Actualité - Page 1055
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Migrants : le pape suscite le débat
Migrants: la bombe du Pape François adressée à Macron et Merkel
Articles de fond Challenges.fr 23 août 2017Le pape François veut légaliser la migration illégale
LINFO.re 23 août 2017Vatican. Accueil des migrants : le message du pape divise la presse italienne
Courrier International 22 août 2017La sécurité des migrants doit-elle l'emporter sur la sécurité nationale ?
La Croix 23 août 2017«Rempart des réfugiés», «naïveté»... Les propos du pape sur les migrants interpellent les politiques
RT en français 23 août 2017Message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié
LPJ 23 août 2017Migrants : le message « explosif » du pape François
Famillechretienne.fr il y a 22 hRéécouter La revue de presse internationaleFrance Culture 23 août 2017Pape François: le christianisme contre la chrétienté
Causeur.fr 23 août 2017L. Dandrieu : «La sécurité personnelle ne peut exister si les nations basculent dans l'anarchie»
Le Figaro 22 août 2017Migrants: comment François mène son combat depuis le début de son pontificat
Le Figaro 22 août 2017Pourquoi le message du pape sur les migrants suscite le débat
La Vie 22 août 2017Italie : le pape François plaide pour le droit du sol
Médias-Presse-Info 23 août 2017Le pape François veut favoriser l'intégration des migrants
Aleteia FR 22 août 2017"Sa Sainteté devrait se mêler de sa mission" : quand une élue FN charge le pape François
Atlantico.fr 22 août 2017Le pape François en faveur du regroupement familial sans conditions
RT en français 21 août 2017Le pape François rejette l'assimilation entre migrants et terroristes
La Croix 21 août 2017“L'Église est disponible pour s'engager en première ligne”, affirme le pape François dans son message pour la ...
La Croix 21 août 2017Les positions du pape François en faveur de l'invasion migratoire : un crime contre l'Europe [Tribune libre]
Breizh Info 22 août 2017Le Pape propose des initiatives concrètes pour les migrants et réfugiés
Radio Vatican 21 août 2017Le pape François : “La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale”
Valeurs Actuelles 21 août 2017Migrants : le pape propose des mesures concrètes
Famillechretienne.fr 21 août 2017Le pape qui ne fait pas de politique donne des directives en matière de politique migratoire – medias-presse.info
Médias-Presse-Info 23 août 2017Le pape demande des "visas temporaires" pour les migrants des zones de conflits
Corse-Matin 22 août 2017Lien permanent Catégories : Actualité, Débats, Eglise, Europe, International, Médias, Politique, Société, Solidarité 2 commentaires -
Migrants : le pape dénie-t-il aux Etats le droit de se protéger ?
Clémence Houdaille, sur le site du journal La Croix, a interrogé le Père Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service pastoral d’études politiques :
La sécurité des migrants doit-elle l’emporter sur la sécurité nationale ?
« Le principe de la centralité de la personne humaine (…) nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » écrit le pape François dans son message pour la prochaine journée mondiale du migrant et du réfugié (lire « La Croix » d’hier). Un principe qui ne remet toutefois pas en cause le devoir des États de protéger leurs ressortissants.
Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité
En écrivant que la sécurité des personnes passe avant la sécurité nationale, le pape ne dénie pas aux États le droit de se protéger. Mais insister sur la centralité de la personne humaine permet de déminer un argument sécuritaire qui servirait de prétexte pour refuser l’accueil des migrants. Si l’on perd de vue la centralité de la personne humaine, on perd notre humanité.
Il existe différents niveaux de défis à relever, sur le plan migratoire, mais aussi sécuritaire. C’est une question d’arbitrage, et il ne faudrait pas lire le propos du pape comme une invitation à faire voler en éclats la question de la responsabilité nationale. Le Catéchisme de l’Église catholique précise bien les choses : après avoir dit que « les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine » et que « les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent », le paragraphe 2241 ajoute que « les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption ».
Le message du pape, rendu public au lendemain de l’attentat de Barcelone, a été signé le 15 août. L’actualité des derniers jours a sans doute eu un effet grossissant dans la manière de le lire, mais celui-ci est écrit dans un contexte beaucoup plus large. François a conscience que son pontificat se déroule à un moment de l’histoire où la pression démographique et migratoire est réelle, indépendamment de la question de la guerre en Syrie et des déplacements de population qui y sont liés. Ce phénomène, qui relève pour lui des « signes des temps », échappe à une simple gestion ponctuelle et doit être perçu avec plus de profondeur. Benoît XVI lui-même était déjà assez sévère vis-à-vis des organismes internationaux à propos de la façon dont ils gèrent les migrants.
