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Au rythme de l'année liturgique - Page 64

  • Parce que nous sommes faits pour aimer

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 15ème dimanche du temps ordinaire (source) :

    Le grand mouvement de l’amour

    (archive 10 juillet 2022)

    Dieu donne sa loi aux hommes pour leur permettre de réaliser leur vocation, de devenir pleinement ce qu’ils sont, de parvenir à la plénitude. Une vision erronée de l’être humain nous fait voir les commandements de Dieu comme une concurrence avec notre liberté. « Je suis libre, bien qu’il y a les commandements de Dieu », dira-t-on. Et on verra des chrétiens affirmer qu’ils prennent leurs libertés avec l’Église, et finalement avec la loi de Dieu. C’était en fait la tentation du péché originel, et Adam et Ève y ont succombé : tu serras plus libre en n’écoutant pas Dieu. Nous vivons alors dans un monde qui est miné par cette méfiance originelle : servir Dieu limite l’homme, nous enlève des occasions de nous épanouir. Et c’est ainsi qu’on jugera avec dédain le célibat imposé aux prêtres, et même la fidélité conjugale, tout comme l’obligation de participer à la messe du dimanche, l’interdit du mensonge et tant d’autres choses. L’homme pécheur dira : toute la place que je fais à Dieu, c’est autant que je n’ai plus pour moi. Et il y a bien des catholiques qui raisonnent en se disant qu’ils vont donner ceci au Seigneur afin de pouvoir le reste du temps décider de leur vie comme ils le souhaitent.

    Dieu sait que toutes ces idées ne sont que des inventions du diable, et sans se lasser il donne ses commandements à l’homme, ses commandements qui sont notre chemin de vie. C’est pourquoi dans les derniers temps il précise avec ce scribe venu le voir ce qui est le résumé de toute la loi de Dieu : le double commandement de l’amour. Dieu nous donne ce commandement parce que nous sommes faits pour aimer, c’est notre raison d’être, c’est la respiration de notre âme, c’est la lumière de notre cœur. L’homme existe pour aimer ; tout son être est aspiration à aimer et être aimé.

    Il y a divers tempéraments, du plus sociable au plus solitaire. Mais il n’y a aucun homme dont la vocation n’est pas d’aimer. Heureux ceux qui ne mettront pas la recherche du plaisir, la conquête du pouvoir ou la soif de la connaissance au-dessus de ce besoin d’aimer ! Sinon, leur être sera toujours vide. Même le plus solitaire a besoin d’aimer ; heureux est-il quand il trouve le moyen d’ouvrir son cœur. Que l’homme replié sur lui-même, que celui qui s’est enfermé dans l’amertume de la misanthropie, qu’ils sortent tous d’eux-mêmes à la recherche de l’amour !

    Jésus ne nous a pas donné le commandement de l’amour d’abord parce que le monde va mal et que nous avons besoin d’entraide. Il nous l’a donné parce qu’aimer est notre vie. Et c’est pourquoi, avant le commandement de l’amour du prochain, il y a celui de l’amour de Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force et de toute notre intelligence. Aimer Dieu, c’est la force de notre vie, c’est le repos de notre âme, c’est la douceur au plus profond de nous. Mon Dieu, je suis venu ici pour t’aimer, pour te dire l’attachement de mon cœur, pour me rappeler en te le disant que tu comptes pour moi plus que tout. Heureux êtes-vous si vous pouvez parler ainsi au Seigneur !

    Le premier commandement est celui de l’amour de Dieu. Le second est celui de l’amour du prochain. La parabole de Jésus nous montre cet amour sur le mode de l’entraide. C’est ainsi que notre amour sort du vague sentiment et devient réel. Mais puisque l’amour vient de Dieu, nous ne devons pas regarder nos gestes d’entraide comme des parenthèses où nous accomplissons notre part contre la misère du monde. Nous sommes appelés à vivre un grand mouvement d’amour qui doit nous entraîner tous vers le ciel, vers la vie éternelle d’amour et de joie. Regardons toute l’humanité, à commencer par ceux que nous croisons tous les jours, comme un grand peuple que Dieu appelle à lui et qui grâce à nous se lève et marche par l’amour. Seigneur, merci de nous donner cette mission !

