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Belgique - Page 215

  • Le scandale absolu des prêtres et religieux pédophiles

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    Plusieurs nouveaux cas de pédophilie dont se sont rendus coupables des membres du clergé ont à nouveau défrayé la chronique durant ces derniers jours. On saluera, à ce propos, le courage d'Eric de Beukelaer, doyen du centre-ville de Liège, qui a accepté de rencontrer sur un plateau de télévision les mères de deux victimes et de répondre aux rudes interpellations du présentateur. Et que pouvait-il faire d'autre sinon exprimer notre honte et notre tristesse face à des comportements que rien ne peut justifier? On retiendra aussi son appel en faveur d'un environnement affectif équilibrant dont doivent bénéficier ceux qui se sont engagés dans un célibat consacré; à ce propos, nous pouvons nous interroger sur la façon dont nous entourons et soutenons nos prêtres...

    C'est le moment de reproduire ces propos du cardinal Ouellet formulés il y a quatre ans lors d'une veille de prière pénitentielle en l’église Saint-Ignace de Rome, dans le cadre du symposium sur les abus sexuels sur mineurs organisé par l’Université pontificale grégorienne du 6 au 9 février 2012 :

    Abus sexuels : homélie du cardinal Ouellet

    Homélie du card. Ouellet

    Chers frères évêques et prêtres, chers frères et soeurs dans le Christ

    Dans le contexte de la réflexion que nous effectuons au cours de ce Symposium « Vers la guérison et le renouveau », nous nous rappelons que nous sommes ici ce soir non seulement comme croyants, mais aussi comme pénitents.

    La tragédie de l’abus sexuel de mineurs perpétré par des chrétiens, spécialement lorsque commis par des membres du clergé, est une source de grande honte et un énorme scandale. C’est un péché contre lequel Jésus lui-même s’est prononcé : « Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits » (Lc 17, 2). L’abus est un crime qui en fait provoque une authentique expérience de mort pour des victimes innocentes, que Dieu seul peut réellement ressusciter à une vie nouvelle par la puissance de l’Esprit-Saint. Ainsi, avec une profonde conviction et conscience de ce que nous faisons présentement, nous nous tournons vers le Seigneur et nous l’implorons.

    Ce geste de purification engage l’Église tout entière, et chacun de nous - évêques, supérieurs religieux, éducateurs, tous les chrétiens – souffre de ce qui est arrivé. Nous demandons que l’Esprit de Dieu, qui guérit et renouvelle radicalement toutes choses, descende sur nous.

    Comme membres de l’Église, vous devons avoir le courage de demander humblement le pardon de Dieu, et aussi le pardon de ses « petits » qui ont été blessés ; nous devons demeurer près d’eux sur leur chemin de souffrance, en cherchant de toutes les manières possibles à guérir et soigner leurs blessures selon l’exemple du Bon Samaritain. Le premier pas sur cette route est de les écouter attentivement et de croire leurs histoires douloureuses.

    Le chemin de renouveau pour l’Église, qui continuera à éduquer les gens et à établir ses propres structures pour aider à prévenir des crimes semblables, doit inclure le sentiment de « plus jamais ». Comme le disait le Bienheureux Jean-Paul II : « Il n'y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour quiconque pourrait faire du mal aux jeunes » (Allocution aux Cardinaux des États-Unis, 23 avril 2002, n. 3). C’est intolérable que l’abus d’enfants puisse survenir à l’intérieur de l’Église ! Plus jamais !

    Avec tristesse, nous voyons tous trop bien que l’abus sexuel des enfants se retrouve partout dans la société moderne. C’est notre profonde espérance que l’engagement de l’Église à affronter ce grand fléau encouragera le renouveau en d’autres communautés et instances de la société affectées par cette tragédie.

    Dans ce chemin nouveau, nous, Chrétiens, devons être conscients que seule la foi peut garantir une oeuvre authentique de renouveau dans l’Église : la foi comprise comme personnelle, comme une relation d’amour réelle et vivifiante avec Jésus-Christ. Soucieux de nos propres lacunes de foi vivante, nous demandons au Seigneur Jésus de nous renouveler tous et chacun et de nous conduire par son agonie sur la Croix jusqu’à la joie de la Résurrection.