François insiste sur la nécessité de préparer les communautés locales aux processus d’intégration. Il y a effectivement là un énorme déficit. Il est illusoire de penser que ces questions n’auront d’incidence que chez le voisin. La question sera d’ailleurs débattue lors du prochain pèlerinage des élus chrétiens à Lourdes, qui se déroulera du 12 au 15 octobre autour du thème : « Solidarité contrainte, solidarité voulue ».
Lire également :
Le texte du pape suscite de nombreuses réactions en France, ce message est-il plus engagé que par le passé ? Nous pouvons juger le message comme étant plus engagé dans le sens qu’il est peut-être plus pratique, plus pragmatique cette année. Il veut répondre à une question simple : qu’est...Lien permanent Catégories : Actualité, Débats, Doctrine Sociale, Eglise, Europe, International, Politique, Société, Solidarité 0 commentaire -
Pourquoi les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions
Nicolas Senèze, sur le site du journal La Croix, s'entretient avec le Frère René Stockman,supérieur général des Frères de la Charité de Gand
« Les Frères de la Charité ne peuvent accepter l’euthanasie dans leurs institutions »
L’association qui gère les hôpitaux psychiatriques des Frères de la Charité en Belgique a accepté de pratiquer des euthanasies. Soutenu par le pape, le supérieur général de la congrégation se dit prêt à se séparer de ses œuvres qui ne mettraient plus le respect de la vie au cœur de leur action.
La Croix : Les Frères de la Charité ont-ils accepté de pratiquer des euthanasies dans leurs centres psychiatriques ?
Frère René Stockman : Nos institutions en Belgique ne sont pas gérées directement par la congrégation mais par une association dont le conseil d’administration est aujourd’hui composé de onze laïcs et trois religieux. C’est ce conseil qui a adopté un texte sur la possibilité de pratiquer des euthanasies dans nos centres psychiatriques.
Que reprochez-vous à ce texte ?
Fr R. S. : Quatre points sont litigieux. D’abord, de ne plus faire du respect de la vie un absolu, mais une « valeur fondamentale », mise au même niveau que l’autonomie des malades et la relation thérapeutique. Il précise en outre que si un malade est dans une situation sans perspective, il peut demander l’euthanasie : or, dire que nous ne sommes plus en mesure d’aider un patient relève de la mauvaise psychiatrie ! Par ailleurs, il fait de l’euthanasie un acte médical, ce qui n’est pas dans la loi, celle-ci se bornant seulement à exempter le médecin de poursuites. Enfin, il permet que l’euthanasie soit pratiquée au sein de nos institutions, ce que je ne peux pas accepter comme responsable de la congrégation.
À lire aussi : Le Vatican menace d'exclusion un ordre belge autorisant l'euthanasie
Vos centres, qui accueillent une grande partie des malades psychiatriques en Flandres, ne peuvent donc accueillir leurs demandes d’euthanasie ?
Fr R. S. : Si un malade fait une telle demande, prévue par la loi belge, nous sommes prêts à l’écouter. Nous pouvons entamer avec lui et sa famille un parcours dans l’espoir qu’il change d’avis. Nous pouvons accueillir sa demande, mais pas pratiquer l’euthanasie dans nos institutions : c’est en complète opposition avec le principe de respect absolu de la vie qui nous guide. On doit certes respecter l’autonomie du malade, mais celle-ci n’est jamais absolue. D’autant plus dans le domaine psychiatrique !
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Le libéralisme moral d’Emmanuel Macron est-il compatible avec l’anthropologie chrétienne ?
Les tweets piratés de l’entourage de celui qui est devenu, entretemps, le huitième président de la république française suscitent l’inquiétude d’Antoine Pasquier, sur le site web de « Famille Chrétienne »:
"Wikileaks a publié au cœur de l’été les mails de plusieurs cadres d’En marche !, piratés la veille de la présidentielle. Ils montrent la manière dont Emmanuel Macron a bâti le volet sociétal de son projet.
On en sait un peu plus sur la manière dont Emmanuel Macron a élaboré, durant sa campagne électorale, ses propositions en matière familiale et sociétale. Le 31 juillet, l’organisation Wikileaks, fondée par Julian Assange, a mis en ligne la totalité des mails dérobés à plusieurs responsables d’En marche !, le 5 mai dernier, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Parmi les 150 000 fichiers répertoriés, plusieurs concernent la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Au cœur des échanges, un nom revient régulièrement : celui d’Anne-Marie Leroyer. Cette enseignante à l’École de droit de la Sorbonne fut l’ancien rapporteur de la mission Filiation, origines, parentalité – plus connue sous le nom de rapport Théry. Ce document avait défrayé la chronique en 2014 en préconisant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger, un an seulement après l’adoption de la loi Taubira.