  • Custodi me (graduel grégorien pour le 15ème dimanche du temps ordinaire)

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    Graduale Graduel
    Ps. 16, 8 et 2 Ps. 16,8 et 2
    ℟. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi: sub umbra alárum tuárum prótege me. ℣. De vultu tuo iudícium meum pródeat: óculi tui vídeant aequitátem. ℟. Défends-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'oeil, protège-moi à l'ombre de Tes ailes. ℣. Que mon jugement procède de Ta face ; que Tes yeux voient l'équité.
  • Saint Benoît de Nursie (11 juillet)

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    De KTO sur Youtube :

    Saint Benoît de Nursie

    On a coutume de dire que saint Benoît était un migrant. L’était-il vraiment, lui qui se fixa sur le Mont Cassin (Italie) où il fonda l’ordre bénédictin qui, du VIIIe siècle au XIIIe siècle, exerça tant d’influence sur la vie de l’Église et sur la société séculière, là où il élabora une règle monastique tellement parfaite qu’elle sera reprise et suivie à une certaine époque par quarante mille abbayes ? Ce film retrace la vie mouvementée du « patriarche des moines d’Occident » de l’Ombrie jusqu’à la crypte de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire en passant par l’abbaye territoriale du Mont Cassin et bien sûr Subiaco et Rome. L’occasion de rendre hommage à ce farouche adversaire du démon qu’il combattit par la prière et qui lui vaut d’être patron de nombreux corps de métiers, agriculteurs, architectes, cavaliers, conducteur de machines, spéléologues, scouts d’Europe...Saint Benoît de Nursie - UNE COPRODUCTION CAT PRODUCTIONS 2022 - Réalisée par Armand Isnard

  • L'Eucharistie, la papauté et les martyrs de Gorkum

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    De

    L'Eucharistie, la papauté et les martyrs de Gorkum

    Ces dix-neuf victimes des guerres interreligieuses engendrées par la Réforme protestante sont peut-être peu connues en dehors de leur région natale, mais leur témoignage nous parle encore aujourd’hui.

    Détail de "Les Martyrs de Gorkum" (1867) de Cesare Fracassini, Musées du Vatican. (Image : Wikipédia)
    Bien que leur fête ne soit pas célébrée dans le calendrier romain général ni dans celui des États-Unis, le martyrologe romain et le calendrier national de l'Église des Pays-Bas célèbrent aujourd'hui la fête des Martyrs de Gorkum. Ces dix-neuf victimes des guerres interreligieuses engendrées par la Réforme protestante sont peut-être peu connues en dehors de leur région natale, mais leur témoignage nous parle encore aujourd'hui. Leur fête est un jour propice pour réfléchir à ce témoignage.

    Le martyre de ces dix-neuf hommes ne peut être compris indépendamment de l'histoire de cette période. Quelques décennies seulement après l'avènement du protestantisme, divers nobles européens exploitèrent les désaccords religieux de l'époque pour s'emparer du pouvoir au sein des systèmes politiques complexes de l'Europe de la fin du Moyen Âge. Certains groupes de paysans utilisèrent les nouvelles croyances religieuses comme prétexte pour exprimer leurs griefs politiques, souvent par la violence. Les dirigeants catholiques tentèrent de limiter la portée révolutionnaire des nouveaux enseignements en tentant d'interdire le protestantisme et en recourant à la force lorsque les lois échouaient.

    Aux Pays-Bas espagnols de 1566, des foules de convertis à la nouvelle religion attaquèrent églises et monastères catholiques, les pillant et détruisant les images sacrées, les considérant comme une violation du commandement interdisant l'idolâtrie. Cette violence amena la couronne espagnole à nommer un général victorieux, Fernando Álvarez de Toledo, grand-duc d'Albe, gouverneur du territoire. Les mesures sévères prises pour rétablir l'ordre et punir les rebelles (notamment un tribunal qui condamna à mort un si grand nombre de personnes, que les Hollandais appelèrent le Conseil du Sang) creusèrent encore davantage la haine. Les nobles protestants des Pays-Bas, attachés à un calvinisme importé de France, se liguèrent dans une révolte ouverte contre la domination espagnole, nombre d'entre eux prenant la mer comme corsaires. Ces « Gueux de la Mer » pillèrent et saccagèrent pendant trois ans, utilisant les ports anglais pour vendre leurs biens volés et rééquiper leurs navires, jusqu'à ce que finalement, en 1572, la reine Élisabeth Ire refuse de leur accorder un havre de paix.