    Quelquefois la violence a été commise par des personnes profondément dérangées ou par d’autres qui ont été elles-mêmes abusées. Il était nécessaire de prendre des mesures à leur endroit et de les empêcher de poursuivre toute forme de ministère dont elles n’étaient évidemment pas dignes. Cela ne s’est pas toujours fait correctement et, une fois encore, nous nous excusons auprès des victimes.

    Ayant appris de cette terrible et humiliante expérience, les Pasteurs de l’Église ont le grave devoir d’être responsables du discernement et de l’acceptation des candidats qui veulent servir dans l’Église, en particulier de ceux qui aspirent au ministère ordonné.

    Encore choqués par ces tristes événements, nous espérons que cette Veillée liturgique nous aidera à voir ces péchés horribles qui se sont produits dans le Peuple de Dieu à la lumière de l’histoire du salut, une histoire que nous avons retracée ensemble ce soir. C’est une histoire qui parle de notre misère, de nos fautes répétées, mais surtout de la miséricorde infinie de Dieu, dont nous avons toujours besoin.

    Aussi nous confions-nous entièrement à la puissante intercession du Fils de Dieu qui s’est « dépouillé lui-même » (Ph 2, 7) dans le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption, et qui a pris sur lui toute forme de mal, même ce mal, en détruisant son pouvoir de sorte que celui-ci n’ait pas le dernier mot.

    Le Christ ressuscité, en fait, est la garantie et la promesse que la vie triomphe de la mort. Il est capable d’apporter le salut à toute personne.

    En poursuivant notre veillée de prière, prions, avec les mots du Pape Benoît XV, pour une appréciation plus profonde de nos vocations respectives, de manière à redécouvrir les racines de notre foi en Jésus-Christ et à nous abreuver profondément à l’eau vive qu’il nous offre par son Église (cfr. Lettre pastorale aux Catholiques d’Irlande).

    Puisse l’Esprit Saint, lui qui est Seigneur et qui donne la vie, lui toujours à l’oeuvre dans le monde, descendre sur nous et nous aider par les prières de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église, dont la puissante intercession nous soutient et nous accompagne pour être dociles et réceptifs à l’amour divin. Amen.

    Card. Marc Ouellet

  • Concert à La Cambre, 10 mars : "les 7 paroles du Christ" de Théodore Dubois

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    Les Grandes Heures de la Cambre vous proposent

    Jeudi 10 Mars à 20h
     
    à l'Abbaye Notre Dame de la Cambre
          
    " Les 7 Paroles du Christ "
     
    de THÉODORE DUBOIS
    Successeur de  César Franck et de Camille Saint Saëns
    Maitre de Chapelle Sainte Clotilde et de la Madeleine
     
        Un évènement exceptionnel
    Fruit de 4 ans de recherche et de travail d’Anthony Vigneron et joué avec l'accompagnement
    orchestral de l'époque 
               
    Orchestre Royal de Chambre de Wallonie et
    l’ensemble Vocal de l'Abbaye de la Cambre
     
    Solistes : Julie Calbète, Ivan Goossens, Marcel Vanaud,
    Mathias Lecomte à l'orgue
          sous la direction la direction d'Anthony Vigneron 
     
        Un grand concert à retenir dans l'agenda! Des places à réserver sans tarder !!!!!
  • 3 -8 avril : Retraite de conversion et d'approfondissement de la vie chrétienne avec la Fraternité Saint-Pierre

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  • "Neuvaine pour la Vie", "Veillée pour la Vie" et "Marche pour la Vie" : engageons-nous !

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    Neuvaine - Veillée pour la Vie

    (veillée le 16 avril 2016)


    Chers Amis,
     
    Nous vous invitons à vous joindre à notre Neuvaine pour la Vie dès ce vendredi et à la faire connaître à vos proches.
    Pour le respect de la Vie de sa conception à sa mort naturelle, et en préparation de la Veillée pour la Vie du 16 avril et la Marche pour la Vie le 17 avril 2016, nous vous invitons à prier depuis les quatre coins de la Belgique par l'intercession de Saint Jean-Paul II, la Neuvaine que nous vous proposons tous les vendredis du 19 février au 15 avril.