Les premiers échanges entre Anne-Marie Leroyer et l’entourage d’Emmanuel Macron datent du 8 novembre 2016. C’est Sarah Dormont, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), qui met en relation Anne-Marie Leroyer et Quentin Lafay, la « plume » d’Emmanuel Macron. La commande est simple : la juriste doit réaliser trois courtes notes « pédagogiques » sur la GPA, la PMA et le changement de sexe à l’intention du candidat. « Nous avons demandé à Anne-Marie non pas de défendre une position, mais de présenter objectivement la situation », précise Quentin Lafay, dans un message à plusieurs membres d’En marche !. Mais, dans ses notes, Anne-Marie Leroyer ne peut s’empêcher de donner son avis : « c’est ce que je dirais si j’étais [Emmanuel Macron] pour atteindre l’électorat anti-Fillon sur ces questions, sans perdre les plus modérés », écrit-elle.
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Congo : « Le peuple doit se prendre en charge consécutivement à l’appel des évêques »
Au Congo, La « Lucha » (la lutte pour le changement) et d’autres mouvements citoyens sont en pointe dans le combat pour l’alternance en RDC. Hubert Leclerq interroge ici Marcel Héritier Kapitene pour Lalibreafrique.be :« Poursuivre vers la voie des élections, c’est aller dans le sens de Kabila !" Marcel-Héritier Kapitene, une des figures du mouvement citoyen congolais Lucha, ne mâche pas ses mots. Vendredi dernier, le jeune chercheur du Nord-Kivu était à Paris avec d’autres responsables des mouvements citoyens ou de la société civile pour signer le Manifeste du citoyen congolais. Un texte qui constate la volonté du pouvoir en place à Kinshasa de tout faire pour ne pas organiser les prochaines élections, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et qui en appelle à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir.
"Si on devait aller aux élections aujourd’hui, avec Kabila qui contrôle tout, il peut présenter n’importe qui, il gagnera les élections", poursuit le membre de Lucha.
Mais les mouvements citoyens seuls n’ont pas les assises suffisantes, aujourd’hui, pour mobiliser la masse populaire comme pourraient le faire certains partis politiques. Vous êtes donc obligés de vous entendre ?
Aujourd’hui, avec certains partis de l’opposition et des partenaires de la société civile classique, notamment le réseau associatif et religieux, nous avons une cause commune : l’alternance. Mais il faut aussi proposer une alternative et une alternative crédibles à même de conduire le pays vers une stabilité institutionnelle acceptable par tous. Une alternance qui se ferait en interne n’aurait pas de sens. Le Congo ne veut plus des kabilistes ou d’une réplique du Kabilisme. Dans les années 90, au Zaïre, le peuple était fatigué de Mobutu. On savait ce qu’on ne voulait plus et on a accepté certaines alliances pour en finir avec ce régime mais on n’a pas préparé la suite et on s’est retrouvé avec d’autres Mobutu, les Kabila. Aujourd’hui, on sait qu’on ne veut plus du système Kabila et qu’on ne veut plus des institutions qu’il a mises en place pour le servir. On veut un vrai système démocratique, avec des échéances et des engagements clairs que le peuple puisse contrôler. On ne veut pas accompagner la naissance d’un nouveau Kabila qui aurait à son tour des organes comme la Ceni, la cour constitutionnelle, le CSAC ou le CNSA qui lui seraient inféodés.
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Le pape François propose 21 mesures pour l'accueil des migrants
Dans le « Figaro » de ce jour, Jean-Marie Guénois présente clairement l'enjeu du message "opérationnel" écrit par le pape François pour la 104e "journée internationale du migrant et du réfugié" :
« Le Pape réaffirme, avec ces propositions concrètes, son opposition à toute restriction de l'immigration. Il se prononce notamment pour « l'octroi de visas humanitaires » et recommande de favoriser « le regroupement familial ».
Ce n'est pas un programme mais une lettre annuelle rédigée par le pape pour la 104° «journée mondiale du migrant et du réfugié» du 21 août 2017. Les cinq pages très denses, signées par François le jour du 15 août, contiennent cependant 21 mesures concrètes, similaires à un programme d'action qui résument sa pensée sur la question des migrations. Elle vise, tant dans les pays d'origines, que dans les pays d'accueil, à rendre légale l'immigration illégale.