    Il leur fallait trouver une nouvelle base d'opérations. Le 1er avril 1572, les Gueux de la Mer attaquèrent avec succès la ville portuaire de Brielle, s'implantant ainsi solidement en Hollande. Les rebelles s'emparèrent rapidement de la ville de Vlissingen, puis de Dordrecht et de Gorkum en juin 1572. À Gorkum, les protestants arrêtèrent tout le clergé catholique qu'ils purent, dont Nicolas Pieck, chef du couvent franciscain de la ville, accompagné de huit autres prêtres franciscains et de deux frères convers ; le curé de la paroisse, Leonardus Vechel, et son assistant, ainsi que deux autres prêtres de la ville.

    Ces hommes furent emprisonnés dans un cachot sombre, torturés et exhortés par leurs ravisseurs protestants à abandonner leur foi en l'Eucharistie et l'autorité du pape. Les protestants semblaient particulièrement offensés par le mode de vie religieux des franciscains. Ils ôtèrent le cordon franciscain du Père Pieck qu'il portait à la taille et le nouèrent autour de son cou. Passant le cordon autour des chevrons, ils le soulevèrent et le laissèrent retomber au sol, répétant cette torture jusqu'à ce que le cordon se rompe.

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  • Agostino Zhao Rong et ses 119 compagnons, martyrs en Chine (9 juillet)

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    Du pape Jean-Paul II dans son homélie du 1er octobre 2000 :

    "Les préceptes du Seigneur apportent la joie" (Ps. resp.). Ces paroles du Psaume responsorial reflètent bien l'expérience d'Agostino Zhao Rong et de ses 119 compagnons, Martyrs en Chine. Les témoignages qui nous sont parvenus laissent entrevoir chez eux un état d'âme empreint d'une profonde sérénité et joie.

    L'Eglise est aujourd'hui reconnaissante au Seigneur, qui la bénit et l'inonde de lumière à travers la splendeur de la sainteté de ces fils et filles de la Chine. L'Année Sainte n'est-elle pas le moment le plus opportun pour faire resplendir leur témoignage héroïque? La jeune Anna Wang, âgée de 14 ans, résiste aux menaces du bourreau qui la somme d'apostasier, et, se préparant à être décapité, le visage lumineux, déclare:  "La porte du Ciel est ouverte à tous" et murmure trois fois de suite "Jésus". A ceux qui viennent de lui couper le bras droit et qui se préparent à l'écorcher vif, Chi Zhuzi, âgé de 18 ans, crie avec courage:  "Chaque morceau de ma chair, chaque goutte de mon sang vous répéteront que je suis chrétien".

    Les 85 autres Chinois, hommes et femmes de tout âge et de toute condition, prêtres, religieux et laïcs, ont témoigné d'une conviction et d'une joie semblables en scellant leur fidélité indéfectible au Christ et à l'Eglise à travers le don de la vie. Cela est survenu au cours de divers siècles et en des temps complexes et difficiles de l'histoire de Chine. La célébration présente n'est pas le lieu opportun pour émettre des jugements sur ces périodes de l'histoire:  on pourra et on devra le faire en une autre occasion. Aujourd'hui, à travers cette proclamation solennelle de sainteté, l'Eglise entend uniquement reconnaître que ces martyrs sont un exemple de courage et de cohérence pour nous tous et font honneur au noble peuple chinois.


    Parmi cette foule de martyrs resplendissent également 33 missionnaires, hommes et femmes, qui quittèrent leur terre et tentèrent de s'introduire dans la réalité chinoise, en assumant avec amour ses caractéristiques, désirent annoncer le Christ et servir ce peuple. Leurs tombes sont là-bas, représentant presque un signe de leur appartenance définitive à la Chine, que, même dans leurs limites humaines, ils ont sincèrement aimée, dépensant pour elle toutes leurs énergies. "Nous n'avons jamais fait de mal à personne - répond l'Evêque Francesco Fogolla au gouverneur qui s'apprête à le frapper avec son épée - au contraire, nous avons fait du bien à de nombreuses personnes".