    En union de prière,
    Claire-Marie Etchecopar, Présidente de la Veillée pour la Vie
    Prions chaque vendredi avec Saint Jean-Paul II (Evangelium Vitae)


    Ô MARIE,
    Aurore du monde nouveau, Mère des vivants,
    Nous te confions la cause de la vie :
    Regarde, ô Mère, le nombre immense
    Des enfants que l’on empêche de naître,
    Des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
    Des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine,
    Des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse.
    Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour,
    L’Évangile de la vie.
    Obtiens-leur la grâce de l’accueillir comme un don toujours nouveau,
    La joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence
    Et le courage d’en témoigner avec une ténacité active, afin de construire,
    Avec tous les hommes de bonne volonté,
    La civilisation de la vérité et de l’amour,
    à la louange et à la gloire de Dieu, Créateur qui aime la vie. 
    Vous pouvez retrouver la neuvaine sur fr.vigilforlife.be
    Nous vous invitons par ailleurs auxprochains événements de la Veillée et Marche pour la Vie de Bruxelles :
    • 28 février : Académie pour la Vie à Bruxelles, l'occasion de mieux comprendre et défendre vos idées sur l'avortement, l'euthanasie et la GPA (informations : info@marchforlife.be)
    • 16 avril : Veillée pour la Vie à Bruxelles (les informations suivront) ;
    • 17 avril : Marche pour la Vie au Mont des Arts (Bruxelles) à 15 heures. 
  • "Eveil à la Culture" : une initiative à découvrir et à encourager

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  • Vient de paraître chez Gallimard : « Simon Leys, Navigateur entre les mondes »

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    Philippe Paquet publie une biographie magistrale de l’écrivain belge. L’auteur des "Habits neufs du président Mao" fut un brillantissime intellectuel. Compte-rendu de Guy Duplat dans « La Libre » sous l’intitulé  « Simon Leys, la passion de la vérité ».

    leys-2.jpg"Bernard Pivot qui avait reçu Simon Leys à "Apostrophes" pour une émission mémorable, écrivait en 2011 : "Simon Leys est l’écrivain vivant que j’admire le plus au monde. Son érudition, sa lucidité (premier intellectuel à dénoncer les crimes de la Révolution culturelle), son courage (injurié, diffamé par les nombreux et influents admirateurs français de Mao), ses talents de sinologue, de conteur, d’historien, de critique, de traducteur, d’écrivain tout simplement, dans sa pratique d’une langue élégante, précise, efficace, sa modestie, sa gentillesse, sa générosité."

    Philippe Paquet, journaliste à "La Libre Belgique" et sinologue, reprend tous ces aspects de la personnalité de Simon Leys dans la monumentale biographie qu’il publie chez Gallimard. Il n’y parle pas du "petit tas de secrets" qu’est la vie de tout homme, disait Malraux, mais dresse son portrait intellectuel et littéraire. Si on admet que l’intelligence et l’érudition peuvent être jouissives, on comprendra que ces près de 700 pages se lisent d’un souffle, avec une joie profonde.

    Simon Leys (1935-2014), ce fut d’abord "Les Habits neufs du président Mao", bombe à fragmentation qui explosa en 1971, en pleine vague maolâtre en France. Un Belge (son vrai nom était Pierre Ryckmans), qui fut sept ans enseignant à Hong Kong et était devenu un grand sinologue, installé alors à Canberra en Australie, y démontrait que "le Roi est nu", que "la Grande révolution culturelle prolétarienne" n’avait rien de culturel mais tout d’une sanglante lutte interne pour le pouvoir dans la tradition des pires empereurs de jadis.

    Ce livre allait à l’encontre de toutes les thèses portées en France, par les intellectuels, de Barthes à Kristeva et Sollers, aveuglés par la Chine écarlate.

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  • Année Sainte de la Miséricorde : pourquoi et comment gagner l’Indulgence plénière

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    Dans le document par lequel François proclame l’Année Sainte de la Miséricorde, le pape nous invite à recevoir l’indulgence plénière liée à cette Année. Mais  qu’est-ce qu’une indulgence? En ce début de carême, un rappel par l’abbé Stéphane Seminckx sur le site  « didoc.be » :

    « L’Eglise est l’instrument voulu par Dieu pour notre salut, pour notre conversion. Par elle, nous passons de la mort à la vie, à la vie nouvelle de la grâce, dans le Christ. Deux sacrements sont appelés « sacrements des morts », précisément parce qu’ils nous délivrent de la mort en nous faisant participer de la résurrection du Seigneur. Il s’agit des sacrements de baptême et de réconciliation.

