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Le Comité des droits de l’homme de l’ONU veut imposer la légalisation de l’avortement et de l’euthanasie à tous les pays.
A l’ONU, le Comité des droits de l’homme révise actuellement la définition du ‘droit à la vie’ en droit international, mentionné dans le « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », signé en 1966 par les Etats-parties. Par ce biais, et dans la plus grande discrétion, une minorité active veut imposer à tous les Etats la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie.
L’interprétation du Comité a suscité l’inquiétude de nombreux observateurs qui ont envoyé leurs contributions. Elles feront l’objet d’une étude du Comité qui décidera ou non de les prendre en compte dans la déclaration finale qui doit être adoptée dans les prochains mois.
Christophe Foltzenlogel, juriste à l’ECLJ[1], revient pour Gènéthique sur les enjeux majeurs de cette révision.
Gènéthique : Le Comité des droits de l’homme de l’ONU révise actuellement sa définition internationale du « droit à la vie ». Quel est le contenu de ce nouveau texte ? En quoi est-il problématique ?
Christophe Foltzenlogel : Ce Comité, qui rassemble 18 experts, est chargé de rédiger une interprétation officielle des dispositions du « Pacte international relatif aux droits civils et politiques ». De manière cyclique, il publie des « observations générales » sur les différents articles du Pacte et prépare donc actuellement ses observations sur l’article 6, celui concernant le droit à la vie. Dans cette version du projet, le Comité parle notamment de l’usage des armes létales, circoncit l’usage de la peine de mort pour les États ne l’ayant pas abolie, et parle des obligations positives des États de protéger la vie, etc. Le grand problème de ce texte, c’est qu’il introduit un droit à l’avortement et à l’euthanasie au nom du droit à la vie. L’article 6 du Pacte est très clair : « Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». Pourtant, le Comité considère qu’il faut permettre l’avortement pour que les femmes y aient recours de manière « sûre » et invite les États à légaliser l’euthanasie afin de garantir un droit à une « vie digne ».
La Fraternité Saint-Pierre dessert depuis une dizaine d’année la communauté de la Chapelle Saint-Oremus à Herstal, à la sortie de Liège. Cette communauté composée pendant longtemps essentiellement de fidèles d’origine italienne a été sous la houlette d’un pasteur zélé, l’abbé Jean Longo (1911-2006), pendant près de 50 ans. La Fraternité Saint-Pierre a envoyé un prêtre de Namur pendant quelques années pour assurer la messe dominicale… désormais deux prêtres résident à Herstal et assurent la vie pastorale de la Chapelle Saint-Oremus (en semaine) et de l’église Notre-Dame de la Licourt (le dimanche).
Enfin un évêque l’a dit et dans le saint des saints de l’Assemblée plénière de Lourdes ! En même temps, une bombe ne pouvait venir que de Corse. Car c’est une véritable bombe que Mgr de Germay vient de poser tranquillement dans l’univers catholique non seulement français, mais occidental, en rappelant que l’Eucharistie est avant tout un sacrifice. Pointant le déséquilibre d’une pastorale longtemps horizontale qui « surinsistait » sur la table et donc le partage, l’évêque d’Ajaccio, a rappelé que l’Eucharistie n’est pas un dû collectif, mais le sacrifice salvateur du Christ. En effet, une certaine banalisation de l’Eucharistie l’a comme vidée, non de sa substance (évidemment), mais de son sens. Devenant exclusivement le pain du partage, on en a oublié qu’il est avant tout communion au Dieu sauveur. Ce même Dieu vers qui Moïse ne pouvait s’approcher qu’en retirant ses sandales.