  • Les pièces grégoriennes du 4e dimanche après la Pentecôte

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    Du site d'Una Voce :

    Quatrième dimanche après la Pentecôte – Pères lazaristes (45 T de 1959) et Triors (2000)

    « Intr. Dóminus illuminátio »Quatrième dimanche après la Pentecôte - Pères lazaristes (45 T de 1959) et Triors (2000

  • C’est Jésus, le Seigneur, qui est le prince de la paix (14ème dimanche du temps ordinaire)

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement publiée sur son blog :

    C’est de Dieu que vient la paix

    homélie du 14e dimanche C, (archive 3 juillet 2022)

    Notre cœur, qui est fait à l’image de Dieu, cherche la paix. Même un monde coupé de Dieu cherche la paix, dans le « vivre-ensemble » et dans un certain accord entre les nations. Mais c’est souvent une paix sans but, ou avec un but purement matérialiste : la paix pour pouvoir jouir sans crainte des biens de la terre et de toutes les possibilités de la société de consommation. C’est une paix qui ne conduit nulle part et qui est toujours menacée. Pire encore, c’est une paix à laquelle on sacrifie la vérité et pour laquelle on est prêt à accepter beaucoup d’injustices. On se donne bonne conscience à coup de slogans, comme on en est abreuvés continuellement. On parle de sauvegarder notre pouvoir d’achat, qu’importe ce qui arrive aux jeunes des pays du Tiers Monde… On ne se souciera d’eux que lorsqu’ils deviennent des migrants… qu’importe ce qui arrive aux bébés tués légalement dans le sein de leur mère, pourvu que chacun puisse décider ce qu’il veut ! Parce qu’au fond de nous quelque chose refuse ce genre de paix, il nous faut nous demander : d’où nous vient la paix ? Qui peut donner la paix ? Pourquoi la paix est-elle désirable ?

    L’Écriture nous présente la paix comme une œuvre de Dieu. Il dirige cette paix vers Jérusalem, c’est-à-dire la ville de Dieu, c’est-à-dire l’Église. Dieu dirige sa paix vers son Église, et elle en jouit lorsqu’elle laisse Dieu habiter dans ses pensées, ses décisions. La vie de foi de l’Église est un réservoir de paix pour le monde entier. Enseignés par l’Église, notre cœur est dans la paix, car nous savons qui nous sommes : des enfants de Dieu ; et où nous allons : vers le bonheur éternel.

    Cette paix ne vient pas dans un monde blessé par le mal seulement comme une pluie sur un sol craquelé par la sécheresse. Il en a coûté à Dieu de nous apporter cette paix, car elle concerne des cœurs qui ont choisi de se fermer à la paix et à la vérité. Ainsi, cette paix fut gagnée par le Seigneur mis en croix. C’est là qu’il acquiert ses lettres de noblesse, là que nous découvrons la profondeur étonnante de son être et de son action, là que se réalise le souhait des anges à la crèche : « gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Sur la croix, dans ce que nous appellerions la déchéance de la souffrance, Jésus montre qu’il est Seigneur et il réalise sa souveraineté sur les forces du mal. Là, le diable est défait, la paix a gagné. Cette semaine, dans la lecture de l’Évangile, nous avons découvert que Jésus montre qu’il est Seigneur en relevant le paralytique dont il voulait pardonner les péchés. Saint Paul rappelle qu’il est Seigneur en mourant sur la croix et en se laissant ressusciter par son Père. Les premiers chrétiens ont tenu terriblement à cela : c’est Jésus qui est le Seigneur, et pas l’empereur ou telle ou telle divinité dont vous attendez la paix civile et la prospérité. Ils ont affirmé contre vents et marées, au péril de leur vie, que le Seigneur c’est Jésus crucifié et ressuscité, c’est lui et personne d’autre qui mérite nos hommages, car c’est lui qui nous donne la paix. Nous avons fêté cette semaine tous ces martyrs des premières décennies du christianisme qui ont préféré qu’on les tue plutôt que de mettre leur foi en sourdine ; notre foi repose sur le témoignage qu’ils ont rendu au Christ en donnant leur vie comme lui.