    Dans le premier, nous sommes sauvés dans la foi de l’Eglise et lavés de la faute du péché originel (et de nos péchés personnels si nous recevons ce sacrement après l’âge de raison). Dans le second, il s’agit d’une démarche personnelle de conversion, de purification du cœur, dans laquelle nous confessons à Dieu nos fautes, nous demandons pardon pour elles et nous nous proposons de lutter sincèrement en vue de nous améliorer. Le Christ nous pardonne alors par l’intermédiaire du prêtre. Celui-ci nous impose une pénitence.

    Pourquoi cette pénitence ? L’Eglise opère une distinction entre le pardon de la faute et la remise de la peine encourue pour la faute. La faute est toujours pardonnée, dans toute confession bien faite. Et cette même confession lève la peine éternelle éventuellement encourue pour un péché grave.

    Mais tout péché entraîne aussi une peine temporelle. Pourquoi ? Nous l’oublions trop souvent : commettre le mal — le péché —, non seulement offense Dieu et occasionne souvent un dommage aux autres, mais en outre ce mal nous rend mauvais. Le péché provoque des dégâts dans notre monde intérieur. Il cause également un dommage dans les pensées et le comportement des autres, en vertu de la « communion des saints », cette mystérieuse solidarité de tous les membres de l’Eglise, qui, dans le Christ, forment un seul Corps, de telle sorte que les péchés et les mérites des uns ont une répercussion — négative ou positive — sur les autres (on peut comparer ce « mécanisme » à la loi des vases communicants : si un vase se remplit, tous les autres voient leur niveau augmenter ; si un vase se vide, le niveau des autres baisse également).

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  • Eglise sous d’autres cieux : visite pastorale de Mgr l’évêque (diocèse d’Idiofa, au Kwilu)

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    Vivante Afrique! Images d’un aujourd’hui du Congo (RDC) qui ravive étonnamment la mémoire des anciens et nous laisse songeur sur l’actualité présente de la foi en Belgique…

    JPSC

  • Pour le Professeur Stéphane Clément de Cléty, la loi sur l'euthanasie des mineurs est un trompe l'oeil

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    Lu sur "bruxelles bondy blog" (Julien Bialas) :

    Deux ans après la mise en application de l’euthanasie chez les mineurs, aucune demande n’a été enregistrée.

    « L’euthanasie pour les mineurs est une volonté politique »

    Le professeur Stéphane Clément de Clety est pédiatre dans la section soins intensifs pédiatriques à l’hôpital Saint-Luc, à Bruxelles. Il a publié, en 2013, avec l’aide de deux confrères, une série de recommandations éthiques sur la fin de vie et l’euthanasie chez les mineurs. Il dresse un premier bilan d’une loi qu’il juge incomplète.

    Aucune euthanasie n’a été enregistrée jusqu’à aujourd’hui. Cette loi est-elle inutile ?

    Les avis divergent. Pour certains, il était indispensable de voter cette loi, même si son application est rare. Pour d’autres, il y avait d’autres priorités et d’autres alternatives possibles, qui n’ont jamais été développées, le politique n’ayant pas souhaité suivre cette voie.

    Pour vous, cette loi émane d’une volonté politique…

    Sans aucun doute. Nous n’avons pas pu donner notre avis sur la nécessité de cette loi. On a juste eu le droit de donner des recommandations et, dès lors, d’élaborer la meilleure loi possible. Certains politiques, qui défendaient ce projet, ont affirmé qu’il fallait choisir entre l’euthanasie et la souffrance. C’est totalement faux et irrespectueux pour les gens qui travaillent dans les unités de soins palliatifs pédiatriques. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine, on parvient à soulager presque toutes les douleurs.

    Cette loi innovatrice est donc un trompe l’œil

    Exactement. C’est toujours bien de montrer qu’on est pionnier, qu’on s’occupe de la mort des enfants. Pour les politiques, il est plus facile de créer une loi, qui ne coûtera rien, que d’améliorer les soins palliatifs qui, eux, nécessitent de l’argent. Les alternatives proposées n’ont pas été correctement étudiées… ils n’avaient plus assez de temps avant les élections de 2014.