En affirmant que la pastorale des divorcés remariés n’est que l’arbre qui masque la forêt, Mgr de Germay soulève le tapis gorgé de poussière qu’on n’osait plus secouer de peur d’y voir les reliquats du sacré, du sacrifice et bien entendu du péché. Evidemment qu’avoir peu à peu banalisé l’accès à la communion, comme simple signe d’appartenance, ne pouvait que renforcer le sentiment de rejet de ceux qui n’avaient pas accès à la table commune. En pointant du doigt la forêt obscure et désertée de la pastorale eucharistique, le prélat ne se contente pas de déplacer le problème, il révèle le cœur de la crise même de l’Eglise : sa relation profonde, non seulement au Christ corps qui unit des frères et des fils, mais surtout au Christ sacrifié, prêtre et Dieu. C’est à une révolution copernicienne qu’invite l’évêque d’Ajaccio en proposant de contempler davantage qu’on ne l’a fait depuis de nombreuses décennies le piquet de bois vertical de la croix et plus seulement son bras horizontal. En fait, Mgr de Germay invite l’Occident (bien plus éloigné de la sacralité que l’Orient ou l’Afrique) à sortir de l’homocentrisme maquillé d’humanisme et à décentrer notre regard de nous-même. Nombrilisme qui nous fait exiger de Dieu la communion que nous réclamons comme un dû, au lieu de nous plonger dans la contemplation du mystère salvateur qui est un don. A nos habitudes captatrices et capricieuses, l’évêque rappelle la tradition millénaire de l’Eglise qui invite à l’abandon et la reconnaissance.
Une bombe donc qui si elle explosait véritablement renverserait bien des perspectives, car nous ne regarderions plus l’homme pour lui-même, mais nous le verrions à travers le Christ quand aujourd’hui c’est au contraire le Christ qu’on voudrait voir à travers ce qu’il reste de l’homme.
Une étude menée par le National Institutes of Health (NIH) suggère que les comités néerlandais chargés d’évaluer les cas d’euthanasie (RTE) se concentreraient essentiellement sur le respect de la procédure, « sans vérifier si le patient était véritablement admissible à une euthanasie ».
David Miller et le docteur Scott Kim, tous deux du département de bioéthique du NIH, ont analysé trente-trois cas entre 2012 et 2016 où des comités RTE ont estimé que les critères n’avaient pas été respectés.
Les auteurs écrivent que « même lorsque les critères de fond étaient remis en cause, les RTE ne vérifiaient pas si le médecin avait posé un "jugement correct" » : leur objectif était focalisé sur le respect des critères du processus d’assistance au suicide.
Dans vingt-deux cas, les médecins n’auraient pas respecté les critères de rigueur de procédure en vigueur[1] alors que ce sont des critères dont le mode opératoire est clairement identifié ; dans quatorze cas, les médecins n’avaient pas suivi les soins médicaux nécessaires, et avaient utilisé de façon incorrecte les médicaments (en posologie, administration ou ordre d’administration) ; et pour six patients, le médecin n’avait pas été assez rigoureux dans l’application du critère de "souffrance insupportable".
Sur le site du Vif, cette carte blanche très éclairante de Varsia Arslanian et Nicolas Solonakis :
Catalogne : vers un nouvel ordre européen ?
L'indépendance de la Catalogne est-elle légale au regard du droit international ? Ensuite, quels facteurs historiques permettent d'expliquer la crise actuelle ? En conséquence, quelle légitimité accorder à la revendication d'indépendance ? Trois questions largement négligées jusqu'à présent.
Par Varsia Arslanian, juriste, spécialiste de droit international (ULB) et Nicolas Solonakis, docteur en histoire, diplômé de sciences politiques et de géographie et chercheur en histoire économique à l'université de Gand.
