église catholique, soit par l'intermédiaire du diocèse catholique romain ordinaire, soit par l'intermédiaire de l'Ordinariat de Notre-Dame de Walsingham, un diocèse catholique de tradition anglicane pour le Royaume-Uni établi en vertu de la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus de 2009 du pape Benoît XVI. 

    Outre Mgr Goodall, trois évêques retraités de l'Église d'Angleterre sont entrés en pleine communion avec l'Église catholique en 2021 : le père Michael Nazir-Ali, ancien évêque de Rochester, Peter Foster, ancien évêque de Chester, et John Goddard, ancien évêque de Burnley. Le père Nazir-Ali, qui a failli être choisi comme archevêque de Canterbury, a été ordonné prêtre catholique le 30 octobre par le cardinal Nichols à Londres pour l'ordinariat. Le père Goddard doit être ordonné prêtre catholique pour l'archidiocèse de Liverpool le 2 avril, tandis que le père Foster n'a pas indiqué s'il voulait rester laïc ou poursuivre la prêtrise. 

    Disciples fidèles

    Alors que les évêques anglicans auront des raisons variées de devenir catholiques, le père Nazir-Ali a expliqué que la question centrale derrière ces décisions est "comment rester un disciple fidèle". 

    "J'ai besoin - et je pense que la plupart des chrétiens auraient besoin - d'une certaine clarté sur la façon d'être un disciple dans le monde d'aujourd'hui qui change rapidement", a déclaré le père Nazir-Ali au Register à propos de sa décision de rejoindre l'Église catholique.

    Le père Nazir-Ali a déclaré qu'il faisait partie des dialogues ARCIC (Commission internationale anglicane-catholique romaine) entre la Communion anglicane et l'Église catholique. À l'origine, ces dialogues étaient censés répondre à un "mandat explicite" du pape Saint-Paul VI et de l'archevêque de Canterbury de l'époque, Michael Ramsey, visant à trouver une voie pour le rétablissement de la pleine communion sacramentelle entre les Églises - une perspective qui, selon le père Nazir-Ali, "semble maintenant, humainement parlant, impossible".

    "C'est, bien sûr, l'une des raisons pour lesquelles les gens abandonnent maintenant cette idée d'unité par étapes", a-t-il dit.

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  • Chili : "un événement de la plus grande gravité"

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AMÉRIQUE/CHILI - Une Constitution comportant une disposition sur l'avortement libre ne peut être ressentie par de nombreux Chiliens, déclarent les Évêques

    17 mars 2022

    Santiago (Agence Fides) - " Une Constitution politique avec une norme sur l'avortement libre ne peut pas être ressentie et assumée par de nombreux Chiliens, y compris par de nombreuses personnes qui professent une foi religieuse, parce que le respect de la vie humaine dès la conception n'est pas quelque chose de secondaire ou dont la prise en compte est facultative, mais c'est une valeur fondamentale que nous affirmons soutenue par la raison et la foi. C'est ce qu'a déclaré le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili, après que la session plénière de la Convention constituante, chargée de rédiger la nouvelle Constitution politique du pays (voir Fides 3/7/2021), a approuvé le 15 mars une norme sur les droits sexuels et reproductifs, selon laquelle l'État doit garantir, entre autres, " les conditions pour (...) une interruption volontaire de grossesse ".

    Cette norme, en soi, est une atteinte très grave à la dignité de la personne humaine et à ses droits fondamentaux, au-delà de toute conception religieuse", déclarent les Évêques chiliens, "de plus, aucune condition ou limitation n'est établie pour ce droit, et le législateur n'a pas le mandat de le réglementer par la loi, ce qui ouvre la voie à l'autorisation de l'avortement en toutes circonstances. L'avortement étant un droit constitutionnel sans aucune restriction, toute loi visant à le réglementer peut être déclarée inconstitutionnelle. Ainsi, il se pourrait que des créatures soient avortées même à sept ou huit mois ou sur le point de naître".

    Le communiqué, reçu par Fides, rappelle que cette règle "constitue un événement de la plus grande gravité", car elle réaffirme le droit de la femme à décider de son propre corps, ignorant le fait que dans le ventre d'une femme enceinte se trouve un deuxième corps, un autre être humain. Reconnaissant envers ceux qui se sont opposés à cette règle au sein de la Convention, les évêques ont noté que "malheureusement, comme nous l'avons soutenu à plusieurs reprises, une mentalité contraire à la vie de la personne déjà conçue a été imposée au pays" et ont demandé aux Chiliens "de prendre conscience de cette triste dynamique, qui a pour corollaire sans précédent l'incorporation de l'avortement libre comme rien de moins qu'un droit constitutionnel".

    Dans la dernière partie du texte, le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili avertit que si cette décision n'est pas modifiée, elle constituera "un obstacle insurmontable" à l'approbation par de nombreux citoyens du texte constitutionnel en préparation. "Nous regrettons", concluent-ils, "que la majorité des membres de la Convention constituante choisissent de polariser le processus constitutionnel avec une question aussi importante, au lieu d'offrir une proposition dans laquelle la majorité des Chiliens puissent se reconnaître, au-delà de nos légitimes différences, autour d'un projet partagé".(SL) (Agence Fides 17/3/2022)

  • Une consécration "en communion avec tous les évêques"

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    « En communion avec tous les évêques », la consécration de la Russie et de l’Ukraine

    Et même en communion avec tout le Peuple de Dieu

    C’est ce qu’annonce le directeur de la Salle de presse du Saint Siège, Matteo Bruni, dans ce communiqué en italien de ce 18 mars, en réponse aux questions de la presse: « Le Pape François a invité les évêques du monde entier et leurs prêtres à se joindre à lui pour prier pour la paix et pour consacrer et confier la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie. »

    Appel à toutes les communautés diocésaines

    La  prière de consécration sera donc faite par tous les évêques en communion avec le pape François, comme le fera son envoyé à Fatima, le cardinal polonais Konrad Krajewski, aumônier apostolique, comme le Saint-Siège l’a indiqué mardi dernier, 15 mars.