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  • Liège: 24 heures pour le Seigneur

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    AfficheA4-24heuresSeigneur-Recto couleur.jpg

    Pour en savoir plus

    Les équipes diocésaines des vicariats « Annoncer l’Evangile » et « Evangile et Vie » ont mis les petits plats dans les grands pour vous offrir une journée hors du commun : un événement d’Église d’abord qui rassemblera, nous l’espérons, des chrétiens de tous les âges et des quatre coins de l’horizon du diocèse de Liège. Des approches multiples aussi pour approfondir et vivre diverses facettes de la miséricorde et du pardon dans la vie quotidienne, dans son expression sacramentelle, dans l’engagement au service et dans le monde aussi... Une invitation largement ouverte, une expérience à vivre !

    Olivier Windels,

    Vicaire épiscopal, coordinateur des « 24h pour le Seigneur ».

    Les détails que nous pouvons donner à ce jour :

    Comme nous avons eu l’occasion de le présenter dans « Eglise de Liège » (janvier-février 2016, p. 29), les « 24 heures pour le Seigneur » se dérouleront en quatre phases :

    • La première, le vendredi 4 mars, sur un mode plus jeune mais ouvert à tous, débutera à 18h00 à la Cathédrale

    18h00 : Entrée priante dans les 24h, lecture de la Parole et chants.

    19h00 : Animation autour du thème de la miséricorde : témoignage, extrait vidéo …

    19h30 : Eucharistie simple autour de notre évêque

    20h30 : Veillée de la miséricorde animée par le groupe Nightfever : jeunes et adultes admis !

    21h45 : simultanément :      Concert du groupe Jesus’trip

                                           Prolongation de la prière silencieuse d’adoration

    • La deuxième, toujours à la Cathédrale : longue nuit de prière et d’adoration ; relais – prière pris en charge par divers groupes de jeunes et de moins jeunes. Pour les jeunes, expériences de rencontres solidaires.
    • La troisième, le samedi 5 mars, à travers toute la ville de Liège, 22 animations sont proposées en continu de 9h30 à 16h15 autour du thème de la miséricorde et du pardon. Chacun, en groupe ou individuellement, choisira au gré de ses désirs et composera son « menu »; on peut arriver quand on veut et repartir de même (voir l’article d’Eglise de Liège cité).

    Les différentes animations (sous réserve de légères modifications de détail de dernière minute !) : 

    A la Cathédrale : lecture continue de la Parole de Dieu

    Au Carmel de Cornillon : Silence et adoration du Saint-Sacrement.

    A Saint-Remacle : quand la musique parle de miséricorde : pièces d’orgue commentées

    A Saint-Nicolas : quand les images parlent de miséricorde : extrait du film « Human » échanges.

    A Saint-Pholien : permanence de confessions individuelles et d’écoute fraternelle.

    A Saint-Louis : A l’écoute d’une Parole de miséricorde. Partage biblique.

    A Notre-Dame des Anges : Peut-on sortir de la violence ? Animation participative.

    A Sainte-Véronique : Nourrir l’affamé, vêtir ceux qui sont nus… Témoignage.

    A Saint-François de Sales : On ne joue pas avec la miséricorde !!! ... Et pourquoi pas ???

    Découvrir la beauté de la miséricorde à travers le jeu. Animations pour petits et grands.

    Au Saint-Sacrement : Silence et adoration guidée du Saint-Sacrement.

    A l’abbaye des bénédictines : A l’écoute d’une Parole de miséricorde. Partage biblique.

    A Saint-Jean : Peut-on tout pardonner ? Mini-conférence

    A Saint-Christophe : L’expérience d’être pardonné. Témoignage d’un ex-détenu.

    A Saint-Jacques : Résoudre les causes structurelles de la pauvreté. Qu’est-ce que la dette publique, quel impact de celle-ci sur l’économie et la société ? Animation pour un public peu ou pas averti..

    Au Grand séminaire : Altruisme et compassion. Réflexion à partir de la pensée de Matthieu Ricard.

    A Saint-Denis : Un retable de la miséricorde ; permanence de confessions et d’écoute fraternelle

    A Sainte-Catherine : Chanter la miséricorde : découvrir et approfondir quelques chants.