Une déclaration unilatérale d'indépendance : conséquences et légalité
La déclaration d'indépendance est un acte éminemment politique qui affirme la prétention d'une entité sécessionniste à devenir un État à part entière. Elle n'entraîne de conséquences juridiques que si elle est le fruit d'un accord avec l'État dont l'entité prétend s'autonomiser. Ainsi, le Monténégro (2006) et le Sud-Soudan (2011) ont accédé à leur indépendance à la suite d'un processus négocié avec leur État d'origine. Les cas de sécessions concertées sont cependant rares. De manière générale, l'entité sécessionniste effectue une déclaration unilatérale d'indépendance (DUI) : l'État d'origine refusant généralement de subir un démembrement, elle doit le faire sans son accord. La question catalane n'échappe pas à la règle. La Catalogne a déclaré son indépendance sans l'aval de l'Espagne - et avec un Parlement largement déserté. Elle a ainsi organisé un referendum d'autodétermination dans le mépris de la Constitution espagnole qui prône l' "unité indissoluble de l'Espagne" (article 2) et interdit par là même la tenue d'une telle procédure. En outre, le Tribunal Constitutionnel avait déclaré dès 2010 au sujet de la Catalogne qu'un référendum se distinguait d'une simple consultation populaire en ce qu'il doit être convoqué et réglé par l'État[1].
L'appréciation légale d'une DUI est plus nuancée si l'on se place du point de vue du droit international. Le droit international observe une neutralité à l'égard de telles déclarations, et de manière plus générale, à l'égard de la sécession. Il s'agit essentiellement d'une question intérieure à un État qui nécessite d'être traitée en interne. La Cour internationale de justice, dans son avis consultatif du 22 juillet 2010 sur la déclaration d'indépendance du Kosovo, a néanmoins relevé que les DUI ne sont pas en soi interdites par le droit international. Néanmoins, ses conséquences juridiques demeurent nulles.
En droit international, l'indépendance d'un État est avant tout une question de fait. L'entité sécessionniste devient un "État indépendant" dès lors qu'elle réunit les critères factuels qui déterminent la qualité d'État : une population, un territoire et un gouvernement souverain[2]. Si de manière générale les deux premiers critères vont de soi, c'est le critère déterminant de la souveraineté qui constitue bien souvent la pierre d'achoppement. La souveraineté suppose que l'entité sécessionniste s'affranchisse de tout rapport de subordination par rapport à l'État d'origine. Dans le cas de la Catalogne, c'est ce critère qui fait défaut. L'Espagne lui conteste son droit à l'indépendance et entend maintenir son intégrité territoriale à n'importe quel prix. La suspension par le gouvernement espagnol du statut d'autonomie de la Catalogne suite à application de l'article 155 de la Constitution en est une illustration.
L'intervention de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne (vendredi 27 octobre) n'a donc aucune incidence sur le statut de la région. La Catalogne demeurera espagnole aussi longtemps que l'Espagne ne marquera pas son accord. En revanche, le droit international permet de reconnaître une telle indépendance en dépit du refus de l'État originel dans un cas particulier : si l'entité sécessionniste a droit au principe d'autodétermination.
Le pape Jean-Paul Ier n’a pas été assassiné: enquête de Stefania Falasca
Préface du card. Parolin
« Une reconstruction effectuée selon un mode de recherche historique rigoureux, sur la base d’une documentation d’exception, inédite à ce jour »: le cardinal Pietro Parolin salue en ces termes le livre sur le pape Luciani, « Pape Luciani. Chronique d’une mort » (« Papa Luciani. Cronaca di una morte », chez Piemme , 7 novembre 2017), de la journaliste italienne Stefania Falasca, vice-postulatrice de la cause de béatification et de canonisation de Jean-Paul Ier.
Dans sa préface le secrétaire d’État rappelle que la « disparition subite » d’Albino Luciani « a ouvert la voie pendant des décennies » à « une myriade de théories, de soupçons et de suppositions ».
Il salue donc le « travail de recherche » de Stefania Falasca: « une reconnaissance due à la mémoire de Jean-Paul Ier afin que sa valeur historique puisse être pleinement restituée avec l’exactitude et le sérieux requis, permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives d’études sur son œuvre ».
Grâce à ce livre, la lumière est faite, « à travers la vérification documentaire et la confrontation précise et circonstanciée des preuves des témoins », sur l’épilogue de la vie du pape Luciani et « sont enfin éclaircis ces points restés dans les limbes, amplifiés et travestis par des reconstruction noires », ajoute le cardinal Parolin.