    Maintenant nous ne sommes plus contraints de rendre un culte à l’empereur ou aux divinités romaines. Mais cela est redevenu difficile et risqué de redire : c’est Jésus qui est le Seigneur, le prince de la paix. Nous nous sentons à nouveau comme ceux qui pleuraient sur Jérusalem en la voyant perdre la paix. Nous nous sentons comme des brebis envoyées au milieu des loups. Mais c’est le moment de rendre témoignage dans notre monde qui parade de nouvelles divinités dont il attend le bonheur mais qui lui ôtent la vie : notre monde qui porte l’avortement comme un signe de salut ; notre monde qui divinise la liberté d’expression au point de la laisser écraser la famille sous toutes sortes de tentations et de diktats rabâchés par la TV, les séries, etc. Notre monde qui se plaît à désorienter les jeunes en leur faisant croire qu’il n’y a rien qui a de la valeur sinon de faire ce qui nous plaît, c’est-à-dire succomber aux ténèbres qui nous inspirent obstinément.

    Et nous, nous venons dire : Jésus est le Seigneur ! La vie que Dieu nous donne a une valeur immense, et nous la développons si nous mettons l’évangile en pratique, tandis que nous la perdons si nous l’ignorons.

    Cette paix ne se trouve pas dans des livres. Elle est annoncée par les envoyés de Dieu. Que l’Esprit Saint suscite toutes sortes d’envoyés pour aujourd’hui ! À commencer par les futurs prêtres dont notre Église a tant besoin pour rayonner de la paix de Dieu. Je confie cela à votre prière.

  • Saint Antoine Maria Zaccaria (5 juillet) et ses précieux sermons

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Saint Antoine Maria Zaccaria et ses précieux sermons

    Aujourd'hui marque la mémoire liturgique de saint Antoine Maria Zaccaria, fondateur des Clercs Réguliers de Saint Paul (Barnabites). Découvrons ses Sermons , où le raffinement du langage se conjugue avec la profondeur théologique. Avec des exemples très concrets.
     
    5_07_2024

    Un profil d'apparence noble est celui de Saint Antoine Maria Zaccaria, dont la mémoire liturgique se produit aujourd'hui. Et il ne pouvait en être autrement étant donné qu'il est né dans une famille noble et riche : sa naissance en 1502, à Crémone, une ville à caractère intellectuel et culturel. Surtout au XVIe siècle. Après ses premières études dans sa ville, Antonio Maria, à l'âge de 16 ans, commence des études de philosophie à Pavie où il décide de se consacrer à la médecine. En 1520, il s'inscrit à l'université de Padoue, un autre centre culturel important de l'époque. En seulement quatre ans, il a obtenu son diplôme de médecine. De retour à Crémone, il commença cependant à comprendre que le corps des malades avait besoin de celui de l'âme en plus des soins médicaux. Ce fut le début du discernement d'Antonio Maria Zaccaria - aidé, semble-t-il, par un couple de dominicains, Fra Battista da Crema et Fra Marcello - qui aboutit ensuite à la décision d'abandonner « l'aube » pour devenir prêtre. Le 20 février 1529 fut la date de son ordination.

    Retracer, quoique brièvement, son parcours d'études est nécessaire pour bien comprendre la finesse du langage alliée à la profondeur théologique que l'on retrouve dans ses Sermons . Derrière chacune de ses paroles, on comprend bien comment saint Antoine-Marie Zaccaria, fondateur de la Congrégation des Clercs Réguliers de Saint Paul (plus connu sous le nom de Barnabites), en plus d'être « l'une des figures clés de la réforme catholique de XVIe siècle, engagé dans le renouveau de la vie chrétienne à une époque de crise profonde dans le domaine de la foi et des coutumes" - c'est ainsi que s'exprimait alors le cardinal Joseph Ratzinger dans la préface du livre d'Angelo Montonati intitulé Le feu dans la ville. Saint Antoine Maria Zaccaria (1502-1539) – reste un grand théologien (encore à découvrir) et prédicateur de la Parole de Dieu.