    Saint-Barthélemy : l’Islam et le Dieu de la miséricorde. Témoignage.

    Chapelle des Filles de la Croix : La réconciliation, un sacrement méconnu. Mini-conférence.

    A Saint-Servais : L’attention à l’autre et le pardon dans le couple. Animation, échanges.

    A Saint-Martin : Saint Martin, un modèle de miséricorde et de générosité. Animation adultes, jeunes, enfants.

    A Sainte-Marguerite : Quand la miséricorde passe aux actes d’Entraide et de Fraternité… Animation.

    • La quatrième, 17h00 à la Cathédrale : célébration ecclésiale de la réconciliation autour de notre évêque.

    Un fascicule plus complet sera réalisé d’ici peu ; il précisera davantage le contenu des animations ; il aidera à s’orienter dans la ville (plan situant les diverses églises) ; il donnera des indications pour le parking éventuel ; il signalera des lieux où l’on peut se rendre pour manger son pique-nique.

    Ce fascicule vous sera envoyé par mail sur simple demande à l’adresse suivante :

    contact@annoncerlevangile.be

    Ces informations seront également disponibles dès que possible sur le site du Diocèse ainsi que celui du Vicariat « Annoncer l’Évangile » : www.annoncerlevangile.be

     JPSC

    www.24heurespourleseigneur.be

  • Le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles dénonce une tendance à privatiser la religion

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    Un communiqué de l’agence Belga, reproduit par « La Libre », a repris hier la position que le  nouvel archevêque avait exprimée sur RTL et que nous avons rapportée ici.

    « Le nouveau chef de l'Eglise catholique belge, Jozef De Kesel, a déploré mercredi sur Bel-RTL une tendance de la société à "privatiser la religion", alors que la Chambre a ouvert un débat sur la laïcité de l'Etat. 

    "Je sais bien qu'il y a cette tendance dans une société moderne et sécularisée, une société que j'accepte, c'est la mienne (...) Mais cette tendance - vouloir privatiser la religion (...), sans droit de cité dans le domaine public, où même la visibilité pose problème -, je ne trouve pas cela un bon signe", a affirmé Mgr De Kesel.

    A ses yeux, "c'est au moment où la différence se manifeste que le respect commence". Il demande "en quoi cela me dérange de voir quelqu'un porter une kippa".

    A la Chambre, la commission de révision constitutionnelle a ouvert une réflexion sur les valeurs et les principes de l'Etat, prolongeant un débat mené dans la presse sur la séparation entre l'Eglise et l'Etat, le caractère de l'Etat, la prééminence de la loi sur le prescrit religieux et les valeurs de la société.

    En toile de fond, la limitation du port de signes convictionnels dans l'espace et la fonction publics, voire l'inscription de la laïcité de l'Etat dans la Constitution, plutôt que sa neutralité.

    Sur ce dernier point, "je ne suis pas très favorable", répond Jozef De Kesel. "Je suis tout à fait d'accord avec la séparation entre l'Eglise et l'Etat, l'Etat est neutre. Mais la société n'est pas neutre. Là vivent les croyants aussi, dans un pluralisme actif", a commenté le président de la conférence épiscopale. »

    Neutralité ou pluralisme de l’Etat ? Le débat n’est pas neuf.

    Face à la diversité idéologique, philosophique, religieuse et culturelle, à quels principes obéissent aujourd’hui les institutions de l’Etat et de ses démembrements ?  L’espace public n’est-il pas aussi plus que l’addition des collectivités publiques, celui d’une société civile exprimant la pluralité des opinions, cultes, associations ou partis ? L’Eglise et  les communautés religieuses ou philosophiques n’ont-elles pas un rôle à jouer  pour construire cet espace public et les collectivités auxquelles celui-ci donne naissance ? Enfin, la neutralité et le pluralisme n’ont-ils pas aussi leurs propres limites : les pays ont aussi une mémoire, une histoire, des traditions, bref une culture. Sous prétexte de neutralité, les pouvoirs publics ne peuvent l’ignorer.