Pour lui en effet, le bref pontificat de Jean-Paul Ier (33 jours, ndlr), « n’a pas été le passage d’une météorite, qui s’éteint après un bref trajet »: le pape Luciani a renforcé « le projet d’une Église conciliaire proche de la douleur des personnes et de leur soif de charité ».
Stefania Falasca a confié au micro de Radio Vatican comment le travail a pris forme: « Il s’agissait de voir, y compris dans des derniers instants de la mort du pape, ce qui est l’épilogue de sa vie. Par conséquent, dans le cadre d’un procès, cela se fait et se fait avec une méthode historico-critique, par la recherche en se basant sur le repère et l’acquisition des sources. C’est indispensable : les sources, les textes et les documents. C’est ce qui intéresse l’histoire et ce qu’il nous intéresse de comprendre. »
« Nous avons aussi traversé la dernière heure, l’heure extrême, qui montre Jean-Paul Ier dans ce bref colloque qu’il a avec la sœur : celle qui l’a découvert le lendemain. Il s’agit de documents qui sont des sources orales pour un procès ; pratiquement, cela a été examiné avec la documentation médicale et clinique. Nous avons là ce que j’appellerais – et c’est ainsi que cela a été rapporté – une « définition claire » autour de laquelle je considère que l’on ne peut pas faire d’autres suppositions. Comment est mort Luciani : à partir de la documentation clinique – et nous avons aussi reporté la fiche clinique et le diagnostic fait au moment de la mort par le médecin Buzzonetti, qui correspond aussi à d’autres documents, toujours médicaux, qui ont été retrouvés – on peut dire que Luciani est mort pour un problème ischémique qui a provoqué un infarctus. C’est la vérité pure et simple. »
« C’était un travail nécessaire et juste, ajoute-t-elle. Sur les vertus et sur la sainteté, je ne crois pas qu’il y ait des doutes possibles, parce que Jean-Paul Ier est une figure extrêmement limpide de ce point de vue. Ce qui était nécessaire pour Luciani, c’était de fouiller les archives pour trouver les sources, pour que l’on puisse parler de lui en termes vraiment scientifiques. Et je pense par conséquent que la Cause peut servir de base, en ce sens, à toute une autre saison qui récupèrera la dimension et la valeur de son Magistère dans les circonstances de l’Église à ce moment-là. »
En espérant qu'il n'y a pas que le témoignage de cette religieuse pour conforter la thèse de Stefania Falasca, car l'adage est sans appel "testis unus, testis nullus"...
« A l’occasion de ce 10ème anniversaire, je veux vous encourager et demander au Seigneur de vous bénir. Je vous remercie de tout cœur et que le Seigneur vous bénisse et vous donne toutes les grâces »
Cardinal De Kesel pour le festival “Venite Adoremus”
Le Père Simon Noël, sur son blog, publie précisément cette note :
Prier devant le Saint-Sacrement
S'il y a une chose dans le catholicisme qui me tient particulièrement à cœur, au point que je n'envisagerai jamais de rejoindre une autre confession chrétienne, c'est la grâce qui nous est offerte de prier devant le Saint-Sacrement. Cela n'existe que dans le catholicisme. Les protestants et les orthodoxes ne connaissent nullement ce type de prière. Nous avons la tradition de l'adoration eucharistique ou celle de la visite au Saint-Sacrement et à nouveau, après une certaine éclipse, ce type de dévotion connaît un regain de faveur et je m'en réjouis. Cela peut être l'exposition du Saint-Sacrement ou tout simplement le tabernacle.
On a dit que dans l’Église catholique, il y a le mystère des trois blancheurs : la papauté, la Vierge et l'eucharistie. Les protestants n'en ont rien, les orthodoxes ont quant à eux une brûlante dévotion à la Sainte Mère de Dieu. Les catholiques ont pour leur consolation les trois éléments.
Dans l'eucharistie, il y a trois aspects. Le sacrifice de la messe : le Christ rend vraiment présents sur l'autel son corps et son sang et s'offre par amour du Père et pour le salut de nos âmes. La communion : il se livre à nous comme le pain qui nous donne la vie éternelle. La présence dans le tabernacle : il est avec nous perpétuellement et nous attend, nous attire et nous accueille les bras ouverts.