Dans ce document, le pape promeut en effet un accueil large, généreux et légalement organisé des migrants et des réfugiés sans mentionner l'idée d'une quelconque restriction des flux migratoires qu'il avait toutefois évoquée et justifiée à son retour de Suède le 1er novembre 2016, restrictions fondées sur les capacités d'accueil.
L'objectif de François, dans ce document, est de changer les mentalités et de faire pression sur la communauté internationale pour qu'elle adopte, avant la fin de l'année 2018, deux accords globaux, l'un sur les réfugiés, l'autre sur les migrants dont le principe avait été acquis le 19 septembre 2016 lors du sommet de l'ONU.
«La garantie d'une subsistance minimum vitale»
Pour le pape actuel, la question de l'accueil des migrants et des réfugiés est une priorité absolue. Le 8 juillet 2013, il avait dédié son premier voyage papal à cette thématique en se rendant sur l'île de Lampedusa, entre la Sicile et la Tunisie, pour demander aux Européens d'ouvrir leurs portes. Et dans sa réforme du Vatican, il a créé un nouveau ministère «le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral» dont la section chargée des migrations et des réfugiés est placée, selon sa volonté, à titre exceptionnelle et symbolique, sous sa propre responsabilité.
Quant au principe fondamental qui guide le pape François, il le rappelle dans sa lettre: «Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s'identifie à l'étranger de toute époque, accueilli ou rejeté.»
Voici la liste des 21 mesures voulues par le pape François pour l'immigration :
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Comment l’islam est organisé en Espagne
Après les attentats islamistes meurtriers des 17 et 18 août à Barcelone et Cambrils, le journal « La Croix » rappelle qu’au pays de la « Reconquista », l’Islam compterait aujourd’hui un million de fidèles (2% de la population). C’est en 1967, après le Concile Vatican II, que le régime du Général Franco fixa un cadre juridique qui permet aux musulmans de s’organiser en associations et fédérations, tant au niveau local que national. Aujourd’hui, deux fédérations se disputent la représentativité de la communauté musulmane espagnole :
« Rassemblant plus d’un million de fidèles selon le dernier recensement du département religion du Pew Research Center (2010), l’islam d’Espagne s’organise autour d’une « commission islamique espagnole » (CIE), crée en 1992. Celle-ci est l’interlocuteur direct du gouvernement espagnol et condamne régulièrement les attentats commis par des groupes terroristes. De cette commission, essentiellement chargée de surveiller et garantir les pratiques et espaces religieux musulmans dans le pays, dépendent la formation des imams, la nomination de professeurs de religion islamique et même les allocations ou subventions du ministère de la Justice.
Deux fédérations, souvent en désaccord
Membre à part entière du Conseil musulman de coopération en Europe (CMCE), organe représentatif devant l’Union européenne, la CIE rassemble les deux plus grosses fédérations islamiques d’Espagne : l’Union des communautés islamiques d’Espagne (UCIDE) et la Fédération espagnole des entités religieuses islamiques (FEERI).
À lire : Des musulmans ont défilé contre le terrorisme à Barcelone
La première réunit en son sein la majorité des fidèles, « des musulmans espagnols d’origine marocaine ou syrienne », avance le Père Gonzalo Villagran, jésuite, professeur à la faculté de théologie de Grenade (Espagne) et spécialiste de l’islam dans l’Espagne contemporaine. La seconde est « plutôt composée d’Espagnols convertis », note ce professeur, avant d’ajouter : « Ces deux fédérations entretiennent de mauvaises relations, chacune se présentant comme la plus légitime et représentative ». La commission islamique qui les chapeaute doit ainsi faire fréquemment face à des situations de blocage.
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Le Secrétaire d’État du Saint-Siège a rencontré le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies
De Radio Vatican :
Le cardinal Parolin a rencontré le Patriarche Cyrille
(RV) Diplomatie et œcuménisme étaient hier les maitres mots de la deuxième journée en Russie du Secrétaire d’État du Saint-Siège. Le Cardinal Pietro Parolin a rencontré Serguei Lavrov mardi matin. Avec le ministre Russe des Affaires Étrangères, il a été question à la fois des préoccupations internationales, comme le Venezuela où Moscou peut contribuer à l’apaisement, et de la vie de l’Église catholique en Russie, notamment des visas accordés avec difficultés aux religieux étrangers.