    Il existe un précieux témoignage de son art oratoire . Le Père Battista Soresina, l'un des premiers compagnons barnabites qui vécurent avec le saint pendant la période de fondation de la nouvelle congrégation religieuse, écrivait : « Dans les conférences spirituelles, il était admirable, de telle sorte que non seulement il réchauffait tout le monde l'amour de Dieu et dans le désir de perfection, mais toujours en général il a donné des souvenirs si appropriés que chacun en particulier restait convaincu et confus de ses propres défauts. (...) Il avait un grand talent pour donner des exhortations spirituelles (...). Il était très pieux et un grand imitateur de l'apôtre saint Paul. (...) Ses discours étaient fondés et tissés avec la doctrine et les paroles de l'Apôtre lui-même." De cet amour pour l'Apôtre des Gentils on comprend bien le soin apporté à faire des paroles des Sermons de véritables « traits enflammés » pour atteindre directement le cœur des auditeurs.

    Mais essayons d'approfondir ces sermons , en essayant également de méditer et de mieux comprendre ses paroles. La version que nous proposons est celle contenue dans le volume critique - édité par les Pères Giuseppe M. Cagni et Franco M. Ghilardotti - intitulé I Sermoni di S. Antonio M. Zaccaria (Edizioni di Storia e Letteratura, 1959). Nous ne pouvons manquer de commencer ce court voyage sinon par une méditation du saint sur le premier commandement de Dieu: «Le premier commandement est donc celui-ci: Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, maison de l'esclavage. Vous n'aurez pas de dieux extraterrestres en ma présence. Vous ne ferez pas de sculptures, ni de représentations, ni d'images de quoi que ce soit qui soit dans les cieux, sur la terre, ou dans les eaux. Je suis l'Éternel, votre Dieu fort et zélé, qui punit les iniquités des pères chez les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération, et je fais miséricorde à mille et pour toujours et à jamais à ceux qui m'aiment. De cette base part saint Antoine-Marie Zaccaria : de la conscience qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Les adjectifs que le saint attribue au Seigneur sont frappants : fort et zélé. Ce sont des noms qui réussissent bien, avec toute leur force sémantique, à nous donner l'image de Dieu.

    En parcourant les pages des Sermons , nous trouvons ci-dessous : « Quel est le premier ennemi de Dieu ? C'est de l'orgueil, et c'est le diable qui, au début, a apostasié Dieu, et rien d'autre n'est le début de la séparation d'avec Dieu que l'orgueil (...). De sorte que chaque fois que vous accomplissez un travail relatif à l’orgueil, vous gardez les dieux étrangers aux yeux de Dieu. Voyez si vous êtes fier de vos vêtements, de dresser une bonne et délicate et superbe table selon votre être, de l'ameublement de la maison, de votre discours (comme être bruyant, vous louer, gronder les autres et de mille autres manières). ), en [donnant votre] opinion et en jugeant les faits des autres". Cette fois, au centre du discours de saint Antoine Marie Zacharie se trouve le péché d’orgueil. Dans ce cas, il convient de souligner que le traitement de ce péché n'est pas abstrait, mais concret, tangible : le saint retrace les habitudes humaines, les vices dans lesquels tombe souvent l'humanité. Ceux que le saint Barnabite énumère sont des exemples concrets de la vie quotidienne.

    Et encore : « Que l'homme ait toujours son intention [dirigée] vers Dieu, et ne désire que Dieu, et ne se souvienne de rien d'autre que du même Dieu, qu'il commence plutôt toutes ses incepta [après avoir] invoqué le nom de son Seigneur et se redresse. cela à lui; et brièvement il rassembla toute sa compréhension, voulant, se souvenant, sentant, opérant dans la Bonté divine, et ensemble le cœur et la chair se réjouissent dans le Dieu vivant ; et Christ vit dans l'homme, et non plus dans l'homme ; et son âme est gouvernée par l'Esprit de Dieu comme le corps par l'âme ; et son esprit lui rend témoignage qu'ils sont les enfants de Dieu ; et ils sont un exemple vivant du Christ, à tel point qu'ils disent avec l'Apôtre : Soyez nos imitateurs, comme nous le Christ, comme s'ils disaient : « Voulez-vous un exemple vivant du Christ ? Regarde nous." Des mots pour notre présent.

  • Le bienheureux Pier Giorgio Frassati (4 juillet)

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    D'Athénaïs Clicquot sur Aleteia.org :

    Tout savoir sur Pier Giorgio Frassati, une figure inspirante pour la jeunesse

    Béatifié par le pape Jean Paul II en 1990, Pier Giorgio Frassati, décédé à l’âge de 24 ans, demeure un modèle de sainteté pour tous les jeunes.