Dans une communauté religieuse, le couvent est la maison de Dieu. Quel bonheur d'y vivre! Et la chapelle du Saint-Sacrement, c'est dans cette maison, la chambre où Jésus demeure perpétuellement et nous pouvons aller dans cette chambre pour nous y reposer et converser avec lui. Cette réalité est une grande source de joie et de paix pour celui qui a reçu la grâce de la vocation religieuse et elle est un facteur puissant de persévérance dans la vocation. Heureuse aussi est la personne vivant dans le monde qui a près de chez elle une chapelle ouverte où elle peut rendre visite au Saint-Sacrement. C'est souvent le cas en ville ou près d'une communauté religieuse ou d'un lieu de pèlerinage. Je dirai plus loin quelque chose pour les personnes qui sont privées de cette possibilité.
Mon expérience personnelle m'a appris que la prière est partout bienfaisante et exaucée : dans une chapelle, dans sa chambre ou dans la nature. Mais la prière devant le Saint-Sacrement nous apporte davantage de grâces que la prière faite en un autre lieu. C'est un mystère mais c'est vrai, sans doute parce que le Seigneur veut que nous privilégions la prière en sa présence eucharistique. Alors si nous le pouvons, prions, méditons, lisons la Bible ou un livre spirituel, récitons le chapelet devant le tabernacle de préférence.
Petit à petit la chapelle où réside le Seigneur de manière réelle, avec son humanité et sa divinité, deviendra pour nous le lieu que nous aimerons le mieux sur la terre et sera pour nous un avant-goût du paradis. C'est la chambre du Roi céleste, et nous y avons accès chaque fois que nous le voulons. Nous y avons un droit d'entrée permanent. Chaque fois que nous y entrons, il nous accueille les bras ouverts. Il nous écoute et nous pouvons lui parler aussi longtemps que nous le voulons.
C'est là surtout que nous allons voir et goûter à quel point le Seigneur est bon. Nous sortirons chaque fois de ces audiences fortifiés, consolés et transformés.
Essayez et vous verrez assez vite que ce que je vous dis est vrai : vous connaîtrez une vie de prière plus douce, plus lumineuse, plus féconde et vous ne pourrez plus vous en lasser.
Je termine par un petit mot à l'adresse de ceux qui n'ont pas de chapelle à proximité. Hélas actuellement à la campagne, les églises sont fermées la plupart du temps. Alors que faire ? Je disais que la prière devant le Saint-Sacrement apporte plus de grâce que la prière faite en un autre lieu. Il va de soi que cela est vrai pour ceux qui ont la possibilité d'un choix. En négligeant de prier devant le tabernacle, ils se privent de nombreux bienfaits. Mais les autres ? Si l'église est fermée chez vous, vous pouvez quand même faire dans votre chambre un coin de prière, et prier devant une croix, ou une belle icône du Christ ou une belle représentation de la Sainte Vierge avec l'Enfant Jésus, et vous tourner en esprit vers le tabernacle le plus proche de votre domicile, un peu comme les juifs se tournaient en esprit vers la maison de Dieu, le Temple de Jérusalem. Les distances n'existent pas pour Jésus et depuis le tabernacle, il vous écoute et vous regarde avec amour. Contempler une image sainte vous donnera aussi la grâce de la prière et de la contemplation. C'est ce que vivent nos frères orthodoxes, eux qui ne connaissent pas la prière devant le Saint-Sacrement. Les icônes, images saintes, sont une présence du monde invisible parmi nous. Une icône n'est pas une décoration mais une médiation pour entrer en contact le Christ, la Vierge ou les saints. Ce n'est pas nous qui regardons les icônes, c'est elles qui nous regardent. Même si elles ne sont pas un sacrement comme l'est l'eucharistie, du moins elles peuvent nous aider à entrer en contact avec le Christ, présent au ciel, à la droite du Père, et présent sur terre invisiblement dans le tabernacle de nos églises.