«Salue mon frère Cyrille»
Dans l’après-midi du mardi 22 août, le Cardinal Parolin a été reçu par le Patriarche Cyrille, une rencontre œcuménique hautement symbolique qui témoigne du dégel dans les relations entre le Vatican et le patriarcat orthodoxe de Moscou. Le Pape François avait demandé à son secrétaire d’état, avant son départ, de saluer son «frère Cyrille, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies». C’est ce que le Cardinal Parolin a fait en arrivant au monastère Danilovski, résidence du patriarche dans la capitale russe. La réponse est arrivée avec le sourire, en italien «grazie», merci, a dit le patriarche. Mais outre les politesses, la rencontre a été riche.
Des espaces pour des démonstrations d’unité
Les deux hommes ont bien sur évoqué les convergences entre le Saint-Siège et l’Église orthodoxe russe sur plusieurs questions, évoquant «l’assistance humanitaire aux populations victimes des conflits au proche orient» ; une priorité qui ouvre des espaces pour des démonstrations d’unité. Le conflit en Ukraine a également été au menu de la rencontre pour souligner que les Églises doivent absolument avoir un rôle pacificateur entre Kiev et Moscou. Sur l’Ukraine toutefois, des contrastes existent toujours concernant la très délicate question des relations avec les quatre millions de greco-catholiques ; mais, point positif, ce n’est pas aujourd’hui un dossier qui fait obstacle au dialogue. Le patriarche a d’ailleurs souligné «la compréhension réciproque sur le rôle des Églises dans la réconciliation de la population ukrainienne». On est donc totalement dans la suite de la rencontre entre le Pape François et le Patriarche Cyrille à Cuba le 12 février 2016. Les deux responsables religieux avaient signé une déclaration commune s’engageant à œuvrer pour la paix et à progresser vers le rétablissement de l’unité voulue par Dieu.
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Chute des vocations : on n'aurait pas encore touché le fond...
Une analyse fouillée des chiffres concernant le nombre des séminaristes en France est publiée sur le site "Riposte catholique" :
Le nombre de séminaristes diocésains baisse fortement
Une étude passionnante circule sur les vocations en France, issue de La Vérité des chiffres. En voici une synthèse exhaustive.

En avril 2017, il y avait environ 853 séminaristes pour l’Eglise en France métropolitaine. La tendance générale est encore à la baisse : -1% par an. Le nombre de séminaristes diocésains continue à baisser fortement à cause de l’effondrement d’une douzaine de diocèses. Les séminaristes sont concentrés sur un quart des diocèses. La moitié des diocèses ont 0, 1, 2 ou 3 séminaristes. La moitié des presbyteriums diocésains est en danger de disparaître à long terme si la tendance ne se retourne pas car 50% des séminaristes sont aujourd’hui dans des communautés ou fraternités. Les diocèses en difficulté perdent de nombreux séminaristes qui rejoignent, en cours d’études, d’autres diocèses, la vie religieuse ou la vie laïque. Le nombre de séminaristes dans les diocèsesest fortement influencé par l’état de guerre liturgique plus ou moins larvée entre formes ordinaire et extraordinaire du rite romain, poison pour les vocations. Seuls une douzaine de diocèses vivent la cohabitation harmonieuse entre les deux formes dans les paroisses : 43 diocèses n’ont aucun prêtre diocésain disant la messe en forme extraordinaire et 30 n’en ont qu’un seul. Pour chaque diocèse de France : l’acceptation apaisée du Motu Proprio par l’ensemble des prêtres et la coexistence des deux formes du rite romain dans au moins 3 ou 4 paroisses apparaît comme un élément fondamental pour la survie de ce diocèse à long terme.
Dans cette étude sur les séminaristes (chiffres 2016), sont inclus :
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La mort d'un grand communicateur
De Christian Laporte sur le site de la Libre :
Armand Pirard avait transcrit le concile Vatican II à la RTB(F)
L'abbé Armand Pirard s'est éteint lundi à 2h15 du matin chez les Petites Sœurs des Pauvres dans leur maison de la rue Haute à Bruxelles. Agé de 88 ans, c'est une figure importante de l'actualité religieuse de la RTB et de la RTBF qui rejoint ainsi nombre de pionniers des grandes et belles années de croissance de la télévision belge.
Ce prêtre du diocèse de Liège qui resta très attaché à sa paroisse de Francheville près de Stavelot - où il avait même fait venir la télé publique pour une messe de minuit à Noël! - avait cependant travaillé d'abord sur le grand reportage aux côtés de Raoul Goulard.