    Né dans une famille de la haute-bourgeoisie italienne et fils du directeur du grand journal de La Stampa, Pier Giorgio passe ton temps à secourir les plus pauvres mais aussi à parcourir les montagnes, passionné par l’alpinisme. Dans une période marquée par la montée du fascisme, il s’engage en politique et s’investit pour plus de justice sociale. Décédé à l’âge de vingt-quatre ans de la polio, il a marqué son entourage par sa force, qu’il trouvait dans la prière, mais aussi par son engagement auprès des plus démunis. Découvrez sur Aleteia, l’ensemble des articles sur Frassati.

    Pier Giorgio Frassati raconté par sa nièce

    La nièce du bienheureux Pier Giorgio, Wanda Gawronska, s’est confiée à Aleteia. Si elle n’a pas connu son oncle béatifié en 1990, la figure de ce jeune saint, mort le 4 juillet 1925 à l’âge de 24 ans, l’a bouleversée.

    De magnifiques photos du bienheureux Pier Giorgio Frassati

    La vie du bienheureux Frassati portée à l’écran

    Le docu-fiction consacré à Pier Giorgio Frassati est sorti le 20 mai 2016, date anniversaire à laquelle le pape Jean Paul II l’a béatifié vingt-six ans plus tôt.

    Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis seront canonisés le 7 septembre

  • 4 juillet: Sainte Elisabeth, Reine du Portugal (1271-1336)

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    Source: levangileauquotidien.org

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    Sainte Elisabeth de Portugal, par Francisco de Zurbaran

    Sainte Élisabeth reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de sainte Élisabeth de Hongrie, sa tante. À l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort ; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Toutes les œuvres de piété d'Élisabeth étaient accompagnées de larmes que l'amour faisait monter de son cœur à ses yeux. Le temps que ses exercices religieux lui laissaient libre, elle aimait à l'employer à l'ornementation des autels ou aux vêtements des pauvres.

    Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais, en échange de ses procédés injustes, qu'une amabilité croissante, une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes, qui finirent par triompher de ce cœur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples.

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  • L'apôtre Thomas, notre jumeau (3 juillet)

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    ob_185a02_thomas-apotre.JPGLors de l'audience générale du mercredi 27 septembre 2006, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'apôtre Thomas,

    Chers frères et soeurs,

    Poursuivant nos rencontres avec les douze Apôtres choisis directement par Jésus, nous consacrons aujourd'hui notre attention à Thomas. Toujours présent dans les quatre listes établies par le Nouveau Testament, il est placé dans les trois premiers Evangiles, à côté de Matthieu (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 15), alors que dans les Actes, il se trouve près de Philippe (cf. Ac 1, 13). Son nom dérive d'une racine juive, ta'am, qui signifie "apparié, jumeau". En effet, l'Evangile de Jean l'appelle plusieurs fois par le surnom de "Didyme" (cf. Jn 11, 16; 20, 24; 21, 2), qui, en grec, signifie précisément "jumeau". La raison de cette dénomination n'est pas claire.

    Le Quatrième Evangile, en particulier, nous offre plusieurs informations qui décrivent certains traits significatifs de sa personnalité. La première concerne l'exhortation qu'il fit aux autres Apôtres lorsque Jésus, à un moment critique de sa vie, décida de se rendre à Béthanie pour ressusciter Lazare, s'approchant ainsi dangereusement de Jérusalem (cf. Mc 10, 32). A cette occasion, Thomas dit à ses condisciples:  "Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui!" (Jn 11, 16). Sa détermination à suivre le Maître est véritablement exemplaire et nous offre un précieux enseignement:  elle révèle la totale disponibilité à suivre Jésus, jusqu'à identifier son propre destin avec le sien et à vouloir partager avec Lui l'épreuve suprême de la mort. En effet, le plus important est de ne jamais se détacher de Jésus. D'ailleurs, lorsque les Evangiles utilisent le verbe "suivre" c'est pour signifier que là où Il se dirige, son disciple doit également se rendre. De cette manière, la vie chrétienne est définie comme une vie avec Jésus Christ, une vie à passer avec Lui. Saint Paul écrit quelque chose de semblable, lorsqu'il rassure les chrétiens de Corinthe de la façon suivante:  "Vous êtes dans nos coeurs à la vie et à la mort" (2 Co 7, 3). Ce qui a lieu entre l'Apôtre et ses chrétiens doit, bien sûr, valoir tout d'abord pour la relation entre les chrétiens et Jésus lui-même:  mourir ensemble, vivre ensemble, être dans son coeur comme Il est dans le nôtre.