    Pour mémoire, en Belgique, les sénateurs Philippe Mahoux, Christine Defraigne, Josy Dubié, Jean-Jacques De Gucht, Paul Wille et Olga Zirhen avaient déjà déposé le 06.11.2007 une  proposition de loi « visant à appliquer la séparation de l'État et des organisations et communautés religieuses et philosophiques non confessionnelles ». Sous prétexte de neutralité, cette proposition prévoyait, entre autres, la suppression du « Te Deum » officiel organisé lors de la fête nationale et celle de tous les signes religieux des lieux publics comme les maisons communales ou les tribunaux, voire les cimetières. Ses auteurs n’ont pas trouvé de majorité parlementaire pour soutenir la proposition, qui fut alors retirée.

    Et dans son arrêt Lautsi du 18.03.2011, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que  la présence d’un crucifix dans les salles de classe des écoles publiques italiennes ne violait pas le droit à l’éducation tel qu’il doit être dispensé dans ce type d’écoles. Un arrêt sans doute appelé à faire jurisprudence.

    Dans un débat organisé à l’Université de Liège par l’Union des étudiants catholiques le 25 avril 2012 , la parole avait  été donnée sur ce point à un éminent spécialiste du droit public belge: Francis DELPÉRÉE, sénateur et professeur émérite de droit constitutionnel à l’Université Catholique de Louvain (U.C.L.) pour savoir ce qu’il est de l’usage actuel des concepts de neutralité et de pluralisme dans le droit public belge, sans avoir besoin de réinventer le monde.

    Tentons de résumer son propos :

    Les mots ne sont pas toujours univoques. Il suffit d’ouvrir un dictionnaire pour le vérifier. Au sens premier, être neutre signifie s’abstenir, ne pas prendre parti. Cela peut valoir pour un individu ou une collectivité. Le pluralisme au contraire est un principe actif, valorisant la diversité : la société civile peut-elle, en effet, s’accommoder d’un espace public circonscrit par la seule expression d’une « volonté générale » que les appareils étatiques sont censés exprimer ? 

    Le seul service public que la constitution qualifie de « neutre » est l’enseignement organisé par les Communautés. L’orateur pense que cette qualification n’est pas exclusive mais exemplative. Le terme « pluralisme » n’appartient pas au vocabulaire de la constitution mais le régime des droits et libertés que celle-ci instaure implique la chose, tout comme la diversité que la loi organise ou favorise au sein des collectivités belges. 

    Neutralité, pluralisme : sur l’application de ces deux concepts, la doctrine et la jurisprudence ont-elles été plus loquaces ?  

    La doctrine distingue plusieurs types de neutralité possibles : passive, active et organisationnelle. 

    La « neutralité passive » consiste à ne pas tenir compte dans l’espace public des appartenances philosophiques, idéologiques ou religieuses des personnes. Selon le Conseil d’Etat (arrêt du 20.05.2008), c’est un principe constitutionnel lié au droit à la non-discrimination et à l’égalité. Il s’applique aux institutions publiques, à leurs agents et usagers (mais pas aux mandataires publics ni aux citoyens comme tels).

    La « neutralité active » fait acception de la diversité des appartenances philosophiques, idéologiques ou religieuses : elle recherche l’équilibre ou la pondération des tendances là ou la neutralité individuelle est jugée impossible à atteindre : par exemple, dans l’information radiotélévisée (arrêt Lenaerts du 26.07.1968) ou les fonctions culturelles (loi du 16.07. 1973).

    La « neutralité organisationnelle », enfin, s’applique aux programmes et au recrutement des maîtres de l’enseignement organisé par les Communautés. 

    Le pluralisme se déduit des articles 10 (égalité) et 11 (protection des tendances idéologiques et philosophiques) de la constitution. Il se décline sous deux formes : le pluralisme externe que manifeste la pluralité des institutions privées et publiques (enseignement, soins de santé, aide sociale etc.) et le pluralisme interne que traduit l’intégration de groupes idéologiques différents dans la direction d’une institution publique (cela va de la Banque nationale aux Transports publics en passant la sécurité sociale ou la radiotélévision…). 

    Bref, entre la neutralité et le pluralisme, la Belgique ne choisit pas, elle conjugue et décline ces concepts sous des modes divers. Une symphonie peut-être inachevée mais pas à jeter…

    Le texte complet de la conférence peut être consulté ici: neutralité ou pluralisme dans l'espace public 

    Ref. L'archevêque de Malines-Bruxelles dénonce une tendance à privatiser la religion

    JPSC