Dans les années 1960, il avait vu arriver bien avant d'autres l'essor de la vidéo et l'utilité de son usage à des fins pédagogiques et culturelles. Cela l'avait amené à créer le CTV sis à l'avenue des Nerviens aux abords du parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Cette institution servit d'interface entre la production de reportages de société pas uniquement religieux du reste et leur diffusion sous forme de cassettes dans les écoles ou autres lieux s'adressant à la jeunesse mais aussi aux chrétiens en général. Il fut donc un des grands promoteurs des téléforums en Belgique francophone.
Dans le sillage de Jean Paul II…
Et toujours prêt à lancer de nouvelles initiatives qui insisteraient sur la place des médias modernes dans la diffusion de l'Evangile. Cela l'amena à assurer des cours au département de Communication sociale de l'UCL tout en devenant un pilier des messes télévisées où il était l'adjoint de l'abbé Zech. Il en assura moult homélies tout en s'investissant aussi dans la difusion de messes en Eurovision.
Armand Pirard fut en même temps le journaliste-religieux belge qui connut sans nul doute le mieux la dimension internationale du pape Jean-Paul II. Il assura en effet le reportage de nombre de ses voyages, y investissant sans limite. Et ce très vite après que Karol Wojtyla se soit installé sur le trône de Pierre. Très classique sur le plan doctrinal, l'abbé Pirard était très ouvert à toutes les innovations médiatiques. En ce sens, il avait bien traduit les conclusions du concile Vatican II en termes médiatiques!
"S'il fallait le caractériser par un mot" explique l'abbé Philippe Mawet qui avait pris le relais en 2006 aux messes radiotélévisées "c'est bien celui de fraternel… Armand l'était avec ses collègues mais aussi avec toutes les équipes de la RTBF qui appréciaient son compagnonnage et sa dimension très professionnelle".
Bien qu'atteint déjà par la maladie, l'abbé Pirard participa encore à diverses grandes cérémonies et à diverses conférences de presse, ces dernières années au siège de l'Eglise catholique à la rue Guimard. C'était l'occasion d'évoquer l'un ou l'autre souvenir de ses reportages. Une de nos dernières grandes rencontres se situa avant la béatification de Jean-Paul II.
Son attachement sans limités à son diocèse d'origine l'avait amené à fêter ses 60 ans de sacerdoce en 2011 à Liège mais ces dernières années, sa paroisse était celle de son successeur Philippe Mawet, curé de Saint-Alix qui lui a administré le sacrement des malades le jour de l'Assomption. Ce sera là qu'on célèbrera, probablement, ce samedi son A-Dieu…
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La Libre, Van Rompuy et les "ultra-cathos" : un frère de Saint-Jean dénonce un article tendancieux et peu respectueux de la déontologie journalistique
Le frère Marie-Jacques de la Communauté Saint-Jean adresse cette réponse à l'article paru jeudi dernier (17 août) dans La Libre et intitulé "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie" (la première mouture de cet article, celle publiée sur l'édition papier, incriminait les "ultra-cathos" auxquels belgicatho était assimilé) :
Madame, Monsieur
Permettez-moi de réagir à votre article "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie", fort tendancieux et non respectueux du minimum de déontologie journalistique, surtout sur un sujet aussi délicat.
- Concernant Mr Van Rompuy, homme politique si respectable, qui a participé pourtant notamment à un débat à Liege il y a quelques années sur la profondeur de la doctrine sociale de l'Eglise, le titre de l'article semble insinuer "l'affront" de s'opposer à la parole réfléchie de cet homme politique. Or, sa compétence politique ne lui donne pas autorité pour se prononcer sur un domaine moral et d'autant plus vu sa gravité; et l'article ne mentionne pas volontairement qu'il fait partie des laïcs (qui se disent catholiques) membres de l'organisation qui gère les 15 hôpitaux des Frères de la charité et qui a voté cette euthanasie. Il parle en tant que membre du conseil de cette organisation, ayant choisi ce vote, pas à un autre titre. Ce n'est pas honnête de donner un poids à sa parole en se référant à d'autres attributions de cet homme.
- De plus, la citation "le temps du Roma locuta, causa finita est" ne correspond pas du tout ni à l'attitude actuelle de Rome, ni aux circonstances. C'est le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la charité qui a demandé leur avis, après avoir avec ses Frères dit ouvertement leur désaccord avec cette décision, qui n'a pas été prise par les Frères de la charité comme tels mais par l'organisation laïque dans laquelle il n'y a que 3 frères minoritaires. Il était évident qu'il fallait une réponse puisque l'enjeu est de savoir s'ils peuvent continuer à assumer la responsabilité morale de ces hôpitaux (et les journaux ont bien attribué aux Frères une décision, qui ne dépendait pourtant pas d'eux), autrement dit si cette organisation peut se dire à l'avenir liée à leur Congrégation, et même si elle peut s'afficher encore comme catholique. C'est bien à Rome de se prononcer sur ces points.