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  • Renouant avec la tradition, le pape Léon XIV va conférer le pallium à 48 nouveaux archevêques métropolitains

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    D'Hannah Brockhaus sur CNA : 

    Le pape Léon XIV va conférer le pallium à 48 nouveaux archevêques métropolitains

    27 juin 2025

    Le pape Léon XIV bénira et remettra dimanche le « pallium » — un vêtement de laine blanche symbolisant l'autorité pastorale et l'unité avec le pape — à 48 nouveaux archevêques métropolitains, revenant à une coutume modifiée par le pape François en 2015.

    Léon Ier imposera les palliums lors d'une messe pour la solennité des saints Pierre et Paul dans la basilique Saint-Pierre, le 29 juin. (...)

    Le pallium est une étroite bande circulaire de laine blanche ornée de pendentifs sur le devant et le dos. Il est orné de six petites croix noires et de trois épingles (appelées spinulae), qui ressemblent à la fois aux épines et aux clous utilisés pour crucifier Jésus.

    VATICAN - The Pope will hand over the Pallium to 31 Metropolitan  Archbishops, 13 of the territories of Propaganda Fide - Agenzia Fides

    Il est conféré au patriarche de rite latin de Jérusalem et aux archevêques métropolitains – l'archevêque diocésain de la ville principale d'une province ou d'une région ecclésiastique – comme symbole de communion, d'autorité et d'unité avec le pape et sa mission pastorale de pasteur du peuple de Dieu. Le pape porte également le pallium sur sa chasuble lorsqu'il célèbre la messe.

    Jusqu’à ce que le pape François change la politique en 2015, il était de coutume depuis des siècles que le pape impose le pallium sur les épaules de chaque nouvel archevêque métropolitain créé au cours de l’année précédente.

    Il y a dix ans, le pape François a choisi de bénir uniquement les palliums, puis de les remettre à chacun des nouveaux archevêques pour qu'ils soient revêtus par le nonce apostolique dans leur propre archidiocèse, en signe de la relation de l'archevêque avec l'Église locale.

    Selon le maître des cérémonies liturgiques, l'archevêque Diego Ravelli, le pape Léon bénira et imposera personnellement les palliums aux archevêques.

    Avant que les vêtements ne soient remis aux archevêques métropolitains, ils sont placés pendant un certain temps dans un endroit près du tombeau de saint Pierre, sous l'autel principal de la basilique Saint-Pierre, pour renforcer le lien de l'évêque avec Pierre par la succession apostolique.

    La tradition selon laquelle le pape remettait un pallium à certains évêques remonte au VIe siècle, bien que certains historiens pensent qu'une version du pallium, semblable à un manteau, existait déjà et était portée par les chrétiens au Ier siècle. Au IXe siècle, tous les évêques métropolitains étaient tenus de porter le pallium sur leur territoire.

    Une autre tradition liée aux pallia et dont on pense qu'elle remonte sous diverses formes au VIe siècle est la bénédiction des agneaux à partir desquels l'étole de laine, ou du moins une partie de celle-ci, est fabriquée.

    Pendant des siècles, chaque année, le 21 janvier, fête de sainte Agnès, deux jeunes agneaux étaient amenés à la basilique Sainte-Agnès pour être bénis par le pape. Ils étaient ensuite confiés aux bénédictines de la basilique Sainte-Cécile pour être tondus et leur laine tissée pour former le nouveau pallium. Si aujourd'hui encore, les palliums sont confectionnés en laine d'agneau, la bénédiction papale des agneaux a été supprimée par le pape François quelques années après son pontificat.

    Lors de la messe inaugurale du pape Benoît XVI, le 24 avril 2005, il a expliqué le symbolisme du pallium et de la laine d'agneau comme « destinés à représenter la brebis perdue, malade ou faible que le berger place sur ses épaules pour la porter aux eaux de la vie ».