    Plus encore, c’est toute l’Eglise que le pape a invitée à prier cette prière avec lui, après l’angélus du 13 mars, en disant: « Je demande à toutes les communautés diocésaines et religieuses de multiplier les moments de prière pour la paix. »

    En présence de quelque 25 000 personnes, le pape en a appelé « au nom de Dieu » à l’arrêt « des bombardements et des attaques », dénonçant avec vigueur une « inacceptable agression armée » en Ukraine, une « guerre atroce », un « massacre », une « barbarie », une « profanation du Nom de Dieu » et le « martyre » de la ville de Marioupol.

    On se souvient aussi que le pape avait déjà invoqué Marie Reine de la paix, à l’audience du mercredi 23 février, à la veille de l’invasion russe en Ukraine, demandant à tous une journée de prière et de jeûne pour la paix en Ukraine le mercredi 2 mars, Mercredi des Cendres : « Que la Reine de la Paix préserve le monde de la folie de la guerre. »

    Le pape François a renouvelé cette consécration et la renouvellera

    Au début de son pontificat, le pape François a renouvelé la consécration de toute l’humanité au Coeur de Marie de façon très sobre – c’est son style – par une prière, place Saint-Pierre, devant la statue de Notre Dame de Fatima, le dimanche 13 octobre 2013, au terme de la messe. C’était une « Journée mariale » organisée dans le cadre de l’Année de la foi.

    Rappelons aussi que dès le 13 mai 2013, le pape François, qui a canonisé les pastoureaux à Fatima, à l’occasion du centenaire des apparitions, en 2017,  avait fait consacrer son pontificat a la Vierge de Fatima, par le cardinal patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo.

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  • Saint Joseph, le plus grand saint après Marie

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    Le Père Joseph-Marie Verlinde nous confie :

    "Je vais vous faire une confidence : j’aime Saint Joseph !

    J’en vois quelques-uns qui sourient malicieusement ! Mais savez-vous que l’opinion commune des théologiens, des saints et des papes est que Saint Joseph est le plus grand saint après Marie ?

    Dès le IVe siècle, saint Grégoire de Nazianze écrivait :

    « Le Seigneur a réuni en Joseph, comme dans un soleil, tout ce que les saints ont ensemble de lumière et de splendeur ».

    Si telle est la dignité et la grandeur de Joseph, on reste perplexe devant la discrétion de la dévotion à ce saint patriarche ! Le plus glorieux semble le plus caché ; le pape Pie XI écrivait le 19 mars 1928 :

    « Là où est plus profond le mystère, plus épaisse la nuit qui le recouvre et plus grand le silence, c’est justement là qu’est plus haute la mission et plus brillant le cortège des vertus requises ainsi que des mérites qui en découlent. Mission unique, très haute, celle de garder la virginité et la sainteté de Marie, celle d’entrer en participation du grand mystère caché aux yeux des siècles et de coopérer ainsi à l’incarnation et à la rédemption. »

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  • Prière à saint Joseph (saint François de Sales) (19 mars)

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    SAINT JOSEPH

    Glorieux Saint Joseph - Saint François de Sales

    Glorieux saint Joseph,
    époux de Marie,
    accordez-nous votre protection paternelle,
    nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.
    O vous dont la puissance infinie
    s'étend à toutes nos nécessités
    et sait nous rendre possibles
    les choses les plus impossibles,
    ouvrez vos yeux de père
    sur les intérêts de vos enfants.
    Dans l'embarras et la peine
    qui nous pressent,
    nous recourons à vous avec confiance ;
    daignez nous prendre sous votre charitable conduite
    et réglez pour nous
    cette affaire si importante et si difficile, (l'exprimer)
    cause de toutes nos inquiétudes.
    Faites que son heureuse issue
    tourne à la gloire de Dieu
    et au bien de ses dévoués serviteurs

    Ainsi soit-il.

    "Saint Joseph donc est au Ciel en corps et en âme, c’est sans doute. Ah! combien serions-nous heureux si nous pouvions mériter d’avoir part en ses saintes intercessions! Car rien ne lui sera refusé, ni de Notre-Dame, ni de son Fils glorieux. Il nous obtiendra, si nous avons confiance en lui, un grand accroissement en toutes sortes de vertus, mais spécialement en celles que nous avons trouvé qu’il avait en plus haut degré que toutes autres, qui sont: la grande pureté de corps et d’esprit, la très aimable vertu d’humilité et la constance, vaillance et persévérance qui nous rendront victorieux en cette vie de nos ennemis, et nous feront mériter la grâce d’aller jouir en la vie éternelle des récompenses qui sont préparées à ceux qui imiteront l’exemple que saint Joseph leur a donné étant en cette vie; récompense qui ne sera rien moins que la félicité éternelle, en laquelle nous jouirons de la claire vision du Père, du Fils et du Saint-Esprit."

    SAINT FRANÇOIS DE SALES, VINGTIÈME ENTRETIEN, PRÉDICATION DE NOTRE BIENHEUREUX PÈRE, POUR LE JOUR DE SAINT JOSEPH