Annie Laurent, spécialiste incontestée de l'Islam et du Moyen-Orient publie un ouvrage sans concession intitulé "L'islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore)". Dans cet ouvrage soigné qui associe clarté et précision, Annie Laurent porte un regard lucide sur l'islam sans vaines polémiques. Elle offre des réponses aux nombreuses et légitimes interrogations que suscite l'islam, du fait de son omniprésence dans une actualité inquiétante, en France et dans le monde ; du fait aussi de son anthropologie juridique, social et politique dont les fondements heurtent ceux de la civilisation européenne. C'est donc un défi existentiel que l'Europe doit relever alors qu'elle connaît une crise d'identité d'une gravité sans précédent.
Les « dubia » sont plus vivants que jamais. Et le cardinal Müller en ajoute un de son cru
Deux livres viennent récemment de sortir, tous deux sous la plume d’auteurs prestigieux et tous deux se voulant une réponse aux « dubia » exprimés il y a un an par quatre cardinaux au Pape François concernant l’exhortation post-synodale Amoris laetitia.
Le premier de ces livres, édité en Italie par Ares, a déjà beaucoup fait parler de lui. C’est celui de Rocco Buttiglione, philosophe célèbre et interprète autorisé de la pensée philosophique de Jean-Paul II, aujourd’hui grand défenseur des « ouvertures » introduites par François concernant la communion aux divorcés remariés et héraut tout aussi déterminé de la parfaite continuité entre le magistère du pape actuel en matière de morale et celui de l’encyclique « Veritatis splendor » du pape Karol Wojtyla.
Mais plus encore que ce qu’écrit Buttiglione, rien de très neuf, c’est surtout la préface de son livre qui a beaucoup fait jaser. Elle est signée par le cardinal Gerhard L. Müller, l’ex-préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Et de fait, une telle préface a paru à beaucoup être contradictoire.
En effet, d’un côté Müller écrit qu’il partage entièrement les thèses de Buttiglione et en recommande chaleureusement la lecture.
D’un autre côté cependant, le cardinal présente de lui-même – explicitement – un seul cas d’accès éventuel à la communion de la part d’un catholique passé à une nouvelle union alors que son premier conjoint est encore en vie. Il s’agit du cas où le premier mariage, bien que célébré à l’Eglise, doive être considéré comme invalide pour absence de foi ou pour manque des autres prérequis essentiels au moment de la célébration, mais qu’une telle invalidité « ne puisse pas être canoniquement prouvée ».
Dans ce cas, Müller écrit :
« Il est possible que la tension qui existe entre le statut public-objectif du ‘second’ mariage et la faute subjective puisse ouvrir, aux conditions décrites, l’accès au sacrement de la pénitence et à la sainte communion moyennant un discernement pastoral au for interne ».
Or, personne n’a remarqué que le cas hypothétique évoqué par Müller est le même que celui que Joseph Ratzinger avait déjà proposé et discuté à plusieurs reprises, tout en admettant lui aussi l’éventuel accès aux sacrements, toujours cependant avec une décision prise « au for interne » avec le confesseur et en étant attentif à ne pas causer un scandale public :
Si l’on s’en tient à ce qu’il écrit à la préface, tel est donc la pierre d’angle – tout à fait traditionnelle – sur laquelle le cardinal Müller se fonde concernant l’accès à la communion des divorcés remariés.
Buttiglione s’aventure quant à lui beaucoup plus loin en se prévalant de la caution bien peu compréhensible de l’ex-préfet de la doctrine. Un « dubia » de plus, indiscutablement, plutôt qu’un de moins.
Disney vient de lancer son premier dessin animé racontant les aventures d'une famille dont les enfants ont "la chance" d'avoir deux mamans et pas de papa...