La citation latine de Mr Van Rompuy comme la tendance de l'article sont exactement dans la ligne de fond idéologique de la pensée et de la culture contemporaine, plus précisément occidentale, qui est devenue prédominante depuis un demi-siècle. Celle-ci est marquée en effet, comme l'ont souligné de nombreux auteurs, par le relativisme absolu et le primat absolu de l'opinion subjective. Tout jugement n'est plus que de l'ordre d'une opinion parmi d'autres. Oser émettre un jugement dépassant le subjectivisme de l'opinion et atteignant un certain niveau de vérité, c'est-à-dire tout simplement de respect et de manifestation du réel dans sa diversité et sa complexité, ne peut que susciter la suspicion, la réprobation et l'accusation d'intolérance. L'ouverture d'esprit consiste à assimiler tous les points de vue sans chercher à se poser la question de leur pertinence, c'est-à-dire de leur rapport au réel, donc de leur vérité.
En outre, cette culture est devenue essentiellement non seulement conditionnée mais déterminée par le mode affectif de l'émotion. L'adhésion de l'intelligence ne se fait plus en fonction du réel objectif qui se fait connaître et la détermine mais du mouvement affectif qui la précède. Aussi un argumentaire ne devra pas chercher à éclairer mais à susciter une émotion d'enthousiasme et d'agrément, ou au contraire de répulsion pour être respecté et reçu. Le tweet avec la citation latine joue précisément à ce niveau-là, en présentant l'autorité (qui est un service) de l'Eglise dans certains domaines comme un diktat tyrannique empêchant de penser, ce qui ne peut évidemment susciter que la répulsion. Le débat sur le fond est soigneusement évité. Une des phrases de l'article est quant à elle du même ordre : "proche des frères de la Charité belges qui ont osé mettre sur le tapis le débat de la fin de vie - ce n'est pas vrai, c'est l'organisation laïque, et il n'y a pas de débat mais une décision - des personnes psychiquement au bout du rouleau" : là on joue sur la réaction émotive pour justifier la décision.
Frère Marie-Jacques csj
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Migrations, populisme : le pape sous le feu des critiques
Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduit sur le site diakonos.be :
Deux critiques laïques de Bergoglio. Sur les migrations et le populisme
En ce mois d’août, le pape François a fait l’objet d’une contestation sur deux des points les plus connus de sa prédication. Et il l’a été sous une forme insolite : d’abord parce que ces critiques ne viennent pas de l’intérieur de l’Eglise mais de l’extérieur – elles sont issues de deux personnalités respectées de l’opinion publique laïque – et ensuite parce que jamais son nom n’a été explicitement cité dans cette polémique alors qu’il était évident que ces critiques étaient aussi dirigées contre lui.
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Le premier point concerne le phénomène migratoire. Ces derniers jours, une décision de la magistrature italienne et un appel signé par un certain nombre d’intellectuels d’extrême-gauche ont comparé les centres d’accueil des migrants qui embarquent vers l’Italie depuis les côtes libyennes à des « camps de concentration » et le refus de les accueillir sans condition à une « extermination de masse » comparable à celle des juifs par les nazis.
Ces analogies ne datent pas d’hier. Ces derniers temps, on a employé des mots tels que « camp de concentration », « extermination » ou « holocauste » pour dénoncer le traitement réservé aux immigrés par ceux qui ne veulent pas les accueillir sans réserve.
Mais cette fois, à la suite de la décision conjointe du gouvernement italien et des autorités libyennes de mettre un frein à l’embarquement de migrants jusqu’ici organisé en toute impunité par des organisations criminelles au détriment de la vie d’un grand nombre d’entre eux et à la suite du soutien ferme à cette décision apporté par le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Gualtiero Bassetti, la comparaison aberrante entre le « non-accueil » des immigrés et l’extermination des juifs n’a pas été passée sous silence et a au contraire provoqué une salutaire vague de critiques.
A vrai dire, aucune de ces critiques n’a cité le nom du pape François. Mais il avait lui aussi qualifié il n’y a pas si longtemps les centres d’accueil des migrants en Grèce et en Italie de « camps de concentration ».
C’était au cours d’une homélie prononcée le 22 avril dans la basilique romaine de Saint-Barthélemy-en-l’Île Tibérine, pendant une cérémonie en mémoire des « nouveaux martyrs » du XXè et XXIè siècle.
Cette déclaration avait encore davantage renforcé l’image qu’on se fait du pape à propos de l’immigration : celle d’un pape en faveur d’un accueil illimité et inconditionnel de tous, quel qu’en soit le prix.
Parce qu’il est vrai qu’à ce sujet, il est arrivé à l’occasion que François déclare le contraire. Par exemple, au cours de l’une de ses conférences de presse dans l’avion de retour de Suède le 1 novembre dernier, il avait fait l’éloge de la « prudence » des gouvernants qui mettaient des limites à l’accueil parce qu’ « il n’y a pas de place pour tout le monde ».
Tout comme il est vrai que le cardinal Bassetti a parlé avec l’accord préalable du pape – qui à son tour sortait d’une rencontre secrète avec le premier ministre italien Paolo Gentiloni –, quand il avait appuyé le 10 août dernier la ligne dure du gouvernement de Rome contre « ceux qui exploitent de façon inhumaine le phénomène migratoire » en organisant des embarquements depuis la Libye vers l’Italie.
Mais il n’en demeure pas moins que ces corrections n’ont pas entaché l’image qui s’est imposée dans les médias d’un François grand défenseur de l’accueil indiscriminé. Et l’on pourrait se demander s’il c’est uniquement l’œuvre des médias ou bien également la sienne, vu l’écrasante prépondérance de ses appels à l’accueil sans condition par rapport au nombre étriqué de ses éloges de la « prudence » en matière de gouvernance du phénomène migratoire.
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Le deuxième point de la prédication du pape Jorge Mario Bergoglio qui se retrouve sous le feu des critiques concerne sa vision de politique globale, qui est hostile aussi bien à la mondialisation dans laquelle il constate la prévalence d’effets pervers qu’aux politiques libérales qu’il qualifie souvent d’ « économie qui tue ».
Dans un éditorial du Corriere della Sera date du 26 juillet, le professeur Francesco Giavazzi, un économiste de renommée internationale qui enseigne à l’Université Bocconi de Milan et à la Massachussetts Institute of Technology, identifiait précisément dans ces deux hostilités la racine des vagues de populisme actuelles : qu’elles soient de droite quand on pense que les origines du mal-être se trouvent dans la mondialisation (Donald Trump aux Etats-Unis, Geert Wilders aux Pays-Bas, Marine Le Pen en France, Matteo Salvini en Italie, …) et de gauche quand en revanche le mal-être trouve son origine dans des politiques libérales (Syriza en Grève, Podemos en Espagne, Bernie Sanders aux Etats-Unis, …).
Selon M. Giavazzi, la « tempête parfaite » de ces dernières années, qu’il s’agisse du populisme de droite comme de celui de gauche, se sont rejointes dans un « rejet des élites » commun, c’est-à-dire dans un rejet des institutions aussi bien politiques qu’économiques.
M. Giavazzi ne l’a pas écrit mais ce rejet est identique à celui qui est en en filigrane de la vision politique globale du pape François telle qu’il l’a énoncée principalement dans les deux « manifestes » que constituent les discours qu’il a adressés aux « mouvements populaires ». Un rejet qu’il applique également de façon systématique contre l’establishment ecclésiastique.
Ce rejet n’a pourtant aucun avenir, selon M. Giavazzi. Parce qu’aussi bien les populistes de droite que ceux de gauche « ont en commun un même essoufflement et une vision à court terme qui, quand tout va bien, se limite à renvoyer les problèmes au lendemain, ne faisant que les aggraver ». Et il cite en exemple la « révolte contre les politiques libérales mises en œuvre en Argentine durant la présidence Menem, au cours des années quatre-vingt-dix, qui ramena le péronisme au gouvernement ».
Le nom de Bergoglio n’a pas été cité il a été lui aussi mis en cause. Qui sait s’il en a pris bonne note.
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On peut ajouter que ces derniers jours, après l’attentat terroriste de Barcelone, le pape François a également été critiqué pour une troisième raison : son refus de mentionner les racines islamiques de ce terrorisme qu’il a, pour l’énième fois, réduit fois à un simple acte de « violence aveugle ».
Cette fois, cependant, les critiques se sont dirigées explicitement contre lui et son nom a été cité. Comme ce fut le cas, mais pour des raisons diamétralement opposées, contre Benoît XVI qui, dans la mémorable leçon de Ratisbonne avait identifié et dénoncé les racines de violence au cœur de l’Islam. Et cela lui avait coûté cher.
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