L’ancien préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, éconduit par le pape François au terme de son premier mandat, remet les choses à leur juste place, dans une interview accordée au bi-mensuel « L’Homme Nouveau ». Extraits lus sur le blog « salon beige » :
"Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation"
L'Homme nouveau a publié dans son dernier numéro un entretien avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. C'est une traduction de l'entretien accordé au journaliste américain Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register. En voici quelques courts extraits (pour lire l'intégralité, il est utile de s'abonner à L'Homme Nouveau) :
"[...] J’ai entendu dire que le Pape était proche de certains théologiens mais ces derniers ne peuvent pas prétendre être les interprètes autorisés du Pape. Si, par exemple, l’archevêque Fernández [recteur de l’Université catholique pontificale d’Argentine à Buenos Aires] fait une déclaration, c’est seulement à titre privé. Elle n’a pas plus de poids que la déclaration d’un autre évêque – et assurément pour l’Église dans son ensemble, il n’a pas d’autorité magistérielle –, et donc cela n’a pas plus d’autorité pour moi que n’importe quelle autre voix théologique. [...]
[J]e crains qu’il n’y ait plus une idée très claire sur le statut ecclésiologique de l’Église romaine sous la forme de la Congrégation des cardinaux et de la Curie romaine. Certains pensent que le Pape peut à titre personnel faire tout ce qu’il veut car il est le souverain absolu, mais ce n’est pas vrai. [...]
Dans mes fonctions comme préfet de la Congrégation, j’ai fait plusieurs interventions dans lesquelles j’ai expliqué que la seule vraie et juste interprétation d’Amoris Lætitia – qui est globalement très bonne et en faveur du mariage – est l’interprétation orthodoxe, et par là nous voulons dire qu’elle est dans le droit fil de la Sainte Écriture, de la tradition apostolique et des décisions définitives du magistère papal et épiscopal, qui est ininterrompu jusqu’à présent. Il n’est nulle part exigé des fidèles dans Amoris Lætitia de croire quoi que ce soit de contraire au dogme, car l’indissolubilité du mariage est une chose évidente. [...]
N’est-il pas problématique que le Pape donne sa propre interprétation qui semble être en désaccord avec l’interprétation orthodoxe que vous faites vôtre, comme, par exemple, dans sa lettre à des évêques argentins et son éloge des évêques de Malte ?
Dans le cas de la lettre à des évêques argentins, si le Pape écrit une lettre privée et personnelle, ce n’est pas un document doctrinal officiel.
Elle a été mise en ligne sur le site Internet du Vatican.
Le site Internet du Vatican a un certain poids, mais il n’a pas d’autorité magistérielle et si vous lisez ce que disent ces évêques argentins dans leur directive, vous pouvez l’interpréter de manière orthodoxe. [...]
C’est le biographe de référence de Jean Paul II, l’américain George Weigel, qui le dit : « Avec François le réformateur, Ivereigh offre à ce jour le meilleur récit des événements fondateurs de la vie et de la pensée de Jorge Mario Bergoglio. »
Il est vrai qu’une enquête approfondie sur l’histoire de cet homme peu banal n’était pas du luxe pour éclairer le mystère de cette vocation étonnante. Ivereigh a relevé le défi. Au fil d’une enquête très documentée, il pénètre au cœur de l’extrême liberté du premier pape américain de l’histoire.
Si ce Pape est imprévisible, c’est que sa logique n’est pas celle du monde. Il suit le conseil de François d’Assise à la lettre : « Nous ne devons être ni sages ni prudents selon la chair ; nous devons plutôt être simples, humbles et purs . »
Ni sage, ni prudent
Toute sa vie, y compris à travers ses épreuves (la maladie, la police politique, la pression du pouvoir, la trahison) est dans cette ligne. On ne peut le comprendre sans plonger dans le quotidien d’une vie hors normes qui est d’abord celle d’un jeune homme ordinaire, bien dans sa peau, réservé mais « très prévenant, très sociable », travailleur et sportif, amateur de foot et de… tango. Mais c’est aussi un garçon extraordinaire, doué d’une intelligence et d’une volonté peu communes, mu par le désir d’être au service de tous. « Je serai jésuite pour être avec les gens », disait-il.